Avocat droit du sport à Paris
Contracter. Exploiter. Défendre.
Contrat de joueur, parrainage, exploitation d'une compétition, sanction ou accident : présentez-nous la situation du sportif, du club ou du sponsor.
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Cabinet Kohen Avocats, Paris 17
Droit du sport : ce que chaque engagement met en jeu
Sportifs, clubs, sponsors · Paris 17e
Ce que fait un avocat en droit du sport à Paris
- Barreau de Paris
- Droit du sport
- Cabinet à Paris 17e
Avocat au Barreau de Paris : contrats des sportifs, partenariats et parrainage, droits d'exploitation, recours contre les décisions sportives, accidents.
Le sport professionnel repose sur un monopole confié par l'État : dans chaque discipline, une seule fédération agréée reçoit délégation du ministre chargé des sports (article L. 131-14 du code du sport). Cette fédération édicte les règles techniques, les règlements des compétitions et les conditions juridiques et financières imposées aux clubs (article L. 131-16). Lorsqu'elle les adopte dans l'exercice de cette mission de service public, le Conseil d'État en contrôle la légalité et censure ce que cette mission ne justifie pas (CE, 27 juin 2024, n° 490105). Le cabinet part donc de deux questions : quel contrat lie les parties, et quelle règle fédérale s'y ajoute.
Envoyez le contrat, le règlement ou la décision en cause, même incomplets : le cabinet les lit et vous indique ce qui manque, au 06 46 60 58 22.
Fiche officielle sur l'annuaire des avocats de France (CNB)Cabinet au 11 rue Margueritte, 75017 Paris
Sportifs : contrat et image
Le club peut conclure avec le sportif ou l'entraîneur professionnel qu'il emploie un contrat distinct sur l'exploitation commerciale de son image, de son nom ou de sa voix, à des conditions strictes (article L. 222-2-10-1).
Clubs : structure et règlements
Au-delà de seuils de recettes ou de rémunérations fixés par décret, l'association sportive affiliée doit constituer une société commerciale (article L. 122-1).
Sponsors : visibilité encadrée
Tout parrainage ayant pour objet ou pour effet une publicité en faveur des boissons alcooliques est interdit, quel que soit le support (article L. 3323-2 du code de la santé publique).
Les leviers
Exploiter, parrainer, rémunérer, encadrer
Quatre règles décident de la valeur économique d'une compétition, d'un partenariat ou d'un contrat de sportif.
- La compétition appartient à son organisateur : les fédérations sportives et les organisateurs de manifestations mentionnés à l'article L. 331-5 sont propriétaires du droit d'exploitation des manifestations qu'ils organisent (article L. 333-1 du code du sport), droit qui inclut celui de consentir à l'organisation de paris et d'exploiter la billetterie (article L. 333-1-1).
- Le parieur malheureux n'a pas d'action contre le joueur : la Cour de cassation juge que « seul un fait ayant pour objet de porter sciemment atteinte à l'aléa inhérent au pari sportif est de nature à engager la responsabilité d'un joueur et, le cas échéant, de son club, à l'égard d'un parieur » (Cass. 2e civ., 14 juin 2018, n° 17-20.046). Un but marqué en position de hors-jeu ne suffit donc pas, solution défavorable au parieur. Le droit pénal vise, lui, le fait de proposer sans droit un avantage à un acteur d'une manifestation donnant lieu à des paris, pour qu'il en modifie le déroulement ou parce qu'il l'a modifié (article 445-1-1 du code pénal).
- Le parrainage par une marque d'alcool est fermé : la loi interdit toute opération de parrainage ayant pour objet ou pour effet une publicité en faveur des boissons alcooliques (article L. 3323-2 du code de la santé publique). Même là où elle est permise, cette publicité reste étroite, puisque « si la publicité pour les boissons alcooliques est licite, elle demeure limitée aux seules indications et références spécifiées à l'article L. 3323-4 précité, et présente un caractère objectif et informatif » (Cass. 1re civ., 20 mai 2020, n° 19-12.278).
