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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Voiture ventouse sur votre place de parking : comment la faire enlever et qui paie

Depuis une semaine, une voiture inconnue occupe votre place de parking au sous-sol de la copropriété : ni mot sur le pare-brise, ni voisin qui se reconnaît propriétaire, et votre propre véhicule dort dehors. Devant l’immeuble, une autre carcasse sans roues stagne depuis des mois entre deux places visiteurs. Qui peut faire enlever ces véhicules, dans quel délai, et que risquez-vous si vous agissez seul ? La réponse tient en trois règles. Sur votre emplacement privatif, personne n’a le droit de stationner sans votre accord, mais vous ne pouvez ni déplacer ni faire enlever vous-même le véhicule d’autrui : seul le juge peut ordonner sa libération sous astreinte, comme viennent de le rappeler deux tribunaux en 2026. Sur la voie publique, le stationnement ininterrompu au même point pendant plus de sept jours devient un stationnement abusif, passible de l’amende de deuxième classe, puis d’immobilisation et de mise en fourrière à la demande du maire ou de l’officier de police judiciaire. Et quand le véhicule n’est plus qu’une épave, le maire peut traiter son détenteur comme le détenteur d’un déchet abandonné, avec mise en demeure et amende jusqu’à 15 000 euros. Mais ces principes ne règlent pas tout : votre titre de propriété et le règlement de copropriété priment sur toute analyse générale pour dire où commence votre place et qui peut agir, et seul le juge, saisi des bons défendeurs et des bonnes preuves, tranchera un litige donné.

I. Le droit ne traite pas de la même façon la place privative et la rue

A. Sur votre emplacement privatif, le squatteur n’a aucun droit mais vous n’avez pas tous les pouvoirs

Votre place de parking numérotée, votre box fermé, votre emplacement extérieur rattaché à votre lot : ce sont des parties privatives, comme votre appartement. Nul ne peut s’y installer sans votre autorisation, qu’il s’agisse d’un voisin indélicat, d’un visiteur qui s’éternise ou de l’ancien locataire qui a laissé sa voiture derrière lui. L’occupation sans droit d’un emplacement privatif cause un préjudice de jouissance certain : vous payez des charges et un prix d’achat pour un bien dont vous ne pouvez plus user, et vous exposez votre propre véhicule dehors. La cour d’appel de Toulouse vient d’en tirer toutes les conséquences dans une affaire où une copropriétaire utilisait les 86 emplacements privatifs d’une société civile immobilière : la cour « assortit cette interdiction d’une astreinte de 100 euros pour tout stationnement constaté par commissaire de justice » et « Condamne Mme [D] [E] à payer à la Sci [Localité 4] la somme de 2000 € à titre de dommages et intérêts pour son préjudice de jouissance » (CA Toulouse, 1re ch., sect. 1, 10 juin 2026, RG n° 23/02532). Interdiction, astreinte par infraction constatée, indemnité pour la privation de jouissance : voilà l’arsenal du propriétaire d’une place squattée, et il se déploie devant le juge, pas dans le parking.

Le tribunal judiciaire de Toulon a rendu le 6 juillet 2026 une décision qui éclaire l’envers du décor : deux époux revendiquaient l’emplacement numéroté 38 au motif qu’une renumérotation avait déplacé les numéros du plan annexé au règlement de copropriété, alors que l’occupant s’y garait depuis quarante ans selon le plan de masse définitif. Le tribunal les a déboutés de leur revendication, mais il a aussi « CONDAMNE M. [Q] [P] et Mme [J] [Z] épouse [P] à cesser l’occupation illicite de l’emplacement n°38 sous astreinte de 50 euros par infraction constatée » (TJ Toulon, 4e ch., 6 juill. 2026, RG n° 22/01003). La leçon est double : avant de traiter l’occupant de squatteur, vérifiez votre propre titre, car le numéro peint au sol, le plan annexé au règlement de copropriété et le plan de masse définitif peuvent diverger ; et celui qui occupe sans droit, même convaincu d’être chez lui, s’expose à une condamnation à libérer sous astreinte. Conservez donc votre acte d’achat, l’état descriptif de division et le règlement de copropriété : ce sont eux qui disent si la place contestée est bien la vôtre.

Reste la tentation la plus dangereuse : régler l’affaire soi-même. Faire appel à un dépanneur pour traîner la voiture ailleurs, la pousser hors de votre place, la bloquer avec votre propre véhicule pour forcer le propriétaire à se montrer, crever un pneu pour l’empêcher de repartir : toutes ces initiatives vous exposent. Déplacer ou dégrader le bien d’autrui, c’est prendre le risque d’avoir à réparer le dommage causé, en application du principe selon lequel « Tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. » Bloquer vous-même la sortie avec votre voiture, c’est commettre à votre tour un stationnement gênant, alors que la règle commande que « Tout véhicule à l’arrêt ou en stationnement doit être placé de manière à gêner le moins possible la circulation. » Et exiger de l’argent du propriétaire du véhicule en échange de la libération de votre place peut virer à l’extorsion de fonds. La fermeté paie devant le juge, jamais dans le parking : photos datées, constat de commissaire de justice, lettres recommandées, puis assignation en interdiction sous astreinte avec demande de dommages et intérêts pour le préjudice de jouissance.

