Procédures collectives — débiteurs et créanciers
Avocat procédures collectives à Paris : sauvegarde, redressement, liquidation et déclaration de créance.
Une procédure collective est une chronologie : chaque étape ouvre un délai et impose une décision rapide. Le cabinet assiste le débiteur à l'ouverture et pendant la période d'observation, et les créanciers pour déclarer, contester et revendiquer.
Deux comptes à rebours dominent : quarante-cinq jours pour déclarer la cessation des paiements côté dirigeant, deux mois du BODACC pour déclarer sa créance côté créancier — sous peine d'inopposabilité.
Maître Reda Kohen
Avocat au Barreau de Paris — sauvegarde, redressement, liquidation et déclaration de créance.
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Page mise à jour le 11 juin 2026.
Trois procédures, une frontière
Sauvegarde sans cessation des paiements (article L. 620-1), redressement dès la cessation (article L. 631-1), liquidation quand le redressement est manifestement impossible (article L. 640-1).
La déclaration de créance, vitale
Dans les deux mois du BODACC (article L. 622-24) : elle vaut demande en justice, interrompt la prescription et conserve les sûretés. À défaut, la créance devient inopposable.
Trois sorties d'observation
Plan de continuation après restructuration de la dette, plan de cession avec repreneur, ou liquidation — la trésorerie pendant la période d'observation décide.
Réponse rapide
La cessation des paiements — passif exigible non couvert par l'actif disponible, réserves de crédit comprises — se déclare sous quarante-cinq jours. Le jugement d'ouverture suspend les poursuites individuelles, gèle le passif antérieur et désigne juge-commissaire, administrateur et mandataire. Les créances antérieures se déclarent sous deux mois ; les créances post-jugement utiles à la procédure se paient à échéance (article L. 622-17). En liquidation, l'insuffisance d'actif expose le dirigeant fautif, dans la limite de la proportionnalité.
Comprendre votre situation
Procédures collectives : ce qui décide vraiment du dossier
Sept points pour tenir les délais, défendre le débiteur et préserver les créanciers.
Panneau 1 — La chronologie
Du constat de cessation au plan ou à la liquidation
Quatre règles structurent la procédure collective.
La cessation des paiements s'apprécie à un instant T : le dirigeant qui justifie de réserves de crédit ou de moratoires couvrant le passif exigible n'y est pas (article L. 631-1) ; sinon, déclaration sous quarante-cinq jours (article L. 631-4).
Le jugement d'ouverture suspend les poursuites individuelles, gèle le passif antérieur et désigne les organes : juge-commissaire, administrateur, mandataire judiciaire.
Les créances antérieures se déclarent au mandataire dans les deux mois du BODACC (article L. 622-24) : montant, nature, sûretés — la déclaration vaut demande en justice.
L'insuffisance d'actif (article L. 651-2) exige une faute de gestion contributive appréciée individuellement (décision liée dans la page), avec contrôle de proportionnalité du quantum (Cass. com., 9 mai 2018, n° 16-26.684).
Les sorties de période d'observation se préparent : plan de continuation si les marges se reconstituent, plan de cession si un repreneur préserve l'activité et les emplois, liquidation sinon. La confusion des patrimoines (article L. 621-2) étend la procédure aux sociétés liées par des flux anormaux (décision liée dans la page).
Panneau 2 — Vos pièces
Ce qu'il faut réunir selon votre position
Les délais préfix ne laissent pas le temps de constituer le dossier après coup.
Débiteur
- État de trésorerie et passif exigible daté
- Comptes annuels et situation récente
- Liste des créanciers et des instances en cours
- Effectif, contrats clés, baux et financements
Créancier
- Jugement d'ouverture et date du BODACC
- Justificatifs de la créance : contrats, factures, échéanciers signés, courriels actant la prestation
- Sûretés et clauses de réserve de propriété
- Pour les loyers : décompte distinguant antérieur et postérieur au jugement
Erreurs fréquentes : créance déclarée hors délai, demande de relevé de forclusion à porter devant le juge-commissaire dans les six mois ; loyers post-jugement non réclamés à échéance.
Le cabinet traite aussi :
Panneau 3 — La méthode
Comment le cabinet vous accompagne
Identifier l'étape en cours calibre la défense, le calendrier et l'effort.