- Payer un athlète pour porter une marque peut créer un contrat de travail : selon la Cour de cassation, « la présentation directe au public d'un produit par un athlète à l'occasion de diverses manifestations et notamment, d'exhibitions sportives, avec ou sans compétition, entre dans le champ d'application de la présomption instituée par les trois derniers » (Cass. 2e civ., 12 mai 2021, n° 19-24.610). Le contrat d'équipement ou de sponsoring est alors présumé être un contrat de travail (article L. 7123-3 du code du travail), solution défavorable au sponsor redressé. La présomption n'est pas irréfragable : la marque peut la renverser en prouvant l'absence de lien de subordination.
L'image du sportif peut devenir un élément essentiel du contrat. Dans une espèce non sportive, la Cour de cassation a approuvé la caducité d'un contrat de production, retenant que « la réputation et l'image positive de M. [D] auprès du public étaient entrées dans le champ contractuel en tant qu'élément essentiel » (Cass. com., 2 septembre 2026, n° 25-11.818). Le raisonnement se transpose au parrainage d'un sportif sans constituer une règle acquise : la clause écrite reste la meilleure protection des deux parties.
Vos pièces
Ce qu'il faut réunir pour lire un dossier sportif
Le contrat signé ne suffit presque jamais : il se lit avec les règlements de la fédération et de la ligue applicables à la discipline et à la saison.
Position A
Sportif ou club
- Contrat de travail, avenants, contrat d'image, preuve de sa transmission à l'organisme de contrôle et, si les règles applicables l'exigent, de l'homologation
- Règlements fédéraux et de la ligue applicables à la saison en cause
- Convocation, procès-verbal et décision de l'instance disciplinaire
- Échanges avec l'agent, le club ou le partenaire, datés
Position B
Sponsor, organisateur ou partenaire
- Contrat de parrainage ou d'équipement, cahier des contreparties
- Preuves de visibilité : captures, retransmissions, supports diffusés
- Accord du titulaire des droits d'exploitation, pour l'organisation de paris ou la billetterie notamment
- Polices d'assurance et attestations de l'organisateur
Erreurs fréquentes : faire porter une marque à un athlète contre rémunération sans mesurer le risque social ; organiser des paris ou exploiter la billetterie d'une compétition sans l'accord du titulaire des droits ; signer un parrainage sans clause sur l'image et la réputation du sportif.
Le cabinet mobilise aussi :
- Règlements fédéraux
- Conciliation du CNOSF
- Contrats de parrainage
- Assurances sportives
La méthode
Comment le cabinet vous accompagne
La même méthode vaut pour un contrat à signer et pour une décision à contester : identifier chaque source de règle avant d'agir.
Étape 1
Lecture des contrats et règlements
Contrat, avenants, règlements fédéraux et de la ligue, décision reçue : le cabinet établit la règle applicable et sa source.
Étape 2
Qualification
Contrat de travail, contrat d'image, parrainage, licence d'exploitation : la qualification décide du régime social, fiscal et contentieux.
Étape 3
Rédaction ou recours
Clauses de visibilité, d'image et de sortie ; ou conciliation, recours interne, juge administratif ou judiciaire selon l'acte contesté.
Étape 4
Exécution et suivi
Transmission aux instances, preuves de l'exécution des contreparties, échéances de la saison et du contrat.
Repères : une seule fédération délégataire par discipline (article L. 131-14) ; mission de conciliation du Comité national olympique et sportif français dans les conflits opposant licenciés, agents sportifs, associations et sociétés sportives aux fédérations agréées, hors dopage (article L. 141-4) ; assurance de responsabilité civile obligatoire pour les associations, sociétés et fédérations sportives (article L. 321-1).
Le calendrier
Les étapes d'un dossier de droit du sport
Du premier examen à l'exécution, durées indicatives selon l'urgence sportive.
Examen des pièces
Jours 1-3. Contrat, règlements, décision ou correspondance ; points de délai immédiat.
Analyse
Semaine 1. Qualification du contrat ou de la décision, règle fédérale applicable, risques.
