Malfaçons de construction — maîtres d'ouvrage et acquéreurs
Avocat malfaçons construction à Paris : expertise, réparation et indemnisation.
La première erreur est d'assigner sans avoir qualifié le désordre : décennale, biennale, parfait achèvement ou droit commun — la réponse conditionne le défendeur, le délai, la juridiction et la preuve. Le cabinet qualifie, fait expertiser et fait payer.
Chaque garantie a son délai : un an pour le parfait achèvement, deux ans pour la biennale, dix ans pour la décennale — tous courent depuis la réception. La qualification se fait avant la première mise en demeure.
Maître Reda Kohen
Avocat au Barreau de Paris — malfaçons, garanties légales et expertise.
Profil officiel sur l'annuaire Avocat.fr
Page mise à jour le 11 juin 2026.
Qualifier avant d'assigner
Solidité compromise ou impropriété à la destination : décennale (article 1792). Équipement dissociable défaillant : biennale (1792-3). Désordre réservé ou signalé dans l'année : parfait achèvement (1792-6). Le reste : droit commun.
La réception, point de départ
Expresse ou tacite — prise de possession et paiement la font présumer — elle déclenche les trois garanties et fixe tous les délais.
L'expertise, preuve opposable
Le référé de l'article 145 du code de procédure civile fixe les désordres, leurs causes et le chiffrage, contradictoirement avec tous les intervenants et leurs assureurs.
Réponse rapide
Trois garanties après réception : parfait achèvement un an (désordres réservés ou notifiés, exécution aux frais et risques après mise en demeure infructueuse), biennale deux ans (équipements dissociables), décennale dix ans (solidité ou impropriété, responsabilité de plein droit). L'indemnisation couvre quatre postes : travaux de reprise — chiffrés par l'expert, souvent indexés —, préjudice de jouissance, pertes financières connexes, frais d'expertise et de procédure.
Comprendre votre situation
Malfaçons : ce qui décide vraiment du dossier
Sept points pour qualifier le désordre, choisir la garantie et chiffrer la réparation.
Panneau 1 — La qualification
Quatre fondements, quatre régimes
Quatre règles structurent l'action en malfaçons.
La décennale (article 1792 du code civil) : responsabilité de plein droit pour les désordres compromettant la solidité ou rendant l'ouvrage impropre à sa destination — sans faute à prouver.
La biennale (article 1792-3) couvre deux ans le bon fonctionnement des équipements dissociables ; le parfait achèvement (article 1792-6) couvre un an les désordres réservés ou notifiés par écrit.
La réception — expresse ou tacite — déclenche tout : la prise de possession et le paiement la font présumer (Cass. 3e civ., 18 avril 2019, n° 18-13.734).
L'expertise de l'article 145 du code de procédure civile établit la preuve avant tout procès : désordres, causes, responsabilités, chiffrage.
Le chiffrage suit le principe de la réparation intégrale : travaux de reprise cadrés par devis et rapport — le juge retient souvent le chiffre médian, parfois actualisé sur l'indice du coût de la construction —, préjudice de jouissance, pertes connexes, frais. Un équipement qui tombe en panne par grand froid ou forte chaleur illustre la frontière entre biennale et décennale selon la gravité de l'atteinte à la destination (Cass. 3e civ., 12 novembre 2020, n° 19-18.213).
Panneau 2 — Vos pièces
Ce qu'il faut transmettre selon votre situation
Le procès-verbal de réception et les réserves portent la qualification.
Maître d'ouvrage
- Marché de travaux et devis acceptés
- Procès-verbal de réception et liste des réserves
- Courriers de dénonciation des désordres, photos datées
- Factures et devis de reprise
Acquéreur
- Acte authentique et mention des garanties décennales
- Attestations d'assurance des constructeurs
- Rapport d'expert technique éventuel
- Échanges avec le vendeur et les entreprises
Erreurs fréquentes : procès-verbal de réception ou réserves manuscrites non conservés ; sinistre non déclaré à l'assureur dommages-ouvrage.
Le cabinet mobilise aussi :
Panneau 3 — La méthode
Comment le cabinet vous accompagne
Le bon fondement évite la fin de non-recevoir ; l'expertise fait le quantum.
Premier échange et qualification
Marché, procès-verbal, réserves, courriers, photos : première lecture et choix du fondement sous 24 à 48 heures.
