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Maître Reda KOHEN
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Garant d’un locataire qui ne paie plus son loyer : mise en demeure reçue, payer ou contester, et recours

Septembre 2026 : votre enfant a emménagé dans son studio à Paris pour ses études, vous vous êtes porté garant au printemps, et le premier loyer reste impayé. Ou bien un ami, un frère, un salarié que vous avez cautionné ne répond plus aux relances du bailleur. Puis la lettre arrive : le bailleur vous met en demeure de payer plusieurs mois de loyers, charges, parfois des frais et des pénalités. La somme impressionne, le ton presse, le délai affiché est court. Faut-il payer tout de suite pour éviter un procès ? Pouvez-vous exiger que le bailleur poursuive d’abord le locataire ? Votre engagement est-il même valable ? Et si vous payez, comment récupérer ensuite votre argent ? Chaque réponse dépend du texte exact que vous avez signé et du régime légal du cautionnement, profondément réformé par l’ordonnance du 15 septembre 2021 entrée en vigueur le 1er janvier 2022. Avant de verser le moindre euro, il faut vérifier la nature de votre cautionnement, la régularité de l’acte et les manquements éventuels du bailleur : une part significative des mises en cause de garants échoue sur ces contrôles. Ensuite seulement viennent le paiement utile et les recours.

I. La mise en demeure du bailleur est arrivée : vérifier votre engagement avant de payer

A. Caution simple ou caution solidaire : ce que le bailleur peut vous réclamer immédiatement

Le point de départ tient en une définition légale : « Le cautionnement est le contrat par lequel une caution s’oblige envers le créancier à payer la dette du débiteur en cas de défaillance de celui-ci. » Le mot décisif est « défaillance » : tant que le locataire paie, le garant ne doit rien. Dès que des loyers restent dus après leur échéance, le bailleur peut se tourner vers vous, mais pas de la même façon selon que votre engagement est simple ou solidaire. Le Code civil tranche : « Le cautionnement est simple ou solidaire. » Tout l’enjeu pratique de la mise en demeure que vous avez reçue se joue dans cette distinction.

Si vous êtes caution simple, vous disposez du bénéfice de discussion : le bailleur doit d’abord poursuivre le locataire et discuter ses biens avant de vous demander paiement. Concrètement, vous pouvez répondre à la mise en demeure en exigeant que le bailleur épuise les voies de recouvrement contre le locataire, ce qui, face à un locataire qui ne paie pas son loyer, passe par le commandement de payer délivré par commissaire de justice, puis par l’assignation en résiliation et expulsion. Cette protection suppose toutefois que vous l’invoquiez : le juge ne la relève pas d’office à votre place. Répondez donc par écrit, en recommandé avec accusé de réception, en opposant expressément le bénéfice de discussion et en demandant au bailleur de justifier des poursuites déjà engagées contre le locataire.

Si vous êtes caution solidaire, la situation est plus rude : le bailleur peut vous réclamer directement l’intégralité de la dette sans poursuivre le locataire au préalable. La Cour de cassation vient de le rappeler avec netteté dans un arrêt du 7 mai 2025 : « la caution n’est obligée envers le créancier à le payer qu’à défaut du débiteur, qui doit être préalablement discuté dans ses biens, à moins que la caution n’ait renoncé au bénéfice de discussion, ou à moins qu’elle ne se soit obligée solidairement avec le débiteur, auquel cas l’effet de son engagement se règle par les principes qui ont été établis pour les dettes solidaires. » Dans cette affaire, un tribunal avait exigé de la banque qu’elle prouve avoir « usé de toutes les voies de droit » contre le débiteur principal alors même que la caution était solidaire ; la Cour a cassé : le juge « n’a pas tiré les conséquences légale de ses propres constatations ». Retenez la leçon : face à un engagement solidaire, l’argument « poursuivez d’abord le locataire » ne tient pas. Il faut alors déplacer le contrôle sur la validité de l’acte et sur les obligations d’information du bailleur, examinées ci-après.

