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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
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Plan d’occupation des sols : la mairie peut-elle encore l’appliquer à votre terrain ?

Vous avez retrouvé un plan d’occupation des sols pour votre commune ou reçu un refus de permis qui s’y réfère. Le terrain apparaît dans une zone où une construction semblait possible, mais la mairie évoque un autre document ou le règlement national d’urbanisme. La question n’est pas seulement de savoir ce qu’indiquait le plan ancien : il faut déterminer quelles règles s’appliquaient à la parcelle et à la décision en cause.

Le plan d’occupation des sols, ou POS, a longtemps organisé l’usage du sol dans les communes avant le développement des plans locaux d’urbanisme. Sa présence dans des archives, dans un dossier de vente ou sur une carte ne suffit pas à établir qu’il régit encore une demande de permis. Inversement, l’annulation d’un document plus récent peut, dans certaines conditions, remettre en application un POS immédiatement antérieur pour une période limitée. Une recherche sérieuse commence donc par la situation du terrain, la chronologie des actes et la qualité de la personne concernée : demandeur, propriétaire ou tiers.

Voici comment reconstituer cette chronologie, distinguer un POS d’un PLU et du règlement national, puis vérifier les motifs d’une décision sans confondre droit de construire et droits privés sur le terrain.

I. Comment savoir si le plan d’occupation des sols s’applique à votre terrain ?

A. Retrouver le bon terrain et les documents réellement applicables

Commencez par réunir l’adresse, la commune, la section cadastrale et les numéros des parcelles composant le terrain. Repérez aussi la place exacte du projet : une extension à l’arrière d’une maison, un bâtiment nouveau ou une division peuvent concerner plusieurs parties d’une même propriété. Lorsque les références ont changé, gardez les anciens et les nouveaux plans cadastraux pour éviter de comparer deux terrains différents.

Identifiez ensuite la décision dont vous cherchez à comprendre la légalité. Un certificat d’urbanisme, un arrêté de refus, un permis accordé et une délibération approuvant un PLU ne répondent pas à la même question. Notez leur date, leur auteur, leur destinataire et les pièces qui les accompagnent. Pour une contestation par un voisin, ajoutez les éléments décrivant sa situation et l’incidence concrète du projet sur son bien. Le dossier d’un demandeur ne se confond pas avec celui d’un tiers.

Le Géoportail de l’urbanisme, portail national de l’urbanisme, constitue un point d’accès aux documents d’urbanisme et aux servitudes d’utilité publique. Son rôle est défini par l’article L. 133-1 du code de l’urbanisme. Une carte permet de repérer la commune et la parcelle, mais il faut ouvrir les documents associés, relever leur version et vérifier leurs actes auprès de la collectivité compétente. Une couleur isolée ou une capture sans légende ne suffit pas à reconstituer les règles d’une décision.

Recherchez les documents à plusieurs dates : celle du certificat ou de la demande, celle de la décision litigieuse et, si vous préparez un nouveau projet, la situation actuelle. Conservez le nom des fichiers, la date affichée, les délibérations et les éléments relatifs à leur publication. Un document plus récent peut être pertinent pour une nouvelle demande sans être nécessairement celui qui gouvernait la décision antérieure. À l’inverse, une archive peut expliquer l’histoire du classement sans fournir la règle actuelle.

Pour le PLU et ses évolutions, l’article L. 153-23 du code de l’urbanisme fixe des conditions de publication et de caractère exécutoire, avec des modalités particulières en cas de difficultés techniques du portail. Il faut vérifier ces conditions dans le dossier concerné : la date inscrite sur un fichier et la seule date du téléchargement ne démontrent pas, à elles seules, l’opposabilité d’une version.

