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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Permis de construire valant permis de démolir : comment réunir les deux demandes ?

Vous souhaitez remplacer une maison, un atelier ou une annexe par une construction nouvelle. Le dossier de permis de construire peut-il autoriser aussi la démolition, ou faut-il déposer une demande distincte ? La réponse dépend d’abord du terrain, du bâtiment existant et de la nature exacte des travaux. Elle dépend ensuite du régime de protection applicable et de ce qui a réellement été demandé puis accordé.

Lorsque la démolition est nécessaire au projet, le code de l’urbanisme permet de réunir les deux opérations dans une même demande de permis de construire. Cette possibilité ne rend pas tous les obstacles identiques : une difficulté propre au patrimoine peut toucher la démolition alors que la construction doit être examinée séparément. Le Conseil d’État l’a précisé dans un avis du 30 mars 2026 concernant notamment un site inscrit.

Pour préparer ou lire un dossier, il faut donc repérer l’adresse et les parcelles, identifier la personne qui présente la demande, consulter le document d’urbanisme applicable et distinguer trois documents : les plans déposés, les avis recueillis et la décision finale. Une autorisation d’urbanisme ne règle pas, à elle seule, les droits privés sur le terrain ou les relations avec les voisins. Voici comment organiser ces vérifications et reconnaître ce que permet réellement un permis de construire valant permis de démolir.

I. Quand une seule demande peut-elle couvrir la démolition et la construction ?

A. Vérifier le bâtiment, le terrain et la nécessité de la démolition

Le point de départ est une description précise de l’opération. Une maison à remplacer entièrement, une aile à supprimer et un garage à conserver ne posent pas la même question. Sur un plan de l’existant, distinguez le bâtiment à retirer, les parties conservées et les éléments nouveaux : une couleur pour chaque état peut rendre le projet beaucoup plus lisible. Vérifiez aussi si la démolition est nécessaire à la construction ou si elle constitue une opération indépendante.

L’article L. 451-1 du code de l’urbanisme prévoit que, lorsque la démolition est nécessaire à une opération de construction ou d’aménagement, la demande de permis de construire ou d’aménager peut porter sur les deux volets. Dans ce cas, le permis de construire ou d’aménager autorise la démolition. Il s’agit d’une possibilité offerte au demandeur : la démolition doit être présentée comme une composante de la demande, et non simplement supposée parce qu’une nouvelle construction figure sur le plan.

Le régime du permis de démolir doit être vérifié pour le bâtiment concerné. L’article L. 421-3 vise notamment les constructions relevant d’une protection particulière et celles situées dans une commune ou une partie de commune où le conseil municipal a instauré le permis de démolir. L’article R. 421-27 précise que la règle communale concerne les travaux destinés à démolir ou à rendre inutilisable tout ou partie d’une construction. La seule petitesse d’un ouvrage ne répond donc pas à la question de son régime.

Certaines localisations ou protections appellent aussi une vérification spécifique. L’article R. 421-28 énumère notamment les constructions situées dans un site patrimonial remarquable, dans les abords d’un monument historique, dans un site inscrit ou classé, ainsi que certaines constructions identifiées pour leur protection dans un document d’urbanisme. Chaque catégorie a ses critères : le nom d’un quartier ancien ou la proximité approximative d’un bâtiment remarquable ne permettent pas, à eux seuls, de conclure qu’un régime précis s’applique.

À l’inverse, l’article R. 421-29 prévoit des dispenses dans les hypothèses qu’il énumère, notamment certaines démolitions effectuées en application d’une décision de justice devenue définitive ou des procédures de traitement d’un bâtiment menaçant ruine ou insalubre. Une impression de vétusté ne suffit pas à établir que l’une de ces exceptions est remplie : il faut examiner l’acte et la procédure qui concernent effectivement l’immeuble.

