Patrimoine immobilier et successions — héritiers et indivisaires

Avocat patrimoine et successions à Paris : sortir de l'indivision, protéger sa part.

Un bien hérité bloqué par un indivisaire, une donation qui entame la réserve, une SCI familiale qui se grippe : le patrimoine immobilier familial se défend avec des leviers précis — partage, licitation, réduction, indemnité d'occupation. Le cabinet les actionne dans le bon ordre.

Nul n'est contraint de demeurer dans l'indivision : le partage peut toujours être provoqué (article 815 du code civil) — mais l'indemnité d'occupation et les actions en réduction se prescrivent, et chaque année d'attente se paie.

Maître Reda Kohen, avocat en droit patrimonial et successions à Paris

Maître Reda Kohen

Avocat au Barreau de Paris — patrimoine immobilier, indivision et successions.

Profil officiel sur l'annuaire Avocat.fr

Page mise à jour le 11 juin 2026.

Sortir de l'indivision

Tout indivisaire peut provoquer le partage (article 815 du code civil) ; à défaut d'accord, le tribunal désigne un notaire et tranche — la vente à la majorité des deux tiers est aussi possible (article 815-5-1).

L'occupation se paie

L'indivisaire qui occupe seul le bien doit une indemnité d'occupation à l'indivision (article 815-9) : elle se chiffre sur la valeur locative et s'ajoute aux comptes du partage.

La réserve se défend

La donation ou le legs qui dépasse la quotité disponible se réduit (article 920 du code civil) ; le rapport des donations restaure l'égalité entre héritiers au partage judiciaire.

Réponse rapide

Le contentieux patrimonial s'ordonne autour de quatre leviers : le partage — amiable ou judiciaire (articles 815 et 840 du code civil), nul ne pouvant être contraint de demeurer dans l'indivision ; la licitation — seulement si le bien n'est pas commodément partageable en nature ; les comptes d'indivision — indemnité d'occupation de l'article 815-9, impenses, fruits ; la protection de la réserve — réduction des libéralités excessives (article 920) et rapport des donations (article 843). La SCI familiale obéit à ses propres règles : parts sociales, agrément, administrateur provisoire en cas de blocage.

Comprendre votre situation

Patrimoine et successions : ce qui décide vraiment du dossier

Sept points pour débloquer une indivision, vendre un bien hérité ou défendre sa réserve.

Panneau 1 — Les règles

Partage, licitation, comptes, réserve

Quatre règles structurent le contentieux patrimonial.

1

Nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision : le partage peut toujours être provoqué (article 815 du code civil), principe que la Cour de cassation applique strictement (Cass. 1re civ., 15 janvier 2025, n° 22-24.672) ; à défaut d'accord, le partage judiciaire s'ouvre sur le fondement de l'article 840.

2

La licitation des immeubles indivis ne s'ordonne que s'ils ne peuvent être facilement partagés en nature — condition que le juge vérifie d'office (Cass. 1re civ., 5 février 2025, n° 21-15.932) ; la vente peut aussi être autorisée à la majorité des deux tiers des droits indivis (article 815-5-1).

3

L'occupation privative d'un bien indivis ouvre droit à une indemnité au profit de l'indivision (article 815-9 du code civil), intégrée aux comptes du partage avec les impenses et les fruits.

4

La libéralité qui empiète sur la réserve se réduit (article 920 du code civil) ; pour une donation consentie par deux époux, la réduction se demande à due proportion à l'ouverture de chaque succession (Cass. 1re civ., 5 janvier 2023, n° 21-13.151).

Deux garde-fous procéduraux complètent le tableau : le rapport des donations de l'article 843 ne se demande plus une fois le partage amiable consommé (Cass. 1re civ., 6 novembre 2019, n° 18-24.332), et le partage devenu irrévocable rend la licitation inéluctable (Cass. 1re civ., 3 octobre 2019, n° 18-21.200). Dans la SCI familiale, l'héritier de parts sociales ayant la qualité d'associé peut faire désigner un administrateur provisoire en cas de blocage (Cass. 3e civ., 17 janvier 2019, n° 17-26.695).

Panneau 2 — Vos pièces

Ce qu'il faut transmettre selon votre situation

Les actes notariés et les titres portent l'essentiel de l'analyse.

