Cabinet Kohen Avocats · Paris

—

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse : 80 € TTC, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Article généré par une intelligence artificielle, selon un processus conçu et contrôlé par le cabinet

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Permis de construire périmé et chantier interrompu à Paris et en Île-de-France : contester le constat de la mairie et repartir en 2026

Vous recevez un courrier de la mairie qui affirme que votre permis de construire est périmé : le chantier est à l’arrêt depuis des mois, les travaux n’ont jamais vraiment démarré ou l’entreprise a fait défaut, et l’administration vous invite à ne plus construire. Ce courrier n’est ni une simple information ni une décision définitive incontestable. La péremption obéit à des délais précis, trois ans pour entreprendre les travaux puis une année d’interruption au-delà, et le constat de la mairie peut être faux : un recours a pu suspendre le délai, une prorogation ou le décret du 26 mai 2025 a pu le prolonger, des travaux suffisants ont pu l’interrompre à temps. Le Conseil d’État vient encore de le rappeler le 21 février 2025 en annulant un constat de caducité prononcé par le maire de Marseille. Cet article explique quand un permis de construire est vraiment périmé, comment prouver que vos travaux ont sauvé le délai, comment contester le constat de la mairie devant le tribunal administratif et comment repartir, par une prorogation encore possible ou par une nouvelle demande, à Paris et en Île-de-France.

I. Votre permis est-il vraiment périmé

A. Le double délai de trois ans puis d’un an, et tout ce qui le prolonge

Le point de départ est le texte : l’article R*424-17 du code de l’urbanisme dispose que « Le permis de construire, d’aménager ou de démolir est périmé si les travaux ne sont pas entrepris dans le délai de trois ans à compter de la notification mentionnée à l’article R. 424-10 ou de la date à laquelle la décision tacite est intervenue. Il en est de même si, passé ce délai, les travaux sont interrompus pendant un délai supérieur à une année. » La même règle vaut pour la décision de non-opposition à une déclaration préalable quand elle porte sur des travaux. Votre arrêté de permis le rappelle d’ailleurs lui-même, puisque l’article A424-8 du code de l’urbanisme impose de compléter tout arrêté accordant un permis par la mention de cette durée de validité de trois ans et de l’interruption supérieure à une année. Le délai court donc dès la notification du permis, en pratique dès la première présentation du recommandé, et non à la date où vous décidez de commencer.

La seconde branche du délai est plus protectrice qu’elle n’en a l’air. L’année d’interruption ne court qu’après l’expiration des trois ans : si vous avez engagé des travaux pendant le délai initial, même très tôt, puis arrêté le chantier, vous bénéficiez en pratique de près de quatre ans avant que la péremption puisse jouer. C’est la lecture retenue par le Conseil d’État le 10 mai 2017 (n° 399405, SCI La Bruyère) : l’interruption des travaux ne rend le permis caduc que si elle excède un an à compter de l’expiration du délai de trois ans, le second délai prenant strictement le relais du premier. L’interruption doit en outre être continue : une reprise même partielle du chantier avant l’échéance de l’année fait obstacle à la péremption, le juge exigeant un délai continu de plus d’une année sans activité matérielle d’exécution (CE, 14 mars 1984, Association SOS Paris). À l’inverse, un simple arrêt de quelques mois suivi d’une reprise ne périme rien, même si la mairie s’en inquiète.

Trois mécanismes peuvent ensuite allonger ou décaler ce délai, et chacun doit être vérifié avant d’accepter le constat de la mairie. D’abord, la suspension en cas de recours : l’article R*424-19 du code de l’urbanisme prévoit que « le délai de validité prévu à l’article R. 424-17 est suspendu jusqu’au prononcé d’une décision juridictionnelle irrévocable » quand le permis fait l’objet d’un recours devant la juridiction administrative. Seul le recours contentieux suspend, et le délai reprend ensuite pour la durée restant à courir le jour de la suspension, sans repartir de zéro. Le Conseil d’État a tranché le 21 février 2025 (n° 493902) le point qui divisait les tribunaux : la suspension dure jusqu’à la date à laquelle la décision juridictionnelle devient irrévocable, c’est-à-dire jusqu’à l’expiration des délais de recours contre elle. Dans cette affaire, le recours des voisins contre un permis marseillais avait été rejeté par le tribunal administratif le 26 octobre 2017 et le jugement, non frappé d’appel, était devenu irrévocable le 28 décembre 2017 ; la suspension avait donc couru du 13 septembre 2016 au 28 décembre 2017, et le permis, prorogé d’une année par ailleurs, n’expirait que le 18 juillet 2021. Le constat de péremption dressé le 9 septembre 2021 par le maire était illégal. Vérifiez donc systématiquement si un recours de voisin, même rejeté depuis longtemps, a suspendu votre délai : l’addition des périodes suspendues déplace souvent l’échéance de plusieurs mois, voire de plus d’une année.

