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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Signaler un loyer trop élevé à Paris : mise en demeure de la Ville, amende du préfet et remboursement du trop-perçu (2026)

Votre loyer parisien dépasse-t-il le plafond légal ? Depuis le 1er juillet 2026, de nouveaux loyers de référence s’appliquent à Paris, fixés par l’arrêté préfectoral du 12 juin 2026, et le plafonnement des hausses est prolongé jusqu’au 31 juillet 2027. Pourtant, de nombreux baux signés ou renouvelés cet été dépassent encore le loyer de référence majoré, parfois avec un complément de loyer qui ne repose sur rien. La bonne nouvelle, confirmée par plusieurs jugements du tribunal judiciaire de Paris rendus en 2025 et 2026, tient en deux leviers : vous pouvez signaler votre bailleur à la Ville de Paris, qui contrôle, met en demeure et peut faire prononcer une amende par le préfet, puis saisir le juge des contentieux de la protection pour obtenir la diminution du loyer et le remboursement du trop-perçu, avec intérêts. Cet article explique comment signaler pas à pas, quels délais respecter, quelles preuves réunir et ce que le juge ordonne concrètement, montants à l’appui.

I. Faire constater le dépassement du plafond par la Ville de Paris et le préfet

A. Signaler son loyer à Paris : vérifier le plafond au mètre carré puis alerter la Ville

Avant tout signalement, vous devez calculer vous-même le plafond applicable à votre logement. Le mécanisme repose sur trois montants fixés chaque année par arrêté préfectoral : un loyer de référence, égal au loyer médian du secteur, un loyer de référence majoré, supérieur de vingt pour cent, et un loyer de référence minoré, inférieur de trente pour cent. Le loyer de base inscrit dans votre bail, hors charges et hors complément de loyer, ne doit pas dépasser le loyer de référence majoré en vigueur à la date de signature du bail. Concrètement, le plafond se calcule en multipliant le loyer de référence majoré au mètre carré, qui dépend du quartier, du nombre de pièces, de l’époque de construction et du caractère nu ou meublé du logement, par votre surface habitable. Le simulateur officiel de la direction régionale et interdépartementale de l’hébergement et du logement permet d’obtenir ces barèmes à partir de votre adresse. Si votre bail a été signé avant le 1er juillet 2026, ce sont les barèmes de l’arrêté précédent qui s’appliquent ; pour un bail signé ou renouvelé depuis, ce sont les barèmes de l’arrêté du 12 juin 2026. Vérifiez aussi que le bail mentionne le loyer de référence et le loyer de référence majoré, car cette mention est obligatoire, ainsi que l’éventuel complément de loyer et les caractéristiques précises qui le justifient.

Lorsque le dépassement est établi, le signalement auprès de la Ville de Paris constitue la voie la plus rapide pour faire constater l’infraction sans engager de procès. La Ville de Paris dispose d’un service dédié à l’encadrement des loyers, qui reçoit les signalements des locataires, vérifie le calcul à partir des barèmes officiels et adresse au bailleur une mise en demeure de se mettre en conformité et de rembourser le trop-perçu. Joignez à votre signalement la copie du bail, les dernières quittances, la surface du logement et, si possible, votre propre calcul du plafond avec la capture du simulateur. Dans un jugement du 1er septembre 2026, le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Paris a statué sur un dossier dans lequel la Ville de Paris avait adressé une mise en demeure au bailleur le 6 janvier 2026, après contrôle du barème, alors que le locataire réclamait un reliquat de trop-perçu de 355,51 euros sur un loyer de 1 000 euros pour seize mètres carrés. Le tribunal rappelle d’abord la règle de calcul applicable à Paris : « le loyer de base d’un logement soumis à la loi du 6 juillet 1989 ne peut excéder le loyer de référence majoré fixé par arrêté préfectoral, déterminé par mètre carré de surface habitable, par secteur géographique, nombre de pièces et catégorie de logement ». Puis il tranche entre deux calculs concurrents, celui de la commission départementale de conciliation invoqué par le locataire et celui de la Ville de Paris invoqué par le bailleur, en retenant le calcul municipal parce qu’il est objectif et vérifiable, et juge que le remboursement déjà versé en cours de procédure suffisait. La leçon pratique est double : le calcul de la Ville de Paris fait autorité devant le juge, et un signalement bien documenté peut obtenir le remboursement sans aller jusqu’au bout du procès. Pour le contrôle général du plafond, des mentions du bail et du complément de loyer, notre dossier sur le loyer trop élevé à Paris en octobre 2026, la contestation du complément et la récupération du trop-perçu détaille pas à pas les vérifications préalables à tout signalement.