Héritier ou indivisaire

  • Acte de notoriété et actes de propriété des biens
  • Donations et testaments connus, contrat de mariage du défunt
  • Échanges avec le notaire et les coïndivisaires
  • Éléments d'occupation : qui occupe quel bien depuis quand

Associé de SCI familiale

  • Statuts de la SCI et leurs mises à jour
  • Actes de cession ou de transmission des parts
  • Procès-verbaux d'assemblées et comptes sociaux
  • Échanges sur le blocage : convocations, refus, projets contestés

Erreurs fréquentes : signer un partage amiable sans réserve — le rapport ne se demande plus ensuite ; laisser l'occupation sans indemnité d'un indivisaire s'installer sans la dater.

Le cabinet traite aussi :

Attribution préférentielleRecel successoralDonation-partage (article 1075)Liquidation de régime matrimonial

Panneau 3 — La méthode

Comment le cabinet vous accompagne

Les comptes d'indivision se reconstituent avant de négocier — le levier procédural vient ensuite.

1

Premier échange et envoi du dossier

Actes, donations, échanges avec le notaire : première lecture juridique sous 24 à 48 heures.

2

Reconstitution des masses

Biens, donations rapportables, réserve et quotité disponible, indemnités d'occupation : chiffrage de la part réelle de chacun.

3

Négociation encadrée

Partage amiable avec le notaire quand il est possible — sur la base des chiffres reconstitués, pas des positions de famille.

4

Partage judiciaire

Assignation sur l'article 840, notaire commis, licitation si nécessaire, comptes tranchés par le tribunal.

Le partage amiable signé est quasi définitif : la relecture par avocat avant signature coûte toujours moins que l'action en complément de part ensuite.

Panneau 4 — Le calendrier

La chronologie d'une succession immobilière contestée

Du décès au partage définitif.

Ouverture de la succession

Acte de notoriété, inventaire, option successorale : la photographie initiale des masses.

Indivision

Gestion à la majorité des deux tiers, unanimité pour disposer ; indemnité d'occupation qui court.

Tentative amiable

Projet de partage notarié, évaluation des biens, rapport des donations.

Assignation en partage

Article 840 : notaire commis par le tribunal, expertises d'évaluation.

Licitation éventuelle

Si le partage en nature est impossible : vente aux enchères et distribution du prix.

Partage définitif

État liquidatif homologué, comptes soldés, attributions et soultes payées.

Panneau 5 — Les vérifications

Ce que le cabinet contrôle avant d'agir

Aucune assignation ni signature sans avoir validé ces points.

Composition exacte des masses : biens, donations antérieures, assurance-vie le cas échéant.

Réserve et quotité disponible : calcul avant toute contestation de libéralité.

Comptes d'indivision : indemnités d'occupation, impenses, fruits perçus par chacun.

Caractère commodément partageable du bien avant toute demande de licitation.

Prescriptions : réduction, rapport, indemnité d'occupation.

Pour la SCI : qualité d'associé, clauses d'agrément, voies de déblocage statutaires.

Transmettez ce que vous avez, même incomplet : le cabinet hiérarchise et complète avec vous en urgence au 06 46 60 58 22.

FAQ

Questions fréquentes

13 réponses détaillées, sourcées sur les textes et la jurisprudence.

Comment sortir d'une indivision successorale ?

L'article 815 du code civil pose le principe selon lequel nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision. Tout indivisaire peut donc provoquer le partage à tout moment, sauf sursis judiciaire ou conventionnel. La sortie peut prendre trois formes. La voie amiable suppose l'accord unanime des indivisaires sur la valeur des biens et la composition des lots. Elle est rapide et constatée par acte notarié. La voie judiciaire est ouverte par l'article 840 du code civil en cas de désaccord. Le tribunal désigne un notaire commis et statue sur les contestations. La voie de la cession amiable des droits indivis à un tiers ou à un coïndivisaire reste possible à tout moment. La Cour de cassation, 15 janvier 2025, n° 22-24.672, a confirmé que l'indivision entre nus-propriétaires permet l'action en partage de chacun.

Qu'est-ce que la licitation et quand est-elle ordonnée ?

La licitation est la vente aux enchères d'un bien indivis qui ne peut être facilement partagé en nature. Elle constitue une modalité du partage et se déroule à la barre du tribunal judiciaire. La Cour de cassation, 5 février 2025, n° 21-15.932, publié au Bulletin, a censuré la cour qui ordonne la licitation sans rechercher si les biens étaient commodément partageables. Le juge doit vérifier d'office cette condition, en application de l'article 1377 du code de procédure civile. La licitation suppose donc une analyse préalable de la possibilité d'un partage en nature ou d'une attribution préférentielle. Lorsque ces options sont écartées, la licitation est ordonnée et la mise à prix fixée par le tribunal. Le produit est distribué entre les indivisaires selon leurs droits.