Dans les deux cas, la caution conserve une arme précieuse : « La caution peut opposer au créancier toutes les exceptions, personnelles ou inhérentes à la dette, qui appartiennent au débiteur ». Si le bail est nul, si le loyer réclamé dépasse le loyer légal d’un logement soumis à l’encadrement parisien, si des charges sont indues ou si la dette est prescrite, vous pouvez soulever ces moyens comme le locataire lui-même. Demandez systématiquement au bailleur le décompte détaillé mois par mois, le bail, les quittances et le commandement de payer adressé au locataire : une mise en demeure qui réclame un montant global sans justificatif ne se paie pas les yeux fermés. Vérifiez aussi que la somme exigée n’inclut pas de pénalités ou de frais interdits : seules les sommes prévues au bail et les intérêts légaux peuvent être mis à votre charge, dans la limite du montant que vous avez garanti.

Attention enfin à une limite qui surprend beaucoup de garants : si le locataire a obtenu un effacement de sa dette dans le cadre d’une procédure de surendettement, vous restez tenu. Le même article 2298 précise que « la caution ne peut se prévaloir des mesures légales ou judiciaires dont bénéficie le débiteur en conséquence de sa défaillance, sauf disposition spéciale contraire. » La remise accordée au locataire ne vous profite pas. En revanche, si le locataire a simplement déménagé sans laisser d’adresse, son absence ne vous libère pas non plus : organisez votre défense sur votre propre engagement, pas sur la disparition du débiteur.

B. Votre acte de cautionnement est-il valable ? Les nullités qui libèrent le garant

Pour un logement soumis à la loi du 6 juillet 1989, le formalisme est strict et sanctionné par la nullité. L’article 22-1 de cette loi impose que la personne physique qui se porte caution signe un acte faisant apparaître le montant du loyer et les conditions de sa révision tels qu’ils figurent au contrat de location, ainsi que la reproduction de l’avant-dernier alinéa de l’article, que « La caution doit apposer la mention prévue par l’article 2297 du code civil. » Le bailleur doit en outre remettre à la caution un exemplaire du contrat de location. Et le texte conclut sans détour : « Ces formalités sont prescrites à peine de nullité du cautionnement. » Vérifiez donc pièce par pièce : avez-vous reçu un exemplaire du bail ? L’acte mentionne-t-il le montant exact du loyer et sa révision ? Avez-vous apposé vous-même la mention exigée ? Cette mention, prévue par l’article 2297 du Code civil, doit indiquer que vous vous engagez en qualité de caution à payer ce que doit le locataire en cas de défaillance, dans la limite d’un montant en principal et accessoires exprimé en toutes lettres et en chiffres. Un acte signé à la va-vite en agence, sans mention manuscrite de votre main, sans montant plafond ou sans exemplaire du bail remis, encourt la nullité : soulevez-la devant le juge plutôt que de payer une dette fondée sur un engagement nul.

Deuxième contrôle : le montant garanti était-il manifestement excessif au regard de vos ressources ? La loi protège la caution personne physique face à un créancier professionnel : « Si le cautionnement souscrit par une personne physique envers un créancier professionnel était, lors de sa conclusion, manifestement disproportionné aux revenus et au patrimoine de la caution, il est réduit au montant à hauteur duquel elle pouvait s’engager à cette date. » La disproportion s’apprécie au jour de la signature, en comparant le montant garanti à vos revenus et à votre patrimoine d’alors, dettes comprises. Cette protection suppose un créancier professionnel : elle joue contre un bailleur social, une foncière ou un investisseur qui loue à titre professionnel, pas contre le bailleur particulier qui loue son ancien appartement. Rassemblez vos avis d’imposition, bulletins de salaire et relevés de charges de l’époque de la signature : un parent aux revenus modestes qui garantit un loyer parisien de 1 400 euros mensuels sur trois ans, soit plus de 50 000 euros d’engagement potentiel, dispose d’un argument sérieux de disproportion.

