SCI immobilière — associés, gérants et familles

Avocat SCI à Paris : statuts, associés, cession de parts et litiges immobiliers.

La SCI détient l'immeuble, les associés détiennent des parts : tout se joue dans la rédaction des statuts. Le cabinet rédige, audite et défend — agrément des cessions, abus de majorité, révocation du gérant, transmission patrimoniale.

Une délibération suspecte se conteste dans les cinq ans, une cession sans agrément reste inopposable à la société. Envoyez les statuts et les derniers procès-verbaux pour un audit rapide.

Maître Reda Kohen, avocat SCI à Paris

Maître Reda Kohen

Avocat au Barreau de Paris — sociétés civiles immobilières et contentieux entre associés.

Profil officiel sur l'annuaire Avocat.fr

Page mise à jour le 11 juin 2026.

Des statuts qui décident de tout

Capital, pouvoirs du gérant, clauses d'agrément, majorités : la liberté contractuelle des articles 1845 et suivants du code civil fait des statuts mal rédigés la première source de contentieux.

L'agrément, verrou du capital

Les parts ne se cèdent qu'avec l'agrément de tous les associés, sauf aménagement statutaire (article 1861). La cession sans agrément n'est pas nulle : elle est inopposable à la société et aux associés.

Des minoritaires protégés

Abus de majorité, communication forcée des comptes, révocation judiciaire du gérant pour cause légitime (article 1851, alinéa 2) : le minoritaire dispose d'armes réelles.

Réponse rapide

La SCI obéit aux articles 1832 et suivants du code civil. Les statuts fixent les pouvoirs du gérant et les conditions de cession des parts, soumises par principe à l'agrément unanime. Le minoritaire peut faire annuler une délibération prise dans l'unique dessein de favoriser les majoritaires, exiger la communication des comptes et demander la révocation judiciaire du gérant pour cause légitime. Côté patrimoine, le démembrement des parts optimise la transmission ; le choix entre IR et IS engage l'avenir de la société.

Comprendre votre situation

SCI : ce qui décide vraiment du dossier

Sept points pour constituer, gérer, céder ou défendre — de la rédaction des statuts au contentieux entre associés.

Panneau 1 — Le cadre

Une société de liberté contractuelle, sous quelques règles impératives

Quatre règles structurent la vie et le contentieux de la SCI.

1

La SCI a la personnalité morale et détient l'immeuble en son nom ; les associés ne détiennent que des parts (articles 1832 et suivants, 1845 à 1870-1 du code civil).

2

Le gérant engage la société par les actes entrant dans l'objet social (article 1849) ; les statuts peuvent restreindre ses pouvoirs entre associés.

3

Les parts ne se cèdent qu'avec l'agrément de tous les associés, sauf aménagement statutaire ; le défaut d'agrément rend la cession inopposable à la société, sans nullité entre les parties (Cass. com., 16 mai 2018, n° 16-16.498).

4

L'abus de majorité — décision contraire à l'intérêt social prise dans l'unique dessein de favoriser les majoritaires — est sanctionné par l'annulation et des dommages et intérêts, y compris pour des mises en réserve systématiques (Cass. com., 17 juin 2008, n° 06-15.045).

Le gérant est révocable par l'assemblée à la majorité statutaire, mais aussi par les tribunaux pour cause légitime à la demande de tout associé — sans que les juges puissent exiger une faute intentionnelle d'une particulière gravité (Cass. 3e civ., 12 mars 2014, n° 13-14.374). C'est la voie du minoritaire qui ne peut rien faire passer en assemblée.

Panneau 2 — Vos pièces

Ce qu'il faut transmettre selon votre situation

Les statuts à jour et les procès-verbaux d'assemblée portent l'essentiel de la preuve.

Associé minoritaire

  • Statuts à jour et procès-verbaux d'assemblées générales
  • Comptes annuels des trois derniers exercices
  • Courriers de demande de communication et attestations de carence
  • Courriels échangés avec les autres associés

Gérant ou majoritaire

  • Statuts, procès-verbaux, conventions réglementées
  • Baux consentis par la SCI et comptes courants d'associés
  • Attestations comptables
  • Justificatifs des décisions de gestion contestées

Erreurs fréquentes : laisser passer cinq ans sans contester une délibération suspecte ; céder des parts communes sans l'accord du conjoint (article 1424 du code civil).

