L’opposition à fusion de l’article L. 236-14 du Code de commerce est l’arme du créancier qui voit son débiteur disparaître par absorption. Lorsqu’une société absorbe sa débitrice ou se scinde, le passif est transmis universellement à la société absorbante ou bénéficiaire. Le créancier non obligataire dispose alors d’un délai bref pour former opposition devant le tribunal de commerce et obtenir soit le remboursement de sa créance, soit la constitution de garanties suffisantes. Ne pas exercer ce droit dans le délai légal expose le créancier à une perte définitive de ses sûretés et à un risque de défaillance de la nouvelle entité (Cass. com., 23 septembre 2020, n° 19-13.378). Le cabinet analyse les délais, la procédure, les effets et la stratégie utile au banquier, au fournisseur, au bailleur ou à la caution dirigeante.
Comment ça se passe.
Cadre du droit d’opposition L. 236-14.
Trente jours après la publication BODACC : passé ce délai, le créancier ne pourra plus contester la dégradation patrimoniale du débiteur ni invoquer la fusion comme cause de fragilisation de ses sûretés. Identifier la publication, vérifier l’antériorité et assigner dans le délai sont les trois actes décisifs.
Procédure et effets stratégiques.
Questions fréquentes.
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Transmettez l’avis BODACC de publication du projet de fusion, le traité de fusion et le projet de fusion déposé au greffe, les actes de prêt, contrats commerciaux et baux générant les créances, les actes de sûretés (nantissement, hypothèque, gage, cautionnement), ainsi que tout échange précontentieux avec la société absorbée ou la société absorbante. Maître Reda KOHEN répond personnellement sous 24 heures, vérifie la date pivot du délai de 30 jours, qualifie la nature de la créance et arbitre la stratégie utile : opposition en remboursement, opposition en constitution de garanties, ou défense de la caution sur le fondement de l’article 2314 du Code civil. Lecture utile sur les questions voisines : l’opposition du créancier en cas de TUP article 1844-5 alinéa 3.