Votre entreprise a déclaré une créance au passif d’un client placé en redressement ou liquidation judiciaire. Plusieurs mois plus tard, vous recevez une notification du mandataire judiciaire ou directement du greffe : le juge-commissaire a prononcé le rejet de votre créance, totalement ou partiellement. Le délai pour former un recours est court et la motivation tient parfois en deux lignes.
L’enjeu financier est immédiat. Une créance rejetée n’est pas seulement écartée du passif déclaré : elle s’éteint, conformément à la jurisprudence constante de la Cour de cassation. Vous perdez toute possibilité de poursuite ultérieure contre le débiteur après l’éventuel retour à meilleure fortune, et toute chance d’admission proportionnelle au dividende final.
L’enjeu procédural est tout aussi sérieux. Le recours suit des règles dérogatoires fixées aux articles L. 624-1 à L. 624-3 et R. 624-1 à R. 624-11 du Code de commerce. Le délai d’appel est de dix jours, le point de départ de la forclusion varie selon le contenu de la lettre du mandataire, la cour d’appel statue à la suite du juge-commissaire avec ses seuls pouvoirs. Une erreur de qualification du recours, une saisine de la mauvaise juridiction ou un dépassement de délai conduisent à l’extinction définitive de la créance.
Comment ça se passe.
Le cadre légal : vérification, admission et contestation des créances.
Les axes de défense à activer immédiatement.
Questions fréquentes sur le recours contre l’ordonnance du juge-commissaire.
Votre créance vient d’être rejetée. Recevez une stratégie.
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