Cabinet Kohen Avocats · Paris

—

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse : 80 € TTC, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Président de SAS révoqué et salarié de sa société : sauver votre contrat de travail, vos indemnités et vos droits au chômage en 2026

Vous étiez président de SAS et salarié de votre société, et les associés viennent de vous révoquer de votre mandat du jour au lendemain. Le procès-verbal ne vise aucun motif, votre accès aux comptes est coupé, votre rémunération de dirigeant s’arrête, et la société vous explique que votre contrat de travail a disparu avec le mandat ou que votre poste est supprimé. Vous vous demandez si la révocation est régulière au regard des statuts, si vous pouvez obtenir des dommages et intérêts pour une révocation brutale, si votre contrat de travail survit à la perte du mandat, si le licenciement qui suit est contestable, et si France Travail vous indemnisera à Paris. Cet article répond à ces cinq questions dans l’ordre où vous devez les traiter : d’abord la régularité de la révocation du mandat, ensuite la survie et la défense du contrat de travail, enfin les indemnités et les droits au chômage.

La situation du président salarié est la plus exposée du droit des sociétés parisien : le mandat social peut être révoqué dans les conditions prévues par les statuts, parfois sans motif, tandis que le contrat de travail ne peut être rompu que selon le droit du licenciement, avec un motif réel et sérieux, une procédure stricte et des indemnités. Quand la société confond les deux et vous prive de tout revenu d’un seul geste, chaque étape devient un levier : nullité ou abus de la révocation du mandat, maintien du contrat de travail avec ses salaires, contestation du licenciement subséquent, et inscription à France Travail avec des attestations conformes. La Cour de cassation a encore précisé le 9 juillet 2025 que les statuts de SAS fixent les modalités de révocation des dirigeants et qu’une décision d’associés, même unanime, ne peut y déroger, tout en maintenant 30 000 euros de dommages et intérêts pour une révocation vexatoire et brutale. De son côté, la cour d’appel de Versailles a rappelé le 6 janvier 2025 les conditions du cumul entre mandat social et contrat de travail et la définition du lien de subordination qui permet de sauver le contrat du dirigeant salarié.

Dirigeants de SAS à Paris et en Île-de-France, vous trouverez ici la méthode complète : lire les statuts avant tout, exiger la preuve du respect des modalités de révocation, démontrer vos fonctions techniques distinctes et votre subordination, refuser toute démission forcée du contrat de travail, contester le licenciement sans cause réelle et sérieuse devant le conseil de prud’hommes, et sécuriser vos droits à France Travail. La seconde partie détaille le circuit parisien, les délais, les pièces et les erreurs qui font perdre des mois d’indemnisation.

I. Révoqué de votre mandat de président de SAS : contester la révocation et obtenir réparation

A. Révocation du président de SAS : ce que les statuts permettent et ce que le juge sanctionne

En SAS, tout part des statuts. La loi ouvre cette liberté puis l’encadre : une SAS peut être instituée par une ou plusieurs personnes qui ne supportent les pertes qu’à concurrence de leur apport, selon l’article L. 227-1 du code de commerce, et surtout « Les statuts fixent les conditions dans lesquelles la société est dirigée. » Cette phrase est reprise mot pour mot de l’article L. 227-5 du code de commerce. Les statuts déterminent les décisions prises collectivement par les associés et leurs formes, avec des matières réservées comme l’augmentation ou la réduction de capital, la fusion, la scission, la dissolution ou la transformation, selon l’article L. 227-9 du code de commerce dans sa rédaction en vigueur vérifiée au 26 septembre 2026. Concrètement, vos statuts peuvent prévoir une révocation du président à tout moment sans motif, ou au contraire exiger un juste motif, une majorité renforcée, un préavis, une convocation préalable ou une audition. La première tâche de votre avocat est donc de relire la clause de révocation, le quorum, la majorité, l’organe compétent et les conditions de convocation de l’assemblée qui vous a révoqué.

