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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
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Borne de recharge à la maison ou en copropriété : ce que le contrat d’installation doit contenir avant de signer

Le commercial vous a promis une borne posée en une demi-journée, 22 kW sur votre place de parking, sans paperasse avec la copropriété et avec un devis « tout compris ». Le jour de l’installation, c’est une autre entreprise qui se présente, l’installateur décide de brider la puissance à 11 kW contrairement au devis, et on vous tend une seule page à signer sur un smartphone : vous découvrez ensuite, en recevant le procès-verbal de fin de chantier par courriel, que vous avez signé la partie réservée à l’installateur, qui s’est attribué trois fois la note maximale, et que la première page a été signée à votre place. Cette scène n’est pas inventée : ce sont les faits constatés par le tribunal judiciaire de Paris dans un jugement du 10 juillet 2026, rendu dans un litige opposant un installateur de bornes de recharge à l’un de ses clients. La réponse tient en trois phrases. D’abord, l’enquête menée par la DGCCRF en 2024 sur les contrats d’installation de bornes, publiée le 17 octobre 2025, montre que ces dérives ne sont pas isolées : 59 établissements contrôlés, 9 injonctions administratives, un procès-verbal pénal et 14 avertissements. Ensuite, le devis et le contrat d’installation doivent contenir des mentions précises, caractéristiques de la borne, prix, délai, garanties légales, coordonnées du médiateur, qualification de l’installateur, et leur absence ouvre des recours concrets, de la mise en demeure à la garantie légale de conformité. Enfin, même mécontent, le client doit choisir ses mots : dans l’affaire parisienne, l’installateur qui poursuivait son client pour un avis en ligne a été intégralement débouté et condamné aux dépens et à 2 000 euros de frais de procédure. Trois réserves s’imposent. Chaque installation a sa configuration, puissance disponible du logement, état du tableau électrique, distance du point de raccordement, règles de la copropriété, et les décisions citées ici sont des cas d’espèce dont le raisonnement éclaire mais dont les montants ne se transposent pas mécaniquement. Ensuite, cet article traite du contrat passé avec l’entreprise qui vend et pose la borne, pas de la procédure à suivre face au syndic, qui fait l’objet d’autres publications : le droit à la prise, lui, règle la relation avec la copropriété. Enfin, les textes sont cités en vigueur au 16 septembre 2026 et les décisions ont été lues intégralement sur source officielle. Ce qui suit sépare la promesse du vendeur, les faits relevés par les contrôleurs et le juge, et les responsabilités de chacun.

I. Le contrat d’installation passé au crible de la DGCCRF

A. Devis, garanties et médiateur : les mentions que les contrôleurs ont fait défaut

Le point de départ est simple et massif : 90 % des recharges de véhicules électriques ont lieu à domicile, rappelle la DGCCRF, et ce développement conduit peu à peu les utilisateurs à s’équiper en bornes de recharge chez eux. Dans le contexte de l’électrification progressive du parc de véhicules particuliers, la DGCCRF a mené en 2024 des contrôles sur le respect des contrats en matière d’installation de bornes et de recharge dans les maisons et les copropriétés, comme l’écrit la direction dans sa publication du 17 octobre 2025, accessible sur le site du ministère de l’Économie (l’enquête de la DGCCRF sur les contrats d’installation de bornes). L’enquête menée en 2024 a donné lieu au contrôle de 59 établissements, et à la suite de ces contrôles, les agents ont adressé 9 injonctions administratives et un procès-verbal pénal, pour les manquements les plus graves, ainsi que 14 avertissements pour rappeler la réglementation aux sociétés en anomalie. Ces chiffres donnent la mesure : près d’un établissement contrôlé sur deux s’est vu rappeler à l’ordre, et les manquements les plus graves ont pris la voie pénale.