Comment forcer la vente d'un bien indivis quand un héritier refuse ?

L'article 815-5-1 du code civil permet aux indivisaires titulaires d'au moins deux tiers des droits indivis de solliciter l'autorisation judiciaire de vendre. La procédure suit quatre étapes. Premièrement, les majoritaires expriment leur intention d'aliéner devant un notaire à la majorité des deux tiers. Deuxièmement, le notaire fait signifier cette intention aux autres indivisaires dans le mois. Troisièmement, le minoritaire dispose de trois mois pour s'opposer ; à défaut, son silence ouvre la voie. Quatrièmement, le tribunal judiciaire statue sur l'autorisation et vérifie que la vente ne porte pas une atteinte excessive aux droits des autres indivisaires. La vente s'effectue par licitation. Cette procédure est exclue en cas de démembrement et lorsqu'un indivisaire est dans l'un des cas de l'article 836 du code civil.

Qu'est-ce que l'attribution préférentielle ?

L'attribution préférentielle, prévue aux articles 831 et suivants du code civil, permet à un héritier d'obtenir la propriété exclusive d'un bien lors du partage, à charge pour lui de désintéresser les autres par une soulte. Elle joue notamment pour le local d'habitation que l'héritier occupait à titre de résidence principale, pour l'exploitation agricole ou commerciale qu'il dirigeait et pour les objets mobiliers nécessaires à cette exploitation. Certaines attributions sont de droit, d'autres facultatives. La demande doit être présentée dans le cadre des opérations de partage, devant le tribunal ou le notaire commis. Le bénéficiaire devient propriétaire exclusif au jour du partage définitif. La Cour de cassation a précisé qu'il peut renoncer si la valeur retenue rend l'opération économiquement insoutenable. La soulte est calculée sur la valeur d'expertise au jour du partage.

Comment chiffrer ma part dans une indivision successorale ?

Le chiffrage de la part d'un indivisaire suppose plusieurs étapes. Première étape, l'évaluation des biens indivis au jour du partage par expertise ou par accord. Deuxième étape, le calcul des dettes et créances entre indivisaires : indemnités d'occupation, charges payées par un indivisaire pour le compte de l'indivision, fruits perçus. Troisième étape, le rapport éventuel des donations consenties à certains héritiers. Quatrième étape, l'application des quotes-parts héréditaires. La part nette de chaque indivisaire intègre ces ajustements. La valeur retenue est en principe celle du jour du partage, sauf pour les donations faites en avancement de part dont le rapport se fait à la valeur du bien donné selon son état au jour de la donation et sa valeur au jour du partage. Un dossier mal chiffré expose à une expertise judiciaire longue.

Quel est le délai pour engager une action en réduction ?

L'action en réduction des libéralités excessives, prévue à l'article 920 du code civil, se prescrit en règle générale par cinq ans à compter de l'ouverture de la succession. Pour les donations consenties par des époux communs en biens, le délai court à compter de chaque décès. La Cour de cassation, 5 janvier 2023, n° 21-13.151, publié au Bulletin, a précisé que la donation de biens communs est réputée consentie à concurrence de moitié par chacun des époux, de sorte que sa réduction ne peut être demandée par leurs enfants communs qu'à due proportion à l'ouverture de chacune des successions des codonateurs. L'héritier qui a laissé passer le délai après le premier décès conserve son droit pour la moitié liée au second.

Comment fonctionne le rapport des donations ?

Le rapport est l'opération par laquelle un héritier réintègre fictivement à la masse partageable les libéralités reçues du défunt en avancement de part successorale. La règle est posée à l'article 843 du code civil. Le rapport ne joue qu'en cas de partage judiciaire et qu'à l'égard des donations qualifiées d'avancement de part successorale. Les donations hors part, dispensées de rapport, sont imputées sur la quotité disponible. La Cour de cassation, 6 novembre 2019, n° 18-24.332, publié au Bulletin, a rappelé qu'une demande tendant au rapport d'une libéralité ne peut être formée qu'à l'occasion d'une action en partage judiciaire et qu'elle n'est plus recevable lorsque les parties ont déjà procédé au partage amiable. La vigilance s'impose donc lors du partage amiable.

