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Légumes Leclerc et Intermarché rappelés pour pesticides : ne pas consommer, se faire rembourser et agir

Vous avez acheté des poivrons verts en vrac chez Leclerc entre le 22 août et le 8 septembre 2026, ou une barquette de légumes à piperade, à ratatouille ou à plancha de la marque Cœur de Jardins chez Leclerc ou Intermarché fin août et début septembre 2026. Depuis le 14 septembre 2026, quatre fiches publiées sur la plateforme officielle Rappel Conso demandent de ne pas consommer ces produits et de les détruire, en raison d’un dépassement des limites autorisées de résidus de pesticides. Les enseignes concernées sont E.Leclerc et Intermarché, sur la France entière, et un numéro unique est indiqué pour le remboursement : le 05.53.98.36.36. D’après les fiches de rappel, ces légumes ne présenteraient pas de danger immédiat, mais ils ne respectent pas les seuils réglementaires qui garantissent la sécurité sur le long terme. Autrement dit, le risque n’est pas celui d’une intoxication brutale, mais celui d’une non-conformité avérée à des seuils qui protègent votre santé en cas d’ingestion répétée. Ce guide explique d’abord quels produits et quels lots sont visés, avec leurs références exactes, puis la marche à suivre pour le remboursement, et enfin vos recours si vous avez consommé ces légumes ou si le magasin refuse de vous rembourser : garantie des vices cachés contre le vendeur professionnel, responsabilité du fait des produits défectueux, et sanctions pénales qui pèsent sur les exploitants qui mettraient sciemment sur le marché une denrée dangereuse.

I. Légumes rappelés chez Leclerc et Intermarché : quels produits, quels lots et que faire

A. Rappel conso légumes pesticides : poivrons, piperade, ratatouille et plancha, les références exactes du rappel

Le rappel signalé par 20 Minutes du 15 septembre 2026, détaillé par Nice-Matin du 16 septembre 2026 et passé en revue par Santé Magazine du 14 septembre 2026, porte sur quatre produits et quatre fiches Rappel Conso publiées le 14 septembre 2026. Premier produit : des poivrons verts de catégorie 1, calibre 70/90, d’origine France, vendus en vrac sans marque dans les magasins E.Leclerc du 22 août 2026 au 8 septembre 2026, sous le code GTIN 3352397127080 et les lots 73 921, 73 933, 73 941, 74 001, 74 004, 74 005, 74 015 et 74 129 (fiche Rappel Conso n° 23505). Deuxième produit : un mélange de légumes à ratatouille de 1,5 kilo de la marque Cœur de Jardins, vendu chez E.Leclerc et Intermarché entre le 25 août et le 11 septembre 2026, sous les codes-barres 3352397135016 et 3250392495572 (fiche Rappel Conso n° 23506). Troisième produit : des légumes à plancha de la même marque en barquette de 1,5 kilo, vendus chez E.Leclerc entre le 3 et le 9 septembre 2026, code-barres 3352397135030 (fiche Rappel Conso n° 23507). Quatrième produit : un mélange de légumes à piperade d’un kilo de la même marque, vendu chez Intermarché le 27 août 2026, numéro 73 975 et code-barres 3250392135054 (fiche Rappel Conso n° 23508). La consigne est identique pour les quatre : ne pas consommer, détruire le produit, et appeler le 05.53.98.36.36 pour les modalités de remboursement.