La Cour de cassation veille à la primauté des statuts. Le 9 juillet 2025, la chambre commerciale a cassé partiellement un arrêt de la cour d’appel de Paris dans l’affaire d’une société de démolition francilienne. Les statuts prévoyaient que le directeur général pouvait être révoqué à tout moment sans juste motif par décision du président, tandis qu’une annexe au procès-verbal de l’assemblée qui avait nommé l’intéressé prévoyait trois hypothèses précises de révocation. La cour d’appel avait jugé que la décision unanime des associés de prévoir d’autres conditions s’imposait à la société sans modification des statuts. La Cour de cassation répond : « Il résulte de ces textes que les statuts de la société par actions simplifiée fixent les conditions dans lesquelles celle-ci est dirigée, notamment les modalités de révocation de ses dirigeants. Si une décision des associés peut compléter les statuts sur ce point, elle ne peut y déroger, quand bien même aurait-elle été prise à l’unanimité. » Référence exacte : Cass. com., 9 juillet 2025, n° 24-10.428. Pour votre dossier, la leçon est double : une révocation prise en violation des statuts est contestable en nullité, mais vous ne pouvez pas non plus invoquer contre la société une promesse extra-statutaire qui contredirait les statuts, même votée à l’unanimité sans modification statutaire.

Comparez avec la SARL pour mesurer votre régime. En SARL, le gérant peut être révoqué par décision des associés dans les conditions de l’article L. 223-29, sauf majorité plus forte prévue par les statuts, et si la révocation est décidée sans juste motif, elle peut donner lieu à des dommages et intérêts, selon l’article L. 223-25 du code de commerce. Le gérant est aussi révocable en justice pour cause légitime à la demande de tout associé. En SAS, il n’existe pas de juste motif légal imposé : tout dépend de vos statuts. Si vos statuts exigent un juste motif et que la révocation n’en vise aucun, l’irrégularité est caractérisée. Si vos statuts permettent la révocation sans motif, la révocation reste en principe valable sur ce point, mais ses circonstances brutales ou vexatoires peuvent ouvrir droit à réparation, et le sort de votre contrat de travail demeure un terrain autonome, examiné dans la seconde partie.

Les vices de procédure les plus fréquents à Paris sont la convocation irrégulière, le défaut de quorum, le vote d’associés exclus du vote par les statuts, l’incompétence de l’organe qui révoque, et l’absence de préavis statutaire. Demandez immédiatement copie des statuts à jour au greffe du tribunal de commerce de Paris, le procès-verbal de l’assemblée de révocation, la feuille de présence, les convocations et leurs accusés, et le registre des décisions. Vérifiez qui a convoqué, dans quel délai, avec quel ordre du jour, et si la clause de révocation impose une motivation, une audition ou une indemnité contractuelle. Quand la révocation est nulle, vous pouvez demander au tribunal de commerce la nullité de la décision et la réintégration dans le mandat ou, plus souvent, des dommages et intérêts pour la perte du mandat et l’atteinte à votre réputation professionnelle. Pour la stratégie générale de contestation d’une révocation brutale, lisez notre analyse du cluster : dirigeant révoqué du jour au lendemain en SAS ou SARL : contester une révocation brutale et obtenir des dommages et intérêts. Le présent article traite le cas particulier du président salarié, avec le contrat de travail et le chômage que l’article pilier n’examine pas.

B. Révocation brutale ou vexatoire : prouver l’abus et obtenir des dommages et intérêts

Même valable dans son principe, une révocation peut être abusive dans ses circonstances. La jurisprudence parisienne indemnise la révocation réalisée de manière vexatoire et brutale : convocation piège, interdiction d’accès aux locaux le jour même, coupure des outils et des mailings sans préavis, annonce humiliante aux équipes et aux clients, rétention de vos effets personnels, ou refus de vous entendre avant le vote alors que les statuts ou l’équité l’exigeaient. Dans l’affaire francilienne du 9 juillet 2025, la Cour de cassation a cassé le chef qui disait que l’intéressé avait été révoqué sans juste motif au regard des statuts, mais elle a expressément maintenu le chef qui condamnait la société à payer 30 000 euros de dommages et intérêts pour une révocation réalisée de manière vexatoire et brutale. Autrement dit, la société a gagné sur la primauté des statuts et perdu sur les circonstances : les 30 000 euros ont survécu à la cassation. C’est ce second terrain que vous devez investir quand les statuts autorisaient la révocation sans motif.

