Avocat propriété intellectuelle à Paris
Protéger. Contractualiser. Valoriser.
Marques, créations, logiciels, inventions : présentez-nous ce que votre entreprise doit protéger.
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DROIT DES MARQUES
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DÉPÔT DE MARQUE
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DROIT D'AUTEUR
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PROPRIÉTÉ INDUSTRIELLE
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BREVET
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CONTREFAÇON
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DESSINS ET MODÈLES
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NOM DE DOMAINE
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DROIT AUDIOVISUEL
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DROIT DE LA MUSIQUE
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DROIT À L'IMAGE
ParisCabinet Kohen Avocats, Paris 17
Propriété intellectuelle : ce qui fait vraiment la valeur de l'actif
Marques, créations, inventions · Paris 17e
Ce que fait un avocat en propriété intellectuelle à Paris
- Barreau de Paris
- Propriété intellectuelle
- Cabinet à Paris 17e
Avocat au Barreau de Paris : inventaire des droits, contrats de cession et de licence, apports, inscriptions aux registres.
Le droit sur la marque naît de l'enregistrement, qui vaut dix ans, renouvelables sans limite (article L. 712-1 du code de la propriété intellectuelle). Le droit d'auteur naît au contraire de la seule création, et le contrat de travail ou de commande ne le transfère pas à l'entreprise (article L. 111-1). Le logiciel écrit par un salarié dans ses fonctions fait exception, ses droits patrimoniaux étant dévolus à l'employeur (article L. 113-9). Le cabinet part donc d'une question simple : qui détient chaque droit que l'entreprise exploite, et peut-il le prouver devant un acquéreur, un banquier ou un juge.
Envoyez les pièces dont vous disposez, même partielles : le cabinet les classe et vous indique ce qui manque, au 06 46 60 58 22.
Fiche officielle sur l'annuaire des avocats de France (CNB)Cabinet au 11 rue Margueritte, 75017 Paris
Protéger : choisir le bon titre
Marque enregistrée, dessin ou modèle déposé, brevet délivré pour vingt ans à compter du dépôt (article L. 611-2) : chaque actif appelle son titre, et le droit d'auteur se prouve faute de registre.
Contractualiser : écrire chaque droit
Une cession de droits d'auteur mentionne distinctement chaque droit cédé et délimite son domaine d'exploitation, son lieu et sa durée (article L. 131-3).
Valoriser : inscrire pour opposer
Cession, licence ou nantissement d'une marque ne sont opposables aux tiers qu'une fois inscrits au Registre national des marques (article L. 714-7).
Les leviers
Inventorier, écrire, inscrire, exploiter
Quatre règles déterminent ce que vaut réellement le portefeuille de propriété intellectuelle d'une entreprise.
- Exploiter une création ne suffit pas à en être titulaire : une société qui avait consenti à une autre société une cession implicite de ses droits patrimoniaux a perdu le droit d'agir, la Cour de cassation approuvant les juges d'avoir retenu que « la titularité des droits patrimoniaux d'auteur sur des créations était une condition de recevabilité de l'action en contrefaçon de ces droits » (Cass. 1re civ., 28 janvier 2026, n° 24-11.394).
- L'invention de mission appartient à l'employeur, qui peut la céder, car « Aucune disposition n'empêche celui-ci de céder ce droit à un tiers » (Cass. com., 5 janvier 2022, n° 19-22.030). À l'inverse, le simple rachat des actifs incorporels d'une société en liquidation « ne confère pas au cessionnaire la qualité d'ayant droit de l'employeur » (Cass. com., 31 janvier 2018, n° 16-13.262), solution défavorable au repreneur.
- La transmission totale de l'entreprise emporte celle de la marque, sauf convention contraire (article L. 714-1), mais pas celle des contrats qui l'entourent : « La cession d'un fonds de commerce qui comprend la cession de la propriété des droits sur des marques n'emporte pas, sauf stipulation contraire de l'acte de cession, cession du contrat de distribution sélective des produits revêtus de ces marques » (Cass. com., 18 février 2026, n° 23-23.681).
- L'inscription au registre conditionne l'opposabilité aux tiers : pour une marque comprise dans un fonds vendu, la Cour de cassation a jugé que « l'absence d'inscription dans le délai prévu par ce texte entraîne, non la nullité de la cession de marque, mais l'inopposabilité de la sûreté » (Cass. com., 26 juin 2024, n° 23-11.020) ; le texte prévoit désormais l'inopposabilité (article L. 143-17 du code de commerce).
