Une sentence arbitrale a été rendue dans une procédure à laquelle vous n’étiez pas partie, et elle vous lèse : saisie-attribution sur vos comptes en vertu d’un arrêt d’exequatur, mise en jeu de votre cautionnement, créance fixée contre votre débiteur principal, atteinte à votre périmètre patrimonial. L’article 1501 du Code de procédure civile ouvre la tierce opposition contre la sentence en arbitrage interne. En arbitrage international, l’article 1506 ferme cette voie contre la sentence, mais la Cour de cassation, dans son arrêt Central Bank of Libya du 26 mai 2021 (n° 19-23.996, Publié au Bulletin), a ouvert la tierce opposition contre la décision d’exequatur elle-même. Le régime se construit ainsi en deux étages : sentence interne et ordonnance d’exequatur internationale.
Comment ça se passe.
Le cadre procédural de la tierce opposition contre une sentence arbitrale.
Caution solidaire mise en jeu, saisie-attribution pratiquée sur un compte tiers, exequatur d’une sentence étrangère portée en France : à chaque schéma correspond un véhicule procédural distinct. La distinction entre arbitrage interne et arbitrage international gouverne l’identification de la voie de recours utile.
Les voies d’action et l’articulation avec les autres recours.
Questions fréquentes.
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Saisie-attribution pratiquée en vertu d’un arrêt d’exequatur, créance arbitrée opposée à votre cautionnement, sentence prononcée contre une société dont vous êtes actionnaire ou créancier, exequatur étranger sur vos actifs en France : chaque scénario suppose un diagnostic procédural et un choix de véhicule de recours adapté à la qualification interne ou internationale de l’arbitrage.