La preuve de la brutalité se construit dans les quarante-huit heures. Conservez le mail ou le message de convocation, les captures de la coupure d’accès, les témoignages écrits des salariés et des clients présents, le compte rendu de l’assemblée, les échanges avec l’expert-comptable sur la coupure de rémunération, et tout courrier de la société qui reconnaît l’absence de motif ou de préavis. Faites constater par huissier la fermeture des accès et la reprise de votre bureau, demandez par lettre recommandée la restitution de vos effets et de vos documents, et exigez un écrit sur le sort de votre rémunération de dirigeant jusqu’à la date de révocation. À Paris, le tribunal de commerce statue sur pièces et le montant dépend de la brutalité démontrée, de votre ancienneté dans le mandat, de votre âge, de votre rémunération perdue et du retentissement sur votre réputation dans un secteur étroit comme le BTP, la tech ou la restauration. Les 30 000 euros de l’affaire de démolition donnent une échelle, mais un dirigeant ancien avec une révocation publique et une perte de revenus durable peut prétendre davantage, poste par poste, avec des justificatifs fiscaux et bancaires.

Distinguez trois postes de préjudice trop souvent confondus. La perte de rémunération du mandat court de la révocation jusqu’à la date à laquelle le mandat aurait pris fin ou jusqu’à un délai raisonnable de reconversion, déduction faite des revenus de remplacement. L’atteinte à la réputation se prouve par des attestations de partenaires qui ont retiré leur confiance après l’annonce brutale, des refus de financement, et des captures de communications internes ou externes. Le préjudice moral lié aux conditions vexatoires se prouve par un certificat médical, des arrêts, et des témoignages sur l’humiliation subie devant les équipes. Ne mélangez pas ces postes avec les indemnités du contrat de travail examinées en seconde partie : le tribunal de commerce juge la perte du mandat, le conseil de prud’hommes juge la rupture du contrat de travail, et le cumul des deux indemnisations est possible quand chaque préjudice est distinct et documenté. Les pages généralistes comme Bpifrance Création sur le cumul et LegalPlace sur le président salarié décrivent bien les conditions théoriques, mais elles n’expliquent pas comment chiffrer la brutalité ni comment articuler les deux juridictions : c’est l’apport de cet article, avec les montants par poste et le calendrier parisien.

II. Salarié de votre SAS après la révocation : sauver votre contrat de travail et vos droits à Paris

A. Cumul validé ou contrat fictif : prouver vos fonctions techniques, votre rémunération et votre subordination

La survie de votre contrat de travail dépend d’une question préalable : votre contrat était-il réel. Le contrat de travail est soumis aux règles du droit commun et peut être établi selon les formes choisies par les parties, selon l’article L. 1221-1 du code du travail. Mais l’étiquette ne suffit pas : pour un dirigeant, les juges vérifient trois conditions cumulatives, dégagées par la jurisprudence et rappelées par la cour d’appel de Versailles le 6 janvier 2025 : des fonctions techniques distinctes du mandat social, une rémunération spécifique pour ces fonctions, et un lien de subordination envers la société. Quand ces trois conditions sont réunies avant la révocation, le contrat de travail survit à la perte du mandat et la société doit le poursuivre ou le rompre par un licenciement régulier. Quand elles manquent, la société soutient que le contrat était fictif et refuse tout salaire et toute indemnité.

La définition du lien de subordination est le cœur du litige. La cour d’appel de Versailles, chambre sociale 4-3, 6 janvier 2025, RG 22/01144, retient qu’un salarié travaille sous l’autorité d’un employeur qui donne des ordres et des directives, en contrôle l’exécution et sanctionne les manquements, et que l’existence du contrat se juge sur les conditions de fait d’exercice de l’activité, non sur l’étiquette donnée par les parties. Pour un président de SAS, la subordination est difficile car le président dirige la société : vous devez démontrer que, pour vos fonctions salariées, vous receviez des ordres d’un autre organe, par exemple le conseil d’administration, le directeur général, la holding animatrice ou l’associé majoritaire, avec des objectifs écrits, des reportings, des évaluations annuelles et un pouvoir de sanction exercé sur vous comme sur les autres cadres.

