Cabinet Kohen Avocats · Paris

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse offerte, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Appel de fonds de copropriété trop élevé à la rentrée 2026 : contester les charges, refuser de payer et faire annuler le vote

En septembre 2026, des milliers de copropriétaires découvrent dans leur boîte aux lettres un appel de fonds qui a enflé : provisions du budget prévisionnel en hausse, cotisation au fonds de travaux qui s’ajoute, parfois un appel exceptionnel pour des travaux votés au printemps. Les syndics évoquent l’augmentation des contrats d’entretien, des assurances et de l’énergie, ainsi que le plan pluriannuel de travaux devenu incontournable dans les immeubles d’habitation. Face à un montant qui vous paraît excessif ou injustifié, trois réflexes protègent vos droits : exiger les pièces qui justifient chaque euro réclamé, ne jamais bloquer un paiement sans cadre juridique précis, et attaquer le vote litigieux devant le juge dans le délai de deux mois. Ce dossier explique comment vérifier votre appel de fonds ligne par ligne, comment contester des charges indues, quand vous pouvez refuser de payer sans aggraver votre situation, et comment faire annuler une décision d’assemblée générale irrégulière.

I. Vérifier votre appel de fonds et contester les charges indues

A. Exiger du syndic les pièces qui justifient chaque euro réclamé

Un appel de fonds n’est pas une facture à payer les yeux fermés : c’est l’exécution d’un budget que l’assemblée générale a voté et d’une répartition fixée par le règlement de copropriété. La loi pose le principe que « Les copropriétaires sont tenus de participer aux charges entraînées par les services collectifs et les éléments d’équipement commun en fonction de l’utilité objective que ces services et éléments présentent à l’égard de chaque lot, dès lors que ces charges ne sont pas individualisées. » (article 10 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965). Le même texte ajoute qu’ils participent aux charges de conservation, d’entretien et d’administration des parties communes et versent la cotisation au fonds de travaux « proportionnellement aux valeurs relatives des parties privatives comprises dans leurs lots, telles que ces valeurs résultent des dispositions de l’article 5. » Toute somme qui s’écarte de ces clés de répartition doit être expliquée et documentée.

Pour les dépenses courantes, le mécanisme est strictement encadré : chaque année, le syndicat vote un budget prévisionnel en assemblée réunie « dans un délai de six mois à compter du dernier jour de l’exercice comptable précédent. » Les copropriétaires versent ensuite des provisions : « Les copropriétaires versent au syndicat des provisions égales au quart du budget voté. Toutefois, l’assemblée générale peut fixer des modalités différentes. » Et « La provision est exigible le premier jour de chaque trimestre ou le premier jour de la période fixée par l’assemblée générale. » (article 14-1 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965). Concrètement, votre appel de septembre doit correspondre au quart du budget voté, sauf si l’assemblée a fixé un autre échéancier. S’il ne correspond pas, demandez par écrit au syndic le procès-verbal de l’assemblée qui a voté le budget et le décompte individuel de répartition.

Le point décisif, rappelé par la Cour de cassation, est que le syndicat qui réclame des charges doit prouver sa créance pièces à l’appui. Dans un arrêt du 12 novembre 2020, la troisième chambre civile rappelle d’abord que « Il résulte du premier de ces textes que les copropriétaires sont tenus de participer aux charges entraînées par les services collectifs et les éléments d’équipements communs, ainsi qu’à celles relatives à la conservation, à l’entretien et à l’administration des parties communes. » Puis elle ajoute : « Selon le second, celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver. » En l’espèce, le syndicat ne produisait que des décomptes partiels, et la Cour censure la condamnation : « En statuant ainsi, alors que le syndicat des copropriétaires n’avait pas produit tous les décomptes de répartition de charges et documents comptables relatifs aux périodes concernées, la cour d’appel a violé les textes susvisés. » (Cass. 3e civ., 12 novembre 2020, n° 19-21.018, visa de l’article 10 de la loi du 10 juillet 1965 et de l’article 1315, devenu 1353, du code civil). Ce dernier texte dispose : « Celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver. Réciproquement, celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l’extinction de son obligation. » (article 1353 du code civil).

Traduction pratique : quand vous recevez un appel de fonds, réclamez systématiquement le procès-verbal de l’assemblée générale qui a approuvé les comptes de l’exercice correspondant, les documents comptables et votre décompte individuel de répartition. Un simple tableau du syndic ne suffit pas si vous contestez la dette. Vérifiez ensuite quatre points : vos tantièmes et la catégorie de charges appliquée à votre lot, la conformité au règlement de copropriété, l’absence de double appel sur deux exercices, et la distinction entre charges courantes et dépenses de travaux. Les erreurs les plus fréquentes portent sur des tantièmes mal repris après une division de lot, des charges d’équipements dont votre lot ne bénéficie pas, ou des dépenses privatives imputées à la collectivité. Si le syndic refuse de transmettre ces pièces, adressez-lui une mise en demeure écrite : son silence servira votre contestation ultérieure, et une action en justice engagée contre vous sans ces justificatifs reste fragile, comme le montre l’arrêt du 12 novembre 2020.