Le même cantonnement vaut pour le devoir de mise en garde : « Le créancier professionnel est tenu de mettre en garde la caution personne physique lorsque l’engagement du débiteur principal est inadapté aux capacités financières de ce dernier. » Si l’agence ou le bailleur professionnel a fait signer un jeune salarié en contrat précaire dont les revenus couvraient à peine trois fois le loyer, sans alerter le garant sur ce risque, la caution peut obtenir une décharge à hauteur du préjudice subi. Là encore, face à un bailleur particulier non professionnel, ce moyen n’est pas disponible : concentrez-vous alors sur les nullités de forme et sur la discussion de la dette elle-même.

Troisième contrôle, souvent décisif dans les dossiers où les impayés durent depuis des mois : le bailleur vous a-t-il informé ? Deux obligations pèsent sur le créancier professionnel. D’abord l’information annuelle : « Le créancier professionnel est tenu, avant le 31 mars de chaque année et à ses frais, de faire connaître à toute caution personne physique le montant du principal de la dette, des intérêts et autres accessoires restant dus au 31 décembre de l’année précédente », sous peine de déchéance des intérêts et pénalités échus depuis la précédente information. Ensuite l’alerte au premier impayé : « Le créancier professionnel est tenu d’informer toute caution personne physique de la défaillance du débiteur principal dès le premier incident de paiement non régularisé dans le mois de l’exigibilité de ce paiement », à peine de déchéance de la garantie des intérêts et pénalités échus entre l’incident et l’information. Si le bailleur professionnel vous réclame en septembre 2026 des impayés nés début 2025 sans jamais vous avoir alerté, les intérêts et pénalités de la période de silence tombent. Exigez la preuve de chaque information annuelle et de l’alerte au premier incident : à défaut, chiffrez la déchéance et déduisez-la de la somme réclamée.

Enfin, vérifiez qui peut cumuler les garanties. L’article 22-1 interdit au bailleur qui a souscrit une assurance garantissant les obligations locatives de demander en plus un cautionnement, à peine de nullité, sauf pour un logement loué à un étudiant ou un apprenti : « Le cautionnement ne peut pas être demandé, à peine de nullité, par un bailleur qui a souscrit une assurance, ou toute autre forme de garantie, garantissant les obligations locatives du locataire, sauf en cas de logement loué à un étudiant ou un apprenti. » Si le bailleur bénéficie d’une garantie Visale ou d’une assurance loyers impayés et vous a quand même fait signer, votre engagement est nul, sauf si le locataire est étudiant ou apprenti. En cette rentrée universitaire 2026, où les parents d’étudiants signent massivement des actes de caution, cette exception vise précisément votre cas : pour un logement étudiant, le cumul assurance et caution reste permis.

II. Vous avez payé ou vous refusez de payer : les recours concrets du garant

A. Après paiement : se faire rembourser par le locataire et partager avec les autres garants

Payer ne signifie pas perdre : la caution qui règle la dette du locataire dispose d’un recours direct contre lui. Le Code civil dispose : « La caution qui a payé tout ou partie de la dette a un recours personnel contre le débiteur tant pour les sommes qu’elle a payées que pour les intérêts et les frais. » Les intérêts courent de plein droit du jour de votre paiement, sans mise en demeure préalable. Concrètement, ne payez jamais en espèces ni sans trace : réglez par virement avec un libellé explicite mentionnant les mois de loyer concernés, et exigez du bailleur une quittance subrogative ou à défaut une quittance détaillée. Ces pièces feront foi lorsque vous réclamerez au locataire le principal, les intérêts et les frais postérieurs à la dénonciation des poursuites que vous lui aurez adressée.