Lorsque le document applicable est un PLU, ne vous arrêtez pas au plan de zonage. L’article L. 151-2 énumère les composantes du plan, notamment le règlement, les orientations d’aménagement et de programmation et les annexes. L’article L. 152-1 distingue la conformité au règlement et à ses documents graphiques de la compatibilité avec les orientations d’aménagement et de programmation lorsqu’elles existent. Pour reconstituer ces pièces à l’échelle de plusieurs communes, le guide sur le plan local d’urbanisme intercommunal et les règles du terrain complète cette recherche.

Les annexes comptent aussi : l’article L. 151-43 vise les servitudes d’utilité publique affectant l’utilisation du sol et figurant sur une liste réglementaire. Si une servitude apparaît sur la carte, cherchez son acte, son périmètre et les documents permettant de déterminer si elle concerne le projet. La présence d’un zonage favorable ne répond pas, à elle seule, à cette vérification.

La mairie ou l’établissement intercommunal compétent peut aider à retrouver les délibérations et leurs annexes. Demandez précisément le règlement, les plans graphiques, les actes d’approbation ou d’évolution et, s’il y en a une, la décision de justice concernant le document. Une réponse qui se limite à indiquer « ancien POS » ou « PLU en cours » laisse ouvertes les questions essentielles : quel acte, quel périmètre et quelle date ?

Enfin, le plan d’urbanisme ne tranche pas toutes les questions de propriété. Le cadastre aide à repérer une parcelle, mais sa consultation ne remplace pas l’examen du titre, d’une servitude de droit privé ou d’un éventuel accord nécessaire pour les travaux. Un projet peut soulever à la fois une question d’autorisation administrative et un différend de droit privé ; leurs solutions doivent être recherchées séparément.

B. Distinguer POS caduc, maintien transitoire et retour temporaire

La première étape consiste à vérifier la règle générale et les exceptions prévues par les textes. L’article L. 174-1 du code de l’urbanisme dispose que les POS qui n’ont pas été mis en forme de PLU au plus tard le 31 décembre 2015 sont caducs à compter de cette date, sous réserve des dispositions auxquelles il renvoie. Le même article précise que la caducité du POS ne remet pas en vigueur le document d’urbanisme antérieur et prévoit l’application du règlement national sur le territoire communal concerné.

Cette règle ne permet pas de résoudre une situation en lisant seulement l’année d’approbation du POS. Certains textes ont prévu un maintien transitoire sous conditions. Ainsi, l’article L. 174-3 vise une révision engagée avant le 31 décembre 2015 et prévoit, selon les cas qu’il énonce, une procédure achevée au plus tard le 26 mars 2017 ou, dans les communes d’outre-mer, le 26 septembre 2018. Le texte prévoit le maintien du POS jusqu’à l’approbation du PLU, au plus tard jusqu’à la date applicable qu’il fixe.

Pour certaines procédures intercommunales engagées avant le 31 décembre 2015, l’article L. 174-5 prévoit des conditions particulières liées à l’approbation du PLUi au plus tard le 31 décembre 2020 et précise les conséquences d’une absence d’approbation au 1er janvier 2021. Il faut identifier les délibérations, le territoire concerné et l’état réel de la procédure avant d’en tirer une conséquence pour une parcelle. Ces dates décrivent des régimes transitoires ; elles ne remplacent pas la lecture des actes locaux.

Une autre situation ne doit pas être confondue avec cette caducité initiale : la remise en application d’un document antérieur après l’annulation ou la déclaration d’illégalité d’un document plus récent. L’article L. 174-6 du code de l’urbanisme vise notamment l’hypothèse où l’annulation ou la déclaration d’illégalité d’un PLU, d’un document en tenant lieu ou d’une carte communale, intervenue après le 31 décembre 2015, a pour effet de remettre en application le document immédiatement antérieur. Le texte prévoit que ce document peut être un POS et que celui-ci redevient applicable pour vingt-quatre mois à compter de l’annulation ou de la déclaration d’illégalité, dans les conditions qu’il énonce. À défaut de PLU ou de carte communale exécutoire à l’issue de cette période, il prévoit l’application du règlement national.