Constat et préparation
Constat d'huissier, expertise amiable éventuelle, identification des constructeurs et assureurs, calendrier de prescription.
Référé expertise 145
Assignation contre tous les intervenants, désignation de l'expert, suivi des opérations, dires écrits.
Indemnisation
Transaction sur la base du rapport ou assignation au fond ; condamnations in solidum des constructeurs et assureurs, suivi de l'exécution.
Déclaration parallèle à l'assureur dommages-ouvrage quand la police existe : préfinancement des réparations sans attendre les responsabilités.
Panneau 4 — Le calendrier
La timeline d'une action en malfaçons
Tous les délais courent depuis la réception.
J 0 — Découverte
Constat du désordre, photos datées, conservation des preuves d'apparition.
J+15 à J+45 — Mise en demeure
Constat contradictoire demandé au constructeur, déclaration à l'assureur dommages-ouvrage, constat d'huissier.
J+60 à J+120 — Référé 145
Assignation en référé expertise contre tous les intervenants et leurs assureurs.
Mois 3-12 — Expertise
Opérations contradictoires, qualification du désordre, chiffrage des reprises, dires.
Après rapport
Transaction ou assignation au fond ; jugement et condamnations in solidum.
Bornes des garanties
Un an parfait achèvement, deux ans biennale, dix ans décennale — depuis la réception, expresse ou tacite.
Panneau 5 — Les vérifications
Ce que le cabinet contrôle avant d'agir
Aucune assignation sans avoir validé ces points.
Date de réception, expresse ou tacite, et délais restant à courir pour chaque garantie.
Qualification : décennale, biennale, parfait achèvement ou responsabilité contractuelle.
Caractère apparent ou caché du désordre au jour de la réception, réserves formulées.
Identification complète des constructeurs et de leurs assureurs.
Quantum : devis multiples, rapport contradictoire, jouissance et pertes connexes.
Déclaration dommages-ouvrage et coordination avec le préfinancement.
Transmettez ce que vous avez, même incomplet : le cabinet hiérarchise et complète avec vous en urgence au 06 46 60 58 22.
FAQ
Questions fréquentes
15 réponses détaillées, sourcées sur les textes et la jurisprudence.
Quels désordres relèvent de la garantie décennale ?
La garantie décennale couvre les désordres qui, apparus après réception, compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre a sa destination, conformément a l'article 1792 du code civil. Sont concernes typiquement les infiltrations en toiture ou façade compromettant l'habitabilité, les fissures structurelles affectant le gros oeuvre, les défauts d'étanchéité des balcons et terrasses, les défaillances graves de chauffage par geothermie ou climatisation centrale formant ouvrage, les vices du sol et tassements différentiels.
La jurisprudence apprécie strictement le critère d'impropriété : un désordre purement esthétique ou de confort ne suffit pas. La 3e chambre civile a retenu cette responsabilité pour une climatisation sous-dimensionnee qui tombait en panne par grand froid ou forte chaleur (Cass. 3e civ., 12 novembre 2020, n° 19-18.213, publié au Bulletin).
Combien de temps après la réception peut-on agir ?
Le délai pour agir contre les constructeurs sur le fondement de la garantie décennale est de dix ans à compter de la réception des travaux, en application de l'article 1792-4-1 du code civil. Ce délai vaut pour les désordres relevant des articles 1792 et 1792-2.
Pour les désordres affectant les éléments d'équipement dissociables, la garantie de bon fonctionnement de l'article 1792-3 du code civil court pendant deux ans à compter de la réception. La garantie de parfait achèvement de l'article 1792-6 est limitée a un an. Le point de départ est uniforme : la date de réception, expresse ou tacite.
L'expertise judiciaire est-elle indispensable ?
Elle l'est presque systématiquement lorsque le désordre est contesté, lorsque sa qualification (décennale, biennale, contractuelle) prête a discussion ou lorsque l'origine technique reste a établir. L'expertise judiciaire fournit un rapport opposable, contradictoire, sur lequel le juge peut s'appuyer pour statuer.
Le maître d'ouvrage peut saisir le juge des référés sur le fondement de l'article 145 du code de procédure civile, qui prévoit que s'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d'un litige, les mesures d'instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées
. Lorsque la mesure porte sur un immeuble, la juridiction du lieu de situation est seule compétente.
Que faire si le constructeur refuse de venir constater ?