Le cabinet traite aussi les opérations sur parts :

Cession et agrémentDonation et démembrementRetrait d'associéDissolution et liquidation

Panneau 3 — La méthode

Comment le cabinet vous accompagne

Une heure d'audit en amont évite des années de contentieux entre associés.

1

Premier échange et envoi du dossier

Appel ou email, envoi des statuts, des derniers comptes et des pièces déterminantes. Première lecture juridique sous 24 à 48 heures.

2

Audit complet de la SCI

Rédaction des statuts, registre des assemblées, comptes courants, conventions réglementées, baux consentis : identification des leviers et des fragilités.

3

Voie amiable ou judiciaire

Mise en demeure, négociation entre associés, transaction ; à défaut, assignation en annulation de délibération, en révocation du gérant ou en désignation d'expert devant le tribunal judiciaire de Paris.

4

Suivi de la décision

Signification, nomination du nouveau gérant, modifications statutaires consécutives, recouvrement ou exécution forcée.

Côté patrimonial : simulation IR / IS avant toute option, démembrement des parts pour la transmission, statuts adaptés à chaque configuration familiale.

Panneau 4 — Le calendrier

La vie d'une SCI en pratique

Les étapes types, de la création à la transmission.

J 0 — Statuts

Rédaction adaptée à la stratégie patrimoniale : objet social, capital, gérance, clauses d'agrément. Signature par tous les associés.

J+15 à J+30 — Immatriculation

Dépôt du capital, annonce légale, immatriculation au RCS, attribution du SIREN.

J+30 à J+90 — Acquisition

Compromis et acte authentique au nom de la SCI, financement bancaire et garanties.

Chaque année

Assemblée d'approbation des comptes, affectation du résultat, ratification des actes du gérant, mise à jour des registres.

Selon stratégie — Cessions

Notification du projet, agrément, acte, enregistrement fiscal, mise à jour des statuts et du RCS.

À 10-30 ans — Transmission

Donation de la nue-propriété aux enfants, conservation de l'usufruit, valorisation selon le barème de l'article 669 du CGI.

Panneau 5 — Les vérifications

Ce que le cabinet contrôle avant d'agir

Aucune procédure sans avoir validé ces points.

Régularité des statuts et des assemblées : convocations, quorum, majorités, registres obligatoires.

Qualité d'associé du demandeur et régularité de la cession ou donation des parts, cogestion entre époux comprise.

Caractérisation de la faute du gérant : conventions réglementées, baux comparés au marché, comptes courants.

Prescription quinquennale des actions en nullité de délibération.

Quantum : dividendes non distribués, préjudice personnel ou social, prix d'expertise.

Stratégie : annulation de délibération, dommages et intérêts, révocation judiciaire ou administrateur provisoire.

Transmettez ce que vous avez, même incomplet : le cabinet hiérarchise et complète avec vous en urgence au 06 46 60 58 22.

FAQ

Questions fréquentes

15 réponses détaillées, sourcées sur les textes et la jurisprudence.

Pourquoi créer une SCI immobilière ?

La société civile immobilière permet de détenir un patrimoine immobilier à plusieurs en évitant l'indivision, qui paralyse souvent la gestion. La SCI a la personnalité morale, conclut les baux en son nom, perçoit les loyers et règle les charges. Les associés détiennent des parts sociales et non des quotités sur l'immeuble. Cette structure facilite la transmission, autorise l'entrée de nouveaux associés par cession de parts et permet l'optimisation fiscale par le démembrement. Elle protège, en outre, le patrimoine personnel des associés par une responsabilité limitée à leur quote-part dans la société, sous réserve du caractère subsidiaire prévu à l'article 1857 du code civil. La SCI familiale est, dans la majorité des cas patrimoniaux, l'outil de référence pour gérer un immeuble entre conjoints, parents et enfants ou frères et sœurs.

Faut-il rédiger des statuts sur mesure ou utiliser un modèle ?