Ensuite, la prorogation. L’article R*424-21 du code de l’urbanisme permet de proroger le permis « deux fois pour une durée d’un an, sur demande de son bénéficiaire si les prescriptions d’urbanisme et les servitudes administratives de tous ordres auxquelles est soumis le projet n’ont pas évolué de façon défavorable à son égard ». La demande doit être adressée en deux exemplaires, par pli recommandé ou déposée à la mairie, « deux mois au moins avant l’expiration du délai de validité » (article R*424-22), et l’article R*424-23 ajoute que « La prorogation est acquise au bénéficiaire du permis si aucune décision ne lui a été adressée dans le délai de deux mois suivant la date de l’avis de réception postal ou de la décharge de l’autorité compétente pour statuer sur la demande. » et qu’elle « prend effet au terme de la validité de la décision initiale ». Une prorogation obtenue puis oubliée dans un dossier décale l’échéance d’un an, deux prorogations d’autant, et le silence de la mairie vaut acceptation : réclamez le récépissé de votre demande et comptez les deux mois. Notez que le transfert du permis à un acquéreur ne change rien à ce compteur, le Conseil d’État jugeant qu’un transfert ne produit aucun effet sur la durée de péremption initiale ou prorogée (CE, 16 février 1979, SCI Cap Naïo).

Enfin, la prolongation automatique issue du décret n° 2025-461 du 26 mai 2025, publié au Journal officiel du 27 mai 2025 pour soutenir la construction. Son article 1er porte à cinq ans, sans aucune demande, le délai de validité des permis de construire, d’aménager ou de démolir et des décisions de non-opposition délivrés entre le 28 mai 2022 et le 28 mai 2024. Son article 2 proroge d’un an ceux qui ont été délivrés entre le 1er janvier 2021 et le 27 mai 2022. Le décret ne s’applique qu’aux autorisations qui étaient encore en cours de validité à la date de sa publication, et il écarte, pour les permis portés à cinq ans, la prorogation classique de deux fois un an. Si votre permis parisien ou francilien a été notifié dans ces fenêtres et n’était pas déjà périmé au printemps 2025, l’échéance que la mairie vous oppose est peut-être tout simplement fausse : refaites le calcul en intégrant le décret avant toute contestation. Dernier cas de décalage du point de départ : lorsque les travaux ne peuvent pas commencer sans une autorisation relevant d’une autre législation, l’article R*424-20 du code de l’urbanisme reporte le départ des trois ans à la date où les travaux peuvent effectivement commencer au titre de cette autre législation.

B. Prouver que vos travaux ont interrompu le délai à temps

Quand le délai calculé est dépassé en apparence, tout se joue sur la preuve : des travaux suffisants entrepris avant l’échéance interrompent le délai et écartent la péremption, même si le chantier s’est ensuite arrêté. Encore faut-il qu’il s’agisse de vrais travaux d’exécution du projet autorisé, et non d’actes préparatoires ou dilatoires destinés seulement à sauver le permis. Le juge apprécie au cas par cas, souverainement, si les travaux exécutés correspondent réellement à l’opération autorisée et s’ils présentent une importance significative (CE, 21 juin 2002, Commune du Cannet-des-Maures ; CE, 15 juillet 2004, Chabaud).

Du côté des travaux qui sauvent le permis, la jurisprudence retient les démolitions nécessaires et d’une certaine importance préalables au projet, les sondages, fouilles et terrassements qui dessinent l’emprise de la construction sur le terrain, le creusement puis le coulage des fondations (CE, 28 janvier 1987, Comité de défense des espaces verts c/ SA Le Lama ; CE, 24 septembre 1990, Fédération des commerçants d’Auch). L’arrêt marseillais du 21 février 2025 (n° 493902) donne un repère concret et récent : une base de vie installée, un compresseur et une pelleteuse présents sur place et des micropieux réalisés avant l’échéance ont été jugés suffisamment importants pour constituer un début d’exécution, rendant illégal le constat de caducité. À l’inverse, les actes de simple préparation ne suffisent jamais : débroussaillage, dépôt de matériaux ou de matériels, ouverture d’un accès, baraques de chantier, décapage partiel (CE, 16 avril 1975, Ville de Louveciennes ; CE, 5 octobre 1988, Teulery). Les actes purement juridiques sont également impuissants sans commencement matériel : ni la déclaration d’ouverture de chantier à elle seule (CE, 9 février 1977, Vergès ; CE, 7 mai 2003, Association de sauvegarde du patrimoine martiniquais), ni la signature d’un marché de travaux, ni la souscription d’une assurance ne font échec à la péremption (CE, 28 juillet 1999, SCI Jeanne d’Arc). Déposer la déclaration d’ouverture puis laisser le terrain vide pendant trois ans, c’est donc perdre son permis à coup sûr.