Avant d’assigner, adressez au locataire une mise en demeure de vous rembourser, en recommandé, en joignant les preuves de vos paiements et le décompte avec intérêts. Beaucoup de litiges familiaux, fréquents quand le garant est un parent, se règlent à ce stade par un échéancier écrit. Si le locataire ne répond pas ou refuse, portez le litige devant le tribunal judiciaire : le recours de la caution contre le débiteur principal relève du juge civil, et les sommes en jeu en matière de loyers parisiens dépassent systématiquement le seuil de la conciliation obligatoire préalable, ce qui n’interdit pas de tenter une conciliation amiable pour aller plus vite. Conservez l’acte de cautionnement, le bail, les mises en demeure du bailleur, vos virements et les quittances : c’est ce dossier qui emportera la condamnation du locataire à vous rembourser.

Si plusieurs personnes se sont portées caution du même locataire, par exemple ses deux parents, chacune peut être poursuivie pour le tout en cas de solidarité, mais celle qui paie seule peut se retourner contre les autres pour leur part. Réunissez les actes de chaque caution et répartissez la charge : un garant qui a supporté seul douze mois de loyers n’a pas à rester seule face à la dette.

Reste l’hypothèse où le locataire organise son insolvabilité ou disparaît. Votre recours subsiste juridiquement, mais son recouvrement devient aléatoire : faites constater la créance par un jugement avant qu’elle ne se prescrive, car un titre exécutoire se conserve et permet de saisir plus tard un salaire, un compte ou un bien revenu à meilleure fortune. Si le locataire est salarié en Île-de-France, la saisie sur salaire devant le juge de l’exécution reste la voie la plus efficace pour récupérer des loyers avancés. Et si le locataire dépose un dossier de surendettement, déclarez votre créance : même en cas d’effacement partiel de sa dette, votre action contre lui pour ce que vous avez payé de vos deniers demeure le fondement de votre déclaration. Ne laissez jamais passer les délais de déclaration sans réagir : une créance non déclarée dans une procédure collective devient difficilement recouvrable.

Symétriquement, sachez que votre propre obligation s’éteint avec la dette garantie : « L’obligation de la caution s’éteint par les mêmes causes que les autres obligations. Elle s’éteint aussi par suite de l’extinction de l’obligation garantie. » Si le locataire paie finalement l’arriéré, si un accord de remise est conclu avec le bailleur et intégralement exécuté, ou si la dette s’éteint par compensation avec le dépôt de garantie restitué, votre engagement tombe pour la part éteinte. Réclamez alors au bailleur un décompte actualisé et une mainlevée écrite de votre cautionnement pour la période soldée : un garant qui a payé trois mois puis constate que le locataire a repris ses paiements doit exiger que le bailleur l’en atteste, afin de figer le montant de son recours et d’éviter toute réclamation ultérieure sur la même période.

B. Contester la demande : délais pour agir, résiliation de votre engagement et juge compétent à Paris et en Île-de-France

Le temps joue dans les deux sens : le bailleur doit agir avant la prescription, et vous devez contester avant qu’un jugement ne fige la dette. Le délai de droit commun est de cinq ans : « Les actions personnelles ou mobilières se prescrivent par cinq ans à compter du jour où le titulaire d’un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l’exercer. » Pour l’action du bailleur en paiement des loyers contre vous, chaque loyer se prescrit par cinq ans à compter de son échéance : des loyers de 2020 réclamés en septembre 2026 sont prescrits, soulevez la prescription mois par mois sur le décompte. Pour votre propre action en décharge fondée sur la disproportion de votre engagement, la Cour de cassation a fixé un point de départ protecteur : « l’action en responsabilité de la caution à l’encontre du prêteur fondée sur une disproportion de son engagement se prescrit par cinq ans à compter du jour de la mise en demeure de payer les sommes dues par l’emprunteur en raison de sa défaillance, permettant à la caution d’appréhender l’existence éventuelle d’une telle disproportion. » Cette solution, rendue le 5 janvier 2022 dans un litige de garantie de prêt, exprime un principe transposable : c’est la mise en demeure qui révèle au garant l’ampleur du risque, et c’est d’elle que court le délai pour invoquer la disproportion. Conservez donc précieusement cette mise en demeure : elle fait courir vos délais autant que ceux du bailleur.