Les modèles types de statuts disponibles en ligne ne couvrent pas la diversité des situations patrimoniales. Ils omettent souvent les clauses essentielles : modalités d'agrément, encadrement des pouvoirs du gérant, gestion du démembrement, sortie d'un associé. Les statuts standards aggravent, à terme, la majorité des contentieux entre associés. Une SCI mal constituée fragilisé la chaîne patrimoniale, du loyer perçu à la transmission successorale. Le cabinet rédige des statuts adaptés à chaque situation : SCI entre conjoints, SCI parents-enfants, SCI d'investissement locatif, SCI à associé unique d'investissement, SCI dédiée à l'acquisition d'un immeuble unique, SCI à l'IS pour optimisation fiscale. Chaque rédaction tient compte de la stratégie successorale, des relations entre associés et des éventuels projets de cession.

Le gérant doit-il être un associé ou peut-il être externe ?

L'article 1845 du code civil autorise la désignation d'un gérant externe non associé. La pratique reste largement minoritaire : dans 90 % des SCI familiales, le gérant est un associé, souvent l'un des parents pour une SCI parents-enfants. La désignation d'un gérant externe peut s'envisager lorsque les associés sont en désaccord, lorsqu'un professionnel doit être chargé de la gestion (administrateur de biens, expert-comptable, mandataire ad hoc) ou pour neutraliser un conflit familial. Le mandat de gérance externe doit être encadré : durée, rémunération, étendue des pouvoirs, modalités de révocation. Les statuts précisent ces règles. La responsabilité civile du gérant externe est identique à celle d'un gérant associé, sur le fondement de l'article 1850 du code civil.

Comment fonctionne l'agrément pour une cession de parts ?

L'article 1861 du code civil impose, à défaut de clause statutaire contraire, l'unanimité des associés pour agréer la cession de parts à un tiers étranger à la société. Les statuts peuvent prévoir un agrément à la majorité, dispenser d'agrément les cessions entre associés ou autoriser librement les cessions entre conjoints, ascendants et descendants. La procédure suit une séquence stricte : notification du projet de cession à la société et à chaque associé, délai pour se prononcer (en principe six mois), réponse des associés. Le défaut de réponse vaut agrément tacite. En cas de refus, la société doit racheter les parts ou trouver un cessionnaire de remplacement, en application de l'article 1862 du code civil. La Cour de cassation, chambre commerciale, 16 mai 2018, n° 16-16.498, publié au Bulletin, a précisé que le défaut d'agrément n'entraîne pas la nullité de la cession mais son inopposabilité à la société et aux associés.

Comment révoquer le gérant d'une SCI ?

L'article 1851 du code civil prévoit deux voies de révocation. La première, par décision collective des associés, suit la majorité fixée par les statuts. La seconde, par les tribunaux pour cause légitime, est ouverte à tout associé. La Cour de cassation, troisième chambre civile, 12 mars 2014, n° 13-14.374, publié au Bulletin, a précisé que la cause légitime ne se confond pas avec la faute intentionnelle d'une particulière gravité. Elle s'entend plus largement et couvre les fautes de gestion, les conflits d'intérêts, le refus systématique de communication des comptes, les baux sous-évalués au profit du gérant ou de ses proches. La procédure se déroule devant le tribunal judiciaire du siège social de la SCI. La révocation produit deux effets : fin du mandat et, le cas échéant, dommages et intérêts si la révocation intervient sans juste motif. Le cabinet engage et défend ces actions à Paris.

Qu'est-ce que l'abus de majorité dans une SCI ?

L'abus de majorité est caractérisé lorsqu'une décision d'assemblée est prise contrairement à l'intérêt général de la société et dans l'unique dessein de favoriser les associés majoritaires au détriment des minoritaires. Les exemples classiques sont la mise en réserve systématique des bénéfices, l'octroi de baux sous-évalués au gérant majoritaire, la rémunération excessive du gérant, l'augmentation de capital diluant le minoritaire. La Cour de cassation, chambre commerciale, 17 juin 2008, n° 06-15.045, publié au Bulletin, a confirmé l'annulation de délibérations d'une SCI ayant systématiquement affecté les bénéfices en réserve, retenant que ces décisions n'ont répondu ni à l'objet ni aux intérêts de la société. La sanction est l'annulation rétroactive de la délibération, accompagnée de dommages et intérêts. La Cour de cassation, chambre commerciale, 30 septembre 2020, n° 18-22.076, publié au Bulletin, a en outre admis la responsabilité civile des associés majoritaires en cas de fraude diluant le capital du minoritaire.

Comment transmettre un patrimoine immobilier via une SCI ?

