Cabinet Kohen Avocats · Paris

—

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse : 80 € TTC, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Article généré par une intelligence artificielle, selon un processus conçu et contrôlé par le cabinet

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Votre voisin loue sur Airbnb toute l’année à Paris : prouver la location illégale et la faire cesser (2026)

Les valises à roulettes dans l’escalier à minuit, les codes d’entrée qui circulent entre des mains inconnues, les fêtes dans un deux-pièces loué à la nuit : pour de nombreux copropriétaires parisiens, la location de tourisme du voisin n’est plus une rumeur de palier mais une réalité quotidienne. À l’automne 2026, le droit a durci le cadre et les juges ont clarifié les recours. Le 3 septembre 2026, la troisième chambre civile de la Cour de cassation a cassé un arrêt qui refusait de sanctionner une location répétée de courte durée, au motif inopérant que l’activité serait de nature civile. Quelques mois plus tôt, le 16 octobre 2025, la même chambre avait rappelé les limites de ce qu’un syndicat peut interdire dans une résidence de tourisme. Entre ces deux pôles, voisins et syndics disposent d’une feuille de route précise : prouver l’illégalité, viser le bon fondement, saisir le bon juge. Cet article décrit cette méthode pas à pas, avec les textes applicables à Paris et les pièces qui font gagner un dossier.

Le raisonnement tient en deux temps. D’abord établir les faits : l’annonce, l’absence de numéro d’enregistrement, la rotation des occupants, le règlement de copropriété. Ensuite choisir l’arme procédurale adaptée : action en copropriété contre le trouble, ou signalement à la mairie de Paris pour changement d’usage sans autorisation, puni d’une amende civile et d’un retour à l’habitation sous astreinte. Chaque voie a ses preuves, ses délais et ses pièges, détaillés ci-dessous, y compris les particularités parisiennes.

I. Voisin Airbnb à Paris : comment prouver que la location de tourisme est illégale

Avant toute mise en demeure ou assignation, le dossier se joue sur la preuve. Le voisin qui se plaint doit démontrer trois choses : qu’une location de courte durée existe, qu’elle entre dans la définition légale du meublé de tourisme ou du changement d’usage, et que les autorisations requises font défaut. Cette première partie donne la méthode de collecte et les points de contrôle juridiques.

A. Repérer les indices d’une location de tourisme sans déclaration et les transformer en preuves

Le premier réflexe consiste à lire l’annonce. Depuis l’entrée en vigueur du nouveau régime d’enregistrement, l’article L. 324-1-1 du code du tourisme dispose que « Toute personne qui offre à la location un meublé de tourisme procède préalablement en personne à une déclaration soumise à enregistrement auprès d’un téléservice national opéré par l’organisme public unique mentionné au premier alinéa du II de l’article L. 324-2-1. » Le même texte prévoit que le téléservice délivre un avis de réception électronique comprenant un numéro de déclaration. En pratique, capturez l’annonce complète : plateforme, adresse approximative, calendrier de disponibilité, tarifs à la nuit, avis voyageurs avec dates. Ces captures datées montrent la répétition des locations, élément central du changement d’usage.

Le deuxième contrôle porte sur le numéro d’enregistrement. L’article L. 324-2 du code du tourisme impose que « Toute offre ou contrat de location saisonnière doit revêtir la forme écrite et contenir l’indication du prix demandé ainsi qu’un état descriptif des lieux. » Et toute offre de meublé de tourisme doit contenir le numéro de déclaration. Une annonce parisienne sans numéro, ou avec un numéro invalide, constitue un premier indice d’irrégularité à verser au dossier. Vérifiez également si l’annonce précise que le bien est la résidence principale du loueur : le texte exige que le loueur l’indique dans sa déclaration et en apporte la preuve, ce qui permet ensuite de recouper avec l’occupation réelle constatée dans l’immeuble.