Une marque qui dort se perd : le titulaire qui, sans justes motifs, laisse passer cinq années sans usage sérieux s'expose à la déchéance (article L. 714-5), et la Cour de cassation exige du juge saisi qu'il examine les sous-catégories de produits réellement exploitées (Cass. com., 14 mai 2025, n° 23-21.296).
Vos pièces
Ce qu'il faut réunir pour cartographier les droits
La qualité de l'inventaire conditionne la valeur que l'on peut défendre devant un acquéreur, un investisseur ou un licencié.
Position A
Entreprise titulaire
- Certificats d'enregistrement et renouvellements (INPI, EUIPO, OMPI)
- Contrats de travail, de prestation et de commande des créations
- Preuves datées de l'usage de chaque marque, produit par produit
- Licences, cessions, nantissements et preuves d'inscription
Position B
Acquéreur, investisseur ou licencié
- Liste des titres et chaîne des droits depuis le créateur
- Extraits des registres des marques et des brevets
- Oppositions, mises en demeure et litiges en cours
- Accords de confidentialité et mesures de protection du secret
Erreurs fréquentes : déposer la marque au nom du dirigeant plutôt que de la société qui l'exploite ; faire créer un logo, un site ou un logiciel par un prestataire sans cession écrite ; signer une licence sans l'inscrire.
Le cabinet mobilise aussi :
- Registre national des marques
- Registre national des brevets
- Accords de confidentialité
- Commissaire aux apports
La méthode
Comment le cabinet vous accompagne
L'ordre ne varie pas : savoir ce que l'on détient avant de le céder, de le concéder ou de l'apporter.
Étape 1
Inventaire et titularité
Lecture des titres, des contrats et des preuves de création ; tableau des droits, de leur titulaire et de leurs échéances.
Étape 2
Régularisation
Cessions écrites des créations commandées, dépôts manquants, transfert au nom de la société des titres déposés par un tiers ou par le dirigeant.
Étape 3
Contrat adapté
Cession, licence exclusive ou non, apport en société, accord de confidentialité, chacun borné par sa durée, son territoire et son objet.
Étape 4
Inscription et suivi
Inscription aux registres, calendrier des renouvellements, constitution de la preuve d'usage, surveillance des dépôts concurrents.
Repères : marque dix ans renouvelables ; brevet vingt ans à compter du dépôt ; dessin ou modèle cinq ans, prorogeables jusqu'à vingt-cinq (article L. 513-1) ; droit d'auteur durant la vie de l'auteur et soixante-dix ans après son décès (article L. 123-1).
Le calendrier
Les étapes d'une opération sur la propriété intellectuelle
De l'inventaire à l'inscription au registre, durées indicatives selon le portefeuille.
Inventaire
Semaines 1-2. Titres, contrats, preuves de création et d'usage, échéances de renouvellement.
Régularisation
Semaines 2-4. Cessions de droits manquantes, dépôts complémentaires, transferts de titres.
Négociation
Selon l'opération. Prix ou redevance, garanties, exclusivité, territoire, sort des améliorations.
Signature
Acte écrit, exigé à peine de nullité pour la cession d'une marque ou d'un brevet (article L. 613-8).
Inscription
Après la signature. Registre national des marques ou des brevets, pour rendre l'acte opposable aux tiers.
Suivi
Chaque année. Renouvellements, preuves d'usage, surveillance des nouvelles demandes de marques.
Les vérifications
Ce que le cabinet contrôle avant de signer
Aucune cession, licence ni apport sans avoir validé ces points.
- Titulaire réel de chaque titre et de chaque création, chaîne des droits complète.
- Mentions de la cession : droits cédés, étendue, destination, lieu, durée.
- Usage sérieux de chaque marque pour les produits visés, preuves datées.
- Inventions de salariés : mission inventive, information, rémunération supplémentaire.
- Inscriptions aux registres, nantissements et licences déjà consentis.
- Secret des affaires : information protégée et mesures de protection prises.
Synthèse
Situation, risque, acte, décision
Les arbitrages les plus courants sur un portefeuille de propriété intellectuelle.