Diagnostic et saisine
Constat de cessation des paiements, calcul du délai utile, déclaration ou demande de conciliation sous quarante-cinq jours.
Ouverture et organes
Audience d'ouverture, désignation des organes, communication avec l'administrateur et le mandataire.
Période d'observation
Poursuite d'activité sous contrôle, préparation du plan de continuation ou de cession, gestion des créances post-jugement.
Sortie et défense
Arrêté du plan ou liquidation ; déclaration et contestation de créances côté créancier ; défense du dirigeant aux actions en sanction.
Repères : période d'observation de six mois renouvelable ; déclaration de créance sous deux mois ; action en insuffisance d'actif prescrite par trois ans.
Panneau 4 — Le calendrier
La chronologie type d'une procédure
Chaque étape ouvre un délai et impose une décision rapide.
J 0 — Constat
Cessation des paiements diagnostiquée sur la trésorerie : le compte à rebours de quarante-cinq jours commence.
Sous 45 jours — Saisine
Déclaration de cessation des paiements ou demande de conciliation au tribunal de commerce.
Jugement d'ouverture
Sauvegarde, redressement ou liquidation ; juge-commissaire, administrateur et mandataire désignés ; poursuites suspendues.
2 mois du BODACC
Déclaration des créances antérieures au mandataire judiciaire, sûretés mentionnées.
6 mois renouvelables — Observation
Poursuite de l'activité, bilan économique et social, préparation du plan.
Sortie
Plan de continuation, plan de cession ou liquidation ; examen éventuel de la responsabilité du dirigeant.
Panneau 5 — Les vérifications
Ce que le cabinet contrôle dès la saisine
Les délais préfix gouvernent tout.
Date exacte de cessation des paiements et computation des quarante-cinq jours.
Choix de la procédure : sauvegarde, redressement, liquidation — viabilité documentée.
Côté créancier : date du BODACC, délai de deux mois, contenu de la déclaration.
Créances post-jugement utiles (article L. 622-17) payées à échéance.
Période suspecte : paiements préférentiels et actes annulables.
Exposition du dirigeant : faute de gestion, confusion des patrimoines, faillite personnelle.
Transmettez ce que vous avez, même incomplet : le cabinet hiérarchise et complète avec vous en urgence au 06 46 60 58 22.
FAQ
Questions fréquentes
20 réponses détaillées, sourcées sur les textes et la jurisprudence.
Quelle est la différence entre sauvegarde, redressement et liquidation judiciaire ?
La frontière repose sur la cessation des paiements et la viabilité. La sauvegarde (article L. 620-1 du Code de commerce) est ouverte au débiteur qui justifie de difficultés qu'il n'est pas en mesure de surmonter, sans être en cessation des paiements. Le redressement (article L. 631-1) intervient dès la cessation, lorsque l'entreprise reste viable. La liquidation (article L. 640-1) est ouverte lorsque le redressement est manifestement impossible. Les trois procédures suspendent les poursuites individuelles et gèlent le passif antérieur, mais leur finalité diffère : continuation, redressement ou cessation.
Comment se définit la cessation des paiements ?
La cessation des paiements est définie à l'article L. 631-1 du Code de commerce comme l'impossibilité de faire face au passif exigible avec l'actif disponible. L'actif disponible regroupe les liquidités et les sommes immédiatement mobilisables (réserves de crédit, moratoires accordés par les créanciers). Le passif exigible regroupe les dettes échues, certaines, liquides et non contestées. Les rééchelonnements obtenus suspendent l'exigibilité. Le diagnostic se pose à un instant T et se vérifie sur la base des comptes les plus récents.
Quel est le délai de quarante-cinq jours pour déclarer la cessation des paiements ?
L'article L. 631-4 du Code de commerce impose au dirigeant de demander l'ouverture d'une procédure de redressement dans les quarante-cinq jours qui suivent la cessation des paiements, sauf à avoir, dans ce délai, demandé l'ouverture d'une procédure de conciliation. Le dépassement constitue une faute de gestion qui peut fonder une action en responsabilité pour insuffisance d'actif (L. 651-2) et une demande de faillite personnelle ou d'interdiction de gérer (L. 653-8). Le délai court à compter du jour où le dirigeant a eu connaissance objective de la cessation.