Le troisième faisceau d’indices se construit dans l’immeuble lui-même. Tenez un journal précis des allées et venues : dates, heures, nombre d’occupants, nuisances sonores, photographies des valises dans les parties communes si elles sont prises sans porter atteinte à la vie privée. Sollicitez des attestations de voisins conformes aux exigences de forme : identité, lien avec les parties, description précise des faits constatés personnellement, mention qu’elles sont établies en vue d’une production en justice. Deux ou trois attestations circonstanciées valent mieux que dix pétitions vagues. Si le gardien ou le syndic constate un va-et-vient anormal, demandez un écrit. Les relevés de boîtes aux lettres débordantes, les dépôts d’ordures inhabituels et les interventions pour bruit peuvent compléter le tableau.

Le quatrième levier est le constat d’huissier, devenu commissaire de justice. Faites constater l’annonce en ligne, la disponibilité du bien sur plusieurs semaines, et si possible les mouvements dans l’immeuble. Le constat fige ce que les captures d’écran suggèrent : la répétition des locations pour de courtes durées à une clientèle de passage qui n’y élit pas domicile. Cette formule n’est pas rhétorique : c’est exactement le critère retenu par la Cour de cassation, qui juge que « Le fait de louer un local meublé destiné à l’habitation de manière répétée pour de courtes durées à une clientèle de passage qui n’y élit pas domicile constitue un changement d’usage. » (Cass. 3e civ., 3 sept. 2026, n° 25-16.157). Chaque pièce du dossier doit donc tendre vers cette démonstration : un local d’habitation, des locations répétées, de courtes durées, une clientèle de passage.

Enfin, interrogez la mairie d’arrondissement ou les services compétents sur l’existence d’une autorisation de changement d’usage pour l’adresse concernée. À Paris, l’autorisation préalable est la règle pour transformer un logement en meublé de tourisme exploité de façon répétée. L’absence d’autorisation, combinée aux preuves de location répétée, ouvre la voie administrative décrite en seconde partie. Conservez la réponse écrite de l’administration : elle clôt le débat sur le défaut d’autorisation.

B. Vérifier le règlement de copropriété et la destination de l’immeuble avant d’agir

Parallèlement à la preuve des locations, lisez le règlement de copropriété. L’arrêt du 16 octobre 2025 (n° 24-14.303) rappelle le principe de base : « un règlement conventionnel de copropriété, incluant ou non l’état descriptif de division, détermine la destination des parties tant privatives que communes, ainsi que les conditions de leur jouissance. » Et chaque copropriétaire « use et jouit librement des parties privatives et des parties communes sous la condition de ne porter atteinte ni aux droits des autres copropriétaires ni à la destination de l’immeuble. » Tout le contentieux en copropriété découle de cette articulation entre liberté de jouir et respect de la destination.

Concrètement, recherchez trois clauses. La clause de destination : immeuble à usage d’habitation, habitation bourgeoise, mixte avec commerces en rez-de-chaussée. La clause d’occupation : interdiction ou encadrement de la location meublée, de la sous-location, des activités commerciales dans les lots. La clause sur les nuisances : tranquillité de l’immeuble, usage des parties communes. Photocopiez les articles exacts du règlement et, si l’immeuble est ancien, vérifiez que vous disposez de la version en vigueur, modifiée le cas échéant par des votes d’assemblée générale. Un syndic détient normalement le règlement consolidé ; demandez-en copie par écrit.

Méfiez-vous des lectures hâtives. Dans l’affaire tranchée le 16 octobre 2025, une cour d’appel avait interdit à des copropriétaires toute location saisonnière sans passer par l’exploitant unique d’une résidence de tourisme, en se fondant sur un article du règlement qui se bornait à reproduire les exigences légales. La Cour de cassation a censuré cette analyse : l’article litigieux « se limite à reproduire, conformément à l’article D. 321-2 du code du tourisme, l’exigence, prévue par l’article D. 321-1 de ce code, d’un gestionnaire unique pour l’ensemble de la résidence de tourisme » (Cass. 3e civ., 16 oct. 2025, n° 24-14.303), alors qu’un autre article du règlement prévoyait expressément que les appartements non exploités dans le cadre de la résidence pouvaient être occupés bourgeoisement. La cour d’appel avait dénaturé des termes clairs et n’avait pas constaté d’atteinte à la destination de l’immeuble. Moralité : une interdiction totale ne se présume pas, elle se lit dans le règlement, article par article.