Situation
Logo, site ou logiciel créé par un prestataire
Risque principal : Entreprise qui exploite sans être titulaire.
Acte à privilégier : Cession écrite conforme à l'article L. 131-3.
Décision recommandée : Régulariser avant toute levée de fonds ou cession.
Situation
Invention mise au point par un salarié
Risque principal : Contestation de la propriété ou demande de rémunération.
Acte à privilégier : Qualification de l'invention selon l'article L. 611-7.
Décision recommandée : Informer le salarié et fixer la rémunération supplémentaire.
Situation
Marque déposée au nom du dirigeant
Risque principal : Actif hors du bilan de la société qui l'exploite.
Acte à privilégier : Cession ou licence écrite, puis inscription.
Décision recommandée : Choisir avant l'opération entre cession et licence.
Situation
Vente du fonds ou de l'entreprise
Risque principal : Licences et contrats liés aux marques non transmis.
Acte à privilégier : Clause expresse sur chaque contrat et chaque titre.
Décision recommandée : Inscrire la cession à l'INPI sans attendre.
Situation
Marque peu exploitée depuis plusieurs années
Risque principal : Action en déchéance par un concurrent.
Acte à privilégier : Constitution de la preuve d'usage par produit.
Décision recommandée : Reprendre l'usage ou redéposer un libellé ajusté.
Situation
Savoir-faire transmis à un partenaire
Risque principal : Divulgation sans protection juridique.
Acte à privilégier : Accord de confidentialité et mesures de secret.
Décision recommandée : Documenter les mesures avant toute communication.
Questions fréquentes
Vos questions : propriété intellectuelle de l'entreprise
Pourquoi consulter un avocat en propriété intellectuelle avant tout litige ?
Parce que la valeur d'une marque, d'un logiciel ou d'une invention dépend moins de sa qualité que de la solidité de la chaîne des droits. Une entreprise qui exploite une création sans en être titulaire ne peut ni la céder utilement, ni la donner en garantie, ni la défendre. La Cour de cassation l'a rappelé en approuvant une cour d'appel d'avoir énoncé que « la titularité des droits patrimoniaux d'auteur sur des créations était une condition de recevabilité de l'action en contrefaçon de ces droits » (Cass. 1re civ., 28 janvier 2026, n° 24-11.394) : la société qui avait cédé implicitement ses droits à une autre société n'avait plus qualité pour agir.
L'intervention en amont poursuit trois objectifs. Elle identifie le titre adapté à chaque actif, rédige les contrats qui transfèrent ou concèdent les droits, puis fait inscrire ces actes aux registres pour qu'ils soient opposables aux tiers. Le cabinet examine ces points avant une levée de fonds, une cession de fonds de commerce, l'arrivée d'un partenaire industriel ou la signature d'une licence, moments où un acquéreur ou un investisseur demandera la preuve de chaque droit.
Comment savoir quels droits de propriété intellectuelle détient réellement mon entreprise ?
L'inventaire commence par les titres enregistrés : marques auprès de l'INPI, de l'Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle ou de l'OMPI, dessins et modèles, brevets. Le droit sur la marque naît de l'enregistrement (article L. 712-1), si bien que le nom du déposant figurant au registre compte autant que le signe lui-même.
Viennent ensuite les créations sans registre. Le droit d'auteur appartient à l'auteur du seul fait de la création, et l'existence d'un contrat de travail ou de prestation n'y déroge pas (article L. 111-1). La qualité d'auteur est présumée, sauf preuve contraire, appartenir à celui sous le nom de qui l'œuvre est divulguée (article L. 113-1). Les logiciels écrits par des salariés et les inventions de mission obéissent à des règles propres, favorables à l'employeur.
Enfin, certaines informations relèvent du secret des affaires lorsqu'elles ne sont pas aisément accessibles, ont une valeur commerciale et font l'objet de mesures de protection raisonnables (article L. 151-1 du code de commerce). Le cabinet vérifie, pour chaque actif, le titulaire, la preuve et l'échéance.
Un salarié a créé un logiciel ou une invention : l'entreprise en est-elle propriétaire ?
