Est créé un emploi d’expert de haut niveau de groupe 2 au secrétariat général des ministères économiques et financiers.
Le ou la titulaire de cet emploi sera placé auprès du chef du service du numérique (SNUM) du secrétariat général des ministères économiques et financiers.
Le ou la titulaire de l’emploi sera chargé de préfigurer une nouvelle sous-direction dédiée à la stratégie intelligence artificielle et numérique, dans le contexte multilatéral des directions des ministères économiques et financiers, en lien avec l’interministériel.
Localisation géographique : 139, rue de Bercy, bâtiment Colbert, 75572 Paris Cedex 12.
Date prévisible de vacance de l’emploi : 01/07/2026.
Description de la structure à laquelle est rattaché l’emploi
Le service du numérique (SNUM) est chargé d’animer la gouvernance ministérielle des systèmes d’information en lien avec les orientations interministérielles en la matière. Il coordonne la transformation numérique et le développement de l’usage du numérique sur le périmètre des ministères. Par ailleurs, il assure sur le périmètre de l’administration centrale des ministères économiques et financiers (8 000 agents dont les cabinets ministériels) les fonctions de pilotage et de support des systèmes d’information recouvrant le développement et le maintien en conditions opérationnelles de l’offre de service numérique. Le SNUM compte environ 240 agents titulaires ou contractuels.
Ce service doit évoluer en une direction de l’IA et du numérique (DIAN). Cela traduit la volonté des ministères de renforcer le pilotage stratégique, la cohérence et l’efficacité de son action en matière d’IA et de numérique.
Cette évolution vise à traiter à la fois les enjeux liés à l’IA, à la donnée, aux services numériques, à la cybersécurité, aux infrastructures et à la transformation des organisations. Elle s’inscrit dans un contexte de fortes attentes en matière de qualité de service, de sécurité, d’innovation et de capacité à accompagner les politiques publiques ministérielles.
Description du poste
Sous l’autorité du chef de service du numérique, le ou la titulaire aura pour mission de l’appuyer dans la conception et l’animation d’un processus collaboratif ayant pour objectif la mise au point de l’organisation de la nouvelle structure, la DIAN, appelée à porter la stratégie IA et numérique ministérielle.
En particulier, il ou elle préfigurera une fonction stratégique transverse, destinée à éclairer les décisions de la DIAN, du secrétariat général et des ministres, à structurer les travaux numériques ministériels et à accompagner le développement d’usages responsables, maîtrisés et sécurisés de l’intelligence artificielle au sein des ministères économiques et financiers. Cette fonction est vouée à être portée par une sous-direction qui est à créer. Celle-ci viendra en complément de la sous-direction du numérique de l’administration centrale qui portera les aspects plus opérationnels, et dont le contour et l’organisation pourront évoluer dans le cadre de la réorganisation.
Cette mission s’exercera en lien étroit avec les différentes structures du SNUM, les directions des ministères, les acteurs ministériels du numérique, de la donnée, de l’innovation, de la transformation publique et les partenaires interministériels compétents.
Dans une première phase, il ou elle aura pour mission de conduire les travaux de préfiguration de la nouvelle sous-direction. A ce titre, il ou elle devra notamment :
– recenser et cartographier les missions et travaux existants dans le service hors la sous-direction existante (stratégie IA/numérique/données, travaux multi-directions et chantiers interministériels, communication, innovation) ;
– proposer, en concertation avec le chef de service, une répartition macro des sujets au sein d’un nombre limité d’entité sous le futur DIAN ;
– définir et prioriser les travaux et missions à couvrir par la nouvelle sous-direction dans le cadre de la DIAN ;
– concevoir, en collaboration avec les équipes concernées, l’organisation cible de la nouvelle sous-direction en valorisant les compétences existantes, et renforçant la cohérence d’ensemble.
Plus globalement, dans cette première phase, il ou elle appuiera le chef du SNUM dans la conception, la mise au point et l’animation d’un processus collaboratif d’élaboration de l’organisation de l’ensemble de la DIAN avec les équipes.
Ce poste offre l’opportunité de conduire une mission de préfiguration à fort enjeu stratégique, avec la perspective, sous réserve des arbitrages rendus à l’issue des travaux, de prendre la tête de la sous-direction créée.