La date de la décision de justice et la portée exacte de son dispositif sont donc déterminantes. Une annulation peut concerner l’ensemble d’un plan ou une partie de ses dispositions : il faut lire le jugement et les documents qu’il affecte avant de conclure au retour d’un POS sur un terrain donné. Le nom d’une commune trouvé dans une actualité locale ne suffit pas à établir la règle applicable à une parcelle ou à un permis particulier.

Dans son avis du 3 avril 2020, n° 436549, le Conseil d’État a examiné l’application de l’article L. 174-6 aux annulations intervenues avant l’entrée en vigueur de la loi du 23 novembre 2018. Pour ces annulations, il précise que la période de vingt-quatre mois commence à l’entrée en vigueur de cette loi, le 25 novembre 2018, et non à la date antérieure de l’annulation. Cette solution répond à cette hypothèse historique précise : elle ne doit pas être généralisée à toute annulation récente.

Un exemple de chronologie aide à poser les bonnes questions. Un propriétaire possède un ancien extrait indiquant que sa parcelle relevait d’une zone du POS. La commune a ensuite approuvé un PLU, puis une décision de justice a affecté ce plan. Il faut rechercher ce qui a été annulé, le document immédiatement antérieur, la date de l’annulation, la date à partir de laquelle le POS s’applique selon le texte ou la décision applicable, puis l’existence d’un document exécutoire à la date de la décision examinée. Si l’une de ces pièces manque, dire simplement que le POS était ancien ou qu’il a été annulé ne résout pas le dossier.

II. Que faire si une décision de la mairie s’appuie sur un ancien POS ?

A. Vérifier les règles de construction et le rôle de chaque autorité

Si la mairie cite un POS, commencez par confronter le visa et le motif de l’arrêté au document lui-même. Relevez l’article précis du règlement, le plan de zonage, les éventuelles prescriptions graphiques et la version retenue. Comparez ensuite ces pièces avec la chronologie des actes. Une divergence entre une ancienne carte et un arrêté ne suffit pas toujours à établir une erreur : il faut vérifier si la carte était applicable à la date pertinente et si le motif vise bien la partie du terrain sur laquelle porte le projet.

Si un PLU ou un PLUi exécutoire s’applique, l’analyse doit porter sur ses propres règles et ses documents graphiques. Ne reportez pas automatiquement un ancien classement sur la nouvelle carte. Un terrain autrefois situé dans une zone où certains travaux étaient possibles peut être soumis aujourd’hui à un autre règlement. À l’inverse, l’intitulé d’une nouvelle zone ne permet pas, sans lecture des règles correspondantes, de conclure que toute construction est interdite.

Si le POS est caduc et qu’aucun document local applicable ne le remplace dans la situation étudiée, le règlement national d’urbanisme peut prendre le relais dans les conditions de l’article L. 174-1. Cette situation ne signifie ni que tout devient constructible ni qu’aucun projet ne peut aboutir. Il faut examiner la nature du projet, sa localisation et les règles nationales effectivement applicables.

En l’absence de PLU, de document en tenant lieu ou de carte communale, l’article L. 111-3 du code de l’urbanisme pose le principe selon lequel les constructions ne peuvent être autorisées que dans les parties urbanisées de la commune. L’article L. 111-4 prévoit des possibilités en dehors de ces parties pour les catégories et sous les conditions qu’il énumère. L’existence d’une maison voisine, d’une route ou de réseaux est un élément de fait à documenter ; aucun de ces éléments, pris isolément, ne remplace l’analyse du secteur et du projet.

L’examen de la sécurité et de la salubrité reste distinct. L’article R. 111-2 permet de refuser un projet ou de l’accepter sous réserve de prescriptions spéciales s’il présente les risques qu’il décrit en raison de sa situation ou de ses caractéristiques. Pour discuter un tel motif, réunissez les pièces permettant d’apprécier le risque invoqué et, le cas échéant, les prescriptions envisageables. Il serait imprudent de déduire d’un ancien classement favorable que cet examen n’a plus lieu d’être.

