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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
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Régularisation de charges locatives reçue des années après : que peut encore exiger votre bailleur ?

Vous ouvrez votre courrier et découvrez une régularisation de charges locatives qui porte non pas sur l’année écoulée, mais sur trois ou quatre années d’un coup, pour un montant à quatre chiffres que rien ne vous avait annoncé. Faut-il payer, pouvez-vous exiger le détail, et le bailleur avait-il seulement le droit d’attendre aussi longtemps ? La réponse tient en cinq phrases, avec leurs réserves. D’abord, une régularisation tardive est possible : l’oubli, l’ignorance ou la négligence du bailleur ne l’empêchent pas de réclamer, et le locataire parti reste redevable. Ensuite, tout se joue sur trois verrous : un décompte annuel conforme à l’article 23 de la loi du 6 juillet 1989, un délai de prescription de trois ans prévu par l’article 7-1 de la même loi, et des justificatifs que le bailleur doit tenir à votre disposition. Troisièmement, le point de départ de ces trois ans n’est pas le jour où vous avez versé vos provisions, mais le jour de la régularisation des charges, ce qui peut sauver une année que l’on croyait prescrite comme en faire tomber une autre. Quatrièmement, quand la régularisation arrive après le 31 décembre de l’année suivante, vous pouvez exiger un paiement étalé sur douze mois, et le juge peut même refuser un rappel brutal et déloyal. Enfin, les réserves : chaque ligne du décompte doit être vérifiée une à une, car des postes entiers sont souvent indus, et les règles des logements HLM obéissent à des textes partiellement différents qu’il ne faut pas confondre avec votre bail.

Ce qui suit explique, pas à pas, comment lire le décompte, compter le délai et contester utilement, avec les textes applicables à votre bail d’habitation du secteur privé, les décisions qui les appliquent et la marche à suivre face à un rappel de plusieurs années.

I. Ce que le bailleur peut encore vous réclamer après des années

A. La régularisation annuelle et le décompte que la loi exige

Le point de départ est simple et souvent mal compris : vos provisions mensuelles ne sont que des avances. La loi pose que « Les charges récupérables, sommes accessoires au loyer principal, sont exigibles sur justification », et elle ajoute que « Les charges locatives peuvent donner lieu au versement de provisions et doivent, en ce cas, faire l’objet d’une régularisation annuelle. » Autrement dit, le bailleur qui se contente d’encaisser les mêmes provisions pendant des années sans jamais arrêter les comptes manque à son obligation annuelle, mais cette faute ne lui fait pas perdre automatiquement sa créance : elle ouvre, comme on le verra, d’autres armes au locataire. Le service public résume le mécanisme d’une phrase : « Les charges locatives peuvent donner lieu au versement de provisions et doivent, en ce cas, faire l’objet d’une régularisation annuelle. »

La régularisation n’est pas un simple solde griffonné au bas d’une quittance. L’article 23 impose une forme précise : « Un mois avant cette régularisation, le bailleur en communique au locataire le décompte par nature de charges ainsi que, dans les immeubles collectifs, le mode de répartition entre les locataires et, le cas échéant, une note d’information sur les modalités de calcul des charges de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire collectifs et sur la consommation individuelle de chaleur et d’eau chaude sanitaire du logement, dont le contenu est défini par décret en Conseil d’Etat. » Concrètement, vous devez recevoir, un mois avant, un décompte qui ventile les charges par nature (eau, ascenseur, entretien, chauffage), qui explique la clé de répartition dans l’immeuble collectif et qui détaille, pour le chauffage collectif, vos consommations individuelles. Un document global, sans ventilation ni clé, ne répond pas à cette exigence, et c’est le premier point à contrôler sur le rappel que vous venez de recevoir.

Ce formalisme n’est pas théorique : les juges s’en servent pour valider ou invalider les rattrapages. La cour d’appel de Versailles, le 28 février 2023, a ainsi validé un rattrapage de 5 444,84 euros au titre des charges des années 2017 à 2020 précisément parce que les documents de régularisation s’appuyaient sur les décomptes du syndic établis par nature de charges, avec ventilation entre charges récupérables et non récupérables et mode de répartition selon les tantièmes, ce qui répondait aux prescriptions de l’article 23 de la loi du 6 juillet 1989. Retenez la leçon dans les deux sens : un décompte adossé aux comptes du syndic, ventilé et expliqué, passe le contrôle ; un décompte sommaire, lui, expose le bailleur à voir sa demande écartée ou réduite, même si les sommes correspondent à des dépenses réelles.