Quelles sont les conséquences immédiates de l'ouverture d'une procédure collective ?
Le jugement d'ouverture suspend les poursuites individuelles, gèle le passif antérieur, désigne le juge-commissaire, le mandataire judiciaire et l'administrateur le cas échéant. Les contrats en cours ne sont pas résiliés de plein droit ; l'administrateur ou le liquidateur exerce une option d'exécution ou de renonciation (article L. 622-13 du Code de commerce). Les clauses prévoyant une résiliation automatique en cas d'ouverture sont réputées non écrites. La publication au BODACC déclenche le délai de déclaration des créances.
Combien de temps dure la période d'observation et que peut faire le dirigeant ?
La période d'observation dure six mois et peut être renouvelée pour six mois supplémentaires sur décision du tribunal. Pendant cette période, le dirigeant reste en place en sauvegarde, et reste en place sous le contrôle ou avec l'assistance de l'administrateur en redressement. Les pouvoirs sont déterminés par le jugement d'ouverture. Le dirigeant ne peut plus payer une créance antérieure, sauf autorisation du juge-commissaire. Il poursuit l'exploitation, mais sous surveillance, et participe à la rédaction du projet de plan.
Comment un créancier doit-il déclarer sa créance et dans quel délai ?
L'article L. 622-24 du Code de commerce impose à tout créancier dont la créance est née antérieurement au jugement d'ouverture d'adresser sa déclaration au mandataire judiciaire. Le délai de droit commun est de deux mois à compter de la publication du jugement d'ouverture au BODACC. Il est porté à quatre mois pour les créanciers domiciliés à l'étranger. Les créanciers titulaires d'une sûreté publiée ou d'un contrat publié sont avertis personnellement, le délai courant à compter de cette notification. La déclaration vaut demande en justice et conserve les sûretés.
Que faire si le mandataire contesté ma déclaration de créance ?
Le mandataire judiciaire vérifie chaque créance déclarée. S'il propose un rejet partiel ou total, il en informe le créancier qui dispose d'un délai pour répondre. À défaut de réponse ou en cas de désaccord, l'affaire est portée devant le juge-commissaire qui statue par ordonnance. Cette ordonnance est susceptible d'appel devant la cour d'appel. La défense suppose des pièces solides : factures, bons de commande, bons de livraison, courriels actant la prestation, échéanciers signés. Une contestation peut aboutir à une admission partielle plutôt qu'à un rejet total.
Qu'est-ce qu'un plan de continuation et à quelles conditions est-il accordé ?
Le plan de continuation est arrêté par jugement à l'issue de la période d'observation. Il prévoit les modalités de poursuite de l'activité, le rééchelonnement du passif, et les engagements du débiteur. Sa durée maximale est de dix ans (quinze ans pour les agriculteurs). Le tribunal apprécie la viabilité du projet, la cohérence des prévisions, l'engagement des dirigeants. Pour les sociétés soumises aux classes de parties affectées (sociétés au-delà des seuils), un vote favorable des classes est requis. Le plan permet d'éviter la liquidation et de préserver l'activité.
Quelle est la différence entre plan de continuation et plan de cession ?
Le plan de continuation maintient le débiteur à la tête de l'entreprise après restructuration. Le plan de cession transfère tout ou partie de l'activité à un repreneur sélectionné par le tribunal. La cession peut être globale ou partielle (branche d'activité). Le prix de cession est affecté au paiement des créanciers selon le rang. Les contrats nécessaires à la poursuite de l'activité (bail, contrats de travail, contrats commerciaux) peuvent être transférés au repreneur sur décision du tribunal. La cession en redressement obéit aux articles L. 631-13 et suivants.
Quand la liquidation judiciaire est-elle prononcée et comment se déroule-t-elle ?
La liquidation est ouverte lorsque le débiteur est en cessation des paiements et que son redressement est manifestement impossible (article L. 640-1 du Code de commerce). Le tribunal désigne un mandataire liquidateur qui prend les pleins pouvoirs, le débiteur étant dessaisi (article L. 641-9). Le liquidateur procède à la vérification des créances, à la cession des actifs (globale ou séparée), au désintéressement des créanciers selon le rang. La procédure peut être clôturée pour insuffisance d'actif ou pour extinction du passif. La clôture pour insuffisance ouvre, le cas échéant, l'examen de la responsabilité du dirigeant.