Le refus du constructeur de se rendre sur place ou de répondre aux courriers n'est pas un obstacle. Le maître d'ouvrage doit constituer la preuve par des moyens autonomes : constat d'huissier, photos datées, attestations de tiers, expertise amiable d'un bureau de contrôle, devis de reprise.
Une fois ces éléments réunis, l'avocat sollicite une expertise judiciaire en référé sur le fondement de l'article 145 du code de procédure civile. La procédure aboutit a la désignation d'un expert indépendant qui examinera contradictoirement les désordres, identifiera leurs causes et chiffrera les travaux de reprise. Le rapport produit a l'audience au fond conditionne très largement l'issue du litige.
La réception sans réserve fait-elle perdre tous les recours ?
Non. La réception sans réserve emporte purge des seuls désordres apparents au jour de la réception. Les désordres cachés a cette date, qui se révèlent ensuite, restent couverts par la garantie décennale, par la garantie de bon fonctionnement biennale ou par la responsabilité contractuelle de droit commun selon leur nature.
L'appréciation du caractère apparent ou cache se fait par référence a un maître d'ouvrage normalement diligent, au moment précis de la réception. Un dommage n'est apparent que si non seulement sa manifestation visible mais aussi ses causes et ses conséquences étaient prévisibles. Cette analyse est décisive en cas de litige.
Comment prouver une réception tacite ?
La 3e chambre civile a pose une règle claire : la prise de possession de l'ouvrage et le paiement des travaux font présumer la volonté non équivoque du maître d'ouvrage de le recevoir avec ou sans réserves (Cass. 3e civ., 18 avril 2019, n° 18-13.734, publié au Bulletin).
La haute juridiction a également juge que l'achèvement de la totalité de l'ouvrage n'est pas une condition de la prise de possession d'un lot et de sa réception
et que le paiement de l'intégralité des travaux d'un lot et sa prise de possession par le maître de l'ouvrage valent présomption de réception tacite
(Cass. 3e civ., 30 janvier 2019, n° 18-10.197, publié au Bulletin). Lorsque prise de possession et paiement sont diffères, la date retenue est celle du dernier événement.
Qui paye l'expertise judiciaire en référé 145 ?
Le demandeur a l'expertise consigne auprès du régisseur du tribunal une provision destinée a couvrir les honoraires et frais de l'expert. Cette consignation est fixée par l'ordonnance de désignation, en général entre 1 500 et 5 000 euros pour un dossier construction courant. Le demandeur peut ne pas être celui qui supportera la charge finale.
Au stade du fond, les dépens, dont les frais d'expertise font partie, sont en principe a la charge de la partie perdante. Si le constructeur est condamne, il rembourse la consignation au demandeur. La cle est de bien argumenter le motif légitime au stade de la requête : sans cela, la mesure peut être refusée, et la consignation engagée en pure perte.
Le maître d'ouvrage peut-il faire les travaux a ses frais et se faire rembourser ?
La règle est qu'il doit éviter d'effectuer les travaux de reprise avant l'expertise judiciaire, sauf urgence caractérisée. La modification des lieux peut compromettre l'identification des causes, faire disparaître la preuve et fragiliser la procédure. Le constructeur s'opposera systématiquement a la prise en charge en invoquant l'impossibilité d'examiner contradictoirement le désordre.
Si l'urgence existe (dégât des eaux actif, péril structurel, danger pour les personnes), le maître d'ouvrage peut faire constater par huissier l'état des lieux avant intervention, conserver les éléments déposes, photographier l'ensemble. La garantie de parfait achèvement de l'article 1792-6 du code civil permet, après mise en demeure restée infructueuse, l'exécution des travaux aux frais et risques du constructeur.
L'assurance dommages-ouvrage couvre-t-elle les malfaçons ?
L'assurance dommages-ouvrage préfinance les travaux de réparation des désordres relevant de la garantie décennale. Elle paie sans recherche préalable de responsabilités, ce qui évité au maître d'ouvrage d'attendre l'issue du litige avec le constructeur. L'assureur se retourne ensuite contre le constructeur fautif et son assureur de responsabilité décennale.
Le déclenchement de la garantie suppose une déclaration de sinistre dans les délais. L'assureur dispose de 60 jours pour notifier sa position sur la garantie, puis de 90 jours pour proposer une indemnité. Le défaut de respect de ces délais est lourdement sanctionne. Pour aller plus loin, voir la page assurance dommages-ouvrage.