Le contenu même de ce qui est récupérable est encadré par une liste fermée : la loi renvoie à un décret en Conseil d’Etat, le décret du 26 août 1987 fixant la liste des charges récupérables, consultable sur la liste des charges récupérables fixée par décret. Tout ce qui n’y figure pas ne peut pas vous être facturé, quelle que soit la créativité du décompte. C’est le deuxième contrôle à opérer, ligne par ligne : l’eau froide et chaude, l’enlèvement des ordures ménagères, l’entretien courant des parties communes et des espaces extérieurs, l’ascenseur dans la limite des contrats d’entretien visés par la loi, le chauffage collectif et les impositions correspondant à des services dont vous profitez directement y figurent, mais les grosses réparations, les travaux d’amélioration et les frais de gestion du bailleur n’y figurent pas. Quand un rappel porte sur plusieurs années, l’expérience montre que des postes non récupérables s’y glissent d’autant plus facilement que le locataire, impressionné par le total, renonce à vérifier.

Deux postes méritent une vigilance particulière parce qu’ils concentrent l’essentiel des litiges. Le gardien ou concierge d’abord : la Cour de cassation a cassé, le 8 mars 2018, un jugement qui remboursait aux locataires l’intégralité des salaires des gardiens au motif que l’entretien des parties communes intérieures était confié à un prestataire extérieur. Visa à l’appui, « Vu l’article 2, c, du décret du 26 août 1987, dans sa rédaction issue du décret du 19 décembre 2008 », la troisième chambre civile a jugé que « les dépenses correspondant à la rémunération du gardien ou du concierge sont exigibles au titre des charges récupérables à concurrence de 40 % de leur montant lorsqu’il assure seul l’élimination des déchets ou l’entretien des parties communes ». Traduction pratique : si le gardien assure seul l’une de ces deux tâches, 40 % de sa rémunération reste récupérable même si l’autre tâche est externalisée ; si le décompte vous facture 100 % du salaire dans cette configuration, la ligne est excessive. L’ascenseur ensuite : l’article 23 ne rend récupérables que les dépenses engagées dans un contrat d’entretien répondant aux conditions légales, pour les vérifications périodiques minimales, les petites pièces usées, le dégagement des personnes bloquées et le dépannage. Un contrat qui dépasse ce cadre, ou des travaux de modernisation de l’appareil, ne passent pas dans vos charges.

B. Le délai de trois ans et son véritable point de départ

Le temps joue dans les deux sens, et c’est là que la plupart des idées reçues s’effondrent. La règle applicable à votre bail du secteur privé figure à l’article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989 : « Toutes actions dérivant d’un contrat de bail sont prescrites par trois ans à compter du jour où le titulaire d’un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d’exercer ce droit. » Trois ans, donc, pour le bailleur qui réclame un arriéré comme pour le locataire qui veut récupérer un trop-versé, et ce délai court à compter du jour où chacun a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d’agir. Précision utile : le délai de droit commun de cinq ans de « Les actions personnelles ou mobilières se prescrivent par cinq ans à compter du jour où le titulaire d’un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l’exercer. » ne s’applique pas ici, car le texte spécial de trois ans propre aux baux d’habitation l’écarte. Le service public l’exprime sans détour : pendant trois ans, le bailleur d’un bail d’habitation peut récupérer loyers et charges impayés, y compris après le départ du locataire.

Reste la question décisive : à partir de quand courent ces trois ans ? La réponse de la Cour de cassation, dans un arrêt de formation de section du 9 novembre 2017 promis à la plus large publicité, mérite d’être citée au mot près, avec une réserve de champ que l’on va préciser : « Que ce jour est celui de la régularisation des charges, qui seule permet au preneur de déterminer l’existence d’un indu, et non celui du versement de la provision ». Dans cette affaire, des locataires d’habitations à loyer modéré demandaient la répétition de charges indûment perçues, et la cour d’appel avait déclaré prescrites les demandes antérieures au 3 novembre 2007 en retenant comme point de départ la date de paiement des provisions. Cassation : seule la régularisation permet au preneur de savoir s’il a trop payé, donc seule elle fait courir le délai. La réserve de champ est importante : l’arrêt statue au visa de l’article 68 de la loi du 1er septembre 1948, de l’article L. 442-6 du code de la construction et de l’habitation et de l’article 2224 du code civil, c’est-à-dire dans l’univers des logements sociaux, et non sur le fondement de l’article 7-1 de la loi de 1989. Mais le raisonnement irrigue tout le contentieux des charges : en copropriété, le service public applique exactement la même logique à votre bail, en prévenant que, lorsque le logement est situé dans une copropriété, ces trois ans partent de la date de la régularisation des charges, et non de la date du paiement de la somme indue. Et les cours d’appel jugent de même sur le fondement de l’article 7-1 : à Versailles, en 2023, les bailleurs faisaient valoir que le point de départ de la prescription se situait au jour de la régularisation, et la cour a jugé que la demande au titre de l’année 2017 n’était pas prescrite, l’assignation ayant été délivrée le 23 avril 2021, soit dans les trois ans des régularisations en cause.