Le régime des résidences de tourisme mérite une attention propre, car beaucoup d’immeubles neufs ou rénovés relèvent de ce statut. L’article D. 321-1 du code du tourisme définit la résidence de tourisme comme un établissement où « Les locaux d’habitation meublés sont proposés à une clientèle touristique qui n’y élit pas domicile, pour une occupation à la journée, à la semaine ou au mois. » Et le placement sous statut de la copropriété suppose, selon l’article D. 321-2 du code du tourisme, « une obligation durable de location d’au moins 70 % des locaux d’habitation meublés qui ne saurait être inférieure à neuf ans ». Vérifiez donc si votre immeuble est une résidence de tourisme classée, quel exploitant a été désigné, et si le quota de lots confiés à l’exploitant est atteint. Ces éléments déterminent si le voisin loue en marge du système ou en violation frontale du règlement.

À ce stade, faites établir une note de lecture du règlement : destination retenue, clauses applicables aux locations de courte durée, majorité requise pour modifier ces clauses, troubles déjà visés par le règlement. Cette note servira deux fois : pour la mise en demeure au voisin et, le cas échéant, pour la résolution d’assemblée générale autorisant le syndic à agir en justice. Un dossier qui cite l’article exact du règlement, plutôt qu’une indignation générale contre les touristes, change le rapport de force dès le premier courrier.

II. Faire cesser une location Airbnb illégale à Paris : les recours du voisin, du syndic et de la mairie

Preuves réunies et règlement analysé, reste à agir. Deux voies se complètent : la voie privée de la copropriété, fondée sur le règlement et le trouble subi, et la voie publique du changement d’usage, portée par la commune devant le juge judiciaire. Leurs logiques diffèrent, leurs effets se cumulent, et le choix dépend de la solidité de chaque faisceau de preuves.

A. Agir en copropriété : mise en demeure, assemblée générale et action en justice contre le trouble

Commencez par la mise en demeure. Adressez au copropriétaire bailleur un courrier recommandé décrivant les faits datés, visant les articles du règlement violés et exigeant la cessation des locations de courte durée sous un délai précis, de quinze jours à un mois. Joignez les pièces essentielles : captures d’annonces, absence de numéro de déclaration, attestations. Écrivez parallèlement au syndic pour lui demander d’intervenir au titre de la conservation de l’immeuble et du respect de sa destination. Le syndic n’est pas un simple gestionnaire : il peut être mandaté par l’assemblée générale pour agir en justice au nom du syndicat des copropriétaires.

Si la mise en demeure reste sans effet, portez le sujet à l’ordre du jour de l’assemblée générale. Faites voter une résolution qui constate les manquements, mandate le syndic pour agir, et fixe l’enveloppe des frais de procédure. Cette résolution protège le syndic et crédibilise l’action : le juge voit un collectif organisé, pas un conflit de voisinage. Profitez-en pour faire rappeler ou préciser les règles applicables aux locations de courte durée, dans le respect des majorités requises pour modifier le règlement. Une clarification votée aujourd’hui évite dix litiges demain.

Sur le fond de l’action, deux fondements se combinent. Le premier est contractuel : la violation du règlement de copropriété et de la destination de l’immeuble. Le demandeur sollicite l’interdiction des locations contraires au règlement, sous astreinte, et la réparation du préjudice : perte de tranquillité, dépréciation de la jouissance, frais engagés. Le second est délictuel : le trouble anormal de voisinage causé par le défilé d’occupants, le bruit, l’insécurité des codes partagés. Les troubles de voisinage répétés dans un immeuble d’habitation, lorsqu’ils sont prouvés par attestations et constats, fondent une demande d’interdiction et de dommages-intérêts. Pour un éclairage voisin sur la résiliation et le sort de l’occupant après jugement, la jurisprudence relative aux troubles de voisinage et à la résiliation du bail montre comment les juges articulent cessation du trouble et conséquences sur l’occupation.