En pratique, rassemblez la référence cadastrale, l’adresse, les photographies et les autorisations antérieures disponibles. Demandez la délibération instituant éventuellement le permis de démolir, puis identifiez son périmètre. Consultez le plan local d’urbanisme ou le document qui en tient lieu, ses documents graphiques et ses annexes, ainsi que les actes de protection applicables. Le Géoportail de l’urbanisme facilite le repérage ; il faut ensuite vérifier auprès de l’autorité compétente la version opposable et les pièces pertinentes pour la parcelle et la date du dossier.

Le contrôle ne se limite pas au bâtiment supprimé. La hauteur, l’implantation, la destination et l’aspect de la construction nouvelle doivent être appréciés au regard des règles applicables à celle-ci. Le fait qu’un ancien bâtiment ait occupé les lieux ne prouve pas que n’importe quel bâtiment de remplacement peut être autorisé. Inversement, un projet de remplacement conforme ne dispense pas d’examiner la protection propre à la construction à démolir.

Pour distinguer les situations où la démolition elle-même est soumise à autorisation, le lecteur peut consulter notre explication sur le permis de démolir et les critères à vérifier sur le terrain. L’enjeu traité ici est différent : organiser les deux volets lorsqu’un projet de construction nécessite effectivement la disparition du bâtiment existant.

B. Choisir entre demande unique et demandes distinctes, puis préparer les plans

Lorsque les travaux projetés nécessitent la démolition de bâtiments soumis au permis de démolir, l’article R. 431-21 prévoit deux possibilités pour la demande de permis de construire ou d’aménager : joindre la justification du dépôt d’une demande de permis de démolir ou faire porter la demande sur la démolition et la construction ou l’aménagement. La première solution implique donc de pouvoir justifier du dépôt de la demande distincte ; la seconde suppose un dossier commun qui présente clairement les deux opérations.

Un propriétaire qui veut démolir une maison avant d’en bâtir une autre peut ainsi choisir la demande commune si la démolition est nécessaire à l’opération. Il ne suffit pas de joindre une photographie ancienne et un plan de la maison future : il faut que la démolition envisagée soit identifiable dans la demande et les pièces. Si le garage doit rester, les documents doivent le distinguer du bâtiment supprimé. Si seul un volume est retiré, les façades, la coupe et le plan de masse doivent permettre de comprendre ce qui subsiste et comment la construction nouvelle s’y raccorde.

La demande doit aussi être présentée par une personne habilitée. L’article R. 423-1 vise notamment le propriétaire, son mandataire ou une personne attestant être autorisée par lui à exécuter les travaux ; il prévoit aussi les cas d’indivision et d’expropriation qu’il énumère. L’article R. 431-5 impose à la demande de permis de construire de préciser notamment l’identité du demandeur, la localisation et la superficie du terrain, la nature des travaux et la surface de plancher projetée, ainsi que de comporter l’attestation relative à la qualité pour déposer.

Une société, un acquéreur autorisé ou un mandataire doit donc vérifier la qualité sous laquelle il intervient et la cohérence des pièces avec l’opération envisagée. En cas de propriété partagée, la question des droits nécessaires pour réaliser les travaux mérite un examen distinct. L’attestation jointe au dossier d’urbanisme et les droits permettant d’exécuter concrètement le chantier ne doivent pas être confondus.

Pour la partie construction, le projet architectural comprend une notice sur l’état initial du terrain et les choix d’insertion : l’article R. 431-8 demande notamment de faire apparaître ce qui est modifié ou supprimé. L’article R. 431-9 prévoit un plan de masse coté faisant notamment apparaître les constructions existantes dont le maintien est prévu. L’article R. 431-10 prévoit notamment les façades, une coupe, un document d’insertion et des photographies dans les conditions qu’il précise.