Pour un logiciel, les droits patrimoniaux sur les programmes et leur documentation créés par un salarié dans l'exercice de ses fonctions ou d'après les instructions de l'employeur sont dévolus à ce dernier, sauf stipulation contraire (article L. 113-9). Pour les autres créations du salarié, textes, visuels ou vidéos, le contrat de travail n'emporte aucun transfert automatique et une cession écrite reste nécessaire.
Pour une invention, l'article L. 611-7 distingue. L'invention faite dans l'exécution d'une mission inventive correspondant aux fonctions effectives, ou d'études explicitement confiées, appartient à l'employeur, qui en informe le salarié lors du dépôt et de la délivrance du titre (article L. 611-7). Le salarié a droit à une rémunération supplémentaire, et la Cour de cassation a jugé que « l'action en rémunération supplémentaire de la salariée relevait de la compétence exclusive du tribunal de grande instance, devenu tribunal judiciaire » (Cass. soc., 23 octobre 2024, n° 22-19.700).
L'employeur peut céder ce droit au brevet, la Cour de cassation énonçant qu'« Aucune disposition n'empêche celui-ci de céder ce droit à un tiers » (Cass. com., 5 janvier 2022, n° 19-22.030). L'acte doit donc viser précisément les inventions concernées.
Que doit prévoir un contrat de cession de droits d'auteur conclu avec un prestataire ?
La loi exige que chacun des droits cédés fasse l'objet d'une mention distincte dans l'acte et que le domaine d'exploitation soit délimité quant à son étendue, sa destination, son lieu et sa durée (article L. 131-3). La loi impose en outre un écrit pour tout contrat transmettant des droits d'auteur (article L. 131-2). Une clause générale cédant « tous droits » sans autre précision expose l'entreprise à une contestation.
La Cour de cassation précise, pour un contrat d'édition, que « la constatation par écrit du contrat d'édition n'est pas requise pour la validité du contrat mais pour sa preuve » (Cass. 1re civ., 2 septembre 2026, n° 25-15.216). L'aveu peut alors suppléer l'écrit, à condition de permettre de délimiter le domaine d'exploitation. Mieux vaut ne pas en dépendre.
La rémunération de l'auteur est en principe proportionnelle aux recettes, mais elle peut être forfaitaire dans les cas énumérés par la loi, notamment pour la cession des droits sur un logiciel ou lorsque la contribution de l'auteur n'est qu'accessoire (article L. 131-4). Le cabinet rédige ou relit la clause de cession, la garantie du cédant contre les revendications de tiers et le sort des fichiers sources.
Faut-il inscrire une cession ou une licence de marque au registre de l'INPI ?
Oui, si l'on veut l'opposer aux tiers. Toute transmission ou modification des droits attachés à une marque doit être inscrite au Registre national des marques pour être opposable ; avant l'inscription, l'acte n'est opposable qu'aux tiers qui en avaient connaissance (article L. 714-7). La règle est la même pour les brevets, avec le Registre national des brevets (article L. 613-9).
L'inscription n'est pas une condition de validité entre les parties. Pour une marque comprise dans un fonds de commerce vendu, la Cour de cassation a jugé que « l'absence d'inscription dans le délai prévu par ce texte entraîne, non la nullité de la cession de marque, mais l'inopposabilité de la sûreté » (Cass. com., 26 juin 2024, n° 23-11.020). Dans sa rédaction en vigueur depuis le 1er janvier 2023, issue de la réforme du droit des sûretés, l'article L. 143-17 du code de commerce prévoit d'ailleurs expressément l'inopposabilité aux tiers (article L. 143-17 du code de commerce).
Le licencié dont le contrat n'est pas inscrit conserve la possibilité d'intervenir dans l'instance en contrefaçon engagée par le titulaire pour obtenir réparation de son propre préjudice. L'inscription reste la mesure simple qui évite les discussions.
Une marque déposée mais peu exploitée peut-elle être perdue ?
Oui. Encourt la déchéance de ses droits le titulaire qui, sans justes motifs, n'a pas fait de sa marque un usage sérieux pour les produits ou services visés pendant une période ininterrompue de cinq ans (article L. 714-5). L'usage fait avec le consentement du titulaire, par un licencié par exemple, ou sous une forme modifiée qui n'altère pas le caractère distinctif, compte comme un usage.