Gardez aussi à l’esprit que certaines dépenses lourdes relèvent d’un autre régime de responsabilité : après un dégât des eaux ou l’intervention des pompiers, la répartition entre assurance de l’immeuble, syndic et copropriétaires suit des règles propres que détaille notre dossier sur le dégât des eaux en copropriété et l’indemnisation par l’assurance. Un appel de fonds qui mélange travaux privatifs et dépenses communes est contestable sur ce terrain.

B. Traquer les appels de fonds de travaux et la cotisation au fonds obligatoire

Les travaux ne se paient pas comme les charges courantes. La loi précise : « Ne sont pas comprises dans le budget prévisionnel les dépenses du syndicat pour travaux, dont la liste est fixée par décret en Conseil d’Etat. Les sommes afférentes à ces dépenses sont exigibles selon les modalités votées par l’assemblée générale. » (article 14-1, II, de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965). Autrement dit, chaque appel de fonds de travaux doit renvoyer à un vote précis de l’assemblée qui a décidé les travaux, leur montant et leur calendrier d’exigibilité. Un appel global et non détaillé, sans référence au procès-verbal, est le premier signal d’une contestation possible.

A ces appels votés au coup par coup s’ajoute désormais une cotisation annuelle obligatoire au fonds de travaux dans les immeubles à destination totale ou partielle d’habitation. Ce fonds finance l’élaboration du projet de plan pluriannuel de travaux, la réalisation des travaux prévus par ce plan, les travaux urgents décidés par le syndic et les travaux de sauvegarde, de santé, de sécurité ou d’économies d’énergie non prévus au plan. Lorsque l’assemblée a adopté le plan pluriannuel, « le montant de la cotisation annuelle ne peut être inférieur à 2,5 % du montant des travaux prévus dans le plan adopté et à 5 % du budget prévisionnel mentionné à l’article 14-1. » Sans plan adopté, le plancher est de 5 % du budget prévisionnel. (article 14-2-1 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965). Vérifiez donc si votre immeuble a adopté son plan pluriannuel et à quel montant de travaux il correspond : une cotisation calculée sur une base fantaisiste est contestable.

Deux conséquences pratiques découlent de ce régime. D’abord, « Les sommes versées au titre du fonds de travaux sont attachées aux lots et entrent définitivement, dès leur versement, dans le patrimoine du syndicat des copropriétaires. Elles ne donnent pas lieu à un remboursement par le syndicat des copropriétaires à l’occasion de la cession d’un lot. » (article 14-2-1 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965). Si vous vendez, vous ne récupérez pas cette cotisation auprès du syndicat, même si vous pouvez convenir avec l’acquéreur d’un versement équivalent en sus du prix.

Ensuite, l’exécution des travaux votés peut être suspendue : « Sauf urgence, l’exécution par le syndic des travaux décidés par l’assemblée générale en application des articles 25 et 26 de la présente loi est suspendue jusqu’à l’expiration du délai de deux mois mentionné au deuxième alinéa du présent article. » (article 42 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965). Si vous contestez le vote dans les deux mois, les travaux les plus importants ne doivent pas démarrer avant l’expiration de ce délai, sauf urgence avérée.

Pour contrôler un appel de fonds de travaux, demandez le procès-verbal du vote, le plan pluriannuel ou le diagnostic technique global, les devis comparés, la majorité appliquée et l’échéancier d’exigibilité. Vérifiez que la majorité correspond à la nature des travaux : l’entretien courant, les travaux d’amélioration, les travaux obligatoires issus du plan et les travaux d’intérêt collectif ne relèvent pas des mêmes règles de vote. Un vote acquis à une majorité insuffisante est annulable, et c’est là que le délai de deux mois devient vital, comme expliqué dans la seconde partie.

Sur les seuls appels de fonds pour travaux votés au printemps et les réflexes de paiement sans risque, vous pouvez aussi lire notre dossier appel de fonds pour travaux reçu en septembre 2026 : payer sans risque et contester, qui complète utilement le présent guide centré sur la vérification des charges courantes, le fonds de travaux et l’annulation du vote.