Le même jugement illustre une règle de procédure souvent méconnue : l’avis rendu par la commission départementale de conciliation n’impose rien au juge. Le tribunal énonce que « l’avis de la commission n’est, par définition, que consultatif et ne saurait donc lier le juge dans son appréciation souveraine ». En pratique, cela signifie que vous pouvez saisir la commission pour tenter une conciliation rapide et obtenir un avis écrit utile, tout en sachant que le juge restatue librement sur les chiffres. Si l’avis de la commission est favorable mais imprécis, complétez-le par le calcul de la Ville de Paris avant de saisir le tribunal, car un avis sans détail de la durée de location, sans proratisation et sans méthode de calcul ne convaincra pas le juge. À l’inverse, si la commission échoue, son avis d’échec et la mise en demeure de la Ville forment un dossier solide pour l’audience.

B. La mise en demeure, l’amende du préfet et la restitution du trop-perçu

Le texte qui organise l’ensemble du dispositif à Paris est l’article 140 de la loi du 23 novembre 2018, dite loi ELAN, qui a instauré l’encadrement expérimental des loyers pour huit ans dans les zones tendues. Ce texte prévoit que « Pour chaque territoire ainsi délimité, le représentant de l’Etat dans le département fixe, chaque année, par arrêté, un loyer de référence, un loyer de référence majoré et un loyer de référence minoré, exprimés par un prix au mètre carré de surface habitable, par catégorie de logements et par secteur géographique. » Le même article autorise le complément de loyer dans un cadre strict : « Un complément de loyer peut être appliqué au loyer de base tel que fixé au A du présent III pour des logements présentant des caractéristiques de localisation ou de confort le justifiant, par comparaison avec les logements de la même catégorie situés dans le même secteur géographique. » Lorsque le locataire conteste ce supplément, le texte impose un délai bref : « Le locataire qui souhaite contester le complément de loyer dispose d’un délai de trois mois à compter de la signature du bail pour saisir la commission départementale de conciliation prévue à l’article 20 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 précitée ». Enfin, le volet répressif donne au représentant de l’État un pouvoir de sanction directe : « Si cette mise en demeure reste infructueuse, le représentant de l’Etat dans le département peut prononcer une amende à l’encontre du bailleur, dont le montant ne peut excéder 5 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale. » Et pour sécuriser le résultat obtenu, le texte pose le principe de rétroactivité : « Dans les deux cas, le loyer résultant du document de conciliation ou de la décision de justice s’applique à compter de la prise d’effet du bail. » Concrètement, la séquence administrative se déroule ainsi : votre signalement déclenche le contrôle de la Ville de Paris, qui met le bailleur en demeure de baisser le loyer et de restituer les loyers trop-perçus ; si le bailleur refuse, le préfet peut le sanctionner d’une amende, sans que cela vous prive de saisir le juge pour obtenir la diminution et le remboursement.

