L’action paulienne permet au créancier d’attaquer en son nom personnel les actes par lesquels son débiteur organise son insolvabilité pour échapper au paiement. L’article 1341-2 du Code civil en pose le régime depuis l’ordonnance du 10 février 2016. La chambre commerciale de la Cour de cassation a précisé, par un arrêt du 29 janvier 2025 (n° 23-20.836, Publié au Bulletin), qu’une cession au prix normal d’un fonds de commerce ouvre l’action paulienne dès lors qu’elle remplace un actif identifiable par des fonds plus aisés à dissimuler. Cette page expose les conditions et la mise en oeuvre de l’action paulienne au profit du créancier confronté à la fraude.
Comment ça se passe.
Les conditions de l’action paulienne du créancier.
Créance certaine, antériorité, appauvrissement du débiteur, fraude consciente, et pour les actes onéreux connaissance de la fraude par le tiers : cinq conditions cumulatives, une sanction unique, l’inopposabilité de l’acte. La rapidité d’analyse et la combinaison avec des mesures conservatoires déterminent le succès de l’action.
Mise en oeuvre et stratégie contentieuse.
Questions fréquentes.
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