Cabinet Kohen Avocats · Paris

—

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse : 80 € TTC, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Votre voisin publie vos photos ou vidéos sans votre accord (WhatsApp, Facebook, YouTube) : faire retirer, porter plainte et obtenir réparation (2026)

Votre voisin a photographié votre jardin, votre terrasse ou votre porte d’entrée pendant une dispute sur une clôture, un bruit ou un droit de passage. Quelques heures plus tard, les images circulent dans le groupe WhatsApp de la résidence, sur sa page Facebook ou dans une vidéo YouTube intitulée avec votre nom de rue. Vous reconnaissez votre maison, vos enfants, votre plaque d’immatriculation. Vous lui demandez de retirer, il refuse ou il répond que la rue est un lieu public et qu’il a le droit de publier.

Ce raisonnement est faux dans la plupart des cas. Le fait de vous photographier dans un lieu public n’autorise pas votre voisin à diffuser votre image reconnaissable sans votre accord. La publication sans consentement cumule les fondements contre son auteur : le droit au respect de la vie privée, le droit pénal de l’image, et le droit européen des données personnelles dès que la photo circule en ligne. Les juges disposent d’une arme rapide, le référé, pour ordonner le retrait sous astreinte, comme l’a fait le tribunal judiciaire de Toulon à l’été 2026 en ordonnant le retrait de photographies sur Instagram et Facebook sous astreinte de 200 euros par jour.

Cet article explique d’abord pourquoi la diffusion de votre image par votre voisin est illicite, puis détaille la méthode complète pour la faire cesser et obtenir réparation : figer les preuves, exiger le retrait, alerter les plateformes, saisir la CNIL, porter plainte et saisir le juge. Chaque affirmation déterminante renvoie à un texte officiel ou à une décision précisément identifiée, lus intégralement pour ce dossier.

I. Diffuser votre image sans votre accord : une faute sur trois terrains à la fois

A. Le droit à l’image exige votre accord exprès, même pour une photo prise dans la rue

Le point de départ appartient au droit civil : Chacun a droit au respect de sa vie privée. Cette phrase de l’article 9 du code civil fonde ce que l’on appelle le droit à l’image. La CNIL le dit sans détour : il faut bien dissocier la protection des données personnelles, qui relève du RGPD, du droit à l’image, qui est le droit à la vie privée prévu à l’article 9 du code civil. Et elle ajoute que ce droit permet à toute personne de refuser que son image soit reproduite ou diffusée sur n’importe quel support sans son autorisation expresse. (CNIL, demander le retrait de votre image en ligne)

L’objection du lieu public ne tient pas dès que vous êtes reconnaissable. Le service public officiel précise que le droit à l’image permet à toute personne de s’opposer à la diffusion d’une image sur laquelle elle est reconnaissable, même si elle a été prise dans un lieu public, et que cela concerne tous les supports : un site internet, un blog, un réseau social. (service-public.fr, le droit à l’image) Votre voisin peut donc photographier la rue depuis son trottoir, mais dès qu’il publie une image où vous, vos enfants, votre jardin ou votre plaque d’immatriculation sont identifiables, il lui faut votre accord. Seules des exceptions étroites l’en dispensent, liées au droit à l’information, à la liberté d’expression ou à la création artistique : la photo d’une manifestation publique où vous n’apparaissez pas isolément, par exemple, n’exige pas votre autorisation. Le règlement de comptes entre voisins filmé puis posté dans le groupe de la résidence n’entre dans aucune de ces exceptions.

Deux précisions pratiques découlent de cette règle. D’abord, l’accord donné pour la prise de vue ne vaut pas accord pour la diffusion : avoir accepté d’être photographié un jour ne permet pas au voisin de publier la photo un an plus tard dans un contexte conflictuel. La CNIL recommande de vérifier que vous n’avez à aucun moment consenti à la prise de vue, et rappelle que l’autorisation d’exploiter votre image doit être encadrée par écrit — supports, objectifs, durée — faute de quoi vous conservez votre capacité de contestation. Ensuite, les images prises dans les lieux publics n’échappent à l’autorisation que pour les personnes qui n’y sont pas isolées : dès que vous êtes le sujet identifiable de la photo ou de la vidéo publiée par votre voisin, votre accord redevient nécessaire.