Mettez ces règles en pratique sur votre rappel. Pour chaque année réclamée, identifiez la date de sa régularisation, c’est-à-dire l’envoi du décompte correspondant, puis comptez trois ans à partir de là. Si le bailleur vous réclame en 2026 des charges de 2021 régularisées en 2022, l’action introduite en 2026 risque fort d’être prescrite pour cette année-là ; si les charges de 2021 n’ont été régularisées qu’en 2024, le délai court depuis 2024 et la demande reste recevable. C’est toute l’originalité du contentieux : un bailleur qui régularise très tardivement repousse lui-même le point de départ du délai, mais il s’expose en contrepartie aux sanctions du rattrapage tardif que l’on va voir. Inversement, si c’est vous qui avez trop payé et que vous voulez récupérer le trop-versé, le même raisonnement s’applique : le service public confirme que pendant trois ans, le bailleur peut récupérer loyers et charges impayés, y compris après le départ du locataire, et le locataire qui a trop payé dispose du même délai de trois ans pour récupérer son trop-versé. Notez enfin que le délai de trois ans n’est pas le seul couperet : l’action en révision annuelle du loyer, elle, se prescrit par un an après la date convenue pour la révision, ce qui montre que chaque créance locative a son propre compteur et qu’il ne faut jamais raisonner au jugé sur un arriéré global.

II. Comment répondre sans payer ce que vous ne devez pas

A. Exiger le décompte et les justificatifs, traquer les lignes indues

Face au rappel, la première démarche n’est pas de payer ni de refuser en bloc, mais d’exiger la forme légale. Rappelez au bailleur, par écrit, que le décompte par nature de charges et le mode de répartition auraient dû vous être communiqués un mois avant chaque régularisation, et demandez la communication des décomptes manquants pour chaque année réclamée. Puis exigez les justificatifs : « Durant six mois à compter de l’envoi de ce décompte, les pièces justificatives sont tenues, dans des conditions normales, à la disposition des locataires. » Le service public précise le mode d’emploi : « Durant six mois à compter de l’envoi de ce décompte, les pièces justificatives sont tenues, dans des conditions normales, à la disposition des locataires. » Factures, relevés, contrats d’entretien, comptes du syndic : vous avez le droit de les consulter et d’en vérifier la concordance avec le décompte, et un bailleur qui refuse cette transparence se place en faute. Ajoutez que, depuis le 1er septembre 2015, le bailleur doit aussi vous transmettre, à votre demande, le récapitulatif des charges par voie dématérialisée ou postale : utilisez cette demande pour obtenir un dossier complet et daté, qui servira de base à tous vos calculs de prescription.

La vérification ligne par ligne est le cœur du travail, et c’est elle qui fait souvent fondre le rappel. Reprenez chaque nature de charges et confrontez-la à la liste du décret de 1987 : écartez les dépenses de grosses réparations et d’amélioration, les frais de gestion et d’administration du bailleur, les honoraires de commercialisation et tout poste qui ne correspond ni à un service lié à l’usage du logement, ni à de l’entretien courant, ni à une imposition profitable au locataire. Contrôlez le gardiennage avec la règle des 40 % rappelée plus haut, en demandant qui fait quoi : si le gardien assure seul l’élimination des déchets ou l’entretien des parties communes, 40 % de sa rémunération est récupérable, et toute facturation au-delà doit être justifiée tâche par tâche. Contrôlez l’ascenseur en exigeant le contrat d’entretien et en vérifiant qu’il entre dans le cadre légal des vérifications minimales et du dépannage. Contrôlez le chauffage collectif grâce à la note d’information sur les modalités de calcul et vos consommations individuelles, que le décompte doit comporter : sans elle, la ligne chauffage est invérifiable et donc contestable. Contrôlez enfin la clé de répartition en copropriété, tantièmes à l’appui, car une erreur de tantièmes fausse toutes les années d’un coup.

Si le rappel est tardif au sens de la loi, un droit précieux s’ouvre à vous, trop rarement invoqué : « Lorsque la régularisation des charges n’a pas été effectuée avant le terme de l’année civile suivant l’année de leur exigibilité, le paiement par le locataire est effectué par douzième, s’il en fait la demande. » Des charges de 2022 régularisées seulement en 2024 ou en 2025 ouvrent donc, à votre demande expresse, un étalement en douzièmes, ce qui transforme une facture brutale en échéancier supportable. Le service public décrit le même mécanisme en langage courant : quand la régularisation n’a pas été faite avant la fin de l’année civile suivant l’année d’exigibilité, le locataire peut exiger un paiement échelonné sur douze mois, en adressant au propriétaire une lettre recommandée avec accusé de réception. N’attendez pas pour formuler cette demande par écrit : elle est une condition du bénéfice de l’étalement, et elle fige en même temps votre contestation sur le fond, que vous développerez en parallèle.