La transmission via une SCI repose sur trois leviers complémentaires. Le premier est la donation de parts en pleine propriété, dans la limite des abattements fiscaux (100 000 EUR par parent et par enfant tous les quinze ans). Le deuxième est le démembrement : les parents conservent l'usufruit, les enfants reçoivent la nue-propriété. Les droits de mutation sont calculés sur la valeur de la nue-propriété selon le barème de l'article 669 du code général des impôts. À la mort de l'usufruitier, la pleine propriété se reconstitue sur la tête du nu-propriétaire sans imposition. Le troisième levier est la donation-partage de parts, qui fige la valeur des parts à la date de la donation et écarte le rapport ultérieur. Le cabinet calibre la combinaison la plus efficace selon le patrimoine du client, son âge et la composition de sa famille, en coordination avec son notaire. La transmission via SCI est, dans la majorité des cas, fiscalement plus avantageuse que la transmission de l'immeuble en direct.

SCI à l'IR ou à l'IS : que choisir ?

La SCI immobilière est, par défaut, soumise à l'impôt sur le revenu : chaque associé est imposé sur sa quote-part de bénéfice, dans la catégorie des revenus fonciers pour la location nue. La SCI peut opter pour l'impôt sur les sociétés, ce qui ouvre la déduction des amortissements de l'immeuble, mais cristallise une plus-value professionnelle imposée à 25 % lors de la cession de l'immeuble ou du boni de liquidation. Pour une SCI familiale dont l'objectif est de transmettre, l'option IS dégrade significativement le rendement net. Pour une SCI d'investissement locatif à fort levier d'amortissement, l'IS peut être pertinent à court et moyen terme. L'option pour l'IS est en principe irrévocable, sauf renonciation dans les cinq premières années. La décision engage durablement la fiscalité de la SCI et de ses associés. Le cabinet recommande, en matière patrimoniale, le maintien à l'IR sauf simulation chiffrée justifiant l'IS. La consultation préalable d'un avocat fiscaliste ou d'un expert-comptable est indispensable avant l'option.

Le démembrement des parts SCI est-il intéressant ?

Le démembrement des parts est l'un des outils patrimoniaux les plus efficaces. Les parents donnent la nue-propriété des parts à leurs enfants tout en conservant l'usufruit. Les droits de donation sont calculés sur la valeur de la nue-propriété selon le barème de l'article 669 du code général des impôts : à 60 ans, l'usufruit vaut 50 % et la nue-propriété 50 %. Au décès de l'usufruitier, la pleine propriété se reconstitue sur la tête du nu-propriétaire sans nouvelle imposition. La répartition des pouvoirs entre usufruitier et nu-propriétaire dans la SCI doit être précisée par les statuts : qui vote sur l'affectation du résultat ? Sur la cession de l'immeuble ? Sur la modification statutaire ? Une rédaction défaillante crée des contentieux à long terme entre nu-propriétaire et usufruitier. Le cabinet rédige systématiquement une clause de démembrement complète lors de la création de la SCI ou lors de la donation de parts. Une planification successorale rigoureuse permet, dans la majorité des cas, de transmettre un patrimoine immobilier important avec une fiscalité maîtrisée.

Une SCI peut-elle louer son bien sans risque ?

Oui, à condition de respecter le périmètre de la location nue. Une SCI à l'IR peut louer son immeuble en bail d'habitation, en bail commercial ou en bail professionnel, avec une fiscalité de revenus fonciers pour les associés. La SCI ne peut pas, en revanche, exercer une activité de location meublée à titre habituel : cette activité est commerciale et entraîne un assujettissement obligatoire à l'IS, avec les conséquences fiscales lourdes mentionnées plus haut. Pour la location meublée, la pratique recommande la création d'une SARL de famille en parallèle de la SCI, ou une location ponctuelle dans les seuils acceptés par la doctrine fiscale. La SCI doit déclarer ses revenus fonciers chaque année par formulaire 2072. Les charges déductibles incluent les intérêts d'emprunt, les travaux d'entretien, la taxe foncière et les honoraires de gestion. Le cabinet vérifie la conformité du bail aux obligations légales et la cohérence fiscale de l'opération.

Que faire si un associé bloque toutes les décisions ?