Concrètement, photographiez ou filmez par constat ce qui vous identifie dans la publication : votre visage, celui de vos enfants, votre façade, votre jardin, votre véhicule, votre nom cité en légende ou en commentaire. Ces éléments établissent à la fois que l’image permet de vous identifier — condition du droit à l’image et de la qualification de donnée personnelle — et l’ampleur de l’atteinte. Si vos enfants mineurs apparaissent, signalez-le expressément : le consentement pour un mineur relève des titulaires de l’autorité parentale, et la diffusion de l’image d’enfants du voisinage aggrave nettement la faute aux yeux du juge comme de la CNIL.

Le cas du groupe WhatsApp ou Signal de la résidence mérite une attention particulière, car votre voisin y voit un espace privé entre voisins. Juridiquement, un groupe de plusieurs dizaines de membres, où chacun peut enregistrer et rediffuser les images, constitue déjà un public ou à tout le moins un tiers au sens de l’article 226-2. L’argument du cercle restreint ne protège donc pas l’auteur : dès que l’image sort du strict tête-à-tête et devient rediffusable à l’infini, la diffusion est caractérisée. Capturez la liste des membres et le nombre de participants, car le juge en tiendra compte pour apprécier l’ampleur.

B. La publication en ligne ajoute le délit pénal et le RGPD à l’atteinte civile

Quand votre voisin ne se contente pas de vous filmer mais publie les images, il s’expose au droit pénal. L’article 226-1 du code pénal punit d'[STRING_PLACEHOLDER_1]’image d’une personne se trouvant dans un lieu privé.](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006417929) Si la caméra du voisin a d’abord capté votre jardin ou l’intérieur de votre propriété, la captation elle-même tombe sous ce texte. Et l’article 226-2 punit des mêmes peines le fait de conserver, porter ou laisser porter à la connaissance du public ou d’un tiers ou d’utiliser de quelque manière que ce soit tout enregistrement ou document obtenu à l’aide de l’un des actes prévus par l’article 226-1. Publier vos images sur Facebook, dans un groupe WhatsApp de plusieurs dizaines de membres ou sur YouTube, c’est précisément les porter à la connaissance du public ou d’un tiers. Retenez enfin que pour ces délits, l’action publique ne peut être exercée que sur plainte de la victime, de son représentant légal ou de ses ayants droit : sans votre plainte, le parquet ne peut pas poursuivre sur ce fondement.

La Cour de cassation vient de préciser la portée du consentement en matière d’enregistrements. Le 23 juin 2026, la chambre criminelle (pourvoi n° 25-82.188, ECLI:FR:CCASS:2026:CR00874) a censuré une cour d’appel qui avait relaxé au motif que les vidéos intimes avaient été réalisées et transmises volontairement par la victime. La Cour juge que la cour d’appel ne pouvait prononcer la relaxe et débouter en conséquence la partie civile, après avoir constaté que la prévenue avait procédé à l’enregistrement des images litigieuses à l’insu de la partie civile, que cette dernière ne lui avait transmises que pour un visionnage unique suivi d’une suppression automatique, ce dont il se déduisait son absence de consentement auxdites opérations d’enregistrement. La leçon dépasse le cadre intime de l’espèce : le consentement donné pour un usage précis et limité — un visionnage unique, une photo privée — ne couvre ni l’enregistrement clandestin ni la conservation ni la diffusion. Si vous avez laissé votre voisin vous filmer dans un cadre privé, ou si ses images ne vous ont été montrées qu’à titre privé avant d’être publiées, cette jurisprudence prive son argument du consentement de toute portée.