Anticipez les défenses du bailleur. Il soutiendra que son activité est de nature civile et paisible, que le règlement n’interdit rien expressément, que les voyageurs sont discrets. La réponse tient dans les pièces : la nature civile de l’activité ne fait pas obstacle aux sanctions du changement d’usage, comme l’a jugé la Cour de cassation le 3 septembre 2026 en censurant une cour d’appel qui s’était fondée sur cette motivation inopérante. De même, l’absence d’interdiction expresse dans le règlement n’autorise pas une activité qui porte atteinte à la destination de l’immeuble ou aux droits des autres copropriétaires. Et la discrétion alléguée de quelques voyageurs ne répond pas à la démonstration d’une exploitation répétée. Demandez systématiquement une astreinte par jour de retard et la publication ou la communication du jugement au syndic, afin que la décision soit exécutoire en pratique et pas seulement sur le papier.

Le voisin agissant seul, sans le syndicat, conserve une action personnelle en cessation du trouble et en indemnisation. Son dossier doit alors insister sur son préjudice propre : bruit nocturne attesté, impossibilité de jouir du palier, sentiment d’insécurité, incidences sur le sommeil et le travail. Chiffrez ce préjudice avec retenue et pièces : certificats médicaux si troubles du sommeil, échanges avec le syndic restés vains, coût du constat. Un préjudice documenté obtient une indemnisation ; un préjudice déclamé obtient un débouté.

B. Saisir la mairie de Paris : autorisation de changement d’usage, amende civile et retour à l’habitation

La seconde voie est administrative et répressive, et à Paris elle est redoutable pour l’exploitant en infraction. L’article L. 631-7 du code de la construction et de l’habitation prévoit que « le changement d’usage des locaux à usage d’habitation peut être soumis, sur décision de l’organe délibérant, à autorisation préalable dans les conditions fixées à l’article L. 631-7-1. » Paris a instauré cette autorisation préalable : louer de façon répétée un logement à une clientèle de passage sans autorisation, c’est changer l’usage du local sans droit. L’article L. 631-7-1 du même code précise que « L’autorisation préalable au changement d’usage est délivrée par le maire de la commune dans laquelle est situé l’immeuble », et que la délibération fixe les conditions des autorisations et des compensations par quartier au regard des objectifs de mixité sociale. À Paris, la compensation exigée rend l’autorisation coûteuse et sélective : l’exploitant sans autorisation ne pourra pas régulariser après coup à bon compte.

Les sanctions sont prononcées par le juge judiciaire saisi par la commune. L’article L. 651-2 du code de la construction et de l’habitation dispose que « Toute personne qui enfreint les dispositions des articles L. 631-7 ou L. 631-7-1 A ou qui ne se conforme pas aux conditions ou obligations imposées en application des mêmes articles L. 631-7 et L. 631-7-1 A est condamnée à une amende civile dont le montant ne peut excéder 100 000 € par local irrégulièrement transformé. » Le produit de l’amende est versé à la commune. Le même article ajoute que « le président du tribunal ordonne le retour à l’usage d’habitation du local transformé sans autorisation, dans un délai qu’il fixe », avec à l’expiration une astreinte d’un montant maximal de 1 000 euros par jour et par mètre carré utile. L’affaire se plaide devant le président du tribunal judiciaire statuant selon la procédure accélérée au fond, donc rapidement. Pour le voisin, le signalement à la mairie ne coûte rien et déclenche, si les agents constatent l’infraction, une machine judiciaire que le bailleur ne peut pas ignorer.