Que faire si l'entreprise est en liquidation ?
La liquidation de l'entreprise ne fait pas obstacle a l'action en garantie décennale. Le maître d'ouvrage doit déclarer sa créance au mandataire judiciaire dans les délais légaux, mais l'action principale doit être dirigée contre l'assureur de responsabilité décennale du constructeur. Cette assurance est obligatoire et reste mobilisable même si l'entreprise a disparu.
Le contrat d'assurance décennale, souscrit a l'ouverture du chantier, demeure attache a l'ouvrage pendant dix ans. La déclaration de sinistre est faite directement auprès de l'assureur, qui ne peut opposer la situation de l'entreprise pour refuser sa garantie. Le défi consiste souvent a identifier l'assureur lorsque la société a cesse son activité : l'attestation d'assurance fournie en début de chantier est un document a conserver impérativement.
L'architecte est-il responsable solidairement ?
L'architecte qui a reçu mission de conception ou de suivi d'exécution relève également de la responsabilité décennale lorsque les désordres procèdent d'une faute de conception, de suivi ou de coordination. Il est tenu in solidum avec les entreprises ayant participé a la réalisation, ce qui permet au maître d'ouvrage de poursuivre l'un quelconque des constructeurs pour la totalité du dommage.
La répartition entre l'architecte et les entreprises se fait dans le cadre d'appels en garantie, en fonction des fautes propres de chacun. La 3e chambre civile applique strictement la responsabilité solidaire lorsque les désordres compromettent la solidité ou rendent l'ouvrage impropre a sa destination, peu importe la part précisé de chaque intervenant.
Comment chiffrer le préjudice de jouissance ?
Le préjudice de jouissance correspond a la privation, totale ou partielle, de l'usage normal du bien. Il se chiffre en euros par mois, en proportion de la valeur locative du bien et de la surface ou de la fonction effectivement perdue. Une pièce principale rendue inhabitable par des infiltrations majore le calcul ; un balcon impraticable aboutit a un montant moindre.
L'avocat construit le chiffrage à partir de plusieurs éléments : surface impactee, durée d'indisponibilité, valeur locative comparée de biens équivalents, photos et constats datant l'apparition et la persistance du trouble. L'expert judiciaire confirme généralement la réalité du trouble, le chiffrage final relevant du juge. Pour des désordres lourds sur logement principal, les fourchettes habituelles vont de 200 a 1 200 euros par mois selon la gravité et la durée.
Le délai de prescription décennale court à partir de quand ?
Le délai de dix ans pose par l'article 1792-4-1 du code civil court à compter de la réception des travaux. La réception est l'acte par lequel le maître d'ouvrage déclare accepter l'ouvrage avec ou sans réserves, en application de l'article 1792-6 du code civil.
En l'absence de procès-verbal de réception, le juge recherche la réception tacite, qui suppose une volonté non équivoque de recevoir. Lorsque prise de possession et paiement intégral sont diffères dans le temps, la date retenue est celle du dernier événement (Cass. 3e civ., 12 novembre 2020, n° 19-18.213, publié au Bulletin). L'enjeu est décisif : un dossier dont la réception n'est pas établie peut perdre l'ensemble des garanties légales.
Peut-on transiger avant l'expertise judiciaire ?
Oui, et c'est souvent souhaitable lorsque les responsabilités sont claires et le chiffrage des reprises mesure. Une transaction signée dans les règles de l'article 2044 et suivants du code civil a force de chose jugée entre les parties et évité les coûts et délais d'une procédure judiciaire au fond.
La négociation est généralement plus efficace lorsque les désordres ont déjà ete examines, soit par un expert amiable, soit par un constat d'huissier complet. Une transaction prématurée, signée sans étude technique, expose le maître d'ouvrage a des découvertes ultérieures non couvertes. L'avocat rédige une transaction qui délimite précisément les désordres vises et réserve expressément les sinistres a venir.
Quel tribunal est compétent pour les malfaçons a Paris ?
Le tribunal judiciaire de Paris est compétent pour les actions en garantie décennale lorsque l'immeuble est situe a Paris. La règle de compétence territoriale repose sur la situation de l'immeuble en matière réelle immobilière, ainsi que sur le domicile du défendeur. En référé expertise, lorsque la mesure porte sur un immeuble, l'article 145 du code de procédure civile impose la juridiction du lieu de l'immeuble.