Comment se déroule la vente des actifs en liquidation judiciaire ?
Le liquidateur réalise les actifs selon plusieurs modalités : cession globale de l'entreprise, cession séparée d'une branche d'activité, vente isolée des biens (matériel, stock, immobilier, créances). La cession globale est privilégiée si elle préserve l'emploi et désintéresse mieux les créanciers. Les biens immobiliers sont vendus aux enchères publiques ou de gré à gré sur autorisation du juge-commissaire. Les actifs intellectuels (marques, brevets) peuvent faire l'objet d'une cession spécifique. Le produit est affecté au paiement des créances selon le rang des privilèges et sûretés.
Une procédure peut-elle être convertie de sauvegarde en redressement, ou de redressement en liquidation ?
Oui. La sauvegarde peut être convertie en redressement si la cessation des paiements survient pendant la période d'observation. Le redressement peut être converti en liquidation si la situation se dégrade et que le redressement devient manifestement impossible. La conversion ne nécessite pas d'attendre l'échéance de la période d'observation : le tribunal statue dès que les conditions sont réunies, sur saisine du débiteur, du ministère public, du mandataire ou d'office. Cette faculté de conversion permet d'adapter l'outil à l'évolution réelle de la situation.
Qu'est-ce que l'action en responsabilité pour insuffisance d'actif et qui peut l'engager ?
L'article L. 651-2 du Code de commerce permet au tribunal, lorsque la liquidation judiciaire d'une personne morale fait apparaître une insuffisance d'actif, de mettre tout ou partie de cette insuffisance à la charge du ou des dirigeants ayant commis une faute de gestion contributive. La simple négligence est exclue depuis la loi du 9 décembre 2016. L'action est ouverte au liquidateur, au ministère public, ou au tribunal qui peut s'en saisir d'office. Elle se prescrit par trois ans à compter du jugement de liquidation. Le quantum est apprécié souverainement (Cass. com. 9 mai 2018, n° 16-26.684).
Quels critères justifient une faillite personnelle du dirigeant ?
La faillite personnelle (articles L. 653-1 et suivants du Code de commerce) sanctionne les manquements graves : avoir poursuivi abusivement une exploitation déficitaire, avoir détourné ou dissimulé tout ou partie de l'actif, avoir tenu une comptabilité fictive ou frauduleuse, avoir omis de tenir une comptabilité, avoir disposé de biens sociaux comme de biens personnels. Elle emporte interdiction de diriger, gérer, administrer ou contrôler toute entreprise commerciale ou artisanale et toute personne morale, pendant une durée maximale de quinze ans. L'inscription au casier judiciaire est obligatoire. La sanction peut être limitée à une simple interdiction de gérer.
Qu'est-ce que la banqueroute et quelles sont les peines encourues ?
La banqueroute (article L. 654-1 du Code de commerce) est un délit autonome, qui suppose l'ouverture d'une procédure de redressement ou de liquidation et la commission d'actes énumérés : achats en vue d'une revente au-dessous du cours, paiements préférentiels, détournement ou dissimulation d'actif, augmentation frauduleuse du passif, comptabilité fictive ou disparue. Les peines encourues sont de cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende, portées à sept ans et 100 000 euros lorsque l'auteur est dirigeant d'une société cotée. Des peines complémentaires d'interdiction de gérer et d'inéligibilité peuvent être prononcées.
Que devient le bail commercial en cas de procédure collective ?
Le bail commercial est un contrat en cours soumis à l'article L. 622-13 du Code de commerce. L'administrateur (en sauvegarde et redressement) ou le liquidateur (en liquidation) a une option : exiger la poursuite du bail ou y renoncer. Les loyers échus avant le jugement d'ouverture sont déclarés au passif. Les loyers postérieurs sont des créances post-jugement (article L. 622-17), à payer à leur échéance pour préserver le bail. Le bailleur ne peut prendre aucune mesure d'expulsion fondée sur un défaut de paiement antérieur au jugement pendant la période d'observation. Le bail peut être cédé au repreneur dans le cadre d'un plan de cession.
Comment sont protégés les salariés en cas de procédure collective ?