La sous-direction préfigurée aura vocation à doter les ministères d’une stratégie en matière d’intelligence artificielle et de numérique, et à la mettre en œuvre. A ce stade de la réflexion, le ou la titulaire du poste devrait être chargé avec son équipe de :
– assurer la définition, le suivi de mise en œuvre et l’actualisation de la stratégie IA et numérique ministérielle en s’assurant de la co-construction avec les directions ;
– contribuer plus particulièrement à la définition des orientations ministérielles sur les usages de l’intelligence artificielle et à l’avancement de leur mise en œuvre ;
– accompagner les directions et les services dans l’appropriation des enjeux de transformation IA et numérique ;
– porter le dialogue avec les directions ministérielles et leurs services numériques, et favoriser les collaborations ;
– piloter des travaux interdirectionnels IA et numériques ;
– assurer l’articulation entre les directions ministérielles et l’interministériel ;
– préparer les notes, analyses, feuilles de route et éléments d’aide à la décision nécessaires aux arbitrages ;
– assurer une veille sur les évolutions technologiques, réglementaires, organisationnelles et interministérielles.
Pendant la préfiguration, le titulaire du poste appuiera aussi le chef du SNUM sur l’ensemble de ces tâches.
Ce poste comporte une forte dimension de construction, d’animation collective, de conduite du changement et de positionnement institutionnel.
Profil recherché
Le poste requiert une compréhension fine du numérique et de ses enjeux stratégiques, organisationnels, technologiques et interministériels.
Une expérience confirmée dans le champ de la transformation publique, de la stratégie, de l’innovation, de la donnée ou de l’intelligence artificielle est particulièrement attendue.
Le ou la candidate devra disposer d’une capacité à appréhender les potentialités, les limites et les risques liés à l’intelligence artificielle, notamment générative, dans un environnement administratif complexe et sensible.
Une expérience dans la définition de doctrines, de feuilles de route stratégiques, de démarches de transformation ou de dispositifs de gouvernance transverses constituera un atout important.
Une connaissance des ministères économiques et financiers et/ou de l’écosystème numérique de l’Etat constituerait un atout.
Une expérience minimale de six ans d’activités professionnelles diversifiées en tant que cadre supérieur est requise.
Compétences attendues :
Le ou la titulaire devra justifier des compétences suivantes :
– capacité d’analyse stratégique et de synthèse ;
– bonne capacité rédactionnelle, notamment pour la production de notes d’aide à la décision, de doctrines, d’analyses stratégiques et de feuilles de route ;
– aptitude à appréhender les enjeux liés au numérique, à la donnée, à l’intelligence artificielle, à la sécurité, à la souveraineté et à l’innovation publique ;
– capacité à identifier les usages pertinents de l’intelligence artificielle et à en apprécier les impacts métiers, organisationnels, juridiques et éthiques ;
– capacité à travailler dans un environnement complexe, évolutif et interministériel ;
– aptitude à fédérer des acteurs de haut niveau autour d’objectifs communs ;
– leadership ;
– autonomie ;
– sens de l’initiative ;
– rigueur ;
– discrétion professionnelle ;
– sens du service public.
Conditions d’emploi
Cet emploi est à pourvoir dans les conditions prévues par le décret n° 2019-1594 du 31 décembre 2019 modifié relatif aux emplois de direction de l’Etat.
La durée d’occupation est de trois ans, renouvelable une fois. La période probatoire est fixée à six mois.
La rémunération brute annuelle dépend de l’expérience du titulaire de l’emploi. Elle comprend une part indiciaire brute ainsi qu’une part indemnitaire brute dépendante des fonctions, des sujétions et de l’expertise de l’emploi. Elle est complétée par un complément indemnitaire annuel dont le montant dépend de la manière de servir.
Si le ou la titulaire de l’emploi est un fonctionnaire, la part indiciaire brute est établie au regard de son classement dans la grille indiciaire applicable à l’encadrement supérieur de l’Etat (décret n° 2022-1453 du 23 novembre 2022 relatif aux conditions de classement, d’avancement et de rémunération applicables à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat). Pour les personnes n’ayant pas la qualité de fonctionnaire, le classement est fait au regard de la durée et du niveau des expériences professionnelles antérieures en rapport avec l’emploi à pourvoir.
Procédure de recrutement
L’autorité de recrutement est le secrétariat général des ministères économiques et financiers.
L’emploi à pourvoir relève de l’autorité de la secrétaire générale des ministères économiques et financiers.