Ce rappel s’inscrit dans un cadre juridique précis. En droit français, « Les produits destinés aux consommateurs ou susceptibles, dans des conditions raisonnablement prévisibles, d’être utilisés par les consommateurs même s’ils ne leur sont pas destinés satisfont aux dispositions du règlement (UE) 2023/988 du Parlement européen et du Conseil du 10 mai 2023 relatif à la sécurité générale des produits » (article L. 421-2 du code de la consommation). Et « Les produits ne satisfaisant pas aux exigences du règlement (UE) 2023/988 du Parlement européen et du Conseil du 10 mai 2023 relatif à la sécurité générale des produits, modifiant le règlement (UE) n° 1025/2012 du Parlement européen et du Conseil et la directive (UE) 2020/1828 du Parlement européen et du Conseil, et abrogeant la directive 2001/95/ CE du Parlement européen et du Conseil et la directive 87/357/ CEE du Conseil et les prestations de services ne satisfaisant pas à l’obligation générale de sécurité prévue à l’article L. 421-3 du présent code sont interdits ou réglementés dans les conditions prévues à l’article L. 412-1 » (article L. 422-1 du code de la consommation), ce dernier texte prévoyant que « Des décrets en Conseil d’Etat définissent les règles auxquelles doivent satisfaire les marchandises », notamment les conditions dans lesquelles l’offre, la vente et la distribution sont interdites ou réglementées (article L. 412-1 du code de la consommation). Pour les denrées alimentaires, la règle de fond européenne est que l’exploitant doit retirer du marché une denrée dangereuse : la Cour de cassation rappelle que « lorsqu’une denrée alimentaire dangereuse fait partie d’un lot ou d’un chargement de denrées alimentaires de la même catégorie ou correspondant à la même description, il est présumé que la totalité des denrées alimentaires de ce lot ou chargement sont également dangereuses, sauf si une évaluation détaillée montre qu’il n’y a pas de preuve que le reste du lot ou du chargement soit dangereux » et que « dans une telle situation l’exploitant doit retirer les denrées du marché » (Cass. crim., 31 mars 2020, n° 19-82.171). C’est exactement ce qui s’est produit ici : des lots identifiés, avec numéros et codes-barres, retirés de la vente dans toute la France et signalés sur Rappel Conso, la plateforme lancée en 2021 qui cumule plus de 10 500 fiches.

Le motif du rappel, le dépassement des limites maximales de résidus de pesticides, renvoie à deux autres piliers du droit applicable. D’un côté, les contrôles sanitaires : « Dans l’intérêt de la protection de la santé publique, il doit être procédé » au contrôle officiel des denrées et des conditions d’hygiène de leur préparation, transformation et conservation (article L. 231-1 du code rural et de la pêche maritime). De l’autre, l’encadrement des produits phytopharmaceutiques eux-mêmes : « Les conditions dans lesquelles la mise sur le marché et l’utilisation des produits phytopharmaceutiques […] sont autorisées […] sont définies par le règlement (CE) n° 1107/2009 […] et par les dispositions du présent chapitre » (article L. 253-1 du code rural et de la pêche maritime). Concrètement, un légume qui dépasse la limite maximale de résidus n’est pas nécessairement toxique à la première bouchée — les fiches de rappel signalent un dépassement sans danger immédiat identifié — mais il est juridiquement non conforme, et cette non-conformité suffit à fonder le retrait, le rappel et vos droits à remboursement.

B. Légumes rappelés : remboursement, destruction du produit et preuves à garder pour vos recours

La première chose à faire est simple : ne consommez pas le produit, même s’il a belle apparence et même si la date limite n’est pas dépassée. Les pesticides en excès ne se voient pas, ne se sentent pas et ne partent pas au lavage de façon fiable. La consigne officielle est de détruire le produit, et c’est cette destruction qui conditionne la suite : photographiez la barquette, le code-barres, le numéro de lot et le ticket de caisse avant de vous en séparer. Si vous avez déjà jeté l’emballage, conservez au minimum le ticket de caisse ou la preuve d’achat par carte bancaire, ainsi que la photo du rayonnage ou du prospectus si vous l’avez. Pour les poivrons vendus en vrac, sans emballage ni marque, le ticket de caisse mentionnant l’achat de légumes chez Leclerc pendant la période du 22 août au 8 septembre 2026 constitue votre meilleure preuve, complétée par tout relevé bancaire.