La déchéance peut être partielle. La Cour de cassation juge que, saisi d'une contestation sur l'étendue de l'usage, « le juge doit rechercher si la catégorie visée à l'enregistrement de la marque peut être divisée, de manière objective et non arbitraire, en sous-catégories autonomes et cohérentes » (Cass. com., 14 mai 2025, n° 23-21.296). Une marque enregistrée pour un libellé large mais exploitée pour un seul type de produit peut donc ne survivre que pour ce produit.
La parade tient à la preuve. Factures, catalogues, captures de site datées, chiffres de vente par gamme : ces pièces se conservent année après année, produit par produit. Le cabinet peut auditer un portefeuille, repérer les marques exposées et proposer un nouveau dépôt mieux ciblé lorsque l'usage a changé.
Que devient la marque lors de la vente du fonds de commerce ou de l'entreprise ?
La transmission totale de l'entreprise emporte la transmission des droits attachés à la marque, sauf convention contraire ou circonstances qui le font clairement ressortir (article L. 714-1). La cession de la marque elle-même doit être constatée par écrit, à peine de nullité, selon le même article.
Les contrats liés à la marque ne suivent pas automatiquement. La Cour de cassation l'a jugé pour une distribution sélective : « La cession d'un fonds de commerce qui comprend la cession de la propriété des droits sur des marques n'emporte pas, sauf stipulation contraire de l'acte de cession, cession du contrat de distribution sélective des produits revêtus de ces marques » (Cass. com., 18 février 2026, n° 23-23.681). Lorsque ce contrat et la licence de la marque formaient un ensemble indivisible, la licence n'était pas davantage transmise.
L'acte de cession doit donc dresser la liste des titres, des licences consenties ou reçues et des contrats de distribution, puis préciser le sort de chacun. La cession d'un fonds comprenant des marques, des dessins et modèles ou des brevets s'inscrit en outre à l'INPI pour être opposable aux tiers (article L. 143-17 du code de commerce).
Peut-on apporter une marque ou un brevet au capital d'une société ?
Oui. Les droits attachés à une marque sont transmissibles en tout ou partie (article L. 714-1), comme ceux attachés à un brevet (article L. 613-8), et peuvent donc faire l'objet d'un apport en nature. Dans la société anonyme, un commissaire aux apports apprécie sous sa responsabilité la valeur des apports en nature (article L. 225-147 du code de commerce) ; la société par actions simplifiée suit ces règles, avec une dispense possible à l'unanimité sous des seuils fixés par décret (article L. 227-1 du code de commerce).
L'indépendance de ce commissaire est contrôlée. À propos d'un apport de titres, la Cour de cassation a jugé que « les fonctions de commissaire aux apports sont, à peine de nullité des délibérations prises au vu de son rapport, incompatibles avec toute activité ou tout acte de nature à porter atteinte à son indépendance » (Cass. com., 28 mai 2026, n° 25-13.211).
L'apport se constate par écrit et s'inscrit au registre des marques ou des brevets pour être opposable. Lorsque l'apporteur souhaite garder la propriété, une licence consentie à la société peut constituer une alternative ; le cabinet compare les deux montages au regard de l'opération envisagée.
Comment protéger un savoir-faire qui ne peut pas être breveté ?
Par le secret des affaires. Est protégée toute information qui n'est pas généralement connue ou aisément accessible dans le secteur, qui a une valeur commerciale du fait de son caractère secret et qui fait l'objet de mesures de protection raisonnables de la part de son détenteur légitime (article L. 151-1 du code de commerce).
La troisième condition est la plus souvent négligée. Accords de confidentialité avant toute négociation, accès restreints aux fichiers, mentions de confidentialité, clauses dans les contrats de travail et de prestation : ces mesures doivent exister avant la fuite et pouvoir être prouvées.
La protection n'est pas absolue. La Cour de cassation admet en effet que « le droit à la preuve peut justifier la production d'éléments couverts par le secret des affaires, à condition que cette production soit indispensable à son exercice et que l'atteinte soit strictement proportionnée au but poursuivi » (Cass. com., 5 juin 2024, n° 23-10.954). Un concurrent peut donc, dans certaines conditions, produire en justice un document couvert par le secret. Le cabinet aide à décider ce qui doit être breveté, ce qui doit rester secret et comment documenter les mesures prises.
Un tiers a déposé comme marque le nom que mon entreprise utilise : que faire ?