Stratégie
Rédaction, renégociation, conciliation ou recours, selon l'objectif et le calendrier de la saison.
Acte
Selon le délai. Signature du contrat, saisine du conciliateur ou de la juridiction compétente.
Instance ou exécution
Suivi de la procédure, ou contrôle des contreparties promises au partenaire.
Fin de saison
Chaque année. Renouvellements, clauses d'option, nouveaux règlements de la fédération et de la ligue.
Les vérifications
Ce que le cabinet contrôle avant de signer ou d'agir
Aucun contrat ni recours sans avoir vérifié ces points.
- Fédération délégataire compétente et règlement en vigueur pour la saison.
- Qualification exacte du contrat : travail, image, parrainage, équipement.
- Accord du titulaire des droits pour l'organisation de paris ou l'exploitation de la billetterie, sous réserve des exceptions légales.
- Contreparties du partenaire, preuves de visibilité, clauses sur l'image et la réputation.
- Voies et délais de recours indiqués par la décision notifiée, conciliation comprise.
- Assurances souscrites par le club et l'organisateur, garanties des pratiquants.
Synthèse
Situation, risque, acte, décision
Les arbitrages les plus fréquents entre sportifs, clubs, organisateurs et partenaires.
Situation
Marque qui équipe des athlètes contre rémunération
Risque principal : Requalification en contrat de travail et redressement de cotisations.
Acte à privilégier : Analyse du contrat au regard des articles L. 7123-2 à L. 7123-4 du code du travail.
Décision recommandée : Assumer un contrat de travail ou réunir la preuve d'une absence de subordination.
Situation
Opérateur de paris ou billetterie sur une compétition
Risque principal : Atteinte au droit d'exploitation de l'organisateur.
Acte à privilégier : Contrat avec la fédération ou l'organisateur.
Décision recommandée : Obtenir l'accord du titulaire des droits avant tout lancement.
Situation
Brasseur qui veut parrainer un club
Risque principal : Parrainage interdit et action des associations de prévention.
Acte à privilégier : Relecture du projet au regard de l'article L. 3323-2.
Décision recommandée : Renoncer ou changer de marque et de support.
Situation
Sportif mis en cause publiquement
Risque principal : Sortie du partenaire, discussion sur la caducité.
Acte à privilégier : Clause d'image et de réputation dans le contrat.
Décision recommandée : Prévoir le sort du contrat avant la signature.
Situation
Règlement fédéral défavorable au club
Risque principal : Charge financière ou condition de participation nouvelle.
Acte à privilégier : Recours pour excès de pouvoir contre le règlement ou le refus de l'abroger.
Décision recommandée : Mesurer les chances, aucune garantie de maintien d'un règlement.
Situation
Contrôle antidopage positif
Risque principal : Suspension longue, alourdie le cas échéant sur recours de l'Agence.
Acte à privilégier : Dossier de preuve sur l'origine de la substance.
Décision recommandée : Contrôler la procédure et l'AUT, puis établir l'absence de faute ou de négligence.
Questions fréquentes
Vos questions : droit du sport et économie du sport
Que recouvre le droit du sport et à quel moment consulter un avocat ?
Le droit du sport réunit le droit des contrats, le droit du travail, le droit public et les règlements des fédérations. Ces règlements ne sont pas de simples usages : la fédération délégataire édicte les règles techniques de sa discipline, l'organisation des compétitions et les conditions juridiques, administratives et financières imposées aux clubs pour y participer (article L. 131-16 du code du sport).
Le moment utile pour consulter précède presque toujours la signature : contrat d'un joueur, contrat d'image, parrainage, cession de droits d'exploitation ou création d'une société sportive. Après une décision défavorable, faites vérifier sans attendre les voies et délais de recours indiqués par la décision notifiée : la voie à suivre dépend de l'auteur et de la nature de l'acte.
Le cabinet peut intervenir pour le sportif, le club, l'organisateur ou le partenaire. Les questions propres au contrat du joueur sont développées sur la page avocat sportif professionnel, celles du mandat d'intermédiaire sur la page avocat agent sportif.