Concrètement, les fonctions techniques distinctes sont des missions de salarié que le mandat ne couvre pas : direction commerciale avec portefeuille et objectifs chiffrés, direction technique avec projets et livrables, direction financière avec clôtures et reporting, ou direction des opérations avec équipes et plannings. Rassemblez votre contrat de travail écrit avec sa fiche de poste, vos bulletins de salaire distincts de la rémunération du mandat, vos objectifs annuels notifiés, vos entretiens d’évaluation signés, vos ordres de mission, vos demandes de congés validées par un supérieur, et les organigrammes qui vous placent sous une autorité pour la partie salariée. La rémunération spécifique doit apparaître sur des lignes distinctes, avec des cotisations versées : une rémunération unique et globale qui couvre mandat et salariat fait présumer la fictivité. À Paris, les conseils de prud’hommes examinent la réalité sur douze à vingt-quatre mois avant la révocation : un contrat signé la veille de la révocation, sans bulletin ni évaluation, est jugé fictif, tandis qu’un contrat ancien avec des bulletins, des congés validés et des sanctions reçues comme salarié emporte la conviction.

Si la société conteste le contrat après vous avoir révoqué, ne démissionnez jamais et ne signez aucune rupture d’un commun accord sous la pression. Exigez par écrit la poursuite du contrat de travail avec reprise du poste salarié, salaire et accès, et faites constater tout refus. La révocation du mandat ne rompt pas le contrat de travail : seule une procédure de licenciement avec convocation, entretien, notification motivée et indemnités peut y mettre fin. Quand l’employeur cesse de vous payer ou vous interdit l’accès au poste salarié, saisissez le conseil de prud’hommes en référé pour obtenir la poursuite du contrat et une provision sur salaires, puis au fond pour le rappel de salaires et les dommages et intérêts. L’argument décisif devant le juge parisien est la continuité : mêmes fonctions salariées exercées avant et après la révocation, mêmes outils demandés, mêmes clients suivis, et subordination documentée par des écrits de la société elle-même.

B. Licenciement après révocation et droits au chômage à Paris : procédure, indemnités et pièces France Travail

Quand la société licencie le président révoqué de son emploi salarié, le droit du licenciement s’applique intégralement. L’employeur qui envisage de licencier doit convoquer le salarié à un entretien préalable par lettre recommandée ou remise en main propre, avec un délai d’au moins cinq jours ouvrables, selon l’article L. 1232-2 du code du travail. La lettre de licenciement doit viser un motif réel et sérieux, avec des faits précis et vérifiables. Si le licenciement survient pour une cause qui n’est pas réelle et sérieuse, le juge peut proposer la réintégration et, en cas de refus, octroie une indemnité entre des montants minimaux et maximaux, selon l’article L. 1235-3 du code du travail dans sa version en vigueur vérifiée au 26 septembre 2026. Le salarié en contrat à durée indéterminée licencié avec huit mois d’ancienneté a droit, sauf faute grave, à une indemnité de licenciement calculée sur sa rémunération brute antérieure, selon l’article L. 1234-9 du code du travail. Vérifiez donc trois choses dans votre lettre : la convocation régulière, le motif distinct de la simple perte du mandat, et le calcul des indemnités sur la seule part salariée ou sur l’ensemble selon votre contrat.

Le motif tiré de la seule révocation du mandat ne suffit pas. La perte de confiance liée au mandat, la mésentente avec les associés sur la stratégie, ou la suppression du poste salarié sans justification économique réelle sont des motifs fragiles devant le conseil de prud’hommes de Paris. Exigez des faits professionnels précis rattachés à vos fonctions salariées, avec des pièces datées, et contestez toute faute grave invoquée pour vous priver d’indemnité sans preuve d’une violation des obligations du contrat de travail. Les délais parisiens sont de plusieurs mois en référé pour les salaires et de douze à dix-huit mois au fond pour le licenciement, avec une audience de conciliation puis de jugement. Chiffrez dès le départ le rappel de salaires sur la part salariée, l’indemnité de licenciement, l’indemnité compensatrice de préavis et de congés payés, et l’indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse selon votre ancienneté et votre salaire brut. Joignez les bulletins des douze derniers mois, le contrat, les évaluations, et les attestations de collègues sur vos fonctions salariées réelles.