Les principales anomalies constatées concernaient d’abord des manquements sur l’information précontractuelle ou contractuelle fournie aux consommateurs, par exemple le défaut de référence au médiateur de la consommation ou aux garanties légales. Concrètement, les consommateurs doivent être informés de la garantie légale de conformité des bornes de recharge installées à domicile, du délai de livraison et d’installation de celles-ci, et des coordonnées du médiateur de la consommation auquel s’adresser en cas de différend avec l’entreprise. Si votre devis ne mentionne ni la garantie légale de conformité, ni le délai de pose, ni aucun médiateur, vous tenez là le premier faisceau d’indices d’un professionnel en anomalie, au sens même des contrôleurs.

Ces exigences ne sortent pas de nulle part : elles sont écrites dans le code de la consommation. Ces exigences ne sortent pas de nulle part : elles sont écrites dans le code de la consommation. L’article L. 111-1 du code de la consommation, en vigueur, impose au professionnel, avant que le consommateur ne soit lié par un contrat à titre onéreux, de lui communiquer de manière lisible et compréhensible les caractéristiques essentielles du bien ou du service ainsi que le prix. Pour une borne, les caractéristiques essentielles, ce sont la puissance promise en kilowatts, le modèle exact, le type de câble et de connectique, la nature des travaux électriques associés et le prix détaillé, matériel et main-d’œuvre séparés. Un devis qui se contente d’un forfait global « pose borne 22 kW » sans modèle, sans référence et sans descriptif des travaux ne satisfait pas à cette exigence de lisibilité.

Plus précis encore pour les contrats conclus hors établissement, c’est-à-dire à votre domicile après la visite d’un commercial, l’article L. 221-5 du code de la consommation impose au professionnel de fournir préalablement à la conclusion, de manière lisible et compréhensible, une liste fermée d’informations : les caractéristiques essentielles, le prix, la date ou le délai de livraison ou de fourniture du service, les informations relatives à son identité et à ses coordonnées, les informations relatives aux garanties légales, la possibilité de recourir à un médiateur de la consommation, et lorsque le droit de rétractation existe, les conditions, le délai et les modalités d’exercice de ce droit ainsi que le formulaire type de rétractation. Chacun de ces items correspond exactement à un manquement relevé par la DGCCRF : le délai manquant, le médiateur absent, les garanties tues, le formulaire de rétractation oublié. Avant de signer, pointez chaque ligne : si le contrat ne dit rien du délai de pose, rien du médiateur et rien de la rétractation, ne signez pas en l’état et exigez un écrit complété, car ces mentions conditionneront tous vos recours ultérieurs.

B. Installateur sans qualification et clauses abusives : quand la promesse devient une infraction

Le deuxième enseignement de l’enquête porte sur les clauses du contrat lui-même. Les contrôleurs ont relevé des clauses abusives, telles que des pénalités en cas de retard de paiement du consommateur, qui ne sont applicables que pour les relations commerciales entre professionnels, des refus d’indemnisation du client en cas de produit défectueux, et des limitations de voies de recours pour le consommateur. Relisez votre contrat : une pénalité de retard calculée comme entre professionnels, une clause qui exclut toute indemnisation si la borne tombe en panne, ou une clause qui vous interdit de saisir le juge ou le médiateur sont des clauses suspectes, que vous pouvez contester en vous appuyant sur ces constats et sur la réglementation des clauses abusives.

Mais le manquement le plus grave touche à la qualification de celui qui pose la borne. Des entreprises ont procédé à l’installation de points de recharge dans des domiciles privés sans posséder la qualification adéquate, relève la DGCCRF : l’installation de points de recharge en domiciles privés ou en copropriétés doit être effectuée par des entreprises disposant d’une certification, et le fait d’alléguer posséder cette qualification dans des documents commerciaux ou lors des rendez-vous avec les consommateurs s’apparente à une pratique commerciale trompeuse. C’est ce volet qui a donné lieu à la rédaction d’un procès-verbal pénal, tandis que d’autres entreprises ont été enjointes de se mettre en conformité dans les plus brefs délais. Autrement dit, le commercial qui se prévaut d’une certification qu’il n’a pas ne commet pas une simple exagération publicitaire : il s’expose à des poursuites pénales pour pratique commerciale trompeuse.

