La convention de prête-nom entre associés est l’une des techniques d’interposition les plus anciennes du droit des sociétés. Une personne accepte d’apparaître dans les statuts en qualité d’associé pour le compte d’un autre, l’associé véritable restant occulte. L’opération relève juridiquement de la simulation : aux statuts publiés s’ajoute une contre-lettre qui organise la réalité économique entre les parties. Le régime est en principe licite, mais il devient explosif lorsqu’il dissimule une fraude à la loi, lorsqu’il sert à contourner une interdiction de gérer, ou lorsqu’il transforme la société en simple écran patrimonial. Trois actions sont alors ouvertes aux tiers : l’action en revendication de la qualité d’associé occulte, l’action en nullité de la société pour fictivité et l’action en extension de la procédure collective pour confusion des patrimoines. Cette page expose le cadre légal de la simulation, le contentieux récent de la chambre commerciale, et les angles d’attaque comme de défense devant le tribunal de commerce et la Cour de cassation.
Comment ça se passe.
Le cadre légal de la simulation.
La défense, c’est d’abord la méthode.
Une contre-lettre mal rédigée, une revendication exercée hors délai, une extension demandée après l’adoption d’un plan de cession : trois angles d’attaque récurrents devant la chambre commerciale. Le prête-nom est une opération technique dont la qualité de l’analyse procédurale conditionne l’issue du litige.
Les actions ouvertes et la jurisprudence.
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