La commission départementale de conciliation de Paris reste un passage utile, et parfois obligatoire, de ce parcours. Créée auprès du préfet dans chaque département, elle réunit à parité des représentants des bailleurs et des locataires et tente de rapprocher les parties avant tout procès. La loi dispose que « La commission rend un avis dans le délai de deux mois à compter de sa saisine et s’efforce de concilier les parties. » Sa compétence couvre les litiges d’encadrement des loyers, l’état des lieux, le dépôt de garantie, les charges, les réparations et les congés. Pour la saisir, le décret d’application prévoit une forme simple : « La commission est saisie par lettre recommandée avec avis de réception adressée à son secrétariat ou par voie électronique. » Votre courrier doit indiquer vos nom, qualité et adresse, ceux du bailleur et l’objet précis du litige, avec les pièces jointes : bail, calcul du plafond, mise en demeure de la Ville de Paris si vous l’avez déjà obtenue, échanges avec le bailleur. Le secrétariat convoque ensuite les deux parties au moins quinze jours avant la séance. Si la conciliation aboutit, le loyer fixé dans l’accord s’applique rétroactivement depuis le début du bail et le trop-versé doit vous être remboursé. Si elle échoue, l’avis écrit de la commission, même consultatif, étaye votre assignation devant le juge. Attention toutefois : pour la contestation d’un complément de loyer, la saisine préalable de la commission dans les trois mois de la signature du bail est obligatoire avant d’aller au tribunal, et le juge peut soulever d’office son absence.

II. Obtenir du juge la diminution du loyer et le remboursement du trop-perçu

A. Trois actions distinctes et trois délais à ne pas confondre

La première erreur des locataires consiste à croire qu’il n’existe qu’un seul recours avec un seul délai. Dans un jugement du 23 avril 2026, le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Paris a clarifié l’architecture du dispositif en distinguant trois actions. D’abord, l’action en diminution du loyer de base qui dépasse le plafond : « le locataire peut solliciter la diminution de son loyer et, corrélativement, la restitution du trop-perçu, sur le fondement du dispositif d’encadrement mis en place par l’article 140 et la loi du 6 juillet 1989. » Cette action suit le régime de droit commun du bail : « Cette action, qui dérive du bail, est soumise à la seule prescription triennale de l’article 7-1 de la loi de 1989. » Vous disposez donc de trois ans pour agir, sans saisine préalable obligatoire de la commission et sans être enfermé dans les délais courts décrits ci-dessous. Ensuite, l’action en régularisation des mentions du bail, lorsque le contrat n’indique ni le loyer de référence ni le loyer de référence majoré : le locataire doit mettre le bailleur en demeure dans le mois de la prise d’effet du bail, puis saisir le juge dans les trois mois de cette mise en demeure. Enfin, la contestation du complément de loyer, qui obéit à son régime propre : saisine obligatoire de la commission dans les trois mois de la signature du bail, puis saisine du juge dans les trois mois de l’avis de la commission en cas d’échec. Identifier la bonne action dès le départ conditionne tout : un locataire qui attaque un simple dépassement du loyer de base n’a pas à prouver une saisine préalable de la commission, tandis qu’un locataire qui conteste un complément de loyer sans être passé par la commission verra son action déclarée irrecevable.

Le complément de loyer mérite une vigilance particulière, car c’est l’outil par lequel certains bailleurs tentent de contourner le plafond. Le tribunal judiciaire de Paris a rappelé, dans un jugement du 26 février 2026, les interdictions absolues posées par la loi : « Aucun complément de loyer ne peut être appliqué lorsque le logement présente une ou plusieurs des caractéristiques suivantes : des sanitaires sur le palier, des signes d’humidité sur certains murs, un niveau de performance énergétique de classe F ou de classe G au sens de l’article L.173-1-1 du code de la construction et de l’habitation, des fenêtres laissant anormalement passer l’air hors grille de ventilation, un vis-à-vis à moins de dix mètres, des infiltrations ou des inondations provenant de l’extérieur du logement, des problèmes d’évacuation d’eau au cours des trois derniers mois, une installation électrique dégradée ou une mauvaise exposition de la pièce principale. » Si votre logement présente l’un de ces défauts, tout complément de loyer est interdit, quelle que soit la qualité par ailleurs invoquée par le bailleur, comme la proximité des commerces ou le charme de l’ancien. Le même jugement rappelle la charge de la preuve : « En cas de contestation, il appartient au bailleur de démontrer que le logement présente des caractéristiques de localisation ou de confort le justifiant, par comparaison avec les logements de la même catégorie situés dans le même secteur géographique. » En pratique, photographiez les défauts, conservez le diagnostic de performance énergétique, exigez que le bail détaille précisément les caractéristiques invoquées et saisissez la commission dans les trois mois de la signature. Un complément motivé par le seul nombre de pièces ou l’époque de construction est invalide, puisque ces critères ont déjà servi à fixer les loyers de référence.

