Cabinet Kohen Avocats · Paris

—

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse : 80 € TTC, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

La preuve dans le contentieux URSSAF : le nouvel equilibre degage par la deuxieme chambre civile le 4 septembre 2025

La preuve dans le contentieux URSSAF : le nouvel equilibre degage par la deuxieme chambre civile le 4 septembre 2025

I. Le principe directeur : la production libre des pieces devant le juge du contentieux de la securite sociale

A. Le droit d’acces a un tribunal et l’effectivite du controle juridictionnel

Le contentieux du recouvrement des cotisations et contributions sociales presente une singularite procedurale qui le distingue du droit commun du proces civil. La contestation du redressement notifie par l’Union de recouvrement des cotisations de securite sociale et d’allocations familiales (URSSAF) s’engage devant une juridiction du contentieux de la securite sociale, laquelle exerce son controle sur la regularite de la procedure, la materialite des faits et l’application des lois servant de fondement a la decision litigieuse. Un arret de la chambre sociale de la Cour de cassation du 23 mai 2002 a pose que la contestation des decisions de recouvrement, prises a la suite d’un controle, porte sur des droits et obligations a caractere civil au sens de l’article 6, paragraphe 1, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertes fondamentales [[ Cass. soc., 23 mai 2002, n 00-12.309, https://www.legifrance.gouv.fr/decision/courdecassation/2002/05/23/00-12.309 ]]. Cette qualification emporte l’application des garanties du proces equitable a l’ensemble du contentieux du recouvrement.

Le cadre probatoire applicable a ce contentieux s’est construit par strates successives, sans qu’une synthese n’ait ete expressement formulee jusqu’a l’intervention de l’arret de la deuxieme chambre civile du 4 septembre 2025. Cette decision, rendue par une formation de section et publiee au Bulletin, constitue une avancee significative pour la pratique du contentieux social. La Cour de cassation y a delimite avec precision les contours du droit a la preuve reconnu au cotisant, en operant une conciliation inedite entre le droit au proces equitable, les prerogatives exorbitantes de l’organisme de recouvrement pendant le controle et les specificites du systeme declaratif des cotisations sociales. L’article L. 242-1 du Code de la securite sociale dispose que les cotisations sont calculees sur la base des remunerations versees aux travailleurs salaries, dans le cadre d’un systeme reposant sur la declaration spontanee de l’employeur et la possibilite de controle a posteriori par les organismes de recouvrement [[ L. 242-1 CSS, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000048700419 ]]. Cette architecture justifie, selon la Haute juridiction, l’instauration d’une obligation de conservation des pieces comptables et sociales a la charge du cotisant, corollaire du pouvoir de verification exerce par les inspecteurs du recouvrement.

Le droit au proces equitable n’est cependant pas absolu et se prete a des limitations qui ne sauraient restreindre l’acces ouvert au justiciable d’une maniere ou a un point tels que le droit s’en trouve atteint dans sa substance meme [[ CEDH, 6 nov. 2018, Ramos Nunes de Carvalho e Sa c. Portugal [GC], 55391/13, §§ 178 et suivants, https://hudoc.echr.coe.int/fre?i=001-187506 ]]. La Cour de cassation a deduit de ce principe que le droit d’acces au juge, composante du droit au proces equitable, implique que chaque partie a l’instance soit en mesure d’apporter la preuve des elements necessaires au succes de ses pretentions. L’effectivite du controle juridictionnel suppose que le cotisant puisse soumettre au juge l’integralite des pieces de nature a etayer sa contestation.

A cet egard, la Cour de cassation avait deja juge, dans un arret publie du 12 mai 2022, que le cotisant peut soulever, a l’appui de son recours juridictionnel, des moyens de contestation autres que ceux souleves devant la commission de recours amiable [[ Cass. 2e civ., 12 mai 2022, n 20-18.077, Publie au Bulletin, https://www.courdecassation.fr/decision/627ca4a94781dc057dee77bd ]]. Cette solution, qui consacre le caractere de plein contentieux du recours exerce devant le pole social du tribunal judiciaire, permettait deja au cotisant d’elargir le debat au-dela de la saisine initiale de la commission. La question de la production de pieces nouvelles demeurait toutefois en suspens, la pratique des juridictions du fond etant divergente sur ce point.

En effet, jusqu’a l’arret du 4 septembre 2025, une ligne de partage incertaine separait les juridictions qui admettaient la production de pieces nouvelles en cours d’instance de celles qui l’ecartaient au motif que la periode contradictoire est close avec la reponse de l’inspecteur aux observations du cotisant. La cour d’appel de Lyon, dans l’arret frappe de pourvoi, avait retenu cette seconde conception en refusant d’examiner des pieces produites posterieurement au controle. La Cour de cassation a, par sa decision du 4 septembre 2025, tranche cette divergence en faveur d’une approche equilibree, distinguant selon la nature des pieces et les circonstances de leur production tardive.

La portee de cette decision depasse le seul contentieux du recouvrement. Elle s’inscrit dans un mouvement jurisprudentiel plus large de renforcement des garanties procedurale offertes aux cotisants. La Cour de cassation avait ainsi juge, le 8 janvier 2026, que le donneur d’ordre recherche en qualite de solidaire financier dispose de la qualite de cotisant et peut, a ce titre, se prevaloir des garanties procedurale attachees a cette qualite, notamment le respect du contradictoire et l’acces au juge [[ Cass. 2e civ., 8 janv. 2026, n 23-17.894, Publie au Bulletin, https://www.courdecassation.fr/decision/68fda44cb926124f0e4d2451 ]]. De meme, la Cour de cassation a juge, le 20 mars 2025, que la lettre d’observations doit, en cas de controle simultane de plusieurs societes d’un groupe, etre revetue de la signature de chacun des inspecteurs ayant participe aux operations, garantissant ainsi l’imputabilite des constatations faites au cours du controle [[ Cass. 2e civ., 20 mars 2025, n 22-19.742, Publie au Bulletin, https://www.courdecassation.fr/decision/67dbda19e4c58d97e89ab3de ]].

B. La consecration du droit a la preuve du cotisant par l’arret du 4 septembre 2025

L’arret rendu par la deuxieme chambre civile de la Cour de cassation le 4 septembre 2025, publie au Bulletin, constitue une decision de principe qui clarifie le regime probatoire applicable au contentieux du recouvrement [[ Cass. 2e civ., 4 sept. 2025, n 22-17.437, FS-B, https://www.courdecassation.fr/decision/68b92dded5d722cabac541cc ]]. La Haute juridiction y pose comme principe liminaire que le cotisant doit pouvoir produire devant le juge l’ensemble des pieces necessaires au succes de ses pretentions. Cette formulation, deliberement large, consacre un veritable droit a la preuve au benefice du cotisant, corollaire du droit d’acces a un tribunal impartial consacre par la Convention europeenne des droits de l’homme.

En l’espece, une association avait fait l’objet d’un controle par l’URSSAF Rhone-Alpes portant sur la periode du 1er juillet 2008 au 31 decembre 2010, a l’issue duquel une lettre d’observations du 19 octobre 2011 lui avait ete notifiee. La cotisante a produit, dans le cadre de son recours juridictionnel, une attestation de l’organisme assureur certifiant ne pas avoir percu de contributions de sa part au regime complementaire de retraite sur la periode controlee. La cour d’appel de Lyon, par un arret du 12 avril 2022, avait refuse d’examiner ces pieces aux motifs qu’elles n’avaient pas ete communiquees en temps utile aux agents charges du controle.

La Cour de cassation a censure ce raisonnement en affirmant avec une precision inedite les contours du droit probatoire du cotisant. Par ailleurs, la Haute juridiction a rappele que les articles L. 213-1 et L. 243-7 du Code de la securite sociale imposent aux cotisants de conserver les elements de preuve de nature a demontrer l’exactitude de leurs declarations, afin que les organismes de recouvrement puissent exercer a posteriori un controle de l’application des dispositions du code de la securite sociale [[ L. 243-7 CSS, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000048700728 ]]. Pour verifier le respect de ces regles d’ordre public, les organismes, qui disposent de prerogatives exorbitantes du droit commun au cours des operations de controle, peuvent exiger des cotisants la production des elements necessaires a cette verification.