La mise en ligne fait en outre entrer le RGPD dans le dossier. La CNIL le rappelle : si elle se rapporte à une personne identifiée ou identifiable, l’image d’une personne est une donnée personnelle. (CNIL, demander le retrait de votre image en ligne) Dès que votre image identifiable circule sur internet, celui qui la publie devient donc responsable d’un traitement soumis au règlement. Autrement dit, poster votre photo ou votre vidéo sur YouTube, TikTok, Facebook ou dans un groupe de messagerie accessible à des tiers sort définitivement de la sphère domestique : votre voisin ne peut plus prétendre qu’il s’agit d’un usage privé. Le voisin qui filme puis publie doit donc justifier d’une base légale, car le traitement n’est licite que si, et dans la mesure où, au moins une des conditions suivantes est remplie — et la dénonciation publique du voisinage n’en est aucune.

La CNIL pose la même limite géographique pour les caméras installées par des particuliers : ils ne peuvent filmer que l’intérieur de leur propriété — maison ou appartement, jardin, chemin d’accès privé — et n’ont pas le droit de filmer la voie publique, y compris pour assurer la sécurité de leur véhicule garé devant leur domicile. (CNIL, la vidéosurveillance chez soi) Surtout, ces dispositifs ne sont soustraits aux règles de protection des données que s’ils restent limités à la sphère strictement privée, tout en devant respecter dans tous les cas la vie privée des voisins, des visiteurs et des passants. Un voisin dont la caméra déborde puis qui publie les images viole donc deux fois la règle : une fois en captant hors de sa propriété, une fois en diffusant sans accord.

Quand la publication a été précédée d’une captation de votre propriété privée, la jurisprudence récente sur les caméras de voisins renforce encore votre position. Le 10 avril 2025, la troisième chambre civile de la Cour de cassation (pourvoi n° 23-19.702, arrêt publié au Bulletin) a cassé un arrêt qui refusait d’ordonner le retrait d’une caméra : constatant que la caméra installée permettait la captation de l’image des personnes, la cour d’appel aurait dû en déduire l’existence d’un trouble manifestement illicite. Et le 16 septembre 2025, la cour d’appel de Rennes (RG 24/06024, arrêt) a jugé que le prétendu motif de sécurité invoqué par le voisin n’avait pas vocation à légitimer une caméra filmant le fonds des plaignants, ordonnant l’enlèvement sous astreinte. Captation illicite puis diffusion sans accord : chaque étape ajoute une faute et une réparation.

Si votre voisin vous filme en continu avant de publier, notre analyse consacrée à la vidéosurveillance en copropriété et aux caméras du voisin complète utilement ce guide centré sur la diffusion : elle traite du retrait de la caméra elle-même, tandis que le présent article traite du retrait des images déjà publiées.

II. Faire retirer les images et obtenir réparation : la méthode complète

A. Figer les preuves, exiger le retrait, alerter les plateformes et la CNIL

La première bataille est celle de la preuve, car tout le dossier en dépend, y compris l’identification de l’auteur. Capturez les publications avec leur URL exacte, la date et l’heure, le nom du compte, le nombre de vues, de partages et de commentaires : ces éléments prouvent l’ampleur de la diffusion et, si le compte est au nom du voisin, son rôle. Faites établir un constat par un commissaire de justice (anciennement huissier) qui décrit les pages, les images et leur accessibilité publique : les juges s’appuient systématiquement sur ces constats, et un procès-verbal coûte quelques centaines d’euros bien investis. Conservez aussi les échanges où vous demandez le retrait et la réponse du voisin, ainsi que les témoignages de personnes ayant vu la publication avant un éventuel retrait : si la page disparaît, ces pièces prouvent qu’elle a existé.

Demandez aussi à deux ou trois personnes de votre entourage — autre voisin, gardien, commerçant — de rédiger une attestation décrivant ce qu’elles ont vu en ligne : la photo ou la vidéo, le compte qui l’a publiée, la date approximative. Ces témoignages écrits, joints à votre plainte et à votre assignation, prennent le relais si la publication est effacée avant le constat et démontrent que la diffusion a réellement touché un public. Plus l’audience est établie, plus le préjudice moral est facilement admis.