Vos droits au chômage dépendent de la reconnaissance du contrat par France Travail. Les personnes aptes au travail et recherchant un emploi ont droit à un revenu de remplacement dans les conditions du titre, selon l’article L. 5421-1 du code du travail. En pratique parisienne, France Travail refuse l’indemnisation du dirigeant dont le contrat est jugé fictif ou dont l’attestation d’employeur est incohérente. Sécurisez l’attestation avec la seule qualité de salarié, des salaires distincts et réguliers, et une fin de contrat pour licenciement et non pour révocation du mandat. Si France Travail refuse, contestez par réclamation puis devant le tribunal judiciaire avec le jugement prud’homal qui reconnaît le contrat : Bpifrance Création rappelle d’ailleurs la possibilité d’interroger France Travail en amont sur la situation du dirigeant. Ne vous inscrivez jamais comme mandataire révoqué sans contrat, mais comme salarié licencié avec vos bulletins, votre lettre de licenciement et votre attestation : l’étiquette de l’inscription détermine l’ouverture des droits et les délais de carence appliqués à Paris.

Le circuit parisien se prépare avec un dossier unique en trois pochettes. Pochette société : statuts à jour, procès-verbal de révocation, convocations, feuille de présence, preuve des circonstances brutales, et chiffrage de la perte du mandat pour le tribunal de commerce de Paris. Pochette salariat : contrat de travail, fiche de poste, bulletins distincts, objectifs, évaluations, congés validés, ordres et sanctions reçus comme salarié pour le conseil de prud’hommes de Paris. Pochette chômage : lettre de licenciement, attestation d’employeur cohérente, douze bulletins, et réclamation France Travail en cas de refus. Les erreurs qui coûtent cher sont la démission du contrat sous pression le jour de la révocation, la signature d’une rupture sans indemnité de mandat, l’acceptation d’une attestation qui mentionne la révocation au lieu du licenciement, et la saisine du mauvais juge : le tribunal de commerce pour le mandat, les prud’hommes pour le contrat, le tribunal judiciaire pour l’allocation. Avec ce triptyque respecté, le président salarié révoqué transforme une éviction brutale en trois indemnisations distinctes et documentées.

Conclusion

Président de SAS révoqué et salarié de votre société, vous disposez de trois actions distinctes qui se cumulent quand elles sont prouvées. Sur le mandat, les statuts fixent les modalités de révocation et aucune décision d’associés, même unanime, ne peut y déroger, selon la Cour de cassation du 9 juillet 2025, tandis que les circonstances vexatoires et brutales ouvrent droit à des dommages et intérêts que la Cour a maintenus à 30 000 euros dans l’affaire francilienne. Sur le contrat de travail, le cumul suppose des fonctions techniques distinctes, une rémunération spécifique et un lien de subordination caractérisé par des ordres, un contrôle et un pouvoir de sanction, selon la cour d’appel de Versailles du 6 janvier 2025, et la révocation du mandat ne rompt pas le contrat. Sur le licenciement et le chômage, la société doit convoquer, motiver par des faits salariaux réels et sérieux, payer l’indemnité de licenciement après huit mois d’ancienneté, et délivrer une attestation cohérente qui ouvre le revenu de remplacement. L’ordre des démarches à Paris est donc la relecture des statuts, la contestation de la révocation devant le tribunal de commerce, l’exigence de poursuite du contrat, la contestation du licenciement aux prud’hommes, et la sécurisation de France Travail.

Besoin d’un avis rapide sur votre dossier.

Vous venez d’être révoqué de votre mandat de président de SAS à Paris ou en Île-de-France et votre contrat de travail est menacé. La consultation téléphonique : 80 EUR TTC, avec un avocat du cabinet sous 48 heures, pour relire vos statuts, vérifier votre cumul et chiffrer vos indemnités de mandat, de licenciement et de chômage.

Appelez le 06 46 60 58 22 ou écrivez via la page contact du cabinet. Intervention à Paris et en Île-de-France devant le tribunal de commerce, le conseil de prud’hommes et France Travail.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».