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Taxe d’apprentissage 2026 : DSN de mai, SOLTéA et CSA, que doit faire l’entreprise ?

La taxe d’apprentissage revient dans l’actualité immédiate des entreprises. Le 6 mai 2026, Bercy a mis à jour sa fiche pratique et confirme le calendrier 2026 de la campagne de répartition du solde : SOLTéA ouvre aux employeurs le 26 mai 2026, avec une première période de répartition jusqu’au 21 août, puis une seconde période du 3 septembre au 21 octobre.

Pour une société, une entreprise individuelle commerciale, un groupe ou une association désormais concernée, le sujet n’est pas seulement fiscal. Il touche la DSN d’avril, le paiement en mai, l’affectation du solde sur SOLTéA, les justificatifs à conserver et, pour les entreprises de 250 salariés et plus, la contribution supplémentaire à l’apprentissage.

La demande Google confirme l’intérêt du moment. Google Ads remonte taxe apprentissage 2026 à 390 recherches mensuelles moyennes en France, concurrence basse, CPC haut 8,88 euros. À Paris, la même requête atteint 50 recherches mensuelles avec CPC haut 11,65 euros. Les requêtes connexes contribution supplémentaire à l'apprentissage, plateforme soltea, soltea net entreprise, taxe apprentissage dsn et solde taxe apprentissage 2026 forment un cluster clair : les entreprises ne cherchent pas une définition abstraite, elles veulent savoir quoi déclarer, quand payer et comment affecter leur solde.

Pour un accompagnement plus large en droit des affaires à Paris, la taxe d’apprentissage doit être replacée dans les obligations de gouvernance sociale, de paie, de conformité fiscale et de contrôle des déclarations.

Les dates 2026 à retenir

Le calendrier utile commence avant l’ouverture de SOLTéA.

La part principale de la taxe d’apprentissage est déclarée chaque mois via la DSN. Le solde de la taxe d’apprentissage est déclaré annuellement sur la DSN du mois d’avril et payé en mai. Net-entreprises rappelle que, pour 2026, le solde est attendu dans les DSN de mois de paie avril 2026, avec échéance au 5 ou au 15 mai selon la situation de l’employeur.

Une fois ce solde déclaré et versé, l’employeur peut affecter les fonds à des établissements ou formations habilités via SOLTéA. Le calendrier officiel 2026 prévoit :

  • 26 mai 2026 : ouverture de SOLTéA aux employeurs et début de la première période de répartition ;
  • 21 août 2026 : clôture de la première période de répartition ;
  • à partir du 1er septembre 2026 : premier virement aux établissements ;
  • 3 septembre 2026 : début de la seconde période de répartition ;
  • 21 octobre 2026 : clôture de la campagne ;
  • à partir du 5 novembre 2026 : second virement ;
  • à partir du 26 novembre 2026 : versement des fonds non répartis par voie réglementaire.

Le risque pratique est simple : une entreprise qui paie mais n’affecte pas son solde perd la maîtrise de la destination des fonds. Le paiement règle l’obligation de collecte, mais l’affectation SOLTéA permet de choisir les bénéficiaires.

Qui doit payer la taxe d’apprentissage ?

Bercy présente trois critères principaux. L’entreprise est redevable si elle est soumise à l’impôt sur le revenu au titre des BIC ou à l’impôt sur les sociétés, si elle a au moins un établissement en France et si elle emploie au moins un salarié.

Sont notamment concernées les sociétés commerciales, les entreprises individuelles, les entrepreneurs individuels, les entreprises commerciales, industrielles ou artisanales, les coopératives agricoles, les groupements d’intérêt économique, les mutuelles et organismes mutualistes.

La fiche Bercy signale aussi une évolution importante depuis mars 2026 : les associations, organismes, fondations, fonds de dotation, congrégations et syndicats à activités non lucratives sont assujettis à la déclaration et au paiement de la taxe d’apprentissage auprès de l’Urssaf par l’effet de la loi de finances pour 2026. C’est un point de vigilance pour les structures qui se pensaient hors champ par habitude.