Dans une demande séparée de permis de démolir, les articles R. 451-1 et R. 451-2 mentionnent notamment la date approximative de construction, les bâtiments subsistants en cas de démolition partielle, un plan de situation, un plan de masse et une photographie. Pour un dossier commun, vérifiez la liste applicable à votre formulaire et à votre projet ; ces renseignements aident en tout état de cause à présenter clairement l’existant et ce que l’on souhaite enlever.

Dans une décision du 24 avril 2019, n° 420965, le Conseil d’État a jugé que, pour qu’une décision sur un permis de construire vaille autorisation de démolir, le dossier doit mentionner explicitement que le demandeur sollicite cette autorisation : le seul fait que les plans montrent une démolition nécessaire ne suffit pas. Dans cette affaire, il a aussi considéré que le vice relevé était susceptible de régularisation et a renvoyé le litige à la cour administrative d’appel. Cette possibilité ne remplace donc pas une demande explicite dès le départ.

Une vérification croisée est utile avant le dépôt : la description dans le formulaire correspond-elle aux plans ? Les surfaces annoncées désignent-elles les mêmes volumes sur la notice et sur le plan ? La légende permet-elle de différencier l’état actuel de l’état futur ? S’il existe des protections ou des demandes au titre d’autres législations, le dossier doit être examiné en conséquence. Une seule demande d’urbanisme n’efface pas nécessairement les autres régimes applicables au projet.

L’article R. 423-38 prévoit que, lorsque les pièces exigées manquent, l’autorité compétente adresse au demandeur une lettre indiquant de façon exhaustive les pièces manquantes dans le mois suivant la réception ou le dépôt du dossier à la mairie. Conservez le récépissé, les pièces transmises et les échanges : ils permettent d’identifier la version exacte du projet soumise à l’instruction. Une demande de pièces ne signifie pas que les travaux sont autorisés.

II. Que faire lorsque l’administration répond ou qu’un avis bloque la démolition ?

A. Lire séparément les deux volets, notamment en site inscrit

Une demande commune conduit à une instruction commune, mais les deux autorisations conservent leurs effets propres. Dans son avis du 30 mars 2026, n° 510664, le Conseil d’État explique que l’administration qui entend refuser la démolition ne peut pas, pour ce seul motif, rejeter l’ensemble de la demande : elle doit aussi se prononcer sur le volet construction ou aménagement. Le permis peut, selon le cas, être accordé sans autoriser la démolition.

Cette précision ne transforme pas le refus de démolir en autorisation de chantier. Si la décision accorde la construction tout en excluant expressément la démolition, le pétitionnaire doit tenir compte de cette exclusion. Il devra apprécier, avec les plans et les autres règles applicables, ce que l’autorisation permet réellement de réaliser alors que le bâtiment existant reste en place. Une construction dessinée sur l’emplacement d’un bâtiment conservé ne devient pas matériellement réalisable par le seul fait qu’un volet du dossier a reçu une réponse favorable.

Le cas du site inscrit montre pourquoi la distinction est essentielle. Selon l’article R. 425-18, le permis de démolir portant sur un bâtiment situé dans un site inscrit ne peut intervenir qu’avec l’accord exprès de l’architecte des Bâtiments de France. Pour un projet situé dans un site inscrit, l’article R. 425-30, dans sa version applicable depuis le 1er juillet 2026, prévoit la consultation de cet architecte et indique que les travaux ne peuvent être entrepris avant l’expiration d’un délai de quatre mois à compter du dépôt de la demande ou de la déclaration.

Dans l’avis précité, le Conseil d’État a examiné une demande présentant de manière complète les deux volets d’une opération en site inscrit. Il indique que l’avis de l’architecte peut alors être regardé comme portant sur l’ensemble du projet sans mention expresse de la démolition. Il précise aussi que l’accord exprès doit porter sur l’opération entière ou au moins sur la démolition pour qu’un permis de construire puisse autoriser cette dernière. Cette analyse repose sur les conditions énoncées dans l’avis : elle ne dispense pas de lire l’avis concret et le dossier effectivement transmis.