Pour les chantiers en proche couronne, le tribunal judiciaire de Bobigny, Creteil, Nanterre ou Versailles peut être compétent selon la commune. Le cabinet, situe au 11 rue Margueritte 75017 Paris, plaide régulièrement devant l'ensemble de ces juridictions et coordonne les expertises judiciaires sur tout le ressort de la cour d'appel de Paris.
Références
Textes officiels et pages liées
Les sources de cette page et les expertises voisines du cabinet.
Textes officiels
- Code civil sur Légifrance — articles 1792, 1792-3, 1792-6
- Code de procédure civile sur Légifrance — référé expertise, article 145
Synthèse
Situation, preuve, délai, action
Les configurations les plus fréquentes au cabinet, pour calibrer rapidement la priorité et l'arme procédurale.
| Situation | Preuve décisive | Délai | Action utile |
|---|---|---|---|
| Infiltrations en toiture deux ans après la réception | Constat d'huissier, photos datées, attestation technique, devis de reprise | Avant l'expiration du délai décennal de l'article 1792-4-1 | Référé expertise 145 CPC, puis action en garantie décennale au fond |
| Volets roulants défaillants après un an | Courriers de dénonciation, devis de remplacement, attestation d'expert | 2 ans à compter de la réception (article 1792-3) | Garantie de bon fonctionnement contre l'entrepreneur |
| Réserves a la réception non leves | Procès-verbal de réception avec réserves, mises en demeure restées infructueuses | 1 an à compter de la réception (article 1792-6) | Garantie de parfait achèvement, travaux aux frais et risques |
| Pas de procès-verbal de réception | Justificatif de paiement intégral, prise de possession, courriers | 10 ans à compter de la réception tacite | Action visant la réception tacite présumée, puis décennale |
| Entreprise en liquidation judiciaire | Attestation d'assurance décennale, marche, déclaration de créance | 10 ans à compter de la réception | Action directe contre l'assureur de responsabilité décennale |
| Fissures structurelles après 6 ans | Rapport de bureau d'études, photos chronologiques, devis de reprise | 10 ans à compter de la réception | Référé 145 CPC contre constructeur, architecte et assureurs |
Dossiers
Cas pratiques du cabinet
Exemples anonymisés. Les chiffres correspondent à des dossiers réels, arrondis par souci de discrétion.
Les exemples ci-dessous, anonymisés, illustrent la diversité des situations traitées. Les chiffres correspondent a des dossiers réels mais ont ete arrondis par souci de discrétion.
Maître d'ouvrage indemnise 38 500 euros pour reprise d'infiltrations en toiture
Maison individuelle livrée quatre ans plus tot avec étanchéité défaillante en toiture-terrasse. Référé expertise 145 CPC, expert désigne, rapport retenant la responsabilité décennale du couvreur. Action au fond et condamnation de l'assureur a 38 500 euros au titre des travaux et 4 800 euros pour le préjudice de jouissance.
Action : 145 CPC + décennale. Resultat : maître d'ouvrage indemnise, immeuble repris.
Réception tacite retenue, maître d'ouvrage déboute
Renovation d'appartement parisien sans procès-verbal de réception. Maître d'ouvrage agissant 9 ans après l'achèvement, contestant les désordres. La cour retient la réception tacite par prise de possession et paiement intégral du solde. Action déclarée prescrite au-delà des 10 ans courant à compter de la réception tacite.
Action : qualification de la réception. Resultat : entreprise hors de cause sur la décennale.
Expertise judiciaire ordonnée, accord transactionnel a 22 000 euros
Maison neuve présentant des désordres apparus après réception sur les enduits de façade. Référé expertise 145 CPC, expert désigne avec mission complète. Sur les premières conclusions de l'expert, accord transactionnel signe entre les parties pour 22 000 euros, évitant un procès au fond. Reprises réalisées dans les six mois.
Action : référé 145 + transaction. Resultat : indemnisation rapide hors procès.
Une malfaçon à faire réparer ? Réagissez aujourd'hui.
Maître d'ouvrage, acquéreur ou entreprise : la qualification du désordre et le calendrier décident du dossier. Envoyez le marché, le procès-verbal de réception et les photos — réponse sous 24 à 48 heures.