Certains employeurs restent non soumis, notamment des structures ayant pour objet exclusif l’enseignement, des groupements d’employeurs agricoles ou des organismes HLM. L’exonération doit toutefois être vérifiée au regard de l’activité réelle, de l’objet et des textes applicables.

Comment calculer la taxe ?

La base est la masse salariale, c’est-à-dire les rémunérations soumises aux cotisations sociales et les avantages en nature versés par l’entreprise.

En métropole et outre-mer, le taux global de la taxe d’apprentissage est de 0,68 % de la masse salariale. Il se décompose en deux parts :

  • la part principale, au taux de 0,59 %, qui finance l’apprentissage ;
  • le solde, au taux de 0,09 %, qui finance les formations initiales technologiques et professionnelles hors apprentissage ainsi que l’insertion professionnelle.

En Alsace-Moselle, le régime est particulier : le taux unique est de 0,44 % et il n’y a pas de fraction « solde » à déclarer et verser.

Une entreprise peut aussi bénéficier d’une exonération mensuelle si elle emploie un ou plusieurs apprentis et si ses rémunérations n’excèdent pas six fois le Smic mensuel en vigueur. Cette exonération s’apprécie chaque mois, ce qui impose un contrôle de paie régulier et non un simple raisonnement annuel.

DSN, paiement et SOLTéA : ne pas confondre trois opérations

Beaucoup d’erreurs viennent d’une confusion entre déclaration, paiement et affectation.

La déclaration est faite dans la DSN. La part principale est déclarée mensuellement. Le solde est déclaré annuellement, sur la DSN d’avril. Les entreprises doivent aussi déclarer les éventuelles déductions applicables.

Le paiement du solde intervient en mai auprès de l’organisme collecteur, notamment l’Urssaf ou la MSA selon les cas. Ce paiement ne signifie pas que l’entreprise a choisi les établissements bénéficiaires.

L’affectation se fait ensuite sur SOLTéA. L’employeur sélectionne les établissements ou formations habilités, puis répartit tout ou partie de son solde. Depuis 2025, SOLTéA permet une répartition en pourcentage avec visualisation de l’équivalent en euros ; la valeur prise en compte pour le calcul reste la répartition en pourcentage.

Il faut donc organiser le dossier en trois preuves : la DSN transmise, le paiement effectué, puis les choix d’affectation réalisés sur SOLTéA.

Contribution supplémentaire à l’apprentissage : quelles entreprises sont exposées ?

La contribution supplémentaire à l’apprentissage, ou CSA, vise les entreprises de 250 salariés et plus qui sont redevables de la taxe d’apprentissage et qui ont employé moins de 5 % de salariés en contrat favorisant l’insertion professionnelle.

Les personnes prises en compte incluent notamment les salariés en contrat d’apprentissage, les salariés en contrat de professionnalisation, les salariés embauchés en CDI à l’issue de ces contrats et les personnes bénéficiant d’une convention industrielle de formation par la recherche.

Une entreprise peut être exonérée de CSA si elle atteint au moins 3 % d’alternants dans son effectif annuel moyen et si le nombre d’alternants a augmenté de 10 % par rapport à l’année précédente.

Le taux varie selon le pourcentage d’alternants atteint. En métropole et dans les départements d’outre-mer, Bercy indique notamment 0,4 % lorsque le pourcentage est inférieur à 1 %, porté à 0,6 % pour les entreprises de 2 000 salariés et plus. Le taux baisse ensuite par paliers jusqu’à l’exonération au-dessus de 5 %.

La CSA est déclarée annuellement sur la DSN du mois de mars. Pour 2026, Entreprendre Service Public indique que la CSA devait être réglée le 7 avril ou le 15 avril selon l’échéance applicable. Si l’entreprise découvre une erreur après coup, il faut traiter le sujet comme une anomalie déclarative et documenter la correction.