Envoi des candidatures :
Les candidatures, accompagnées d’une lettre de motivation et d’un curriculum vitae, doivent être transmises dans un délai de trente jours à compter de la date de publication du présent avis au Journal officiel de la République française. Elles peuvent être complétées du nom et des coordonnées de personnes pouvant se porter référentes du candidat ou de la candidate.
La lettre de motivation devra comporter les éléments permettant d’apprécier la bonne adéquation entre le parcours professionnel du candidat ou de la candidate, les compétences et le niveau d’expérience attendus pour le poste.
Les candidatures sont transmises par courriel à l’adresse suivante : [email protected] exclusivement.
Pour les agents publics : les candidatures sont accompagnées :
– d’un état des services établi par le service RH du corps d’origine ;
– du dernier arrêté de situation administrative dans le corps d’origine et dans l’emploi occupé le cas échéant.
Les administrateurs de l’Etat gérés par les ministères économiques et financiers n’ont pas besoin de transmettre ces documents.
Pour les agents relevant du secteur privé, les candidatures sont accompagnées d’une copie d’une pièce d’identité, des trois derniers bulletins de salaire et de documents attestant de l’occupation effective des emplois mentionnés dans le curriculum vitae.
Toute candidature ne respectant pas ces exigences ne sera pas examinée.
Recevabilité et examen des candidatures :
Le secrétariat général des ministères économiques et financiers étudie la recevabilité des candidatures et les examine. Il établit une liste des candidats et candidates présélectionnés pour l’audition.
Audition des candidats :
L’audition des candidats et candidates présélectionnés est confiée à une instance collégiale dont la composition est la suivante :
– un représentant du secrétariat général occupant un emploi de directeur, chef de service ou sous-directeur ;
– un cadre supérieur du secrétariat général exerçant des responsabilités dans la gestion de l’encadrement supérieur ;
– une personne occupant ou ayant occupé des fonctions d’un niveau de responsabilités au moins équivalent à l’emploi à pourvoir, choisie à raison de ses compétences dans le domaine de l’emploi à pourvoir.
Information des candidats non retenus :
Les candidats ou candidates non retenus pour occuper l’emploi à pourvoir sont informés par le service des ressources humaines.
Formation
Les personnes n’ayant pas la qualité de fonctionnaire suivront un module relatif aux obligations des agents en matière de déontologie, à l’organisation et au fonctionnement des services publics ainsi qu’à la gestion des ressources humaines dans la fonction publique.
Déontologie
Le candidat ou la candidate retenu devra, préalablement à sa nomination, renseigner et renvoyer un formulaire de déclaration d’intérêts prévue à l’article L. 122-2 du code général de la fonction publique.
Il ou elle devra également, dans les deux mois suivant sa nomination, adresser une déclaration de situation patrimoniale au président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique conformément à l’article L. 122-10 du code général de la fonction publique.
Pour les personnes ayant exercé une activité dans le secteur privé au cours des trois dernières années qui précédent, un contrôle de la compatibilité de cette activité avec les fonctions exercées sera effectué préalablement à la nomination par l’autorité hiérarchique qui pourra, le cas échéant, saisir pour avis, préalablement à sa décision, le référent déontologue du ministère ou la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, en application de l’article L. 124-7 du code général de la fonction publique.
Personnes à contacter pour tout renseignement sur l’emploi à pourvoir
M. Jean-Séverin LAIR, chef de service du numérique : [email protected].
Références
Code général de la fonction publique.
Décret n° 2019-1594 du 31 décembre 2019 modifié relatif aux emplois de directions de l’Etat.
Décret n° 2022-1453 du 23 novembre 2022 relatif aux conditions de classement, d’avancement et de rémunération applicables à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat.
Décret n° 2022-1454 du 23 novembre 2022 portant diverses dispositions relatives à l’échelonnement indiciaire applicable à l’encadrement supérieur de l’Etat.
Décret n° 2022-1455 du 23 novembre 2022 portant diverses dispositions applicables à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat.
Arrêté du 2 janvier 2020 fixant les modalités de recrutement de certains emplois de direction de l’Etat relevant des ministères économiques et financiers prévues par le décret n° 2019-1594 du 31 décembre 2019 relatif aux emplois de direction de l’Etat.
Arrêté du 23 novembre 2022 pris pour l’application à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat des dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création d’un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel dans la fonction publique de l’Etat.
Arrêté du 23 novembre 2022 relatif à la répartition par niveaux des emplois relevant du décret n° 2022-1453 du 23 novembre 2022 relatif aux conditions de classement, d’avancement et de rémunération applicables à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat.