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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Article 462 – Code de procédure civile

Article 462 du Code de procédure civile

Definition et application par la jurisprudence


Texte de loi

Article 462

Les erreurs et omissions matérielles qui affectent un jugement, même passé en force de chose jugée, peuvent toujours être réparées par la juridiction qui l’a rendu ou par celle à laquelle il est déféré, selon ce que le dossier révèle ou, à défaut, ce que la raison commande. Le juge est saisi par simple requête de l’une des parties, ou par requête commune ; il peut aussi se saisir d’office. Le juge statue après avoir entendu les parties ou celles-ci appelées. Toutefois, lorsqu’il est saisi par requête, il statue sans audience, à moins qu’il n’estime nécessaire d’entendre les parties. La décision rectificative est mentionnée sur la minute et sur les expéditions du jugement. Elle est notifiée comme le jugement. Si la décision rectifiée est passée en force de chose jugée, la décision rectificative ne peut être attaquée que par la voie du recours en cassation.

Source : Legifrance (DILA) – Licence Ouverte 2.0

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Application par la jurisprudence

Nota bene — Art. 462 CPC: la jurisprudence admet la rectification des erreurs purement matérielles (coquilles, inversion de chiffres, omission d’un prénom, discordance entre motifs et dispositif), sans remettre en cause ce qui a été jugé au fond. La demande peut être formée par toute partie ou d’office, devant la juridiction qui a rendu la décision, et donne lieu à une mention ou un dispositif rectificatif. Elle est recevable à tout moment tant que l’exécution ou l’intelligibilité de la décision l’exige, sans se heurter aux délais ordinaires de recours. Le contrôle du juge de la rectification est strict: il ne peut ni réinterpréter le fond, ni aggraver la condamnation, seulement mettre la décision en conformité avec l’intention clairement exprimée.


Jurisprudence citant cet article

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