Le réflexe à adopter est donc antérieur à la signature : avant de s’engager, les consommateurs peuvent vérifier, sur le site de l’AFNOR, l’Association française de normalisation, ou de Qualifelec, que le professionnel détient bien la qualification pour installer les Infrastructures de Recharge pour Véhicules Electriques, dites IRVE. Faites cette vérification vous-même, en demandant au professionnel son numéro de qualification et en le contrôlant sur ces sites, et exigez que le devis mentionne l’entreprise qui réalisera effectivement les travaux. Car la sous-traitance sauvage est au cœur des litiges : dans l’affaire parisienne jugée en juillet 2026, le client avait demandé le certificat IRVE de l’entreprise sous-traitante, et c’est une autre entreprise qui s’est présentée le jour de l’installation, sans que le commercial ne réponde ni ne rappelle. Quand le devis ne nomme pas l’installateur effectif, ou quand l’installateur qui sonne à votre porte n’est pas celui du devis, interrompez la prestation et exigez des écrits avant toute poursuite des travaux.

En cas d’anomalie, la DGCCRF a mis en place l’outil Signal Conso, accessible sur signal.conso.gouv.fr, qui permet de mettre en relation les consommateurs et les professionnels pour favoriser la résolution des litiges, et la DGCCRF s’appuie sur ces signalements pour cibler et orienter ses actions de contrôle. Signaler n’est pas seulement utile aux autres : votre signalement daté constitue une pièce de votre dossier, au même titre que le devis, les photographies de l’installation et les échanges écrits avec l’entreprise.

II. Quand l’installation tourne au litige : la leçon du tribunal de Paris et vos recours

A. Une borne contestée, un avis en ligne et un installateur intégralement débouté

Les faits jugés à Paris le 10 juillet 2026, en procédure accélérée au fond, sous le numéro de RG 25/56640, méritent d’être lus en détail car ils condensent presque tous les manquements décrits par la DGCCRF (décision du tribunal judiciaire de Paris du 10 juillet 2026, lue intégralement sur la base officielle Judilibre). La société BEEV exploite une activité de services de leasing de véhicules électriques et d’installation de bornes de recharges de véhicules électriques auprès des particuliers et des professionnels, avec des bornes du fabricant Wallbox posées par l’intermédiaire d’une société sous-traitante. Un particulier souscrit auprès d’elle, suivant devis accepté du 6 mars 2025, un contrat d’installation à son domicile d’une borne de recharge connectée Wallbox Pulsar Plus Socket, et la pose est réalisée le jour même, le 6 mars 2025.

Tout se dérègle ce jour-là. Le client avait demandé le certificat IRVE du sous-traitant, mais une autre entreprise intervient ; l’intervenant décide, contrairement à ce que stipule le devis, que l’installation se fera en 11 kW au lieu de 22 kW, et il faut argumenter pour que l’installation se fasse comme prévu alors que tous les prérequis techniques sont réunis ; après la pose, les installateurs ne présentent qu’une page à signer sur smartphone, et le client découvre à réception du procès-verbal par courriel qu’on lui a fait signer la partie installateur, avec trois notes de 5 sur 5 attribuées par l’installateur à lui-même, la première page ayant été signée à sa place. Le client publie alors le 25 avril 2025 un avis d’une étoile sur la page Google de l’entreprise, relatant ces faits et s’inquiétant : il ignore si le câblage préconisé pour du 22 kW a bien été posé, et redoute un incendie en chargeant à cette puissance. L’entreprise répond par une mise en demeure de supprimer l’avis, reprochant dénigrement et diffamation, réclamant 5 000 euros d’indemnité forfaitaire, puis assigne le client en octobre 2025 pour obtenir le retrait de l’avis et des dommages-intérêts.