Lorsque l’avis est défavorable à l’ensemble de l’opération ou spécialement à la démolition, le Conseil d’État indique, dans ce cadre, que l’autorité est liée pour la démolition mais doit examiner la demande de construction. Si elle délivre le permis de construire, elle doit préciser que celui-ci n’autorise pas la démolition. À l’inverse, un avis défavorable portant sur la seule construction n’empêche pas par lui-même la délivrance d’un permis de construire autorisant la démolition lorsque l’accord nécessaire sur cette dernière est donné. Ces indications concernent le régime de site inscrit examiné par l’avis ; d’autres protections peuvent appeler d’autres vérifications.

Concrètement, demandez ou conservez l’arrêté complet, les plans visés et l’avis de l’architecte. Vérifiez le terrain auquel ils se rapportent, la description des bâtiments, le sens de l’avis, les éventuelles prescriptions et le passage de l’arrêté relatif à la démolition. Si le dossier a changé pendant l’instruction, comparez les versions. La formule générale annonçant un permis favorable ne remplace pas la lecture de ses réserves ni celle des plans approuvés.

La réponse à une demande ne dépend pas uniquement des règles patrimoniales. L’article L. 421-6 encadre les conditions de délivrance du permis de construire ou d’aménager et permet, pour le permis de démolir, un refus ou des prescriptions spéciales lorsque les travaux sont de nature à compromettre les intérêts patrimoniaux, archéologiques, des quartiers, des monuments ou des sites qu’il énumère. Il faut relier chaque motif à la partie du projet qu’il concerne et aux textes ou documents invoqués.

L’appréciation de la construction nouvelle peut aussi porter sur son insertion. Dans sa décision du 12 mai 2022, n° 453959, le Conseil d’État a jugé, pour l’application des dispositions examinées dans cette affaire, que l’administration devait apprécier l’impact sur le site du remplacement des bâtiments existants par la construction projetée, et pas uniquement celui de leur démolition. Il a annulé l’ordonnance de la cour administrative d’appel et renvoyé l’affaire devant cette cour ; il n’a pas lui-même délivré le permis. Cette décision invite à documenter l’état initial et l’état futur, sans supposer que tout refus fondé sur le paysage serait illégal.

B. Réagir à la décision et préparer la suite sans confondre les procédures

Un dossier de permis de construire reçoit en principe une réponse après instruction. Le délai de droit commun est de deux mois pour un permis de construire portant sur une maison individuelle ou ses annexes et de trois mois pour les autres demandes de permis de construire ; ces règles figurent à l’article R. 423-23. Des majorations ou des règles propres à certaines consultations peuvent modifier l’analyse : le récépissé et les notifications reçues doivent être rapprochés des textes applicables au dossier.

Le silence ne vaut pas toujours accord. L’article R. 424-1 pose une règle générale de permis tacite à défaut de notification d’une décision expresse dans le délai d’instruction. Mais l’article R. 424-2 prévoit des cas de rejet implicite, notamment lorsque le projet porte sur une démolition soumise à permis en site inscrit, ainsi que d’autres situations qu’il énumère. Il serait donc imprudent de programmer une démolition en déduisant automatiquement une autorisation de l’absence de courrier.

Si la mairie refuse le projet, commencez par isoler le sens et les motifs de la décision pour chaque volet. Le refus porte-t-il sur la démolition, sur la construction, ou sur les deux ? L’autorité vise-t-elle une règle d’implantation, une protection patrimoniale, un avis, ou l’insuffisance de pièces ? Reprenez ensuite les documents cités et les plans déposés. Selon le cas, un projet peut être adapté et une nouvelle demande préparée ; une contestation peut aussi être envisagée après vérification des actes et de la voie appropriée. La pertinence de ces démarches dépend du motif réel et de la situation du terrain.