Les erreurs fréquentes en 2026

Première erreur : croire que l’ouverture de SOLTéA le 26 mai remplace la DSN d’avril. SOLTéA sert à répartir le solde après déclaration et paiement, pas à régulariser une DSN absente.

Deuxième erreur : oublier une structure devenue concernée. Les associations, fondations, fonds de dotation ou syndicats à activité non lucrative doivent vérifier l’effet de la loi de finances 2026 sur leur situation.

Troisième erreur : appliquer mécaniquement le taux de 0,68 % sans distinguer part principale, solde, régime Alsace-Moselle, exonération mensuelle et éventuelles déductions.

Quatrième erreur : ne pas conserver les preuves. En cas de contrôle, l’entreprise doit pouvoir retrouver le calcul de masse salariale, les DSN, les justificatifs d’exonération, les déductions, le paiement et les affectations SOLTéA.

Cinquième erreur : négliger la CSA dans les groupes ou entreprises de 250 salariés et plus. L’effectif, le seuil de 5 %, la progression de 10 % et les catégories d’alternants doivent être vérifiés sur des données RH fiables.

Checklist pratique avant le 26 mai 2026

Avant l’ouverture de SOLTéA, l’entreprise peut déjà sécuriser son dossier.

Il faut identifier les établissements en France, confirmer l’assujettissement, vérifier la masse salariale retenue, contrôler les exonérations mensuelles, vérifier si l’Alsace-Moselle est concernée, rapprocher la DSN d’avril du montant payé en mai, puis préparer les choix d’affectation SOLTéA.

Pour les entreprises de 250 salariés et plus, il faut ajouter un contrôle CSA : effectif annuel moyen, nombre d’alternants, seuil de 5 %, éventuelle exonération à 3 % avec progression de 10 %, DSN de mars et preuve de paiement.

Enfin, l’entreprise doit désigner un responsable interne. Les dossiers de taxe d’apprentissage sont souvent à la frontière entre direction financière, paie, RH et direction générale. Sans responsable identifié, l’affectation SOLTéA risque d’être oubliée alors même que le paiement a été fait.

Paris et Île-de-France : points d’attention pour les entreprises

À Paris et en Île-de-France, le sujet concerne fréquemment les sociétés de services, cabinets de conseil, agences, commerces, groupes multi-établissements, associations employeuses, écoles partenaires et entreprises qui recrutent beaucoup d’alternants.

Le bon réflexe consiste à centraliser les éléments par entité juridique et par établissement : SIRET, DSN, masse salariale, effectif, alternants, échéance applicable, preuve de paiement, choix SOLTéA et justificatifs RH.

En cas d’erreur de DSN, de doute sur l’assujettissement d’une association ou de contestation d’une CSA, l’analyse doit être menée rapidement. Plus l’entreprise attend, plus la correction devient difficile à expliquer et à documenter.

Sources utiles

  • Bercy, « Tout savoir sur la taxe d’apprentissage », mis à jour le 6 mai 2026.
  • SOLTéA, « Campagne 2026 : découvrez le calendrier », mis à jour le 28 avril 2026.
  • Net-entreprises, « DSN – CSA et solde de la taxe d’apprentissage : échéances déclaratives », publié le 23 avril 2026.
  • Entreprendre Service Public, Contribution supplémentaire à l’apprentissage, vérifié le 24 mars 2026.

Besoin d’un avis rapide sur votre dossier.

Votre entreprise doit déclarer le solde de taxe d’apprentissage, affecter les fonds sur SOLTéA ou vérifier une contribution supplémentaire à l’apprentissage.

Le cabinet peut analyser vos éléments sous 48 heures et vous indiquer les points à corriger : assujettissement, DSN, paiement, affectation, exonération, CSA, justificatifs et risque de contrôle.

Appelez le cabinet au 06 46 60 58 22 ou utilisez le formulaire de contact.

Pour les entreprises situées à Paris et en Île-de-France, l’analyse peut intégrer les établissements concernés, les échéances pratiques, les pièces à préparer et les corrections déclaratives à envisager.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».