Autre idée reçue à écarter : il faudrait encore habiter le logement pour agir. Le tribunal judiciaire de Paris a jugé le contraire dans une décision du 15 janvier 2025, au profit de locataires partis depuis septembre 2023 qui réclamaient le trop-perçu pour la période de juillet 2021 à septembre 2023. Le tribunal énonce que « Aucun texte n’interdisant aux locataires de demander le remboursement du trop-perçu de loyers sur le fondement de la loi du 23 novembre 2018 après la fin du bail, la demande présentée de ce chef par Madame [F] [Y] et Monsieur [W] [D] [O] sera par conséquent déclarée recevable. » Vous pouvez donc agir après votre départ, y compris si le bailleur a conservé une partie du dépôt de garantie en compensation : dans cette affaire, le tribunal a autorisé la bailleresse à conserver 1 083,98 euros sur le dépôt tout en la condamnant à payer le solde du trop-perçu. Si vous avez déjà quitté les lieux, réunissez sans attendre le bail, l’état des lieux de sortie, les quittances des trois dernières années et le décompte du dépôt de garantie, car la prescription de trois ans court depuis le jour où vous avez connu les faits permettant d’agir, et chaque mois qui passe réduit la période récupérable.

B. Les montants que le juge ordonne : diminution rétroactive, remboursement, intérêts et exécution

Les décisions parisiennes de 2025 et 2026 montrent que le juge ne se contente pas de constater le dépassement : il chiffre, condamne et rend sa décision immédiatement exécutoire. Dans l’affaire jugée le 23 avril 2026, portant sur un bail de juillet 2020 avec un loyer de 1 600 euros, le tribunal a déclaré recevable l’action en diminution et en remboursement puis condamné la bailleresse à payer au locataire, parti en juillet 2023, la somme de 6 184,20 euros au titre du trop-perçu de loyer, avec intérêts au taux légal à compter de l’assignation, tout en accordant 800 euros au titre des frais de procédure. Le raisonnement suivi dans ce dossier vaut pour tous les baux parisiens en cours : le juge compare le loyer de base au loyer de référence majoré de l’arrêté applicable, écarte les délais courts d’un mois et trois mois qui ne concernent que la régularisation formelle des mentions du bail, applique la prescription de trois ans et ordonne la restitution mois par mois sur toute la période non prescrite. Pour préparer votre demande, établissez un tableau mois par mois avec le loyer appelé, le plafond applicable et la différence, déduisez les sommes déjà remboursées en cours de procédure et chiffrez les intérêts au taux légal depuis la mise en demeure ou l’assignation.