Qui détient les droits d'exploitation d'une compétition sportive ?
Les fédérations sportives et les organisateurs de manifestations mentionnés à l'article L. 331-5 du code du sport sont propriétaires du droit d'exploitation des manifestations ou compétitions qu'ils organisent. Une fédération peut céder gratuitement aux sociétés sportives tout ou partie des droits audiovisuels des compétitions professionnelles auxquelles elles participent (article L. 333-1 du code du sport).
Ce droit d'exploitation inclut le droit de consentir à l'organisation de paris sur la compétition et celui d'exploiter sa billetterie, avec ou sans prestation de services associée (article L. 333-1-1). Celui qui veut organiser des paris sur la compétition ou exploiter sa billetterie doit donc obtenir l'accord du titulaire de ce droit. La loi réserve toutefois des exceptions : la cession des droits ne peut empêcher la diffusion de brefs extraits dans les émissions d'information ni le commentaire oral par une radio (article L. 333-7).
La ligue professionnelle peut confier la commercialisation de ses droits à une société commerciale qu'elle contrôle, avec l'accord de sa fédération, mais le droit de consentir aux paris reste exclu de ce transfert (article L. 333-1). Le cabinet examine, avant tout projet, qui détient le droit visé et sous quelle forme l'autorisation doit être donnée.
Un parieur peut-il demander réparation à un joueur ou à son club ?
En principe, non. La Cour de cassation juge que « seul un fait ayant pour objet de porter sciemment atteinte à l'aléa inhérent au pari sportif est de nature à engager la responsabilité d'un joueur et, le cas échéant, de son club, à l'égard d'un parieur » (Cass. 2e civ., 14 juin 2018, n° 17-20.046). Dans cette affaire, un parieur reprochait à un joueur d'avoir marqué en position de hors-jeu le but qui lui avait fait perdre un pronostic exact. Le pourvoi du parieur a été rejeté.
Un fait de jeu irrégulier ne suffit donc pas. Seule une atteinte volontaire à l'incertitude du résultat ouvre une action, ce qui suppose de prouver l'intention du joueur.
Le droit pénal réprime, de son côté, la corruption de l'acteur. Le fait de proposer, sans droit, à un acteur d'une manifestation sportive donnant lieu à des paris un avantage quelconque pour qu'il modifie le déroulement normal et équitable de la manifestation, ou parce qu'il l'a modifié, est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 500 000 euros d'amende (article 445-1-1 du code pénal). Les fédérations doivent aussi interdire aux acteurs des compétitions certaines prestations de pronostics pour un opérateur auquel ils sont liés (article L. 131-16 du code du sport).
Une marque d'alcool peut-elle parrainer un club ou une compétition ?
Non, lorsque le parrainage a pour objet ou pour effet une propagande ou une publicité, directe ou indirecte, en faveur des boissons alcooliques. La loi l'interdit en termes généraux (article L. 3323-2 du code de la santé publique). Le même article exclut la publicité en ligne sur les services édités par des associations, sociétés et fédérations sportives ou des ligues professionnelles.
Lorsque la publicité est permise, son contenu reste limité. La Cour de cassation juge que « si la publicité pour les boissons alcooliques est licite, elle demeure limitée aux seules indications et références spécifiées à l'article L. 3323-4 précité, et présente un caractère objectif et informatif » (Cass. 1re civ., 20 mai 2020, n° 19-12.278). Elle a cassé, sur le pourvoi d'une association de prévention, l'arrêt qui admettait une communication hyperbolique sur l'origine et la composition des produits d'un brasseur, solution défavorable à l'annonceur.
Pour un club, toute contrepartie de parrainage qui assure la visibilité de la marque d'alcool tombe sous cette interdiction. Le cabinet relit le projet de partenariat avant signature, afin de distinguer ce qui reste possible de ce qui exposerait les deux parties.
Le sponsor peut-il mettre fin au contrat si l'image du sportif se dégrade ?
