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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Chambre commerciale, Cour de cassation, le 20 octobre 2021, n° 20-17.124

Commentaire rédigé par l’IA

La décision rendue par la chambre commerciale de la Cour de cassation le 20 octobre 2021, concernant un pourvoi en cassation, se concentre sur l’extension d’une procédure de liquidation judiciaire à une société en raison de la confusion de patrimoine avec une autre entité. Le litige initial oppose une société à responsabilité limitée, qui a formé le pourvoi, à une autre société également à responsabilité limitée, en liquidation judiciaire.

Les faits établissent qu’une société exploitait un hôtel sous bail, mais a été mise en liquidation judiciaire en raison de l’accumulation de dettes locatives substantielles. Le liquidateur a sollicité l’extension de la procédure collective à la société bailleur, invoquant l’existence de relations financières anormales. L’absence de paiement des loyers sur une période prolongée, ainsi que l’identité des dirigeants entre les deux sociétés, sont mis en avant comme indices de cette confusion de patrimoines.

La cour d’appel a constaté que la créance locative de la société bailleur s’élevait à une somme significative, tandis que les paiements effectués étaient sporadiques et partiels. Il a été relevé qu’aucune mise en demeure n’avait été émise et qu’aucune action de recouvrement n’avait été entreprise par la société bailleur, ce qui a contribué à établir la relation anormale entre les deux sociétés.

La Cour de cassation, après avoir examiné les éléments de fait et de droit, a rejeté le pourvoi, confirmant que la cour d’appel avait correctement apprécié la situation. Elle a jugé que les preuves démontraient l’existence de relations financières incompatibles avec des obligations contractuelles normales, justifiant ainsi l’extension de la procédure de liquidation judiciaire. La décision souligne que la confusion de patrimoine peut être caractérisée non seulement par des défauts de paiement, mais également par l’absence d’actions de recouvrement et la gestion commune des deux entités.

En conclusion, la Cour de cassation a validé l’extension de la procédure de liquidation judiciaire, affirmant que les circonstances entourant les relations financières entre les deux sociétés justifiaient l’intervention judiciaire pour protéger les créanciers et maintenir l’intégrité des procédures collectives.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».