SCI familiale ou indivision : que choisir ?

La SCI familiale présente plusieurs avantages par rapport à l'indivision. Elle évite le blocage par un seul indivisaire en imposant des règles de majorité statutaires. Elle facilite la transmission progressive par donation de parts sociales et permet de cristalliser la valeur à chaque donation. Elle offre une organisation claire de la gérance et des règles de cession. Toutefois, la SCI a un coût d'entretien (comptabilité, assemblées) et expose à des conflits internes lorsque les statuts sont mal rédigés. La Cour de cassation, 17 janvier 2019, n° 17-26.695, publié au Bulletin, a rappelé que le nu-propriétaire indivis de parts a la qualité d'associé et peut agir en désignation d'administrateur provisoire. L'indivision reste préférable pour les patrimoines simples et de courte durée. La SCI s'impose pour les patrimoines significatifs et la transmission anticipée.

Que faire si la SCI familiale est bloquée par un conflit ?

Plusieurs voies existent. La première est la désignation d'un administrateur provisoire en référé sur le fondement de l'article 873 du code de procédure civile. Le juge ordonne cette mesure lorsque la gestion est compromise par un conflit grave. La deuxième est la révocation judiciaire du gérant pour cause légitime, à la demande de tout associé : conventions non autorisées, absence de reddition de comptes, conflit d'intérêts. La troisième est la dissolution de la société pour mésentente entre associés rendant impossible la poursuite de l'objet social. Cette dernière voie est exigeante et n'est ouverte qu'en cas de paralysie persistante. La quatrième est la cession forcée des parts d'un associé fauteur, prévue par certains statuts. La Cour de cassation, 17 janvier 2019, n° 17-26.695, sécurise la qualité d'associé du nu-propriétaire indivis.

Un héritier peut-il occuper un bien indivis sans indemnité ?

Non, sauf accord exprès des autres indivisaires. L'article 815-9 du code civil dispose que l'indivisaire qui use ou jouit privativement de la chose indivise est, sauf convention contraire, redevable d'une indemnité. La Cour de cassation, 1er juin 2023, n° 21-14.924, publié au Bulletin, a rappelé que cette indemnité a pour objet de réparer le préjudice causé à l'indivision par la perte des fruits et revenus. Toutefois, lorsque l'indivision ne porte que sur la nue-propriété et que l'usufruit est attribué à un tiers, aucune indemnité n'est due à l'indivision. Le calcul se fait sur la valeur locative du bien occupé, recherche limitée à cinq ans antérieurs en application de l'article 815-10 du code civil. La demande est présentée devant le juge du partage.

Comment sécuriser une transmission immobilière par donation ?

La sécurisation d'une transmission immobilière repose sur trois axes. Premier axe, l'audit du patrimoine et l'identification précise de la quotité disponible et de la réserve héréditaire. Deuxième axe, le choix de l'instrument adapté : donation simple, donation-partage, donation avec réserve d'usufruit, donation à terme. La donation-partage de l'article 1075 du code civil cristallise les valeurs au jour de l'acte et prévient les contestations sur la valeur à retenir au moment du décès. Troisième axe, la cohérence avec les régimes matrimoniaux et les donations antérieures. Le cabinet vérifie que l'addition des donations consenties à chaque enfant respecte la réserve. Une donation excessive peut être réduite à l'ouverture de la succession sur le fondement de l'article 920. L'anticipation est essentielle. Une donation mal calibrée donne lieu à des contentieux qui durent en moyenne deux à quatre ans après le décès du donateur.

Quelles sont les preuves nécessaires pour une action en réduction ?

L'action en réduction suppose la production de plusieurs catégories de preuves. Premièrement, la qualité d'héritier réservataire du demandeur : acte de notoriété, livret de famille, déclaration de succession. Deuxièmement, l'existence et la valeur de la libéralité : acte de donation, déclaration de succession le mentionnant, expertise sur la valeur. Troisièmement, le calcul de la masse de calcul : inventaire des biens existants au décès, donations antérieures, dettes du défunt. Quatrièmement, la démonstration que la libéralité empiète sur la réserve : simulation chiffrée. Pour les donations déguisées, des preuves indirectes peuvent être nécessaires : relevés bancaires révélant un transfert sans contrepartie, attestations de tiers, comparaison avec le train de vie du défunt. Le cabinet construit la démonstration sur les pièces produites et identifie les expertises judiciaires utiles.