Le tribunal déboute la société de l’ensemble de ses demandes, la condamne aux dépens et à payer au client 2 000 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile, en rappelant que la décision bénéficie de l’exécution provisoire de droit. Sur le fond, le raisonnement tient en trois temps et il est précieux pour tout client en litige. D’abord, l’action engagée sur le fondement de la responsabilité civile de droit commun était exactement qualifiée et ne relevait pas de la loi du 29 juillet 1881 sur la presse : la demande de requalification du client, qui aurait entraîné la prescription de trois mois, est donc rejetée, mais cette qualification ne sauve pas l’installateur pour autant. Ensuite, le tribunal rappelle que même en l’absence de concurrence directe entre les parties, la divulgation d’une information de nature à jeter le discrédit sur les services d’autrui peut constituer un dénigrement réparable sur le fondement de l’article 1240 du code civil, en vigueur : « Tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. » Enfin, et c’est le point décisif, lorsque l’information se rapporte à un sujet d’intérêt général et repose sur une base factuelle suffisante, elle relève du droit à la liberté d’expression, qui inclut le droit de libre critique, et ne saurait être regardée comme fautive, sous réserve du respect des limites admissibles. Le client racontait des faits vérifiables, devis, puissance, procès-verbal signé sur smartphone, silences du commercial, avec mesure : son avis relevait de la libre critique d’une prestation payée, pas d’une faute. La morale est double : documentez les faits avec précision et dates, gardez un ton mesuré, et un avis exact ne constitue pas un dénigrement, même s’il est sévère et même s’il appelle à ne pas recourir au professionnel.

B. Garantie de conformité, rétractation et droit à la prise : agir dans le bon ordre

Une fois les faits établis, encore faut-il agir dans le bon ordre et sur le bon fondement. Si la borne ou son installation est défectueuse, le premier levier est la garantie légale de conformité. Le vendeur délivre un bien conforme au contrat ainsi qu’aux critères énoncés à l’article L. 217-5, et il répond des défauts de conformité existant au moment de la délivrance du bien qui apparaissent dans un délai de deux ans à compter de celle-ci, dispose l’article L. 217-3 du code de la consommation, en vigueur. Une borne bridée à 11 kW alors que le devis promet 22 kW, un câblage sous-dimensionné qui fait craindre pour la sécurité, ou une installation qui disjoncte dès la première charge : voilà des défauts de conformité au contrat, que le professionnel doit réparer, et dont il répond pendant deux ans à compter de la délivrance. Les critères sont exigeants pour le vendeur : l’article L. 217-4 du même code exige notamment que le bien corresponde à la description, au type, à la quantité et à la qualité prévues au contrat, et soit propre à tout usage spécial recherché par le consommateur et accepté par le vendeur, tandis que l’article L. 217-5 ajoute qu’en plus des critères de conformité au contrat, le bien est conforme s’il est propre à l’usage habituellement attendu d’un bien de même type. Une borne de recharge est attendue pour recharger à la puissance vendue, en sécurité : si elle ne le fait pas, elle n’est pas conforme, et c’est au professionnel de le démontrer autrement.

Le deuxième levier, souvent oublié parce que le délai est bref, est le droit de rétractation. Le consommateur dispose d’un délai de quatorze jours pour exercer son droit de rétractation d’un contrat conclu à distance, à la suite d’un démarchage téléphonique ou hors établissement, sans avoir à motiver sa décision ni à supporter d’autres coûts que ceux prévus par la loi, énonce l’article L. 221-18 du code de la consommation, en vigueur. Le contrat signé à votre domicile avec le commercial venu faire le devis est un contrat hors établissement : vous disposez de quatorze jours à compter de la conclusion pour vous rétracter, sans motif, et pour les contrats conclus hors établissement, le consommateur peut exercer son droit de rétractation à compter de la conclusion du contrat. Si l’installation a déjà été posée dans ce délai à votre demande expresse, des frais calculés selon les modalités légales peuvent rester dus, mais le droit existe et le professionnel devait vous en informer avec le formulaire type : son silence sur ce point, déjà pointé par la DGCCRF, fragilise sa position en cas de litige.