Deuxième levier temporel : la résiliation de votre engagement pour l’avenir. Lorsque le cautionnement ne comporte aucune indication de durée ou que sa durée est stipulée indéterminée, « la caution peut le résilier unilatéralement. La résiliation prend effet au terme du contrat de location, qu’il s’agisse du contrat initial ou d’un contrat reconduit ou renouvelé, au cours duquel le bailleur reçoit notification de la résiliation. » Si vous avez garanti sans limite de durée le bail du studio de votre enfant, notifiez dès maintenant votre résiliation par acte de commissaire de justice ou par recommandé avec accusé de réception : vous resterez tenu des loyers dus jusqu’au terme du bail en cours, mais pas de ceux du bail reconduit suivant. En revanche, si votre acte limite expressément la garantie à une durée déterminée, par exemple trois ans, vous ne pouvez pas résilier avant son terme : relisez la clause de durée avant d’agir.

Cette résiliation s’articule avec la reconduction tacite du bail. La Cour de cassation rappelle que, faute de congé valablement donné, le bail d’habitation arrivé à son terme se poursuit automatiquement : « en absence de congé valablement donné par les bailleurs, ce contrat parvenu à son terme est reconduit tacitement par périodes triennales. » Autrement dit, sans résiliation de votre part, votre garantie court sur le bail reconduit et les impayés futurs continuent de vous être imputés. Ne confondez pas la fin du bail initial et la fin de votre engagement : tant que vous n’avez pas notifié votre résiliation, chaque reconduction prolonge votre exposition. Pour les baux étudiants de neuf mois non reconductibles, la question se pose différemment : à l’échéance, le bail prend fin et votre garantie avec lui, sauf maintien dans les lieux donnant naissance à un nouveau titre que vous n’avez pas garanti.

À Paris et en Île-de-France, le contentieux du garant relève du tribunal judiciaire du lieu de situation de l’immeuble : le tribunal judiciaire de Paris pour un logement parisien, les tribunaux judiciaires de Nanterre, Bobigny ou Créteil pour la petite couronne. Préparez un dossier complet : acte de cautionnement, bail et ses avenants, exemplaire du bail qui vous a été remis ou preuve de son absence, mises en demeure reçues et envoyées, décompte du bailleur mois par mois, preuves de vos revenus et de votre patrimoine à la date de signature, correspondances avec l’agence, attestations sur les informations annuelles reçues ou jamais reçues. Devant le juge, articulez vos moyens dans l’ordre : nullité de l’acte, disproportion et défaut de mise en garde, déchéance des intérêts pour défaut d’information, prescription des loyers anciens, discussion de chaque poste du décompte. Chaque moyen rejeté laisse subsister les suivants : une défense étagée maximise vos chances de réduire, voire d’anéantir, la somme réclamée. Et si le bailleur a déjà obtenu un jugement contre le locataire, vérifiez qu’il ne vous l’oppose pas comme définitif à votre égard : votre obligation est distincte, vous avez droit à votre propre débat sur la validité de votre engagement.

Conclusion

Recevoir une mise en demeure en qualité de garant n’oblige pas à payer rubis sur l’ongle : cela oblige à vérifier. Relisez votre acte, identifiez s’il est simple ou solidaire, contrôlez la mention de votre main, l’exemplaire du bail, le montant plafond, l’absence de cumul interdit avec une assurance, la proportion entre l’engagement et vos ressources, puis les informations que le bailleur vous a ou non adressées chaque année et dès le premier impayé. Chacun de ces contrôles peut réduire la dette ou l’éteindre. Si le paiement s’impose, payez de façon traçable, exigez des quittances détaillées, puis retournez-vous sans tarder contre le locataire et, le cas échéant, contre les autres cautions. Et résiliez votre engagement pour l’avenir dès que la loi vous y autorise, avant que la reconduction tacite du bail n’alourdisse l’addition. Un garant méthodique, qui oppose chaque moyen dans l’ordre et devant le bon juge, transforme une mise en demeure impressionnante en un litige maîtrisé.

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Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».