Les salariés bénéficient d'une triple protection. Garantie de paiement des salaires impayés et indemnités par l'AGS (Association pour la gestion du régime de Garantie des créances des Salariés), dans la limite des plafonds légaux. Représentation par un représentant des salariés désigné dès l'ouverture, qui assiste aux audiences et contrôle l'établissement du relevé des créances salariales. Maintien de l'emploi privilégié dans les plans de cession, le tribunal devant choisir l'offre qui garantit le mieux la sauvegarde des emplois. Le licenciement économique pendant la procédure obéit à des règles spécifiques d'autorisation.
La caution du dirigeant est-elle libérée par l'ouverture du redressement ?
Non. L'ouverture d'une procédure collective ne libère pas la caution. Toutefois, la caution personne physique bénéficie de l'arrêt provisoire des poursuites pendant la période d'observation et l'exécution du plan de sauvegarde ou de redressement. La caution peut opposer toutes les exceptions inhérentes à la dette : extinction, prescription, contestation. En cas de déclaration de créance, la caution est libérée si le créancier omet de déclarer dans le délai. Le dirigeant qui s'est porté caution doit anticiper ce risque dès l'ouverture en organisant sa défense personnelle.
L'arrêt des poursuites individuelles s'applique-t-il à toutes les actions ?
Le jugement d'ouverture interdit ou suspend toute action en justice tendant au paiement d'une somme d'argent ou à la résolution d'un contrat pour défaut de paiement, ainsi que toute procédure d'exécution sur les biens du débiteur (article L. 622-21 du Code de commerce). Les procédures fondées sur d'autres motifs (action en responsabilité, action en revendication, action en nullité) restent possibles. Les créanciers titulaires d'une créance post-jugement peuvent agir individuellement à l'échéance. Les actions des créanciers chirographaires sont reportées jusqu'à la clôture, sauf admission au passif.
Une nouvelle activité est-elle possible après une liquidation judiciaire ?
Oui, sauf interdiction de gérer ou faillite personnelle prononcée par le tribunal. Le dirigeant qui n'a pas été frappé d'une telle sanction peut créer ou diriger une nouvelle société. La clôture pour insuffisance d'actif n'emporte pas de plein droit interdiction de gérer. Toutefois, l'historique d'une procédure collective peut affecter l'accès au crédit, les relations avec les fournisseurs et la confiance des futurs partenaires. Le cabinet conseille systématiquement le dirigeant sur les conditions d'une reprise d'activité, la séparation patrimoniale et la documentation des décisions de gestion.
Références
Textes officiels et pages liées
Les sources de cette page et les expertises voisines du cabinet.
Textes officiels
- Code de commerce sur Légifrance — livre VI : articles L. 620-1, L. 622-24, L. 631-1, L. 640-1, L. 651-2
Synthèse
Situation, risque, acte, décision
Les configurations les plus fréquentes observées en cabinet en procédures collectives.
| Situation du créancier | Risque principal | Acte à accomplir | Décision recommandée |
|---|---|---|---|
| Créance antérieure au jugement d'ouverture | Inopposabilité totale faute de déclaration | Déclaration au mandataire dans les deux mois | Adresser la déclaration en LRAR avec pièces |
| Créancier titulaire d'une sûreté publiée | Délai courant à compter de l'avertissement personnel | Déclaration dans le délai notifié | Conserver l'avertissement comme preuve |
| Créance hors délai légal | Forclusion et perte du droit | Demande de relevé de forclusion (L. 622-26) | Démontrer que la défaillance n'est pas imputable |
| Contestation par le mandataire | Rejet partiel ou total de la créance | Saisine du juge-commissaire dans les délais | Préparer pièces et défense écrite |
| Créance née après jugement d'ouverture | Confusion avec passif antérieur | Paiement à l'échéance par l'administrateur | Article L. 622-17, créance privilégiée |
| Créancier étranger | Délai allongé à quatre mois | Déclaration dans les quatre mois suivant publication | Vérifier la traduction des pièces |
Discutons de votre situation, sans attendre.
Cessation des paiements à déclarer, créance à sauver ou dirigeant à défendre : envoyez l'état de trésorerie ou le jugement d'ouverture. En cette matière, chaque jour compte — réponse sous 24 heures ouvrées.