Ajoutez à votre dossier trois pièces souvent décisives. D’abord, l’état daté établi lors de la dernière mutation de votre lot : il révèle les sommes dues par le vendeur au jour de la vente et les appels déjà votés, et son coût facturé par le syndic est plafonné par décret, ce qui limite les facturations annexes. Ensuite, le carnet d’entretien de l’immeuble et, quand il existe, le diagnostic technique global : ils montrent si les travaux appelés correspondent à un besoin documenté ou à une décision improvisée. Enfin, les relevés de votre compte individuel chez le syndic sur les trois derniers exercices : ils permettent de repérer les reports de soldes, les régularisations tardives et les frais de relance ajoutés sans mise en demeure préalable. Un copropriétaire qui produit ces pièces dès sa première lettre de contestation obtient plus souvent une correction amiable, car le syndic mesure le risque d’une annulation judiciaire du vote et d’une dispense de frais de procédure.

II. Refuser de payer sans se mettre en faute et faire annuler la décision

A. Ne jamais bloquer seul un paiement : mise en demeure, déchéance du terme et frais à votre charge

Refuser de payer un appel de fonds sans précaution est la faute la plus coûteuse. La loi organise une procédure de recouvrement accélérée redoutable : « A défaut du versement à sa date d’exigibilité d’une provision due au titre de l’article 14-1, et après mise en demeure restée infructueuse passé un délai de trente jours, les autres provisions non encore échues en application du même article 14-1 ainsi que les sommes restant dues appelées au titre des exercices précédents après approbation des comptes deviennent immédiatement exigibles. » Le texte ajoute : « Le président du tribunal judiciaire statuant selon la procédure accélérée au fond, après avoir constaté, selon le cas, l’approbation par l’assemblée générale des copropriétaires du budget prévisionnel, des travaux ou des comptes annuels, ainsi que la défaillance du copropriétaire, condamne ce dernier au paiement des provisions ou sommes exigibles. » (article 19-2 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965). Après une simple mise en demeure restée sans effet trente jours, c’est donc l’intégralité des provisions futures et des arriérés approuvés qui devient exigible d’un coup, devant un juge qui statue vite.

La Cour de cassation a toutefois posé une limite claire à cette arme : il faut un véritable impayé de provision. Dans un arrêt du 9 mars 2022, elle juge que « la mise en oeuvre de l’article 19-2 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 suppose qu’une provision due au titre de l’article 14-1 ou du I de l’article 14-2 soit demeurée impayée passé un délai de trente jours après mise en demeure » et casse une décision qui avait appliqué ce texte alors que le copropriétaire justifiait avoir réglé tous les appels de provisions, y compris celui précédant la mise en demeure. (Cass. 3e civ., 9 mars 2022, n° 21-12.988). Si vous avez tout payé dans les délais, le syndic ne peut pas déclencher la déchéance du terme sur de simples reliquats d’exercices anciens non provisionnés. Conservez donc chaque preuve de paiement et répondez par écrit à toute mise en demeure en détaillant les règlements déjà effectués.

Le contentieux a aussi un coût direct pour le débiteur. D’abord, les intérêts de retard : « Les dommages et intérêts dus à raison du retard dans le paiement d’une obligation de somme d’argent consistent dans l’intérêt au taux légal, à compter de la mise en demeure. » (article 1231-6 du code civil). Ensuite, les frais de recouvrement : « Les frais nécessaires exposés par le syndicat, notamment les frais de mise en demeure, de relance et de prise d’hypothèque à compter de la mise en demeure, pour le recouvrement d’une créance justifiée à l’encontre d’un copropriétaire ainsi que les droits et émoluments des actes des huissiers de justice et le droit de recouvrement ou d’encaissement à la charge du débiteur ; » sont imputables au seul copropriétaire concerné. (article 10-1 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965). En revanche, si vous gagnez contre le syndicat, la loi vous protège : « Le copropriétaire qui, à l’issue d’une instance judiciaire l’opposant au syndicat, voit sa prétention déclarée fondée par le juge, est dispensé, même en l’absence de demande de sa part, de toute participation à la dépense commune des frais de procédure, dont la charge est répartie entre les autres copropriétaires. »

La bonne méthode quand une somme vous paraît indue : payez les sommes dont le principe n’est pas discuté, contestez le surplus par lettre recommandée motivée en visant les pièces manquantes, et proposez un échéancier écrit pour le reliquat éventuel. N’opposez jamais une compensation improvisée avec une créance personnelle contre le syndic, et ne donnez pas d’instruction de blocage à votre banque sans cadre juridique : ces gestes unilatéraux alimentent la mise en demeure du syndic et ouvrent la voie à la procédure accélérée. Si la mise en demeure arrive, traitez-la comme une date couperet : trente jours pour payer ou pour saisir le juge avant que tout devienne exigible.