Le contrat doit d'abord le prévoir. Une clause de réputation, ou de moralité, définit les faits visés, la procédure, la suspension des paiements et le sort des contreparties déjà fournies. Sans elle, le partenaire doit se fonder sur le droit commun des contrats.
Le code civil prévoit qu'un contrat valablement formé devient caduc si l'un de ses éléments essentiels disparaît (article 1186 du code civil). La Cour de cassation a approuvé une cour d'appel qui avait retenu que « cet élément avait disparu indépendamment de la volonté des parties et pour toute la durée restant à courir du contrat de production » (Cass. com., 2 septembre 2026, n° 25-11.818), après des accusations publiques visant l'animateur d'une émission de radio.
L'espèce n'était pas sportive : la transposition au parrainage d'un athlète est une piste sérieuse, non une règle acquise. Elle suppose de prouver que l'image du sportif était entrée dans le champ contractuel comme élément essentiel. Une clause écrite évite ce débat, que l'on représente le sportif ou la marque.
Un contrat d'équipement avec un athlète peut-il devenir un contrat de travail ?
Oui, par l'effet d'une présomption. Est considérée comme exerçant une activité de mannequin toute personne chargée de présenter au public, directement ou indirectement par reproduction de son image, un produit, un service ou un message publicitaire (article L. 7123-2 du code du travail). Le contrat par lequel on s'assure son concours contre rémunération est présumé être un contrat de travail (article L. 7123-3), quels que soient le mode de rémunération et la qualification retenue par les parties (article L. 7123-4).
La Cour de cassation applique cette présomption aux sportifs. Elle juge que « la présentation directe au public d'un produit par un athlète à l'occasion de diverses manifestations et notamment, d'exhibitions sportives, avec ou sans compétition, entre dans le champ d'application de la présomption instituée par les trois derniers » (Cass. 2e civ., 12 mai 2021, n° 19-24.610). Elle a cassé, au profit de l'URSSAF, l'arrêt qui avait qualifié de commerciaux des contrats par lesquels des joueurs portaient les équipements d'une marque contre des indemnités de fin de saison.
Le risque pèse d'abord sur la marque, redevable des cotisations. La présomption peut être renversée, mais c'est à elle de prouver l'absence de lien de subordination, a précisé la Cour dans le même arrêt. Le cabinet examine la rédaction du contrat, l'obligation de présenter le produit et les modalités de paiement, avant de choisir entre un contrat de travail assumé et un montage différent.
Comment un club peut-il rémunérer l'image de ses joueurs sans payer un salaire ?
Par un contrat spécifique, distinct du contrat de travail. Une association ou une société sportive mentionnée aux articles L. 122-1 ou L. 122-2 peut conclure avec le sportif ou l'entraîneur professionnel qu'elle emploie un contrat relatif à l'exploitation commerciale de son image, de son nom ou de sa voix (article L. 222-2-10-1 du code du sport).
La redevance échappe à la qualification de salaire à deux conditions cumulatives : la présence physique du sportif n'est pas requise pour l'exploitation, et la redevance dépend des recettes générées par cette exploitation, non du salaire. Le contrat doit préciser, à peine de nullité, l'étendue de l'exploitation, le mode de calcul de la redevance, son plafond et la rémunération minimale au titre du contrat de travail à partir de laquelle il peut être conclu.
Le club transmet sans délai ce contrat à l'organisme de contrôle prévu par le code, et un accord collectif par discipline fixe le plafond et la rémunération minimale requise. Ces règles, dans leur rédaction en vigueur depuis le 5 août 2026, sont détaillées sur la page avocat sportif professionnel.
Blessé par un autre pratiquant pendant un match, peut-on obtenir réparation ?
C'est possible pour un dommage corporel, notamment sur le fondement de la responsabilité du fait des choses (article 1242 du code civil). La Cour de cassation a cassé l'arrêt qui avait débouté un joueur de squash blessé à l'œil, au motif que les deux joueurs étaient cogardiens de la balle. Elle a relevé que l'auteur du renvoi « exerçait seul les pouvoirs d'usage, de contrôle et de direction sur la raquette, instrument par le moyen duquel la balle avait été projetée vers la victime » (Cass. 2e civ., 27 novembre 2025, n° 24-12.045).