Le syndic de copropriété, souvent appelé à la rescousse, n’est pas le dépanneur de votre place privative : son rôle est de faire appliquer le règlement de copropriété et de conserver les parties communes, pas d’ordonner l’enlèvement d’un véhicule stationné sur un lot privatif. En revanche, quand le squat déborde sur les parties communes, voies de circulation du parking collectif, places visiteurs monopolisées, accès pompiers condamné, le syndic retrouve son rôle d’interlocuteur : signalez-lui les faits par écrit, avec dates et photographies, et demandez-lui d’agir vers l’assemblée générale pour les mesures collectives, marquage au sol, signalisation, contrôle d’accès du parking. Si vous êtes locataire du box ou de la place, votre premier interlocuteur reste votre bailleur, tenu de vous assurer la jouissance paisible du bien loué : écrivez-lui en recommandé, mettez-le en demeure d’agir contre l’occupant sans droit, et conservez une copie de chaque échange, car c’est sur ces pièces que le juge appréciera plus tard qui a fait quoi.

B. Sur la voie publique, sept jours sans bouger changent tout

Devant votre immeuble, sur la chaussée ou ses dépendances, la règle est d’ordre public et chiffrée : « Il est interdit de laisser abusivement un véhicule en stationnement sur une route. » Et la loi définit elle-même le seuil : « Est considéré comme abusif le stationnement ininterrompu d’un véhicule en un même point de la voie publique ou de ses dépendances, pendant une durée excédant sept jours ou pendant une durée inférieure mais excédant celle qui est fixée par arrêté de l’autorité investie du pouvoir de police. » Autrement dit, une voiture qui ne bouge pas du même point pendant plus de sept jours est en stationnement abusif, et le maire peut même raccourcir ce délai par arrêté local. La sanction tombe ensuite par paliers : « Tout stationnement abusif est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la deuxième classe. » Puis, si le conducteur ou le titulaire du certificat d’immatriculation est absent ou refuse de faire cesser l’infraction malgré l’injonction des agents, « l’immobilisation et la mise en fourrière peuvent être prescrites dans les conditions prévues aux articles L. 325-1 à L. 325-3. »

La mise en fourrière n’est donc ni automatique ni immédiate : c’est l’aboutissement d’une procédure placée sous la responsabilité de l’autorité publique. La loi dispose que les véhicules en infraction peuvent être immobilisés et mis en fourrière « à la demande et sous la responsabilité du maire ou de l’officier de police judiciaire territorialement compétent », « même sans l’accord du propriétaire du véhicule », pour « être immobilisés, mis en fourrière, retirés de la circulation et, le cas échéant, aliénés ou livrés à la destruction. » Le maire tient par ailleurs de ses pouvoirs de police le droit de « Réglementer l’arrêt et le stationnement des véhicules ou de certaines catégories d’entre eux, ainsi que la desserte des immeubles riverains ; » c’est sur ce fondement que les communes organisent le repérage des ventouses, le marquage des pneus à la craie, les passages de contrôle et l’enlèvement. Concrètement, signalez le véhicule à la police municipale ou nationale avec son immatriculation, sa marque, sa couleur, son emplacement exact et la durée constatée de son immobilité : les agents vérifient, verbalisent, mettent en demeure le propriétaire quand il est identifiable, puis prescrivent l’enlèvement.

Le tribunal judiciaire de Thionville a jugé le 7 septembre 2026 une contestation de mise en fourrière qui montre comment le juge contrôle la procédure : deux autocars stationnés de façon très gênante sur un trottoir avaient fait l’objet de contraventions puis d’une demande d’enlèvement, et « Deux procès-verbaux électroniques de verbalisation ont été dressés par les fonctionnaires de la brigade de gendarmerie d’Audun-le-Tiche s’agissant des mêmes véhicules, demandant leur enlèvement. » ; « Le 25 juin 2024, il a été procédé à l’enlèvement desdits véhicules et à leur mise en fourrière. » Les propriétaires soutenaient que le maire n’avait pas le pouvoir de prescrire la mesure et qu’aucune infraction n’était caractérisée ; le tribunal les a déboutés de l’ensemble de leurs demandes et les a condamnés aux dépens et à des frais irrépétibles (TJ Thionville, ch. 1, 7 sept. 2026, RG n° 24/01347). Moralité à double sens : quand la procédure est régulière, verbalisation, mise en demeure, enlèvement, la contestation du propriétaire du véhicule échoue ; et pour le riverain qui signale, c’est la régularité de cette chaîne qui garantit que l’enlèvement tiendra. Ne comptez donc pas sur un enlèvement le jour même : entre le signalement, la vérification des sept jours, la verbalisation et la prescription de la fourrière, plusieurs semaines s’écoulent ordinairement.