Le délai compte. Dans les deux mois qui suivent la publication de la demande, une opposition peut être formée devant le directeur général de l'INPI, notamment sur le fondement d'une dénomination sociale, d'un nom commercial ou d'un nom de domaine antérieurs créant un risque de confusion (article L. 712-4).
Lorsque l'enregistrement a été demandé en fraude des droits d'un tiers, la personne qui estime avoir un droit sur la marque peut en revendiquer la propriété en justice ; sauf mauvaise foi du déposant, l'action se prescrit par cinq ans à compter de la publication de la demande (article L. 712-6).
Attendre peut coûter cher. Le titulaire d'un droit antérieur qui a toléré pendant cinq ans l'usage d'une marque postérieure enregistrée, en connaissance de cet usage, ne peut plus en demander la nullité, sauf dépôt de mauvaise foi (article L. 716-2-8). La Cour de cassation l'applique même à une marque renommée, dont le titulaire « ne peut plus demander la nullité de la marque postérieure, ni s'opposer à son usage pour les produits ou les services pour lesquels la marque postérieure a été utilisée » (Cass. com., 5 juin 2024, n° 23-15.380), solution défavorable au titulaire inactif.
Pendant combien de temps une marque, un brevet ou un dessin protègent-ils l'entreprise ?
La marque est protégée dix ans à compter du dépôt, et l'enregistrement est indéfiniment renouvelable (article L. 712-1), à condition d'en faire un usage sérieux. Le brevet d'invention est délivré pour vingt ans à compter du dépôt de la demande, le certificat d'utilité pour dix ans (article L. 611-2). Pour un produit soumis à une autorisation de mise sur le marché, un certificat complémentaire de protection peut prolonger l'effet du brevet de sept ans au plus après son terme, selon le même article.
Le dessin ou modèle enregistré produit ses effets cinq ans à compter du dépôt, prorogeables par périodes de cinq ans jusqu'à vingt-cinq ans au plus (article L. 513-1). Le droit d'auteur, sans formalité, dure toute la vie de l'auteur puis l'année civile en cours et les soixante-dix années qui suivent son décès (article L. 123-1).
Ces durées supposent une gestion active : renouvellements, preuves d'usage, surveillance des dépôts concurrents. Le cabinet peut établir un calendrier des échéances du portefeuille, afin qu'aucun titre ne s'éteigne faute de diligence.
Le licencié d'une marque peut-il agir seul contre un contrefacteur ?
En principe, l'action civile en contrefaçon appartient au titulaire de la marque ; le licencié ne l'engage qu'avec son consentement, sauf stipulation contraire du contrat (article L. 716-4-2). Le bénéficiaire d'un droit exclusif d'exploitation peut toutefois agir si, après mise en demeure, le titulaire n'agit pas dans un délai raisonnable.
Toute partie à un contrat de licence peut intervenir dans l'instance engagée par une autre partie pour obtenir réparation de son propre préjudice. Le délai pour agir est de cinq ans ; il part du dernier fait que le titulaire a connu, ou qu'il aurait dû connaître, selon le même article.
Ces règles se négocient au moment de la licence. Qui surveille le marché, qui décide d'agir, qui supporte les frais et qui perçoit les dommages-intérêts : le contrat doit le dire. Le cabinet rédige ces clauses selon la position de l'entreprise, titulaire ou licenciée, et veille à l'inscription de la licence au registre.
Sources et pages liées
Textes officiels et pages liées
Les sources de cette page, vérifiées au 1er novembre 2026, et les expertises voisines du cabinet.
Pour aller plus loin
Page mise à jour le 1er novembre 2026.
Meilleur avocat en droit immobilier et droit des affaires à Paris. Un avocat humain et à l’écoute, avec une équipe formidable. Merci à vous Maître KOHEN
Réponse du cabinet
Maître Reda KOHEN et son équipe vous remercient pour ces mots, qui les encouragent.