Or, la haute juridiction a precise que le droit a la preuve ainsi reconnu au cotisant doit etre concilie avec les modalites propres a la declaration, au calcul et au paiement des cotisations et contributions sociales, lesquelles reposent sur un systeme declaratif sous la seule responsabilite de l’employeur. En consequence, la Cour de cassation a elabore un cadre probatoire equilibre qui, tout en reconnaissant au cotisant le droit de produire les pieces necessaires a sa defense devant le juge, en circonscrit l’exercice par des limitations precises justifiees par la nature particuliere du contentieux social.

II. Les limitations justifiees du droit a la preuve dans le contentieux du recouvrement

A. L’interdiction de produire les pieces expressement demandees par l’URSSAF lors du controle

La premiere limitation degagee par l’arret du 4 septembre 2025 reside dans l’interdiction faite au cotisant de produire pour la premiere fois devant le juge une piece qui lui a ete expressement demandee par l’organisme de recouvrement lors des operations de controle ou de la phase contradictoire. Cette regle, fondee sur l’article R. 243-59 du Code de la securite sociale, vise a preserver l’effectivite du controle administratif prealable [[ R. 243-59 CSS, dans sa redaction issue du decret n 2025-1338 du 26 decembre 2025, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000053220874 ]]. Des lors, le cotisant ne saurait se prevaloir de negligence ou de desinteret lors du controle pour ensuite produire, devant le juge, les documents qu’il avait refuses de communiquer aux inspecteurs du recouvrement.

La portee de cette interdiction a ete precisement delimitee par la Cour de cassation dans une motivation particulierement construite. Elle ne vise que les documents qui ont ete expressement demandes par les agents charges du controle, ce qui implique que l’organisme de recouvrement doit avoir clairement identifie les pieces sollicitees et que le cotisant doit avoir refuse d’y deferer. Par ailleurs, la Cour a ecarte le moyen tire de la violation de l’article 563 du code de procedure civile, aux termes duquel les parties peuvent, en appel, invoquer des moyens nouveaux et produire de nouvelles pieces. La specificite de la procedure de controle URSSAF justifie une derogation aux regles du droit commun de la procedure civile.

Cette regle, qui puise sa source dans l’obligation de cooperation du cotisant avec les agents du controle, est directement liee a la nature declarative du systeme de recouvrement des cotisations sociales. Elle constitue la sanction procedurale de la negligence du cotisant qui, sollicite par les inspecteurs, s’abstient de fournir les elements requis pour verifier la conformite de ses declarations. En cela, elle se distingue de la seconde limitation, qui s’applique independamment de toute demande expresse des agents et repose sur la repartition legale de la charge de la preuve.

La mise en oeuvre de cette regle par les juridictions du fond a donne lieu a des applications variees. La cour d’appel de Versailles, dans un arret du 4 decembre 2025, a ecarte des pieces produites par la societe cotisante posterieurement a la periode contradictoire, en faisant expressement reference a l’arret du 4 septembre 2025 de la Cour de cassation [[ CA Versailles, 4 dec. 2025, n 23/01891, https://www.courdecassation.fr/decision/6932844172f940f4b6c664df ]]. Elle a juge que le cotisant ne peut, apres la cloture de la phase contradictoire, remettre en cause les bases du redressement en produisant de nouveaux documents qui auraient du etre soumis aux inspecteurs du recouvrement pendant le controle. De meme, le tribunal judiciaire de Chalons-en-Champagne, le 12 decembre 2025, a ecarte plusieurs pieces produites pour la premiere fois en justice au motif que le controle etait clos apres la periode contradictoire [[ TJ Chalons-en-Champagne, 12 dec. 2025, n 24/00131, https://www.courdecassation.fr/decision/6976098fcdc6046d47a7d10a ]].