Constituez dès maintenant un dossier de preuve daté et contradictoire : déclaration d’ouverture de chantier et récépissés, photographies horodatées montrant les engins, les fouilles, les fondations et l’emprise, constats de commissaire de justice avant l’échéance et après chaque phase, factures et situations de travaux des entreprises mentionnant les dates d’intervention, bordereaux de livraison du béton, procès-verbaux de réunion de chantier. Demandez aussi à votre architecte ou à votre maître d’œuvre une attestation précise décrivant la nature et l’importance des ouvrages exécutés et leur conformité au permis. En cas de contrôle ou de procès-verbal, ces pièces feront la différence entre des travaux significatifs établis et de simples affirmations. Et si votre chantier parisien ou francilien a été interrompu par une décision du juge judiciaire, par exemple après l’assignation d’un voisin qui se plaint d’un trouble, sachez que cette interruption forcée ne fait pas courir la péremption : elle suspend le délai, qui recommence à courir si la décision judiciaire est annulée (CE, 22 novembre 2002, François-Poncet). Conservez dans ce cas le jugement d’interruption et suivez l’instance jusqu’à son terme, car la reprise du délai dépend de son issue.

II. Contester le constat de la mairie et repartir

A. Le constat de péremption n’est pas une fatalité et il se juge à Paris comme ailleurs en Île-de-France

La péremption s’acquiert par le seul écoulement du temps, sans qu’aucune décision soit nécessaire : un permis peut donc être périmé alors même que la mairie n’a rien écrit. Mais dès que l’administration prend position par écrit, en vous notifiant que votre permis est périmé pour vous inviter à cesser les travaux, sa lettre est un acte administratif qui fait grief et qui se conteste devant le juge administratif. Le revirement est ancien et toujours appliqué : après avoir longtemps jugé que ces lettres n’étaient que de simples informations, le Conseil d’État a reconnu leur caractère décisoire le 12 octobre 1984 (M. Lafon), confirmé le 2 décembre 1987 (Société civile professionnelle Val rose). Vous pouvez donc former un recours pour excès de pouvoir contre le constat lui-même, sans attendre un refus de permis ultérieur et sans être réduit à construire quand même au risque d’une sanction pénale. Un constat notifié avant même l’expiration du délai de trois ans est irrégulier par définition (CE, 30 juillet 2014, M. Berthaux, n° 373426) : vérifiez les dates avant tout le reste. La question de la motivation de ce constat a été posée au Conseil d’État dans un avis contentieux du 1er juillet 2025 (n° 502802), rendu au visa de l’article L. 211-1 du code des relations entre le public et l’administration : en attendant une position stabilisée, exigez un constat écrit qui vise les textes et les dates, car une lettre vague et non datée se combat plus facilement.

Le contentieux a souvent trois acteurs, et chacun dispose d’une voie. Si vous êtes le titulaire du permis déclaré périmé, contestez le constat par un recours gracieux auprès du maire puis, dans le délai de deux mois, par un recours devant le tribunal administratif du lieu du terrain : à Paris, le tribunal administratif de Paris pour un chantier parisien, et en Île-de-France le tribunal de Cergy-Pontoise, de Melun, de Versailles ou de Montreuil selon le département d’implantation. Joignez à la requête votre calcul du délai intégrant suspension, prorogations et décret de 2025, ainsi que le dossier de preuve des travaux. Si l’urgence l’exige parce que la revente, le financement ou la reprise du chantier sont bloqués, un référé-suspension peut être demandé en parallèle pour obtenir rapidement la suspension du constat. Si vous êtes le voisin qui veut faire constater qu’un permis voisin est périmé, vous pouvez saisir le maire d’une demande en ce sens (CE, 27 mars 2000, Syndicat des copropriétaires Le Lympia ; CE, 13 avril 2016, Bartolomei sur l’intérêt à agir des voisins immédiats) : le refus du maire de constater la caducité confirme implicitement le permis et constitue une décision qui se conteste elle aussi (CE, 17 mars 2017, Malsoute). Le Conseil d’État a précisé dans l’arrêt marseillais du 21 février 2025 que le voisin qui avait demandé le constat peut former tierce opposition contre le jugement qui annule ce constat, alors que la simple qualité de voisin ne suffit pas en principe. Respectez dans tous les cas la formalité de l’article R*600-1 du code de l’urbanisme, qui impose de notifier son recours à l’auteur de la décision et au titulaire de l’autorisation à peine d’irrecevabilité, et gardez à l’esprit que le délai de recours des tiers contre un permis court à compter du premier jour d’une période continue de deux mois d’affichage sur le terrain (article R*600-2, affichage prévu par l’article R*424-15).