Un cas particulier mérite l’attention : l’épave, sans roues, vitres brisées, carcasse éventrée, qui n’est manifestement plus en état de circuler. La loi vise aussi « les véhicules qui, se trouvant sur les voies ouvertes à la circulation publique ou sur leurs dépendances, sont privés d’éléments indispensables à leur utilisation normale et insusceptibles de réparation immédiate à la suite de dégradations ou de vols. » Et lorsque l’épave est regardée comme un déchet abandonné, le maire dispose d’un second levier, environnemental celui-là : « l’autorité titulaire du pouvoir de police compétente avise le producteur ou détenteur de déchets des faits qui lui sont reprochés ainsi que des sanctions qu’il encourt », après l’avoir mis en mesure de présenter ses observations « dans un délai de dix jours », puis « peut lui ordonner le paiement d’une amende au plus égale à 15 000 € et le mettre en demeure d’effectuer les opérations nécessaires au respect de cette réglementation dans un délai déterminé. » Photographiez l’état du véhicule, son immatriculation quand elle subsiste, et signalez-le en mairie en décrivant précisément son état d’abandon : c’est ce descriptif qui permettra à l’autorité de choisir entre la voie routière et la voie des déchets.

II. La méthode qui aboutit, sans se mettre en tort

A. Constater, signaler, assigner : l’ordre à respecter et ceux qui paient

Première étape, constater. Dès les premiers jours, photographiez le véhicule avec la date, notez son immatriculation, sa marque, sa couleur, son emplacement exact et chaque date où vous vérifiez qu’il n’a pas bougé : un pneu marqué discrètement à la craie ou une photographie du même angle à plusieurs jours d’intervalle prouve l’immobilité. Si le véhicule occupe votre place privative, faites établir un constat par un commissaire de justice : les décisions de Toulouse comme de Toulon montrent que l’astreinte se liquide sur des stationnements constatés par acte, et que le juge indemnise le préjudice de jouissance sur des périodes prouvées. Identifiez le propriétaire si vous le pouvez, plaque d’immatriculation, interrogation du voisinage, gardien, syndic, mais ne diffusez pas ses données personnelles : une affiche vengeresse dans le hall avec son nom et son adresse vous exposerait à votre tour.

Deuxième étape, signaler et mettre en demeure. Sur la voie publique, signalez à la police municipale ou au commissariat, puis à la mairie pour les épaves. Sur votre place privative, adressez à l’occupant identifié une mise en demeure de libérer les lieux par lettre recommandée avec accusé de réception, avec un délai raisonnable, huit à quinze jours, et l’annonce d’une action en justice avec astreinte et dommages et intérêts. Écrivez parallèlement au syndic si le squat affecte les parties communes ou la sécurité du parking, et à votre bailleur si vous êtes locataire de l’emplacement. Chaque courrier doit décrire les faits, viser votre titre, acte d’achat, bail, règlement de copropriété, et fixer un délai : le juge de 2026 sanctionne l’occupant sans droit, mais il attend du demandeur un dossier écrit et daté, pas un récit oral au jour de l’audience.

Troisième étape, assigner quand rien ne bouge. Devant le tribunal judiciaire, demandez l’interdiction d’occuper votre emplacement sous astreinte par infraction constatée, à l’image des 100 euros par constat de la cour d’appel de Toulouse ou des 50 euros de Toulon, et des dommages et intérêts pour votre préjudice de jouissance, à l’image des 2 000 euros toulousains. Le référé permet d’obtenir rapidement l’expulsion de l’occupant sans droit quand l’urgence et l’évidence sont réunies ; au fond, vous ferez trancher durablement la question du titre quand la numérotation des places est contestée, comme à Toulon. Faites citer le bon défendeur : le conducteur identifié ou le titulaire du certificat d’immatriculation, et non le syndic qui n’est ni propriétaire ni occupant du véhicule. Et préparez le chiffrage : jours de privation de la place, coût d’un stationnement de substitution, démarches accomplies, car l’indemnité suit la preuve, jamais l’humeur.