Lorsque le litige naît à l’occasion du renouvellement du bail, le juge fixe directement le nouveau loyer. Dans un jugement du 15 octobre 2025, saisi après l’échec d’une conciliation de décembre 2024, le tribunal a statué ainsi : « FIXE le montant du loyer, hors charges, du logement donné à bail le 28 février 2019, situé [Adresse 2] à la somme de 1 682,86 euros par mois, et ce à effet rétroactif à compter du 28 février 2025, ». La bailleresse soutenait que le loyer d’origine respectait le plafond de 2019 et qu’un complément de loyer pour vue sur jardin, non distingué à l’époque, justifiait le maintien ; le tribunal a écarté l’argument et aligné le loyer sur le plafond en vigueur au renouvellement, avec effet rétroactif à la date du renouvellement. La règle à retenir pour tout bail parisien qui se renouvelle : si le loyer inscrit au contrat dépasse le loyer de référence majoré applicable à la date du renouvellement, adressez au bailleur une proposition de diminution au moins cinq mois avant le terme, par lettre recommandée, puis saisissez la commission en cas de refus, et enfin le juge avant le terme du contrat. À défaut de saisine du juge, le bail se reconduit aux anciennes conditions, et l’occasion est perdue pour trois ou six ans selon la durée du bail.

Le jugement du 10 avril 2026 illustre le parcours complet et gagnant, du signalement à la condamnation. Après une réponse de la mairie de Paris confirmant que le loyer ne respectait pas le plafond, les locataires avaient saisi la commission départementale de conciliation en août 2024, subi l’échec de la tentative de janvier 2025 face au refus du propriétaire, puis adressé une mise en demeure de rembourser en mars 2025 avant d’assigner. Le tribunal a d’abord posé le cadre de la prescription : « L’article 7-1 alinéa 1er de la loi du 6 juillet 1989 énonce que toutes actions dérivant d’un contrat de bail sont prescrites par 3 ans à compter du jour ou le titulaire d’un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d’exercer ce droit. » Puis il a condamné le bailleur à verser aux locataires la somme de 3 809,98 euros au titre des loyers trop-perçus, avec intérêts au taux légal depuis la mise en demeure du 25 mars 2025, ordonné la capitalisation des intérêts et ajouté 800 euros de frais de procédure outre les dépens, en rappelant que l’exécution provisoire est de droit. Trois enseignements concrets se dégagent : la réponse écrite de la mairie de Paris au signalement constitue une preuve que le juge utilise, la mise en demeure préalable fait courir les intérêts plus tôt, et la capitalisation des intérêts augmente sensiblement la somme finale sur plusieurs années de trop-perçu. Dans le dossier du 15 janvier 2025 évoqué plus haut, le tribunal avait de même condamné la bailleresse à payer 4 851 euros pour la période de juillet 2021 à septembre 2023, avec intérêts légaux, tout en lui accordant un échéancier de vingt-quatre mensualités : même condamné, le bailleur peut obtenir des délais, mais la dette, elle, est établie et productive d’intérêts.

Conclusion

À Paris, un loyer qui dépasse le plafond n’est pas une fatalité : le signalement à la Ville de Paris permet d’obtenir un contrôle officiel, une mise en demeure chiffrée selon les barèmes de la direction régionale et, en cas de refus du bailleur, une amende du préfet pouvant atteindre 5 000 euros contre une personne physique et 15 000 euros contre une société. Parallèlement, le juge des contentieux de la protection ordonne la diminution du loyer avec effet rétroactif au début du bail ou au renouvellement, la restitution du trop-perçu mois par mois, les intérêts au taux légal depuis la mise en demeure et leur capitalisation, comme l’ont montré les condamnations parisiennes de 2025 et 2026 à 6 184,20 euros, 4 851 euros et 3 809,98 euros. Retenez les délais qui commandent tout : trois mois depuis la signature pour contester un complément de loyer devant la commission, un mois après la prise d’effet pour exiger les mentions manquantes du bail, et trois ans pour l’action en diminution et en remboursement du trop-perçu, y compris après votre départ du logement. Conservez le bail, les quittances, le diagnostic de performance énergétique, les photographies des défauts, la réponse de la Ville de Paris et l’avis de la commission : ce dossier complet fait la différence entre un signalement qui aboutit à un remboursement rapide et une procédure qui s’enlise.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».