La compétence et les avis doivent également être vérifiés à partir du dossier, non présumés. L’article L. 422-5 prévoit notamment que, lorsque le maire ou le président de l’établissement intercommunal est compétent, il recueille l’avis conforme du préfet si le projet se situe sur une partie du territoire communal non couverte par une carte communale, un PLU ou un document en tenant lieu. L’article L. 422-6 traite d’une autre hypothèse : certaines annulations, abrogations ou constatations d’illégalité qui ne remettent pas en vigueur un document antérieur. L’identification de la situation commande le texte à examiner.

La différence a eu un effet concret dans la décision du Conseil d’État du 7 juillet 2021, n° 435493. Dans cette affaire, le POS remis en vigueur après une annulation était devenu caduc à la suite d’une révision non achevée à la date prévue par le texte applicable. Le Conseil d’État a jugé que le permis délivré sans l’avis conforme du préfet était illégal dans les circonstances de l’espèce et a rejeté le pourvoi des bénéficiaires. Cette décision ne signifie pas que le préfet décide systématiquement de toutes les demandes : elle montre pourquoi il faut vérifier l’autorité, le régime applicable et les avis requis.

Un certificat d’urbanisme mérite une lecture séparée. L’article L. 410-1 distingue le certificat qui indique les dispositions applicables au terrain et celui qui répond, en outre, à une opération décrite. Il prévoit une protection de certaines règles lorsque la demande d’autorisation ou la déclaration préalable est déposée dans les dix-huit mois suivant la délivrance du certificat, avec l’exception des dispositions ayant pour objet la préservation de la sécurité ou de la salubrité publique. Il faut donc comparer le certificat, le projet décrit, la demande effectivement déposée et les règles invoquées dans le refus.

Dans un arrêt du 27 octobre 2022, n° 20MA03836, la cour administrative d’appel de Marseille a examiné un refus après la caducité du POS de Rians. Elle a notamment retenu, au vu de la configuration des lieux, que le terrain se trouvait dans un secteur déjà urbanisé ; elle a également relevé que le projet de PLU invoqué n’était pas approuvé et examiné le certificat d’urbanisme ainsi que le motif lié à la sécurité. La cour a annulé le refus et ordonné un nouvel examen. Le résultat tient aux faits et aux motifs de cette affaire : il ne garantit pas la délivrance d’un permis pour toute parcelle proche de constructions.

B. Préparer une demande ou une contestation avec les bonnes pièces

Lorsque vous envisagez un dépôt, constituez un dossier qui permette de relier le terrain au projet. Une liste utile comprend le plan de situation, les références cadastrales, les plans de l’opération, les photographies pertinentes, le certificat d’urbanisme s’il existe et les documents d’urbanisme identifiés. Pour un projet situé à proximité de plusieurs parcelles bâties, documentez leur disposition réelle et les accès : une vue générale peut être utile, mais elle doit être accompagnée de pièces permettant de situer précisément le terrain.

En cas de refus, lisez l’arrêté complet et ses annexes avant de décider de la suite. L’article L. 424-3 du code de l’urbanisme impose la motivation d’une décision qui rejette la demande ou s’oppose à la déclaration préalable et précise que la motivation doit indiquer l’intégralité des motifs justifiant le rejet ou l’opposition. Relevez donc chaque motif, y compris les règles autres que celles du POS : contester uniquement la date du plan peut laisser subsister une autre difficulté évoquée dans la décision.

La comparaison peut être présentée sous forme de dossier chronologique. Pour chaque acte, indiquez sa nature, sa date, son auteur, le terrain et la pièce qui permet d’en vérifier la portée. Placez en regard le règlement cité par la mairie, le document susceptible de s’appliquer et les plans du projet. Si un jugement intervient dans la chaîne, joignez son texte et son dispositif. Cette méthode rend visible la question juridique sans supposer que toute erreur de référence entraîne nécessairement la délivrance de l’autorisation.