Cette jurisprudence, qui s’applique avec une rigueur particuliere en matiere de solidarite financiere du donneur d’ordre, a ete rappelee par la cour d’appel de Paris dans un arret du 5 decembre 2025, precisant que le cotisant ne peut produire pour la premiere fois devant le juge une piece qui lui a ete expressement demandee par l’organisme de recouvrement lors des operations de controle ou de la phase contradictoire, et que lorsque la charge de la preuve de la conformite a la legislation de securite sociale des informations declarees incombe au cotisant, celui-ci doit produire les pieces justificatives au cours du controle ou de la phase contradictoire [[ CA Paris, 5 dec. 2025, n 25/03113, https://www.courdecassation.fr/decision/6933d4ba406d06a9f72c703d ]].

B. La charge probatoire specifique pesant sur le cotisant et la compatibilite avec l’article 6 de la Convention

La seconde limitation, plus large dans son domaine d’application, concerne les situations dans lesquelles la charge de la preuve de la conformite a la legislation de securite sociale des informations declarees incombe au cotisant. Dans ces hypotheses, le cotisant est tenu de produire les pieces justificatives des le stade du controle ou, a tout le moins, pendant la phase contradictoire qui suit la notification de la lettre d’observations. La Cour de cassation a enumere, de maniere non exhaustive, les cas dans lesquels cette obligation probatoire renforcee s’applique.

Il en va ainsi de l’application des regles de deduction des frais professionnels [[ Cass. 2e civ., 24 nov. 2016, n 15-20.493, https://www.legifrance.gouv.fr/decision/courdecassation/2016/11/24/15-20.493 ]], de l’application de la tolerance administrative d’exclusion de l’assiette de cotisations [[ Cass. 2e civ., 7 janv. 2021, n 19-20.035 et 19-19.395, https://www.legifrance.gouv.fr/decision/courdecassation/2021/01/07/19-20.035 ]], de la taxation forfaitaire des cotisations [[ Cass. 2e civ., 14 mars 2019, n 17-28.099, https://www.legifrance.gouv.fr/decision/courdecassation/2019/03/14/17-28.099 ]], ou encore de l’evaluation forfaitaire des cotisations et contributions dues par une societe ayant fait l’objet d’un controle de l’inspection du travail en matiere de travail dissimule [[ Cass. 2e civ., 9 nov. 2017, n 16-25.690, Bull. 2017, II, n 209, https://www.legifrance.gouv.fr/decision/courdecassation/2017/11/09/16-25.690 ]].

En consequence, le cotisant qui se prevaut d’une exoneration, d’une deduction ou d’une tolerance administrative est tenu de justifier du respect de ses conditions d’application des le stade du controle. L’impossibilite de produire ulterieurement devant le juge les pieces justificatives qui auraient du etre communiquees aux inspecteurs constitue une limitation significative du droit a la preuve, dont la compatibilite avec les exigences du proces equitable a ete expressement examinee et validee par la Cour de cassation.

La Cour de cassation a en effet juge que ces limitations du droit a la preuve, qui preservent un controle juridictionnel suffisant, sont compatibles avec les exigences de l’article 6, paragraphe 1, de la Convention europeenne des droits de l’homme, des lors que les dispositions legislatives et reglementaires regissant la procedure de controle garantissent au cotisant une procedure contradictoire au cours de laquelle il dispose de la faculte d’apporter des elements de preuve tant au stade du controle que durant la phase contradictoire et du droit de se faire assister du conseil de son choix et d’emettre des observations sur les chefs de redressement. La Cour europeenne des droits de l’homme a juge, dans son arret Ramos Nunes de Carvalho e Sa contre Portugal du 6 novembre 2018, que les limitations au droit a la preuve sont compatibles avec l’article 6 de la Convention lorsqu’elles sont assorties de garanties procedurale suffisantes.