Écrivez ensuite au voisin par lettre recommandée avec accusé de réception. Exposez les faits datés, rappelez que la diffusion de votre image reconnaissable exigeait votre autorisation expresse, et demandez le retrait de toutes les publications sous un délai précis de huit à quinze jours, ainsi que la suppression des fichiers sources. Adressez en parallèle une demande fondée sur le RGPD : droit à l’effacement, car vous pouvez obtenir l’effacement de données vous concernant notamment quand elles ont fait l’objet d’un traitement illicite, et droit d’opposition pour des raisons tenant à votre situation particulière. En pratique, attendez-vous à un refus ou au silence : ce refus documenté renforcera votre plainte devant la CNIL et votre dossier devant le juge.

Signalez simultanément la publication aux plateformes. Chaque réseau social propose un formulaire de signalement pour atteinte à la vie privée ou utilisation non autorisée de l’image : utilisez-le en joignant vos captures et en précisant que vous êtes identifiable sans avoir consenti. La CNIL elle-même structure la démarche en deux voies parallèles : demander au responsable des droits de supprimer votre image au nom du droit à l’image, et demander au site de dépublier votre photo ou votre vidéo au nom du droit à l’effacement du RGPD. Si la plateforme est établie hors de France, le signalement reste utile car les grandes plateformes appliquent leurs règles mondiales de retrait pour vie privée, et le refus de retrait documenté nourrit la suite contentieuse.

Pensez aussi au déréférencement : même après le retrait sur le réseau social, la photo peut subsister dans les résultats des moteurs de recherche qui l’ont indexée. Vous pouvez demander aux moteurs de déréférencer les liens qui exposent votre image, en joignant la preuve du retrait et, le cas échéant, l’ordonnance du juge. Cette demande complète le retrait à la source et évite que votre nom reste associé durablement aux images du conflit.

Saisissez ensuite la CNIL par une plainte en ligne. Le droit européen vous y autorise expressément : toute personne concernée a le droit d’introduire une réclamation auprès d’une autorité de contrôle si elle considère que le traitement de données à caractère personnel la concernant constitue une violation du présent règlement. Joignez le constat, la mise en demeure restée sans effet, les captures datées et les références des signalements aux plateformes. La CNIL peut instruire, mettre en demeure le responsable et sanctionner, et ses actes pèsent ensuite devant le tribunal. Déposez enfin plainte au commissariat ou à la gendarmerie sur le fondement des articles 226-1 et 226-2, en vous constituant partie civile pour vos dommages et intérêts : rappelez-vous que l’action publique sur ces délits suppose votre plainte, de sorte que cette démarche conditionne toute poursuite pénale.

B. Le juge des référés ordonne le retrait, le fond et le pénal chiffrent la réparation

Si le voisin maintient la publication, le juge des référés statue en quelques semaines. L’article 835 du code de procédure civile permet au président du tribunal judiciaire de prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état qui s’imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite. La diffusion non consentie de votre image constitue un trouble manifestement illicite, et le juge peut ordonner le retrait sous astreinte, c’est-à-dire sous peine d’une somme par jour de retard.

L’ordonnance du tribunal judiciaire de Toulon du 13 août 2026 (RG 26/00859, décision consultable sur le site de la Cour de cassation) illustre exactement ce mécanisme, dans un litige où la photographie du visage d’une cliente avait été publiée sur les pages Instagram et Facebook d’une professionnelle. Le juge des référés a ordonné le retrait de la photographie de l’ensemble des supports de communication, dans le délai d’un mois à compter de la signification et sous astreinte de 200 euros par jour de retard pendant trois mois, et condamné l’autrice de la publication à une provision de 1 500 euros à valoir sur le préjudice, plus 1 500 euros de frais irrépétibles. Transposée à votre litige de voisinage, la-da solution donne la mesure de ce que vous pouvez demander : retrait de chaque support identifié — page Facebook, groupe WhatsApp en tant que l’auteur peut supprimer ses messages, vidéo YouTube ou TikTok — sous astreinte journalière, et provision immédiate sur votre préjudice. Une fois l’ordonnance obtenue, faites-la signifier par commissaire de justice pour faire courir l’astreinte, puis faites constater l’exécution : si la publication persiste, retournez devant le juge pour liquider l’astreinte, c’est-à-dire convertir les jours de retard en condamnation pécuniaire.