En pratique francilienne, anticipez aussi les délais réels : l’instruction d’un recours au fond devant les tribunaux administratifs d’Île-de-France prend couramment plus d’une année, pendant laquelle votre chantier reste à l’arrêt si vous n’avez pas obtenu de suspension. C’est pourquoi le recours gracieux immédiat, précis et chiffré compte autant que le recours contentieux : un maire confronté à une démonstration complète, suspension pour recours des voisins calculée au jour près, prorogation tacite acquise par son propre silence de deux mois, décret de 2025 applicable, photographies de fondations, retire parfois lui-même son constat sans attendre le juge. Et ne construisez jamais sur un permis dont la péremption est sérieusement soutenable en espérant régulariser après coup : bâtir sans autorisation valide expose à des sanctions pénales, l’article L480-4 du code de l’urbanisme punissant les travaux exécutés en méconnaissance des obligations du livre IV d’une amende comprise entre 1 200 euros et un montant pouvant atteindre 6 000 euros par mètre carré de surface construite, sans préjudice de la démolition que le juge pénal peut ordonner.

B. Repartir sur des bases saines : prorogation encore ouverte ou nouvelle demande

Si le délai n’est pas encore expiré, la prorogation reste votre meilleur réflexe : deux demandes successives d’un an chacune sont possibles tant que les règles d’urbanisme n’ont pas évolué défavorablement, à adresser au moins deux mois avant l’échéance, le silence de la mairie pendant deux mois valant acceptation. Chaque prorogation décale mécaniquement le point de départ de l’année d’interruption tolérable, puisqu’elle prend effet au terme de la validité initiale. Vérifiez avant de déposer que votre projet respecte toujours le plan local d’urbanisme dans sa version en vigueur, car une évolution défavorable du zonage ou des règles de hauteur, d’emprise ou de stationnement fait échec à la prorogation et rend la demande inutile.

Si le permis est définitivement périmé, il faut déposer une nouvelle demande, et c’est un nouveau permis qui sera instruit au regard des règles en vigueur au jour de la décision, sans cristallisation des règles anciennes. L’article L424-5 du code de l’urbanisme le permet expressément sur le même terrain : la délivrance antérieure d’une autorisation « ne fait pas obstacle au dépôt par le même bénéficiaire de ladite autorisation d’une nouvelle demande d’autorisation visant le même terrain ». Avant de redéposer, faites le point sur ce qui a changé depuis le premier permis : révision du plan local d’urbanisme, nouveau périmètre de protection d’un monument historique avec avis conforme de l’architecte des Bâtiments de France, servitude d’utilité publique nouvellement opposable, plan de prévention des risques. À Paris, les évolutions du plan local d’urbanisme bioclimatique et, en petite comme en grande couronne, les modifications des plans locaux et des périmètres d’étude avec sursis à statuer peuvent transformer un projet autrefois autorisé en projet refusé. Quand le premier permis avait été refusé avant d’être accordé, ou quand le nouveau dossier risque le refus, préparez dès le dépôt la contestation utile : délais de recours, recours gracieux, référé et indemnisation, selon la méthode applicable à tout refus de permis de construire contesté devant le tribunal administratif. Enfin, si vous vendez le terrain avec un chantier à l’arrêt, purgez la question par écrit : un permis périmé ne se transfère pas utilement et ne sécurise pas l’acquéreur, seul un permis en cours de validité, prorogé ou renouvelé, justifie le prix et le calendrier de l’opération.

Enfin, n’oubliez pas les opérations passées par déclaration préalable : le dernier alinéa de article R*424-17 étend expressément toute cette mécanique de péremption à la décision de non-opposition « lorsque cette déclaration porte sur une opération comportant des travaux », de sorte qu’une extension ou une piscine autorisée par déclaration puis abandonnée plus de trois ans sans commencement, ou interrompue plus d’une année au-delà, se périme exactement comme un permis.

Un permis déclaré périmé n’est donc jamais une fin en soi : délais mal calculés, suspension oubliée pour un vieux recours de voisins, prorogation tacite acquise par le silence de la mairie, prolongation automatique du décret du 26 mai 2025 pour les permis délivrés entre 2021 et 2024, travaux de fondations ou de micropieux suffisants à établir par constats et factures, autant de moyens qui, vérifiés pièces en main, font tomber le constat. Et quand la péremption est avérée, la voie de la nouvelle demande reste ouverte sur le même terrain, à condition d’épouser les règles du jour. Le réflexe décisif tient en trois gestes : recalculer le délai au jour près en intégrant chaque cause de suspension et de prolongation, réunir la preuve matérielle et datée des travaux exécutés, puis contester le constat dans le délai de deux mois devant le tribunal du lieu du terrain ou redéposer un dossier conforme aux règles actuelles.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».