La periodisation du contentieux URSSAF revele ainsi trois temps successifs dans lesquels le cotisant est appele a exercer son droit a la preuve. Le premier temps, celui du controle sur place, est regi par les articles L. 243-7 et R. 243-59 du Code de la securite sociale ; le cotisant est tenu de mettre a disposition des agents tous documents et supports d’information demandes. Le deuxieme temps, celui de la phase contradictoire, s’ouvre avec la reception de la lettre d’observations et se clot avec la reponse de l’agent charge du controle aux observations formulees par le cotisant, dans un delai de trente jours susceptible d’etre porte a soixante jours. Le troisieme temps, celui du contentieux juridictionnel, est regi par les dispositions du code de procedure civile applicables a la procedure orale devant le pole social du tribunal judiciaire, sous reserve des limitations probatoires definies par la jurisprudence. L’arret du 4 septembre 2025 fixe les conditions dans lesquelles le troisieme temps peut accueillir des pieces qui n’ont pas ete produites dans les deux premiers, sans pour autant vider de sa substance le controle administratif prealable.

Cette position a ete appliquee par les juridictions du fond avec une constance remarquable. La cour d’appel de Nimes, dans un arret du 4 decembre 2025, a ainsi juge que les nouvelles pieces justificatives versees aux debats devaient etre ecartees des lors que le controle est clos apres la periode contradictoire [[ CA Nimes, 4 dec. 2025, n 24/01799, https://www.courdecassation.fr/decision/6932be8e72f940f4b6cae86b ]]. La cour d’appel de Grenoble, dans un arret du 13 fevrier 2025, a egalement ecarte des pieces produites pour la premiere fois en appel aux motifs qu’elles n’avaient pas ete communiquees lors du controle [[ CA Grenoble, 13 fev. 2025, n 23/02454, https://www.courdecassation.fr/decision/67aee2f173631662452bc952 ]]. Le tribunal judiciaire de Lyon, dans un jugement du 4 decembre 2025, a precise que cette limitation du droit a la preuve n’est pas davantage contraire aux dispositions du code de procedure civile et, notamment, aux articles 9 et 563 de ce code [[ TJ Lyon, 4 dec. 2025, n 20/01473, https://www.courdecassation.fr/decision/6945f81275782d5f06d99953 ]].

Par ailleurs, la Cour de cassation a rappele que la lettre d’observations, document central de la phase contradictoire, doit etre motivee par chef de redressement et comprendre les considerations de droit et de fait qui constituent leur fondement, conformement a l’article R. 243-59 du Code de la securite sociale. La sanction du non-respect de ces exigences procedurale est la nullite du redressement, sans que le cotisant ait a justifier d’un grief [[ Cass. 2e civ., 5 juin 2025, n 22-23.817, Publie au Bulletin, https://www.courdecassation.fr/decision/683c31ae965477b4cee37653 ]]. Des lors, le respect scrupuleux de la procedure contradictoire constitue la contrepartie des limitations apportees au droit a la preuve du cotisant devant le juge.

Sur ces contentieux techniques, un avocat droit du travail Paris sécurise la stratégie et le chiffrage des observations.

Conclusion

L’arret de la deuxieme chambre civile du 4 septembre 2025 realise une synthese remarquable entre les imperatifs de la protection sociale et les garanties du proces equitable. En reconnaissant le droit du cotisant de produire devant le juge l’ensemble des pieces necessaires au succes de ses pretentions, tout en l’assortissant de limitations precises fondees sur la specificite du systeme declaratif et la preservation de l’effectivite du controle administratif, la Cour de cassation a defini un equilibre probatoire dont la portee pratique est considerable. Ce cadre jurisprudentiel, construit en reference expresse a la jurisprudence de la Cour europeenne des droits de l’homme, offre desormais une grille de lecture claire aux praticiens du contentieux du recouvrement. La coherence de l’application de ces principes par les juridictions du fond au cours des derniers mois confirme l’autorite de cette decision de principe, qui s’impose comme la reference incontournable en matiere de droit probatoire dans le contentieux URSSAF.

Envoyez vos pièces. Recevez une stratégie.

Transmettez les pièces de votre dossier au cabinet. Maître Reda KOHEN vous répond personnellement sous 24 heures avec une première analyse stratégique.

Première analyse : 80 € TTC
Réponse personnelle sous 24 h
100 % confidentiel
Jusqu’à 1 Go de pièces

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».