La jurisprudence récente verrouille le raisonnement des juges du fond tentés par l’indulgence. Dans l’arrêt du 3 septembre 2026, la cour d’appel avait relevé que l’appartement était à usage d’habitation, que la demande de changement d’usage avait été rejetée par décision du maire et que la propriétaire louait en meublé de tourisme, mais avait écarté toute sanction au motif que l’activité, sans prestation hôtelière, serait de nature civile et conforme au règlement de copropriété. La Cour de cassation a censuré cette analyse : « En statuant ainsi, par des motifs inopérants, alors qu’elle avait constaté que l’appartement était à usage d’habitation et qu’il avait été donné en location de manière répétée pour de courtes durées à une clientèle de passage qui n’y élit pas domicile sans autorisation préalable de changement d’usage, la cour d’appel a violé les textes susvisés. » (Cass. 3e civ., 3 sept. 2026, n° 25-16.157). Ni la nature civile alléguée, ni le règlement de copropriété ne font échec à la police du changement d’usage.

Cette solution s’inscrit dans une ligne constante. Le 27 juin 2024, la troisième chambre civile avait déjà cassé un arrêt qui refusait de sanctionner des locations répétées de courte durée (Cass. 3e civ., 27 juin 2024, n° 23-13.131), et le 9 novembre 2022 elle avait jugé dans le même sens à propos d’un appartement parisien exploité par une société gestionnaire (Cass. 3e civ., 9 nov. 2022, n° 21-20.464). Le message adressé aux exploitants est stable depuis quatre ans et le montant encouru a augmenté avec la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 : la tolérance judiciaire espérée n’existe pas.

En pratique parisienne, le signalement à la mairie suit un circuit précis. Rassemblez le dossier de preuves constitué en première partie, identifiez l’adresse exacte du local, et adressez un signalement écrit et documenté aux services de la protection des locaux d’habitation. Les agents habilités peuvent constater l’occupation, interroger les occupants, consulter les annonces et vérifier l’absence d’autorisation. Si l’infraction est caractérisée, la Ville assigne devant le président du tribunal judiciaire de Paris. Le voisin peut suivre la procédure comme témoin et, parallèlement, maintenir son action en copropriété : l’amende profite à la commune, l’interdiction et les dommages-intérêts profitent au voisin et au syndicat. Les deux procédures se renforcent mutuellement, car les constats des agents alimentent le dossier civil et réciproquement.

Attention enfin aux fausses déclarations. Quiconque dépose une déclaration mensongère pour masquer l’exploitation s’expose, outre l’amende civile, aux peines prévues pour les fausses déclarations en matière d’habitation. La régularisation spontanée reste la meilleure porte de sortie pour un bailleur de bonne foi : déclarer le meublé sur le téléservice national, afficher le numéro sur chaque annonce, solliciter l’autorisation de changement d’usage avec compensation ou recentrer l’exploitation sur la résidence principale dans les limites légales. Pour le voisin, l’existence de démarches de régularisation n’efface pas le passé mais peut justifier une négociation : cessation immédiate contre abandon partiel des demandes indemnitaires. Tout accord amiable se formalise par écrit, avec calendrier de retrait des annonces et clause pénale en cas de reprise.

Conclusion

Le voisin confronté à une location de tourisme abusive à Paris n’est pas démuni : la loi définit l’infraction, la mairie la poursuit et le juge la sanctionne. La méthode qui gagne tient en quatre gestes : figer les annonces et les rotations par captures et constats, vérifier le numéro de déclaration et l’autorisation de changement d’usage, lire le règlement de copropriété article par article, puis frapper aux deux portes, celle du syndic et celle de la mairie. Les arrêts du 16 octobre 2025 et du 3 septembre 2026 balisent le chemin : pas d’interdiction inventée au-delà du règlement, mais pas d’impunité derrière la nature civile alléguée de l’activité. Constitué tôt, documenté avec rigueur et orienté vers la cessation sous astreinte, le dossier du voisin aboutit le plus souvent avant le procès, car l’exploitant sans autorisation mesure vite le coût d’une amende par local et d’un retour à l’habitation sous astreinte journalière.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».