Le conjoint survivant a-t-il vocation à hériter du logement ?

Oui. Le conjoint survivant bénéficie de plusieurs droits sur le logement familial. Premier droit, le droit de jouissance gratuite du logement et du mobilier pendant un an à compter du décès, prévu à l'article 763 du code civil. Deuxième droit, le droit viager au logement et aux meubles le garnissant, prévu aux articles 764 et 765 du code civil, à condition d'occuper le logement à titre principal au jour du décès et de manifester la volonté d'en bénéficier dans l'année. Le droit viager s'impute sur les droits successoraux du conjoint. Troisième droit, l'attribution préférentielle de l'immeuble servant effectivement de résidence à charge de soulte, prévue à l'article 832 du code civil. Quatrième droit, la vocation successorale propre du conjoint : usufruit de la totalité des biens existants ou propriété du quart en présence d'enfants communs, en pleine propriété en présence d'enfants non communs. Ces droits se combinent avec les libéralités et le régime matrimonial.

Références

Textes officiels et pages liées

Les sources de cette page et les expertises voisines du cabinet.

Synthèse

Situation, preuve, délai, action

Les configurations les plus fréquentes au cabinet, pour calibrer rapidement la priorité et l'arme procédurale.

SituationPreuve décisiveDélaiAction utile
Indivision bloquée par un héritierActe de notoriété, propositions de partage, courriers de refusPas de prescription pour provoquer le partageAssignation en partage devant le tribunal judiciaire (article 840)
Vente refusée par un indivisaire minoritaireProcès-verbal notarié de l'intention d'aliéner et signification au minoritaire3 mois après signification pour la position du minoritaireSaisine du tribunal pour autorisation de vente à la majorité des deux tiers (article 815-5-1)
Coïndivisaire occupant sans contrepartieJustificatifs d'occupation, charges payées, attestationsRecherche limitée à 5 ans antérieursDemande d'indemnité d'occupation devant le juge du partage (article 815-9)
Donation portant atteinte à la réserveActe de donation, déclaration de succession, valorisation5 ans à compter de l'ouverture de la successionAction en réduction des libéralités excessives (article 920)
Conflit grave entre associés d'une SCIProcès-verbaux, comptes annuels, relevés bancairesUrgence appréciée par le juge des référésDésignation d'un administrateur provisoire (article 873 CPC)
Donation déguisée en compte courantRelevés bancaires, virements, mouvements de comptes5 ans pour l'action en réduction, plus si recelAction en partage judiciaire avec demande de rapport (articles 843 et 778)

Dossiers

Cas pratiques du cabinet

Exemples anonymisés. Les chiffres correspondent à des dossiers réels, arrondis par souci de discrétion.

Les exemples ci-dessous, anonymisés, illustrent la diversité des situations traitées. Les chiffres correspondent à des dossiers réels mais ont été arrondis par souci de discrétion.

Vente d'un bien indivis à la majorité des deux tiers

Indivision sur un appartement parisien à 480 000 euros, refusée pendant huit ans par un indivisaire minoritaire. Procédure de l'article 815-5-1 engagée : recueil notarié, signification, saisine du tribunal. Autorisation de vente accordée et licitation aboutie.

Action : article 815-5-1, autorisation judiciaire, licitation. Résultat : prix de 480 000 EUR distribué.

Partage judiciaire après quatre ans de blocage

Succession comportant un immeuble locatif et la résidence familiale. Désaccord entre trois héritiers sur la valeur retenue. Assignation en partage, expertise judiciaire, attribution préférentielle accordée à l'héritière qui occupait la résidence familiale, soulte calibrée sur la valeur d'expertise.

Action : assignation en partage et attribution préférentielle. Résultat : sortie de l'indivision et attribution préférentielle homologuée.

Action en réduction d'une donation excessive

Trois enfants, donation de la résidence secondaire à l'un d'eux dix ans avant le décès, valeur au partage de 850 000 euros. Action en réduction engagée dans le délai. Indemnité de réduction fixée à 425 000 euros au profit des deux héritiers réservataires lésés.

Action : action en réduction (article 920). Résultat : indemnité de réduction de 425 000 EUR obtenue.

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Indivision bloquée, donation contestée, SCI grippée : la reconstitution des masses et le bon levier procédural décident du dossier. Envoyez les actes et les donations connues — réponse sous 24 à 48 heures.

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