Vous détenez la majorité des parts d’une SARL ou des actions d’une SAS et vous voyez votre projet d’augmentation de capital rejeté à plusieurs reprises par un associé minoritaire dont le seul levier est sa minorité de blocage. Vous êtes associé minoritaire et l’on vous menace d’une action en abus de minorité après votre vote contre une recapitalisation. Vous êtes dirigeant d’une société en difficulté qui ne parvient pas à reconstituer ses capitaux propres faute d’unanimité. La chambre commerciale a rendu entre 2018 et 2026 une série d’arrêts publiés au Bulletin qui précisent les critères, les sanctions et les délais d’action en matière d’abus de minorité. Cette page expose la qualification jurisprudentielle, les armes ouvertes au majoritaire et les pièges à éviter pour la défense du minoritaire.
Comment ça se passe.
La caractérisation jurisprudentielle de l’abus de minorité.
Une conviction.
L’abus de minorité ne se déduit pas du seul refus de voter. Il suppose la démonstration du caractère essentiel de l’opération bloquée et de l’unique dessein du minoritaire de favoriser ses intérêts au détriment de la société. La défense du majoritaire doit donc préparer un dossier économique chiffré et documenter chacune des relances adressées au minoritaire. La défense du minoritaire doit, au contraire, motiver son refus par la défense légitime de l’intérêt social ou par une exigence de transparence. Le cabinet construit la stratégie sur la chronologie des assemblées, la cohérence des comptes et la rigueur de la convocation.
Les sanctions et les actions ouvertes au majoritaire.
Questions fréquentes.
Envoyez vos pièces. Recevez une stratégie.
Transmettez les pièces de votre dossier au cabinet. Maître Reda KOHEN vous répond personnellement sous 24 heures avec une première analyse stratégique adaptée à la situation du majoritaire, du minoritaire ou du dirigeant confronté à un blocage d’assemblée.