Pour les dommages matériels, la règle est inverse. Les pratiquants ne peuvent être tenus pour responsables des dommages matériels causés à un autre pratiquant par une chose qu'ils ont sous leur garde, au cours d'une manifestation sportive ou d'un entraînement en vue de cette manifestation, sur un lieu réservé à cette pratique (article L. 321-3-1 du code du sport).
Cette exclusion ne vise que la responsabilité du fait des choses et les seuls dommages matériels : elle n'écarte pas la responsabilité pour faute. Les associations, sociétés et fédérations sportives doivent par ailleurs être assurées pour leur responsabilité civile et celle des pratiquants, qui sont considérés comme des tiers entre eux (article L. 321-1). Le cabinet identifie le responsable, l'assureur et la preuve à réunir.
L'organisateur d'une activité sportive répond-il de tout accident ?
Non. La Cour de cassation rappelle que « l'organisateur d'une activité sportive est tenu, en ce qui concerne la sécurité des participants, à une obligation de moyens » (Cass. 1re civ., 26 février 2025, n° 23-21.070). Dans cette affaire de sortie encadrée en véhicule nautique à moteur, les participants avaient reçu des consignes et signé une déclaration ; la victime a été déboutée, solution défavorable à la victime.
L'obligation est aussi limitée dans le temps et dans l'espace. Pour un accident sur une piste de ski, la Cour de cassation a approuvé les juges d'avoir déduit que « le syndicat n'était pas tenu d'une obligation de sécurité permanente sur cette piste, en-dehors des entraînements et compétitions organisés par lui » (Cass. 1re civ., 27 juin 2018, n° 17-17.796). Le pourvoi a été rejeté, et la responsabilité du syndicat écartée.
La victime doit donc prouver un manquement précis : consignes insuffisantes, encadrement inadapté, matériel défaillant. Pour l'organisateur, la meilleure défense se prépare avant l'activité, par des consignes écrites, une information des participants et une assurance adaptée.
Un règlement de fédération ou de ligue peut-il être contesté en justice ?
Oui, mais il faut d'abord qualifier l'acte pour savoir quel juge saisir. Lorsqu'il est pris dans l'exercice des prérogatives de service public déléguées à la fédération, il relève du juge administratif. Une fédération délégataire dispose d'un pouvoir réglementaire pour organiser le service public qui lui est confié, notamment pour fixer les conditions d'obtention de la licence ; le Conseil d'État a ainsi annulé le refus de la Fédération française de rugby d'abroger la clause imposant notamment aux dirigeants, arbitres, entraîneurs et éducateurs un abonnement à un magazine, que l'organisation du service public délégué ne justifiait pas (CE, 27 juin 2024, n° 490105).
Le recours n'aboutit pas toujours. Un club de basket demandait l'annulation de la décision de la ligue modifiant, pour trois saisons, la contrepartie financière due par les clubs qui dépassent un certain niveau de masse salariale. Le Conseil d'État a rejeté la requête, en rappelant que nul n'a de droit au maintien d'un règlement (CE, 12 février 2026, n° 504996), solution défavorable au club.
Les fédérations délégataires peuvent en effet fixer des conditions financières de participation, y compris un plafond des rémunérations versées aux sportifs (article L. 131-16 du code du sport). Avant tout recours, le cabinet vérifie la nature de l'acte, le délai et l'éventuelle saisine du Comité national olympique et sportif français, chargé d'une mission de conciliation entre licenciés, clubs et fédérations agréées (article L. 141-4).
Contrôle antidopage positif : quelle défense reste possible pour le sportif ?
La violation est établie par la seule présence d'une substance interdite dans l'échantillon, sans qu'il faille prouver l'intention, la faute ou la négligence du sportif, à qui il incombe de veiller à ce qu'aucune substance interdite ne pénètre dans son organisme. L'interdiction ne s'applique pas aux substances couvertes par une autorisation d'usage à des fins thérapeutiques (article L. 232-9 du code du sport).