La mésentente entre associés est l'un des risques majeurs d'une SCI. Lorsqu'un associé minoritaire bloque les décisions par un vote systématiquement contraire, la situation peut aboutir à la paralysie de la société. Les statuts peuvent prévoir des mécanismes de déblocage : voix prépondérante du gérant, procédure de médiation, faculté pour le majoritaire de racheter les parts du minoritaire. À défaut, l'article 1869 du code civil ouvre le retrait pour justes motifs : un associé peut demander en justice à se retirer en obtenant le remboursement de la valeur de ses parts. La Cour de cassation, chambre commerciale, 17 juin 2008, n° 06-15.045, publié au Bulletin, a rappelé que le retrayant ne perd sa qualité d'associé qu'après remboursement effectif de ses droits sociaux. Lorsque la mésentente devient insurmontable, l'associé peut demander la dissolution judiciaire pour justes motifs sur le fondement de l'article 1844-7 du code civil. Le cabinet sécurise ces sorties contentieuses.

Comment récupérer ses parts en cas de divorce ?

Lorsque deux conjoints sont associés d'une SCI dans le cadre de leur communauté légale, le divorce ouvre une période sensible. Les parts détenues au nom d'un seul époux mais financées par la communauté entrent dans l'actif commun à liquider. La Cour de cassation, première chambre civile, 9 novembre 2011, n° 10-12.123, publié au Bulletin, a posé le principe que l'épouse ne pouvait céder sans l'accord de son mari les parts sociales d'une telle société, qui ne sont pas des droits sociaux négociables. Toute cession de parts SCI par un époux commun en biens nécessite donc l'accord du conjoint, à peine de nullité. Lors du divorce, les parts sont évaluées au jour de la dissolution de la communauté ou au jour du partage selon les règles fixées par l'article 1469 du code civil. Le cabinet collabore avec l'avocat de la famille pour articuler la liquidation de la communauté avec les contraintes de la SCI, notamment l'agrément des autres associés ou le rachat de parts par l'un des époux.

Quel tribunal compétent pour litige SCI à Paris ?

Le tribunal judiciaire est compétent en matière de contentieux entre associés de SCI dès lors que la demande dépasse 10 000 euros, ce qui est presque toujours le cas. La compétence territoriale obéit à l'article 42 du code de procédure civile, qui désigne le tribunal du siège social de la SCI. Pour une SCI dont le siège est à Paris, le tribunal judiciaire de Paris est compétent. Les actions concernées incluent la nullité d'une délibération, la révocation judiciaire du gérant, la désignation d'un administrateur provisoire, l'expertise sur le fondement de l'article 1843-4, le retrait pour justes motifs, la dissolution judiciaire. La procédure est ordinaire avec représentation obligatoire par avocat. Les délais d'audiencement varient selon les chambres, mais l'instruction d'un dossier complet permet souvent une décision en première instance sous 12 à 18 mois. Le cabinet, situé au 11 rue Margueritte 75017 Paris, plaide régulièrement devant les chambres compétentes pour les contentieux entre associés.

Une SCI peut-elle être unipersonnelle ?

Non. La SCI exige au minimum deux associés en application de l'article 1832 du code civil. La réunion de toutes les parts en une seule main entraîne la dissolution de plein droit de la société à l'expiration d'un délai d'un an, sauf régularisation. La pratique de la SCI à associé majoritaire détenant 99 % des parts et un associé symbolique pour 1 % est courante mais juridiquement risquée. Si le détenteur unique souhaite gérer un patrimoine immobilier, il peut envisager d'autres structures : EURL ou SARL d'investissement immobilier, holding patrimoniale. Pour une SCI familiale, la présence de plusieurs associés est, en pratique, souhaitable et naturelle : conjoint, enfants, frères. Le cabinet conseille systématiquement la constitution d'une SCI authentiquement pluripersonnelle pour éviter les risques de requalification fiscale ou de dissolution.

Combien de temps pour constituer une SCI à Paris ?

