La révocation du président de SAS obéit à un principe de liberté statutaire qui distingue radicalement la société par actions simplifiée de la SARL et de la société anonyme. Dans le silence des statuts, le président peut être révoqué ad nutum, c’est-à-dire à tout moment et sans qu’aucun juste motif n’ait à être rapporté. La chambre commerciale de la Cour de cassation a fixé ce principe dans son arrêt Hubbard du 9 mars 2022 (n° 19-25.795, publié au Bulletin). Cette liberté n’efface pas pour autant les obligations de loyauté et de respect du contradictoire qui pèsent sur la société. La révocation décidée dans des circonstances brutales ou vexatoires ouvre droit à des dommages-intérêts sur le fondement de l’article 1240 du Code civil, indépendamment du bien-fondé de la décision elle-même. Le contentieux relève désormais du tribunal des activités économiques compétent au siège social.
Comment ça se passe.
Cadre légal et principe ad nutum.
Le président de SAS révoqué dans le silence des statuts ne peut contester le principe de sa révocation. Il peut en revanche contester les circonstances : information préalable absente, mise en cause publique, atteinte à la réputation, absence de contradictoire utile. Le préjudice moral né de la brutalité ou de la vexation se chiffre, se documente et s’obtient devant le tribunal des activités économiques.
Contentieux indemnitaire et stratégie.
Questions fréquentes.
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Statuts, pacte d’associés, procès-verbal de révocation et convocation préalable suffisent pour une première analyse. Maître Reda KOHEN identifie l’angle de défense ou d’attaque, chiffre le préjudice indemnisable et propose la voie procédurale adaptée.