Vous êtes associé d’une SCI propriétaire des locaux loués à une société commerciale en liquidation. Vous êtes dirigeant d’un holding patrimonial visé par un mandataire judiciaire. Vous êtes simplement créancier confronté à une cascade de structures interposées. Le liquidateur ou un créancier vient de saisir le tribunal de commerce de Paris d’une demande d’extension de la procédure collective sur le fondement de la fictivité de la personne morale ou de la confusion des patrimoines. L’article L. 621-2 alinéa 2 du Code de commerce ouvre cette voie et la chambre commerciale en a précisé les conditions. Cette page décrit la frontière entre fictivité et confusion des patrimoines, les conditions cumulatives exigées par la jurisprudence et les leviers de défense lorsque l’extension est demandée.
Comment ça se passe.
Le double fondement de l’extension de l’article L. 621-2 du Code de commerce.
Une conviction.
L’extension de la procédure collective pour fictivité ou confusion des patrimoines est un instrument puissant entre les mains des mandataires judiciaires. Elle est aussi un mécanisme dont les conditions sont strictement définies par la chambre commerciale. La défense ne consiste pas à nier les faits, qui sont souvent objectifs, mais à les requalifier : démontrer la vie sociale réelle de la société visée, justifier économiquement chaque flux contesté, isoler les opérations litigieuses du contexte global. Le cabinet construit la défense sur la chronologie, la documentation des conventions intragroupe et la mise en évidence de l’autonomie décisionnelle de chaque société.
Les indices retenus et les axes de défense ouverts.
Questions fréquentes.
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