La défense vérifie d'abord la régularité de la procédure et la constitution du manquement, notamment l'existence d'une autorisation applicable. Si la violation est établie, elle porte sur la sanction : la suspension disparaît si le sportif établit l'absence de toute faute ou négligence, et peut être réduite s'il établit l'absence de faute ou de négligence significative (article L. 232-23-3-10). Pour un sportif traité sur prescription médicale mais privé d'autorisation d'usage thérapeutique, le Conseil d'État a examiné la régularité de la convocation et l'existence du manquement, puis, la faute retenue étant non significative, a jugé non disproportionnées des interdictions de douze et dix mois et rejeté sa requête (CE, 15 décembre 2025, n° 505623).
Le recours comporte un risque. Saisi par l'Agence française de lutte contre le dopage contre la décision de sa propre commission des sanctions, le Conseil d'État a porté de deux à quatre ans l'interdiction d'un rugbyman professionnel, en relevant un usage immodéré de compléments alimentaires (CE, 5 juillet 2024, n° 488967). Le dossier de preuve sur l'origine de la substance se construit dès la notification.
Faut-il créer une structure particulière pour accueillir un sponsor ou un investisseur dans un club ?
Cela dépend de l'activité du club. L'association sportive affiliée peut constituer une ou deux sociétés commerciales pour gérer ses activités payantes, et elle y est tenue lorsque ses recettes de manifestations ou les rémunérations de ses sportifs dépassent des seuils fixés par décret (article L. 122-1 du code du sport).
Le partenaire qui finance un club doit savoir avec qui il contracte : l'association titulaire du numéro d'affiliation, la société sportive qui gère l'équipe professionnelle, ou une société qui commercialise les droits. Le contrat de partenariat désigne la bonne entité et précise les droits qu'elle peut réellement concéder, en particulier sur les images des joueurs et les compétitions.
Le cabinet peut comparer les formes possibles avec la page choix de la forme juridique et rédiger les contrats de partenariat avec l'appui de la page contrats commerciaux. L'objectif est que chaque contrepartie promise au sponsor relève bien de la personne qui la promet.
Sources et pages liées
Textes officiels et pages liées
Les sources de cette page, vérifiées au 1er novembre 2026, et les expertises voisines du cabinet.
Pour aller plus loin
Page mise à jour le 1er novembre 2026.
Meilleur avocat en droit immobilier et droit des affaires à Paris. Un avocat humain et à l’écoute, avec une équipe formidable. Merci à vous Maître KOHEN
Réponse du cabinet
Maître Reda KOHEN et son équipe vous remercient pour ces mots, qui les encouragent.
Merci à Me KOHEN pour ses analyses de la jurisprudence récente relative à la la réticence dolosive dans la vente immobilière. Cela me conforte dans une action en annulation que j'envisage après avoir acquis une maison impactée de graves désordres intentionnellement dissimulés par la venderesse et non signalés par l'agent immobilier; également de désordres (remontées d'humidité) caractérisées par des fissures évolutives traversantes et des tâches d'humidité, non signalées par l'agent immobilier… Pire, désordres dissimulés par ce dernier ou à son initiative, sous une couche de peinture et par des plaques de polystyrène collées au plafond d'une chambre. Et ledit agent immobilier est la rédacteur de l'avant contrat où ne figure bien sûr aucune information concernant l'ensemble de ces désordres. Juste ajouter qu'étant âgé de 77 ans et souffrant de troubles cognitifs, j'ai la certitude que l'agent immobilier a pensé que je ne serai pas en mesure de découvrir la tromperie et surtout de caractériser l'intention frauduleuse, encore moins d'engager une action en justice compte tenu de la complexité et de la longueur de la procédure... C'est pourquoi j'opte pour la voie pénale, dans la me
Réponse du cabinet
Merci pour votre lecture attentive de nos analyses de jurisprudence sur la réticence dolosive dans la vente immobilière. Les situations personnelles ne peuvent pas être examinées dans cet espace public, mais le cabinet Kohen Avocats continuera de suivre et de commenter les décisions récentes en droit immobilier.