B. Attaquer le vote de l’assemblée générale dans les deux mois, à Paris comme ailleurs

Quand l’appel de fonds découle d’un vote irrégulier, c’est le vote lui-même qu’il faut attaquer, vite. La loi est couperet : « Les actions en contestation des décisions des assemblées générales doivent, à peine de déchéance, être introduites par les copropriétaires opposants ou défaillants dans un délai de deux mois à compter de la notification du procès-verbal d’assemblée, sans ses annexes. Cette notification est réalisée par le syndic dans le délai d’un mois à compter de la tenue de l’assemblée générale. » (article 42, alinéa 2, de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965). Seuls les copropriétaires opposants, ceux qui ont voté contre, ou défaillants, absents et non représentés, peuvent agir. Celui qui a voté pour, même en regrettant son vote, est irrecevable.

Un arrêt très récent durcit encore le calendrier. Le 16 avril 2026, la troisième chambre civile juge que le délai court dès le lendemain de la première présentation du recommandé, même si vous avez ensuite retiré le pli : « La loi ne distinguant pas, selon que le pli recommandé est ou non retiré par son destinataire, pour fixer le point de départ du délai de deux mois pour agir en contestation des décisions d’une assemblée générale de copropriétaires, ce délai court, dans tous les cas, à compter du lendemain du jour de la première présentation de la lettre recommandée, de notification du procès-verbal de l’assemblée générale, au domicile du destinataire. » (Cass. 3e civ., 16 avril 2026, n° 24-18.842). La Cour vise aussi les textes sur la notification : le délai de contestation « court à compter de la notification du procès-verbal d’assemblée à chacun des copropriétaires opposants ou défaillants », et « Le délai qu’elles font, le cas échéant, courir a pour point de départ le lendemain du jour de la première présentation de la lettre recommandée au domicile du destinataire. » Ne pas retirer son courrier ne suspend donc rien : dès l’avis de passage du facteur, le compte à rebours démarre. Faites suivre votre courrier en cas d’absence prolongée et surveillez les avis de passage après chaque assemblée.

Les moyens d’annulation les plus solides portent sur la convocation irrégulière, l’ordre du jour incomplet, l’absence de pièces jointes obligatoires, une majorité mal calculée, un vote pris hors compétence de la majorité réunie, ou une résolution contraire au règlement de copropriété. L’action se porte devant le tribunal judiciaire du lieu de l’immeuble. À Paris et en Île-de-France, où les copropriétés sont nombreuses et les budgets élevés, le tribunal judiciaire de Paris concentre un contentieux fourni des charges de copropriété, avec des chambres rompues à ces questions : préparez un dossier complet associant le procès-verbal contesté, la preuve de votre vote contre ou de votre absence, le règlement de copropriété, les décomptes et la notification avec son avis de passage. Demandez à votre conseil d’évaluer aussi une demande de suspension : pour les travaux votés aux majorités renforcées, l’exécution est en principe suspendue pendant le délai de deux mois, sauf urgence. Si le syndic lance les travaux malgré votre recours, faites constater l’avancement par commissaire de justice et saisissez le juge d’une demande d’arrêt.

Pour les autres actions personnelles entre copropriétaire et syndicat, le délai n’est pas la déchéance de deux mois mais la prescription de droit commun : « Les dispositions de l’article 2224 du code civil relatives au délai de prescription et à son point de départ sont applicables aux actions personnelles relatives à la copropriété entre copropriétaires ou entre un copropriétaire et le syndicat. » (article 42, alinéa 1er, de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965). Cinq ans, donc, pour une demande en paiement ou en répétition de l’indu, à distinguer soigneusement de l’action en contestation du vote. Une demande de remboursement de charges indues déjà payées reste possible dans ce délai, même après expiration du recours contre l’assemblée.

Conclusion

Un appel de fonds excessif se combat avec méthode, pas avec un simple refus de payer. Vérifiez d’abord la base légale : budget voté, tantièmes conformes au règlement, décompte individuel, procès-verbaux d’approbation des comptes et vote précis pour chaque dépense de travaux. Exigez les pièces manquantes par écrit, car le syndicat qui vous poursuit devra les produire devant le juge. Payez ce qui est dû pour neutraliser la mise en demeure et la déchéance du terme, contestez le surplus de façon motivée, et attaquez le vote irrégulier dans les deux mois de la première présentation du recommandé, sans attendre de retirer le pli. À la rentrée 2026, les assemblées générales qui votent budgets en hausse, cotisations au fonds de travaux et programmes pluriannuels offrent de nombreux angles de contrôle : majorité applicable, plan de financement, calendrier d’exigibilité et respect du règlement. Un dossier chiffré et complet fait souvent bouger le syndic avant tout procès, et il conditionne le succès si le litige va devant le tribunal.

Besoin d’un avis rapide sur votre dossier.

Vous venez de recevoir un appel de fonds de copropriété qui vous paraît excessif ou injustifié. Une consultation téléphonique en 48 heures avec un avocat du cabinet permet de vérifier vos décomptes, de préparer votre contestation et d’agir dans les délais. Appelez le 06 46 60 58 22 ou écrivez via la page contact du cabinet. Le cabinet intervient à Paris et en Île-de-France.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».