La lettre d’intention de la société mère au profit d’un créancier de sa filiale est une sûreté personnelle codifiée à l’article 2322 du code civil. Sa qualification décide tout : obligation de moyens, le souscripteur n’est tenu que d’une diligence ; obligation de résultat, il répond intégralement de la défaillance de la filiale. Les cours d’appel rendent en 2025 deux décisions opposées sur des rédactions voisines, l’une retenant l’obligation de résultat sur le verbe « garantir », l’autre rejetant la qualification sur la formule « veiller à ». Cet article expose le régime, les critères de qualification et la stratégie contentieuse de la société mère et du créancier.
Vous êtes la société mère
Votre filiale a fait défaut, votre banque vous réclame le paiement au titre d’une lettre d’intention
La banque qui a financé la filiale invoque la lettre signée à l’ouverture de la ligne et vous demande de régler. La rédaction conditionne la nature de l’obligation. Une lettre qui dit « veiller à » ou « apporter notre soutien » ne crée qu’une obligation de moyens. Une lettre qui dit « garantir », « faire le nécessaire » ou « assurer le paiement » crée une obligation de résultat exposant la mère à hauteur de la dette de la filiale.
Vous êtes le créancier de la filiale
Vous voulez mobiliser une lettre corporate signée par la société mère
Vous avez consenti un crédit, une ligne fournisseur ou un découvert à la filiale contre une lettre signée par la société mère. La filiale est défaillante. La question est de savoir si cette lettre est une simple déclaration d’intention non sanctionnable ou une véritable sûreté personnelle. La preuve d’une obligation de résultat ouvre une action en dommages-intérêts égale à la créance restée impayée par la filiale.
01
Transmettre la lettre et le dossier de crédit
Vous envoyez la lettre d’intention, le contrat de crédit, les échanges précontractuels et la déclaration de créance à [email protected] ou via le formulaire. Maître Reda KOHEN qualifie sous 48 heures la nature de l’engagement et l’opposabilité au signataire.
02
Cadrage stratégique du contentieux
Un appel au +33 6 46 60 58 22 permet d’arbitrer entre action principale en exécution, action en dommages-intérêts, défense au fond ou contestation de l’opposabilité du mandat apparent. Maître Reda KOHEN vous rappelle pour cadrer la procédure devant le tribunal de commerce.
03
Assignation, défense, ou déclaration de créance
Rédaction de l’assignation, conclusions devant le tribunal des activités économiques ou le tribunal judiciaire, déclaration au passif de la filiale en procédure collective, articulation avec les autres sûretés. Le calendrier procédural conditionne la mobilisation de la lettre.
Partie I
Le régime de la lettre d’intention : article 2322 du code civil
La lettre d’intention engage la société mère à proportion du verbe employé. Le mot « garantir » ouvre un contentieux à hauteur de la dette ; le mot « veiller » conserve la mère au stade du simple comportement diligent. méthode
La défense de la mère et l’action du créancier se gagnent sur l’analyse littérale de la rédaction et la traçabilité des échanges précontractuels.
Partie II
Opposabilité, mandat apparent et défense de la société mère
FAQ
Questions fréquentes
Envoyez votre lettre d’intention, vos échanges précontractuels et le dossier de crédit. Recevez une stratégie de qualification et un plan procédural.
Réponse sous 48 heures
Qualification motivée par écrit
Stratégie procédurale chiffrée
Confidentialité absolue