Qui paie, au bout du compte ? Les frais d’enlèvement et de garde en fourrière sont réclamés au propriétaire du véhicule qui vient le récupérer, et la loi prévoit que le véhicule non réclamé peut être aliéné, vendu, ou livré à la destruction : le défaut de diligence du propriétaire se paie donc deux fois, en frais et en perte du véhicule. Votre préjudice propre, place payée et inutilisable, stationnement extérieur payant, temps perdu, se répare par les dommages et intérêts que le juge met à la charge de l’occupant sans droit, sur justificatifs. En revanche, ne payez jamais vous-même un remorqueur pour déplacer le véhicule d’autrui en espérant vous faire rembourser ensuite : sans décision de justice ni réquisition de l’autorité publique, cette dépense restera à votre charge et le déplacement pourra vous être reproché. C’est l’autorité publique qui fait enlever sur la voie publique, c’est le juge qui ordonne de libérer votre place : toute autre voie est un pari perdu d’avance.

B. À Paris et en Île-de-France, le réflexe DansMaRue et les délais réels

À Paris, la procédure est balisée par la Ville : tout signalement d’un véhicule en stationnement de longue durée passe par l’application DansMaRue, avec l’immatriculation, des photographies et la localisation précise. La page officielle de la Ville vise l’enlèvement des voitures, camionnettes et deux-roues motorisés « qui stationnent depuis plus de 7 jours » au même point, soit exactement le seuil légal du stationnement abusif. Mais ne vous attendez pas à une fourrière le lendemain : la Ville prévient que le déploiement d’un agent sur le terrain peut nécessiter « entre une semaine et quinze jours », le temps de vérifier l’immobilité, de verbaliser et de faire prescrire l’enlèvement. Multipliez les signalements précis plutôt qu’un seul message vague : chaque signalement daté nourrit le dossier et prouve la durée.

Dans les copropriétés parisiennes et franciliennes, le squat de place prend des formes spécifiques : cours communes où les numéros se sont effacés, parkings en sous-sol partagés entre plusieurs bâtiments, places visiteurs transformées en garage permanent par un copropriétaire, deux-roues motorisés garés dans les couloirs du parking. Faites d’abord trancher la question du titre : acte d’achat et règlement de copropriété en main, vérifiez que la place occupée est bien votre lot privatif et non une partie commune à jouissance partagée, car c’est de cette qualification que dépendent le défendeur et la procédure. Pour les deux-roues qui encombrent les parties communes du parking, le syndic peut faire voter en assemblée générale un règlement d’usage des parkings et des emplacements dédiés, puis faire procéder à l’enlèvement des véhicules abandonnés selon la procédure légale. Pour situer ces démarches entre signalement municipal, mise en demeure et action au fond, et vérifier qui doit payer quoi dans un immeuble parisien ou francilien, l’accompagnement d’un avocat en droit immobilier à Paris pour les conflits de stationnement en copropriété permet de ne pas se tromper de défendeur ni de procédure.

Préparez votre dossier parisien comme un professionnel : titre de propriété ou bail mentionnant l’emplacement numéroté, règlement de copropriété et plan des parkings, constats datés de l’occupation, copies des signalements DansMaRue avec leurs dates, lettres recommandées à l’occupant, au syndic et au bailleur, photographies de l’immatriculation et de l’état du véhicule. Sachez enfin que les juridictions franciliennes appliquent les mêmes règles avec la même exigence probatoire que les décisions de Toulouse, Toulon et Thionville : interdiction sous astreinte et indemnisation du préjudice de jouissance pour le propriétaire d’une place squattée, validation de la fourrière quand la procédure municipale est régulière, débouté et condamnation aux dépens pour qui conteste sans preuve. Votre place vaut de l’argent et votre temps aussi : constatez, signalez, assignez, et laissez la fourrière et le juge faire le reste.

Conclusion

Une voiture ventouse n’est jamais une fatalité, mais elle ne se règle ni à la force ni à l’arraché. Sur votre place privative, votre titre fait votre droit, et le juge le fait respecter par l’interdiction sous astreinte et l’indemnisation du préjudice de jouissance, comme l’ont montré les décisions de Toulouse et de Toulon en 2026. Sur la voie publique, le délai de sept jours ouvre la voie de la verbalisation puis de la fourrière, sous la responsabilité du maire ou de l’officier de police judiciaire, et le juge contrôle la régularité de la chaîne, comme à Thionville. L’épave ajoute la voie des déchets, avec mise en demeure et amende jusqu’à 15 000 euros. Dans tous les cas, le règlement de copropriété, votre acte d’achat et vos constats datés feront la différence entre l’enlèvement qui aboutit et la procédure qui s’enlise, et seul le juge, saisi des bons défendeurs, tranchera un litige donné. Gardez enfin chaque preuve pendant plusieurs années : constats, photographies datées, accusés de réception et copies de signalements serviront encore si l’occupant revient, si le véhicule réapparaît ou si la liquidation de l’astreinte doit être demandée au juge, car une victoire sans pièces d’exécution reste une victoire de papier.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».