La constitution d'une SCI immobilière prend généralement deux à six semaines. Les étapes sont les suivantes : rédaction des statuts (5 à 10 jours), réunion des pièces constitutives (justificatifs d'identité, acte de mariage, justificatif du siège social), dépôt du capital chez la banque (3 à 5 jours), publication d'une annonce légale dans un journal habilité, dépôt du dossier au greffe du tribunal de commerce (en pratique au RCS de Paris pour une SCI parisienne), attribution du numéro SIREN dans les 5 à 10 jours suivants. Une fois immatriculée, la SCI peut signer le compromis et l'acte authentique d'acquisition de l'immeuble. Le cabinet centralise l'ensemble du processus et coordonne avec le notaire pour aligner la constitution de la SCI sur le calendrier d'acquisition. Une rédaction soignée des statuts en amont reste la garantie principale : une SCI mal rédigée fragilisé toute la chaîne patrimoniale, du loyer perçu à la transmission successorale.

Références

Textes officiels et pages liées

Les sources de cette page et les expertises voisines du cabinet.

Synthèse

Situation, preuve, délai, action

Les configurations les plus fréquentes au cabinet, pour calibrer rapidement l'arme procédurale.

SituationPreuve décisiveDélaiAction utile
Refus de communication des comptesCourrier de demande recommandé, attestation de carence du gérantSans délai après le refusMise en demeure puis assignation au TJ pour communication forcée
Abus de majorité sur mise en réserveProcès-verbaux des assemblées, comptes annuels, comptes courants des associés5 ans à compter de la délibérationAction en nullité de la délibération et dommages et intérêts
Cession de parts sans agrémentActe de cession, absence de notification ou de procès-verbal d'agrément5 ans à compter de la connaissanceAction en inopposabilité de la cession à la société et aux associés
Cession parts sans accord conjoint communContrat de mariage, acte de cession, absence de signature du conjoint2 ans à compter de la dissolution de la communautéAction en nullité fondée sur l'article 1424 du code civil
Gérant fautif ou en conflit d'intérêtsPièces caractérisant la cause légitime, baux sous-évalués, conventions réglementéesSans délaiAction en révocation judiciaire fondée sur l'article 1851 alinéa 2
Préjudice personnel d'un associéJustificatifs du préjudice distinct de celui de la société, lien de causalité5 ans à compter de la connaissanceAction individuelle en responsabilité contre le gérant

Dossiers

Cas pratiques du cabinet

Exemples anonymisés. Les chiffres correspondent à des dossiers réels, arrondis par souci de discrétion.

Les exemples ci-dessous, anonymisés, illustrent la diversité des situations traitées. Les chiffres correspondent à des dossiers réels mais ont été arrondis par souci de discrétion.

Abus de majorité reconnu, AG annulée et indemnisation 22 000 EUR

SCI familiale détenant deux appartements parisiens, l'associé majoritaire avait fait voter une mise en réserve systématique sur cinq ans tout en se versant des comptes courants importants. Le cabinet a démontré que la politique de réserve ne répondait à aucune justification économique et avait été décidée dans l'unique dessein de favoriser le majoritaire.

Action : assignation en annulation des AG et dommages et intérêts. Résultat : annulation des résolutions et indemnisation de 22 000 EUR.

Révocation du gérant fautif sans indemnité, partage parts ex-conjoints

SCI constituée par deux ex-conjoints en cours de divorce. Le gérant avait conclu des baux sous-évalués au profit de sa nouvelle compagne et refusait toute communication des comptes. Le cabinet a obtenu sa révocation judiciaire pour cause légitime, sans indemnité, et la nomination d'un administrateur provisoire pendant le partage des parts.

Action : assignation en révocation judiciaire et désignation d'un administrateur. Résultat : révocation immédiate sans indemnité.

Cession parts agréée à 180 000 EUR après expertise judiciaire

SCI patrimoniale avec un associé sortant souhaitant céder ses parts à un tiers. Refus d'agrément des autres associés sans proposition de rachat sérieuse. Le cabinet a obtenu la désignation d'un expert sur le fondement de l'article 1843-4 et l'évaluation des parts à 180 000 EUR. Les associés ont préféré racheter au prix d'expertise plutôt que d'agréer un tiers.

Action : requête en désignation d'expert, négociation post-expertise. Résultat : sortie de l'associé à 180 000 EUR.

SCI à constituer ou conflit en cours ? Réagissez aujourd'hui.

Statuts à rédiger, cession à sécuriser, abus de majorité à contester, gérant à révoquer : envoyez les statuts, les comptes et les procès-verbaux. Le cabinet répond sous 24 à 48 heures avec un audit et une stratégie.

Les dernières actualités.