Vous pouvez aussi demander à l’administration les précisions nécessaires pour comprendre le fondement de sa décision et rassembler les pièces manquantes. Une demande de renseignements, une modification du projet et un recours ont des objets différents. Il faut conserver les courriers, les preuves de leur réception et les réponses obtenues pour reconstituer la suite du dossier.

Pour une contestation contentieuse, l’article R. 421-1 du code de justice administrative prévoit en principe un recours contre une décision dans les deux mois suivant sa notification ou sa publication. L’article R. 421-5 du même code précise que les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu’à condition d’avoir été mentionnés, avec les voies de recours, dans la notification. Ces textes généraux ne permettent pas, sans la décision et ses justificatifs de notification ou de publicité, de fixer une date limite individuelle.

Un recours gracieux ou hiérarchique peut aussi être envisagé. L’article L. 411-2 du code des relations entre le public et l’administration prévoit qu’un recours administratif exercé dans le délai imparti pour le recours contentieux interrompt ce délai et précise les effets de recours gracieux et hiérarchique exercés dans le délai initial. Avant de retenir une date, il faut identifier les démarches effectivement accomplies, leur réception et les décisions intervenues, sans supposer qu’un simple échange d’information produit le même effet.

L’illégalité d’un document d’urbanisme ne produit pas mécaniquement le même résultat sur toutes les décisions individuelles. L’article L. 600-12-1 du code de l’urbanisme distingue, dans les conditions qu’il énonce, certaines décisions relatives à l’utilisation ou à l’occupation des sols délivrées antérieurement à l’annulation ou à la déclaration d’illégalité, et les décisions de refus de permis ou d’opposition à déclaration préalable. Pour ces dernières, le texte prévoit l’annulation lorsque le document qui leur a servi de fondement est annulé ou illégal. Il faut donc identifier le document effectivement utilisé par la décision et le motif d’illégalité, plutôt que déduire l’issue d’une procédure de la seule existence d’un jugement concernant le PLU.

Le bénéficiaire d’un permis et le voisin qui le conteste n’ont pas la même position. Le premier cherche à comprendre les règles appliquées à sa demande et les effets des décisions reçues. Pour une personne autre que l’État, une collectivité, leur groupement ou une association, l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme subordonne la recevabilité du recours pour excès de pouvoir visé par ce texte au fait que le projet autorisé soit de nature à affecter directement les conditions d’occupation, d’utilisation ou de jouissance du bien qu’elle détient ou occupe régulièrement, ou pour lequel elle bénéficie de l’un des engagements mentionnés par l’article. Le texte précise qu’il ne s’applique pas aux décisions contestées par le pétitionnaire. La proximité du terrain ne remplace donc pas l’examen de la situation propre au requérant. Pour comprendre la place de l’arrêté et des pièces administratives dans un dossier, le lecteur peut consulter la page consacrée aux recours relatifs aux permis de construire.

Enfin, adaptez la stratégie à l’objectif réel. Un demandeur peut vouloir corriger son plan, comprendre un avis défavorable ou contester un refus. Un propriétaire peut chercher à savoir quel document gouverne un projet futur. Un voisin peut chercher à consulter l’autorisation et à apprécier ses effets sur son bien. Dans chaque cas, conservez les pièces datées et évitez de transformer une simple carte en promesse de résultat : l’analyse dépend de l’acte, de la parcelle, de la version des règles et des faits du projet.

Conclusion

Un plan d’occupation des sols peut éclairer l’histoire d’un terrain sans être automatiquement le document applicable à une décision actuelle. La vérification utile consiste à reconstituer la succession des actes, à distinguer la caducité du retour temporaire d’un POS et à identifier, pour la date et la parcelle concernées, le document local ou les règles nationales pertinentes. Devant un refus ou un permis contesté, l’arrêté, ses motifs, les documents d’urbanisme complets et les décisions de justice éventuelles permettent ensuite de choisir une réponse adaptée au dossier.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».