Le remboursement passe par le numéro unique indiqué sur les fiches de rappel, le 05.53.98.36.36, qui vous orientera vers les modalités prévues par le fabricant. Présentez-vous avec vos preuves d’achat, exigez un écrit : un remboursement oral au comptoir du magasin ne laisse aucune trace. Si le magasin vous oppose l’absence de ticket, rappelez que le rappel est public, national et fondé sur des lots identifiés : le vendeur ne peut pas prétendre ignorer qu’il a commercialisé ces références pendant la période visée. Au-delà du remboursement du prix, sachez que le bien vendu doit être propre à l’usage attendu : « Il est propre à l’usage habituellement attendu d’un bien de même type, compte tenu, s’il y a lieu, de toute disposition du droit de l’Union européenne et du droit national ainsi que de toutes les normes techniques » applicables (article L. 217-5 du code de la consommation), et plus généralement « Le bien est conforme au contrat s’il répond notamment, le cas échéant, aux critères suivants », dont la correspondance à la qualité prévue (article L. 217-4 du code de la consommation). Un légume impropre à la consommation au sens du rappel ne répond ni à l’usage attendu ni à la qualité promise, ce qui fonde l’obligation de reprise et de remboursement.

Si le magasin ou le fabricant tarde ou refuse, plusieurs leviers existent avant tout procès. D’abord, la mise en demeure écrite, par lettre recommandée avec accusé de réception adressée au magasin puis au siège de l’enseigne, en joignant copies du ticket, des photos et de la fiche Rappel Conso correspondante, avec un délai de quinze jours. Ensuite, le signalement sur la plateforme SignalConso de la DGCCRF, qui permet aux agents de constater un manquement : « Lorsque les agents habilités constatent un manquement ou une infraction […], ils peuvent, après une procédure contradictoire, enjoindre à un professionnel, en lui impartissant un délai raisonnable qu’ils fixent, de se conformer à ses obligations, de cesser tout agissement illicite », sous astreinte pouvant atteindre 3 000 euros par jour (article L. 521-1 du code de la consommation). Enfin, l’association de consommateurs agréée de votre département (UFC-Que Choisir, CLCV), qui peut intervenir et, le cas échéant, porter une action de groupe. Gardez aussi tout document médical si un membre du foyer a consulté un médecin après avoir consommé ces légumes : ordonnances, analyses, certificats. Même en l’absence de danger immédiat reconnu par les autorités, des troubles digestifs ou des inquiétudes médicalement constatées peuvent fonder une demande d’indemnisation, comme on le verra.

II. Légumes contaminés aux pesticides : quels recours et quelles indemnisations contre le vendeur et le producteur

A. Vendeur professionnel présumé connaître le vice : restitution du prix, résolution de la vente et dommages-intérêts intégraux

Le distributeur qui vous a vendu ces légumes — qu’il s’agisse d’un magasin Leclerc, d’un Intermarché ou de toute autre enseigne — est un vendeur professionnel. Cette qualité change tout en cas de vice caché. Rappelons le principe : « Le vendeur est tenu de la garantie à raison des défauts cachés de la chose vendue qui la rendent impropre à l’usage auquel on la destine, ou qui diminuent tellement cet usage que l’acheteur ne l’aurait pas acquise, ou n’en aurait donné qu’un moindre prix, s’il les avait connus » (article 1641 du code civil). Un dépassement des limites de pesticides, invisible à l’œil nu et indétectable par le consommateur au moment de l’achat, constitue typiquement un défaut caché rendant la denrée impropre à sa destination alimentaire. L’acheteur peut alors demander soit la résolution de la vente avec restitution du prix, soit une réduction du prix, et l’action « doit être intentée par l’acquéreur dans un délai de deux ans à compter de la découverte du vice » (article 1648 du code civil) — ici, la découverte coïncide avec la publication du rappel le 14 septembre 2026, ce qui laisse un délai confortable mais qu’il ne faut pas laisser dormir.