Maître Reda KOHEN m'a accompagné dans un différend concernant un compromis de vente avec une partie défaillante. Il a su m'accompagner avec professionnalisme et réactivité, je le recommande.
Réponse du cabinet
Un conseil juridique n'a de valeur que s'il arrive à temps — ravi d'avoir été au rendez-vous. Merci pour ce mot.
Je recommande vivement Maître Reda Kohen. Grâce à ses explications, j’ai pu récupérer mon dépôt de garantie dans une situation qui semblait bloquée. Il a su être réactif, clair et très professionnel. Un grand merci pour son aide précieuse !
Réponse du cabinet
La restitution du dépôt de garantie est un contentieux locatif plus fréquent qu'on ne le croit ; ravi que la situation se soit débloquée rapidement. Merci pour ce retour.
Excellent accompagnement de Maître Kohen dans un dossier où se mélangent droit des affaires et droit immobilier. Analyse juridique claire dès le premier rendez-vous, jusqu'à l'audience. Avocat professionnel et disponible, je recommande fortement son cabinet à Paris 17.
Réponse du cabinet
Les dossiers au croisement du droit des affaires et du droit immobilier exigent une vision d'ensemble — c'est le cœur de la pratique du cabinet, du premier rendez-vous à l'audience. Merci pour cette recommandation précise.
Maître Kohen m'a assistée dans un recouvrement d'impayés face à un preneur défaillant. Procédure maîtrisée de bout en bout, du commandement de payer jusqu'à l'expulsion. Humain, à l'écoute, et toujours joignable. Merci pour votre travail.
Réponse du cabinet
Le recouvrement des loyers impayés demande une procédure tenue de bout en bout, sans temps mort — heureux d'avoir mené la vôtre à son terme. Merci pour ce témoignage.
En tant que jeune étudiante résident en appartement, mon bailleur a essayé de me faire quitter mon logement alors qu’il ne m’avait adressé aucune lettre de congé. J’ai donc contacté Monsieur Reda Kohen pour m’aider car je n’arrivais pas à gérer la situation seul. En seulement 3 jours tout a été réglé, Maître Kohen m’a défendu et accompagner avec une implication et une efficacité irréprochable. Je ne peux que vous recommander son professionnalisme !
Réponse du cabinet
Un congé irrégulier ne fait pas quitter un logement : ravi que la situation ait été rétablie en quelques jours. Bonne continuation dans vos études.
J’ai fait appel à Maître Kohen pour un litige immobilier complexe et je recommande vivement son cabinet. Il est très professionnel, il a su analyser mon dossier avec rigueur dès le premier rendez-vous et m’expliquer clairement les options possibles. Grâce à son expertise, nous avons obtenu une issue très favorable. Réactif, pédagogue et engagé, c’est un avocat en qui on peut vraiment avoir confiance. Cordialement, Mlle Maazaz
Réponse du cabinet
Merci beaucoup Mademoiselle Maazaz pour ce retour. La rigueur d'analyse et la réactivité sont des engagements essentiels de notre cabinet d'avocat en droit immobilier à Paris, où chaque dossier exige une approche sur mesure. Ravi que nous ayons pu obtenir une issue favorable. Le cabinet reste à votre disposition. Bien à vous.
J’ai fait appel à Maître Reda Kohen, avocat en droit immobilier à Paris, et je suis entièrement satisfait de son accompagnement. Très professionnel, réactif et à l’écoute. Il a su analyser rapidement mon dossier, expliquer clairement la stratégie juridique et défendre mes intérêts avec efficacité. Grâce à son expertise et sa détermination, nous avons obtenu un résultat très favorable. Je recommande vivement Maître Kohen à toute personne recherchant un avocat en droit immobilier à Paris.
Réponse du cabinet
Un grand merci pour ce témoignage. C'est exactement ce type de retour qui donne tout son sens à notre engagement en droit immobilier à Paris. Votre satisfaction est notre meilleure recommandation.