B. Le parcours de contestation, de la lettre recommandée au juge

Procédez par étapes, en gardant la preuve de chacune. D’abord, la lettre recommandée avec accusé de réception au bailleur ou à l’agence : exposez, année par année, les années prescrites au regard du point de départ rappelé plus haut, les lignes non récupérables avec leur fondement, les pièces manquantes et, le cas échéant, votre demande d’étalement en douzièmes. Joignez une copie du décompte annoté et demandez une réponse écrite et chiffrée dans un délai raisonnable. Cette lettre n’est pas une formalité : elle interrompt les délais, elle démontre votre bonne foi et elle constituera la première pièce de votre dossier si le litige s’envenime. Si vous avez trop versé et que le décompte fait apparaître un solde en votre faveur, réclamez-en le remboursement dans le même courrier, en rappelant que vous disposez de trois ans pour agir.

Ensuite, si la réponse ne vient pas ou ne convainc pas, la commission départementale de conciliation de votre département peut être saisie gratuitement : sa saisine est un préalable utile, parfois obligatoire selon les litiges, et un accord de conciliation vaut titre. À défaut d’accord, c’est le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire qui tranche les litiges de charges locatives, et c’est lui qui applique les deux sanctions du rattrapage abusif. La première sanction, on l’a vue, est la prescription de trois ans, que le juge relève année par année en partant du jour de chaque régularisation. La seconde est prétorienne et morale : le juge peut refuser un rappel tardif lorsqu’il est déloyal, brutal et fautif. Le service public le dit nettement : le juge des contentieux de la protection peut refuser un rappel de charges tardif s’il considère que ce rappel est déloyal, brutal et consécutif d’une faute du propriétaire ou de son représentant dans l’exécution du bail, par exemple lorsque le locataire avait demandé la régularisation et que le propriétaire n’avait jamais répondu. L’arrêt de Versailles illustre le pendant de cette jurisprudence : le locataire qui se borne à crier à la brutalité sans contester utilement le décompte, et qui n’est pas de bonne foi, s’expose à voir le rattrapage validé et à payer 5 444,84 euros pour quatre années, outre les intérêts et une indemnité de procédure. Contestez donc avec des chiffres, des dates et des pièces, jamais avec de simples protestations.

Deux situations particulières appellent un mot. Si vous avez quitté le logement, le départ ne vous exonère pas : le bailleur peut réclamer pendant trois ans les impayés de charges, et vous pouvez pendant trois ans réclamer le trop-versé, chacun au départ de la régularisation. Conservez donc vos quittances, vos décomptes et vos relevés de provisions après votre départ, et surveillez les régularisations que le bailleur doit encore vous adresser. Si vous êtes bailleur et que vous préparez un rattrapage, tirez les leçons inverses : régularisez chaque année avec un décompte ventilé adossé aux comptes du syndic, communiquez-le un mois avant, tenez les justificatifs six mois à disposition, et n’attendez jamais plusieurs années, car chaque année de retard rapproche vos plus vieilles créances de la prescription et vous expose au reproche du rappel brutal. Dans les deux cas, lorsqu’un montant important est en jeu ou que le décompte mêle plusieurs années et plusieurs natures de charges, l’intervention d’un avocat en droit immobilier à Paris permet de faire vérifier le décompte, de calculer la prescription année par année et de construire la contestation ou la demande avec les bonnes pièces, avant que les positions ne se figent devant le juge.

Conclusion

Une régularisation de charges qui arrive avec des années de retard n’est ni automatiquement due ni automatiquement nulle : elle doit passer trois contrôles, le décompte conforme à l’article 23, la prescription de trois ans comptée depuis chaque régularisation, et les justificatifs tenus à disposition. Le locataire qui exige ces trois contrôles par écrit, qui traque les lignes non récupérables et qui demande l’étalement en douzièmes quand la loi l’y autorise transforme un rappel brutal en dossier chiffré, et c’est ce dossier chiffré que le juge des contentieux de la protection examinera. Le bailleur diligent, lui, régularise chaque année et documente chaque ligne, car un rattrapage tardif mal construit finit souvent en prescription partielle, en étalement imposé ou en rejet pur et simple. Gardez enfin à l’esprit les limites de cet article : il traite des baux d’habitation du secteur privé soumis à la loi du 6 juillet 1989, les logements sociaux et les baux commerciaux obéissant à des régimes distincts, et chaque décompte reste un cas d’espèce où la date exacte de chaque régularisation commande tout.

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Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».