L’atout majeur du consommateur tient à une règle prétorienne constante : le vendeur professionnel est présumé connaître le vice, de façon irréfragable. La Cour de cassation vient de le réaffirmer avec force : « Si le vendeur connaissait les vices de la chose, il est tenu, outre la restitution du prix qu’il en a reçu, de tous les dommages et intérêts envers l’acheteur » (article 1645 du code civil), et « il résulte de ce texte une présomption irréfragable de connaissance par le vendeur professionnel du vice de la chose vendue, qui l’oblige à réparer l’intégralité de tous les dommages qui en sont la conséquence » (Cass. com., 5 juillet 2023, n° 22-11.621). La Cour précise que cette présomption « joue même lorsque l’acheteur est lui-même un professionnel », et qu’elle « répond à l’objectif légitime de protection de l’acheteur qui ne dispose pas de ces mêmes compétences ». Appliquée à notre rappel, la conséquence est directe : Leclerc ou Intermarché ne pourront pas se retrancher derrière leur bonne foi ni derrière la responsabilité du fournisseur ou du fabricant Cœur de Jardins pour échapper à la garantie. Le vendeur professionnel répond du vice, restitue le prix et répare l’intégralité des dommages qui en sont la conséquence : frais médicaux, analyses, perte de denrées, déplacement au magasin, et préjudice moral lié à l’angoisse d’avoir consommé un produit non conforme, dûment justifiés.

En pratique, cela signifie que votre action première se dirige contre le magasin vendeur, pas contre le fabricant : c’est plus simple, plus proche et juridiquement plus solide. Le magasin se retournera ensuite contre son propre fournisseur dans la chaîne commerciale, mais ce recours récursoire ne vous concerne pas et ne peut pas vous être opposé pour retarder votre indemnisation. Si vous avez subi un dommage de santé, même modeste, faites établir un certificat médical descriptif rapidement, conservez les ordonnances et les résultats d’analyses, et chiffrez chaque poste : ticket de caisse du produit, coût de la consultation, prix des médicaments, frais de déplacement, journées d’arrêt de travail le cas échéant. Adressez au magasin une réclamation chiffrée et pièces à l’appui, puis, à défaut d’accord, saisissez le médiateur de la consommation de l’enseigne — la saisine est gratuite et suspend les délais — avant d’envisager le tribunal judiciaire. Pour les petits montants, la déclaration au greffe ou l’injonction de payer peuvent suffire à débloquer un dossier que le magasin faisait traîner.

B. Produit défectueux et mise en danger : prouver le défaut, le dommage et le lien, et laisser la justice sanctionner les exploitants fautifs

Quand la consommation du produit a causé un dommage — troubles de santé, intoxication, hospitalisation, ou contamination avérée par analyses — un second fondement s’ajoute à la garantie des vices cachés : la responsabilité du fait des produits défectueux. « Le producteur est responsable du dommage causé par un défaut de son produit, qu’il soit ou non lié par un contrat avec la victime » (article 1245 du code civil). Ce régime vise large : « Est un produit tout bien meuble, même s’il est incorporé dans un immeuble, y compris les produits du sol, de l’élevage, de la chasse et de la pêche » (article 1245-2 du code civil), ce qui couvre évidemment les légumes. Le défaut se définit simplement : « Un produit est défectueux […] lorsqu’il n’offre pas la sécurité à laquelle on peut légitimement s’attendre. Dans l’appréciation de la sécurité à laquelle on peut légitimement s’attendre, il doit être tenu compte de toutes les circonstances et notamment de la présentation du produit, de l’usage qui peut en être raisonnablement attendu et du moment de sa mise en circulation » (article 1245-3 du code civil). Un légume rappelé pour dépassement des limites de pesticides n’offre pas la sécurité légitimement attendue d’une denrée mise en vente dans la grande distribution, même si aucun trouble immédiat n’est survenu : le défaut s’apprécie au regard de la sécurité attendue, pas seulement du dommage déjà réalisé.