La réparation complète se joue ensuite au fond, au civil et au pénal. Devant le juge civil, tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer : la diffusion sans accord ouvre droit à des dommages et intérêts pour l’atteinte à l’intimité, l’anxiété d’être exposé aux yeux du voisinage, le trouble de jouissance de votre domicile et les démarches engagées pour faire retirer les images. Le RGPD ajoute un fondement propre : toute personne ayant subi un dommage matériel ou moral du fait d’une violation du présent règlement a le droit d’obtenir du responsable du traitement réparation du préjudice subi. Chiffrez avec méthode : durée d’exposition, audience atteinte (membres du groupe, vues, partages), présence d’enfants, commentaires humiliants, répercussions sur votre vie quotidienne et professionnelle, frais de constat et de procédure. Devant le juge pénal, la constitution de partie civile jointe à votre plainte pour les délits des articles 226-1 et 226-2 permet d’obtenir des dommages et intérêts en même temps que la sanction. Et si le responsable du traitement est établi dans un autre État membre ou si la plateforme est mise en cause, le RGPD vous ouvre un recours effectif devant le juge, y compris celui de votre résidence habituelle.

Anticipez enfin la résistance : certains voisins retirent la publication le temps de l’audience puis la remettent en ligne, ou déplacent les images vers un autre compte. Demandez au juge que l’interdiction vise toute nouvelle diffusion de votre image identifiée, quel qu’en soit le support, et conservez une veille pendant plusieurs semaines après l’ordonnance. Chaque remise en ligne documentée par un nouveau constat constitue une violation distincte qui justifie la liquidation de l’astreinte puis son aggravation.

Ne laissez pas le temps jouer contre vous : chaque jour de diffusion aggrave le préjudice, multiplie les copies d’écran par des tiers et complique le retrait complet. Chaque semaine d’exposition élargit aussi le cercle des personnes à l’origine des rediffusions, si bien que le retrait négocié avec le seul voisin ne suffit plus et qu’il faut multiplier les demandes aux plateformes et, si nécessaire, les constats complémentaires. Un dossier constitué dès les premières heures — captures, constat, mise en demeure, signalements — puis porté sans délai devant la CNIL et le juge des référés, donne les retraits les plus rapides et les réparations les plus complètes.

Conclusion

Votre voisin n’a pas le droit de faire de votre image l’arme de votre conflit. Même prise dans un lieu public, votre photo ou votre vidéo reconnaissable ne peut être publiée sans votre autorisation expresse, hors les exceptions étroites du droit à l’information et à la création. Dès la mise en ligne, la diffusion illicite cumule trois régimes contre son auteur : l’atteinte civile à la vie privée, les délits pénaux de captation et de diffusion, et la violation du RGPD qui ouvre la plainte CNIL et le droit à réparation. La méthode porte ses fruits quand elle est complète : preuves figées par constat, retrait exigé par écrit, plateformes signalées, CNIL et police saisies, puis juge des référés pour le retrait sous astreinte et juges du fond et pénal pour l’indemnisation.

Besoin d’un avis rapide sur votre dossier

Vous êtes concerné par une diffusion de votre image en matière de numérique et données personnelles et vous voulez savoir si la publication est illicite et comment la faire retirer. Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris, vous reçoit pour une consultation téléphonique : 80 EUR TTC. Appelez le 06 46 60 58 22 ou écrivez via la page formulaire de contact du cabinet pour un avis sur votre dossier.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».