Merci à Me KOHEN pour ses analyses de la jurisprudence récente relative à la la réticence dolosive dans la vente immobilière. Cela me conforte dans une action en annulation que j'envisage après avoir acquis une maison impactée de graves désordres intentionnellement dissimulés par la venderesse et non signalés par l'agent immobilier; également de désordres (remontées d'humidité) caractérisées par des fissures évolutives traversantes et des tâches d'humidité, non signalées par l'agent immobilier… Pire, désordres dissimulés par ce dernier ou à son initiative, sous une couche de peinture et par des plaques de polystyrène collées au plafond d'une chambre. Et ledit agent immobilier est la rédacteur de l'avant contrat où ne figure bien sûr aucune information concernant l'ensemble de ces désordres. Juste ajouter qu'étant âgé de 77 ans et souffrant de troubles cognitifs, j'ai la certitude que l'agent immobilier a pensé que je ne serai pas en mesure de découvrir la tromperie et surtout de caractériser l'intention frauduleuse, encore moins d'engager une action en justice compte tenu de la complexité et de la longueur de la procédure... C'est pourquoi j'opte pour la voie pénale, dans la me
Réponse du cabinet
Merci pour votre lecture attentive de nos analyses de jurisprudence sur la réticence dolosive dans la vente immobilière. Les situations personnelles ne peuvent pas être examinées dans cet espace public, mais le cabinet Kohen Avocats continuera de suivre et de commenter les décisions récentes en droit immobilier.
Maître Reda KOHEN m'a accompagné dans un différend concernant un compromis de vente avec une partie défaillante. Il a su m'accompagner avec professionnalisme et réactivité, je le recommande.
Réponse du cabinet
Un conseil juridique n'a de valeur que s'il arrive à temps — ravi d'avoir été au rendez-vous. Merci pour ce mot.
Je recommande vivement Maître Reda Kohen. Grâce à ses explications, j’ai pu récupérer mon dépôt de garantie dans une situation qui semblait bloquée. Il a su être réactif, clair et très professionnel. Un grand merci pour son aide précieuse !
Réponse du cabinet
La restitution du dépôt de garantie est un contentieux locatif plus fréquent qu'on ne le croit ; ravi que la situation se soit débloquée rapidement. Merci pour ce retour.
Excellent accompagnement de Maître Kohen dans un dossier où se mélangent droit des affaires et droit immobilier. Analyse juridique claire dès le premier rendez-vous, jusqu'à l'audience. Avocat professionnel et disponible, je recommande fortement son cabinet à Paris 17.
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Maître Kohen m'a assistée dans un recouvrement d'impayés face à un preneur défaillant. Procédure maîtrisée de bout en bout, du commandement de payer jusqu'à l'expulsion. Humain, à l'écoute, et toujours joignable. Merci pour votre travail.
Réponse du cabinet
Le recouvrement des loyers impayés demande une procédure tenue de bout en bout, sans temps mort — heureux d'avoir mené la vôtre à son terme. Merci pour ce témoignage.
En tant que jeune étudiante résident en appartement, mon bailleur a essayé de me faire quitter mon logement alors qu’il ne m’avait adressé aucune lettre de congé. J’ai donc contacté Monsieur Reda Kohen pour m’aider car je n’arrivais pas à gérer la situation seul. En seulement 3 jours tout a été réglé, Maître Kohen m’a défendu et accompagner avec une implication et une efficacité irréprochable. Je ne peux que vous recommander son professionnalisme !
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Un congé irrégulier ne fait pas quitter un logement : ravi que la situation ait été rétablie en quelques jours. Bonne continuation dans vos études.
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Réponse du cabinet
Merci beaucoup Mademoiselle Maazaz pour ce retour. La rigueur d'analyse et la réactivité sont des engagements essentiels de notre cabinet d'avocat en droit immobilier à Paris, où chaque dossier exige une approche sur mesure. Ravi que nous ayons pu obtenir une issue favorable. Le cabinet reste à votre disposition. Bien à vous.
J’ai fait appel à Maître Reda Kohen, avocat en droit immobilier à Paris, et je suis entièrement satisfait de son accompagnement. Très professionnel, réactif et à l’écoute. Il a su analyser rapidement mon dossier, expliquer clairement la stratégie juridique et défendre mes intérêts avec efficacité. Grâce à son expertise et sa détermination, nous avons obtenu un résultat très favorable. Je recommande vivement Maître Kohen à toute personne recherchant un avocat en droit immobilier à Paris.
Réponse du cabinet
Un grand merci pour ce témoignage. C'est exactement ce type de retour qui donne tout son sens à notre engagement en droit immobilier à Paris. Votre satisfaction est notre meilleure recommandation.