Attention toutefois à la charge de la preuve, qui pèse sur vous : « Le demandeur doit prouver le dommage, le défaut et le lien de causalité entre le défaut et le dommage » (article 1245-8 du code civil). Concrètement, trois pièces font le procès : le défaut, établi par la fiche Rappel Conso du lot concerné et, si possible, par une analyse du produit restant ; le dommage, établi par certificats médicaux, ordonnances et factures ; le lien entre les deux, établi par la chronologie (achat pendant la période du rappel, consommation, apparition des troubles) et par l’avis médical. Sachez aussi que le distributeur peut être assimilé au producteur : « Est assimilée à un producteur […] toute personne agissant à titre professionnel […] Qui se présente comme producteur en apposant sur le produit son nom, sa marque ou un autre signe distinctif » (article 1245-5 du code civil). Les grandes enseignes qui vendent sous marque propre ou qui importent directement ne pourront donc pas renvoyer systématiquement la victime vers le fabricant.

Le volet pénal, lui, ne vous appartient pas — il appartient au parquet — mais il protège les consommateurs en sanctionnant les exploitants qui joueraient avec la sécurité alimentaire. L’affaire jugée par la chambre criminelle le 31 mars 2020 l’illustre sans détour : après la consommation de viande hachée contaminée par la bactérie E-coli ayant provoqué un syndrome hémolytique et urémique chez seize enfants, le gérant du fabricant a été condamné à trois ans d’emprisonnement dont un an avec sursis et 50 000 euros d’amende, avec interdiction professionnelle définitive et interdiction définitive de gérer une entreprise commerciale, pour blessures involontaires, tromperie sur des steaks hachés dangereux pour la santé, mise sur le marché de produits d’origine animale dangereux et détention de denrées falsifiées ou toxiques (Cass. crim., 31 mars 2020, n° 19-82.171). La Cour y rappelle que les exploitants « veillent, à toutes les étapes de la production, de la transformation et de la distribution dans les entreprises placées sous leur contrôle, à ce que les denrées alimentaires […] répondent aux prescriptions de la législation alimentaire applicables à leurs activités et vérifient le respect de ces prescriptions ». Si vous estimez qu’un exploitant a sciemment maintenu en vente un lot dangereux, votre dépôt de plainte — simple ou avec constitution de partie civile — déclenche l’enquête qui permettra aux services de contrôle de vérifier les autocontrôles, les plans de maîtrise sanitaire et la traçabilité des lots. Dans le rappel actuel, rien n’indique une telle faute : les enseignes et le fabricant ont joué le jeu du rappel public. Mais l’existence de ces sanctions explique pourquoi le rappel est pris au sérieux, et pourquoi votre signalement compte.

Conclusion

Le rappel des légumes Leclerc et Intermarché de septembre 2026 n’est ni une rumeur ni une péripétie : quatre fiches officielles, des lots et des codes-barres identifiés, une consigne claire de ne pas consommer et de détruire, un numéro de remboursement dédié. Vérifiez vos achats du 22 août au 11 septembre 2026, photographiez les preuves, appelez le 05.53.98.36.36 et exigez un remboursement écrit. Si le magasin résiste, la mise en demeure, le signalement à la DGCCRF et le médiateur de la consommation débloquent la plupart des dossiers. Si vous avez consommé ces produits et subi un trouble, faites constater médicalement, conservez tout et agissez dans les deux ans de la découverte du vice : le vendeur professionnel est présumé connaître le défaut et doit réparer l’intégralité de vos dommages, tandis que le régime des produits défectueux ouvre une voie complémentaire dès lors que défaut, dommage et lien de causalité sont prouvés. Et si vous êtes un fournisseur, un distributeur ou un responsable qualité confronté à un lot non conforme, traitez-le comme ce rappel l’a été : retrait immédiat, information complète, traçabilité totale. C’est ce qui sépare un incident géré d’une faute sanctionnée.

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Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».