Pour une décision individuelle, l’article R. 421-1 du code de justice administrative prévoit en principe un recours devant le juge administratif dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. Les modalités concrètes doivent être vérifiées au regard de la décision, de sa notification et des règles particulières applicables. Conserver l’enveloppe, l’accusé de réception ou la preuve de transmission électronique aide à reconstituer la chronologie sans présumer du point de départ propre au dossier.

En site patrimonial remarquable ou dans les abords des monuments historiques, l’article R. 424-14 prévoit, pour le demandeur confronté à un refus de permis fondé sur un refus d’accord de l’architecte des Bâtiments de France, la possibilité de saisir le préfet dans les deux mois suivant la notification du refus, selon les conditions de ce texte. Ne confondez pas automatiquement ce régime avec celui du site inscrit étudié dans l’avis du 30 mars 2026 : la protection exacte et l’auteur de la décision doivent d’abord être identifiés.

Si le permis est accordé, relisez l’ensemble de l’arrêté avant de retenir une date de démarrage. Vérifiez que l’autorisation couvre bien les travaux envisagés, que les prescriptions peuvent être respectées et que les autres autorisations nécessaires ont été obtenues. L’article R. 424-15 prévoit notamment l’affichage sur le terrain, visible de l’extérieur, dès la notification de l’arrêté ou l’acquisition du permis tacite et pendant toute la durée du chantier. Pour un projet prévoyant des démolitions, l’article A. 424-16 prévoit notamment l’indication sur le panneau de la surface du ou des bâtiments à démolir.

Un voisin qui s’interroge sur une autorisation doit lui aussi identifier la décision et les plans autorisés. L’article L. 600-1-2 définit, pour les personnes qu’il vise, les conditions liées à l’affectation directe des conditions d’occupation, d’utilisation ou de jouissance d’un bien ; il ne s’applique pas aux décisions contestées par le pétitionnaire. La simple qualité de voisin ne résout pas à elle seule l’examen de la situation. Les questions de droits privés et la légalité de l’autorisation d’urbanisme restent distinctes.

Pour les tiers, l’article R. 600-2 fait courir le délai de recours contentieux contre les permis qu’il vise à compter du premier jour d’une période continue de deux mois d’affichage sur le terrain des pièces mentionnées à l’article R. 424-15. L’article R. 600-1 prévoit, dans les cas qu’il couvre, la notification du recours à l’auteur de la décision et au titulaire de l’autorisation par lettre recommandée avec accusé de réception dans les quinze jours francs à compter de son dépôt, à peine d’irrecevabilité dans les conditions du texte. La preuve de l’affichage, de la date de dépôt et des notifications peut donc compter ; les exceptions prévues par ce même article doivent également être vérifiées.

Enfin, si le projet initial change après la décision, ne partez pas du principe que des plans de chantier différents restent couverts. Comparez les modifications avec l’autorisation et identifiez la démarche adaptée avant leur réalisation. Pour une reconstruction dite à l’identique, l’article L. 111-15 prévoit, pour un bâtiment régulièrement édifié détruit ou démoli, une reconstruction à l’identique dans un délai de dix ans nonobstant une disposition d’urbanisme contraire, sauf si la carte communale, le PLU ou le plan de prévention des risques naturels prévisibles en dispose autrement. Ce texte ne transforme pas une construction différente en reconstruction à l’identique et ne remplace pas l’examen du régime d’autorisation du projet.

Conclusion

Un permis de construire peut autoriser la démolition nécessaire au projet lorsque la demande présente les deux opérations. Pour savoir ce qui est permis, il faut examiner le bâtiment existant, les protections du terrain, le dossier déposé et la décision complète. La demande unique facilite la présentation du projet, mais les volets conservent leurs effets propres : un refus de démolir ne dispense pas d’examiner la construction et une autorisation de construire n’efface pas une exclusion expresse de la démolition. La lecture des plans, des avis et des règles applicables à la parcelle permet de choisir la suite adaptée à la situation.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».