Le troisième levier est amiable et gratuit : la médiation de la consommation. Tout consommateur a le droit de recourir gratuitement à un médiateur de la consommation en vue de la résolution amiable du litige qui l’oppose à un professionnel, et à cet effet, le professionnel garantit au consommateur le recours effectif à un dispositif de médiation de la consommation, prévoit l’article L. 612-1 du code de la consommation, en vigueur. Avant d’assigner, adressez une réclamation écrite au professionnel, puis saisissez le médiateur désigné dans le contrat, ou à défaut le médiateur compétent pour le secteur. La saisine est gratuite, elle suspend les délais de prescription pendant son cours, et l’avis du médiateur, même non contraignant, pèse lourd dans la suite du dossier.

Reste la question que tout copropriétaire se pose : faut-il l’accord de l’assemblée générale pour poser la borne sur sa place ? La réponse est non, sous conditions, et c’est le droit à la prise qui la donne. Le propriétaire d’un bâtiment doté de places de stationnement d’accès sécurisé à usage privatif ou, en cas de copropriété, le syndicat des copropriétaires représenté par le syndic ne peut s’opposer sans motif sérieux et légitime à l’équipement des places de stationnement d’installations dédiées à la recharge électrique pour véhicule électrique ou hybride rechargeable et permettant un comptage individualisé des consommations, par un locataire ou occupant de bonne foi et aux frais de ce dernier, dispose l’article L. 113-16 du code de la construction et de l’habitation, en vigueur depuis le 1er juillet 2021. Le syndic ne peut donc refuser qu’avec un motif sérieux et légitime, par exemple la préexistence d’installations ou sa propre décision d’équiper l’immeuble dans un délai raisonnable, et il doit laisser le prestataire que vous avez choisi accéder aux locaux techniques pour établir étude et devis. Distinguez bien les deux batailles : face au syndic, c’est le droit à la prise et la notification complète du projet ; face à l’installateur, c’est le devis, la qualification IRVE, la conformité et le médiateur. Pour l’ensemble de ces démarches, vérification du devis avant signature, contestation d’une installation non conforme, chiffrage des travaux de reprise, saisine du médiateur ou assignation de l’installateur, l’appui d’un avocat en droit immobilier à Paris permet de calibrer l’ordre des actions et le montant des demandes, de la mise en demeure à l’audience.

En conclusion, la borne de recharge concentre en un seul objet tout ce qui met aujourd’hui le logement sous pression : un équipement coûteux, une promesse commerciale pressante, des travaux dans les parties communes ou privatives, et un voisinage qui observe. La DGCCRF a montré que la pression commerciale dérape vers l’infraction quand l’information manque, que la qualification est alléguée sans être détenue, et que le contrat verrouille les recours. Le tribunal de Paris a montré l’envers : un client précis, mesuré et muni de pièces fait échec à l’installateur jusque devant le juge. Avant de signer, vérifiez la qualification IRVE sur les sites de l’AFNOR ou de Qualifelec, exigez un devis détaillé avec modèle, puissance, délai, garanties et médiateur, et conservez le formulaire de rétractation. Après la pose, ne signez aucun procès-verbal sans l’avoir lu en entier, émettez vos réserves par écrit, photographiez l’installation et faites constater les écarts au devis. Et si le différend s’installe, signalez sur Signal Conso, réclamez par écrit, saisissez le médiateur, puis faites trancher : le droit de la consommation et la garantie de conformité sont de votre côté, à condition d’avoir gardé les preuves.

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Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».