Cabinet Kohen Avocats · Paris

—

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse : 80 € TTC, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

La réforme des majorations URSSAF par la LFSS 2026 : entre durcissement législatif et consolidation du contrôle juridictionnel

La reforme des majorations URSSAF par la loi de financement de la securite sociale pour 2026 : entre durcissement legislatif et consolidation du controle juridictionnel

La loi de financement de la securite sociale pour 2026, en son article 44, a profondement remanie le regime des majorations applicables en matiere de redressement URSSAF. Au 1er juin 2026, les taux de majoration pour travail dissimule sont passes de 25 % a 35 % et de 40 % a 50 %, marquant un durcissement significatif de l’arsenal repressif de l’administration du recouvrement [[ Article L. 243-7-7 du Code de la securite sociale, dans sa redaction issue de l’article 44 de la loi n° 2025-1700 du 31 decembre 2025 de financement de la securite sociale pour 2026, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000053278908. ]]. Ce mouvement legislatif intervient dans un contexte jurisprudentiel marque par un renforcement parallele des exigences procedurales et du controle de proportionnalite des sanctions par la deuxieme chambre civile de la Cour de cassation. Cette contribution se propose d’analyser la recomposition de l’equilibre entre la puissance de recouvrement de l’URSSAF et les garanties accordees au cotisant, a la lumiere des textes et des decisions rendues entre 2024 et 2026.

I. Le durcissement legislatif des majorations : une reforme d’ampleur aux contours precises

A. L’economie generale du nouveau dispositif de l’article L. 243-7-7 du Code de la securite sociale

Dans sa redaction anterieure, l’article L. 243-7-7 du Code de la securite sociale disposait que le montant du redressement des cotisations et contributions sociales mis en recouvrement a l’issue d’un controle etait majore de 25 %, taux porte a 40 % lorsque l’infraction de travail dissimule etait commise a l’egard de plusieurs personnes ou lorsqu’elle concernait un mineur soumis a l’obligation scolaire ou une personne vulnerable ou dependante. La LFSS 2026 a substitue a ces taux respectifs ceux de 35 % et 50 %, elevant ainsi le niveau des sanctions administratives dans une proportion considerable. La nouvelle redaction de l’article prevoit desormais que le montant du redressement est majore de 35 % en cas de constat de l’infraction definie aux articles L. 8221-3 et L. 8221-5 du code du travail, la majoration etant portee a 50 % dans les cas mentionnes a l’article L. 8224-2 du meme code.

Le legislateur a assorti ce dispositif d’un mecanisme de reduction de dix points des taux de majoration lorsque la personne controlee, dans un delai de trente jours a compter de la notification de la mise en demeure, procede au reglement integral des cotisations, penalites et majorations de retard notifiees ou presente un plan d’echelonnement du paiement accepte par le directeur de l’organisme. Cette innovation procedurale, qui n’existait pas dans la redaction anterieure du texte, cree une incitation financiere au paiement rapide et constitue un levier de recouvrement efficace pour l’URSSAF. Les donneurs d’ordres peuvent egalement beneficier, selon les memes modalites, d’une reduction des majorations mises a leur charge en application du 1° de l’article L. 8222-2 du code du travail.

Par ailleurs, le nouveau regime institue une gradation renforcee des sanctions en cas de recidive. En cas de nouvelle constatation de travail dissimule dans les cinq ans suivant la notification d’une premiere constatation ayant donne lieu a redressement aupres de la meme personne morale ou physique, la majoration est portee a 45 % lorsque la majoration de la premiere infraction etait de 35 %, et a 60 % lorsqu’elle etait de 50 %. Cette echelle de progressivite, qui depasse desormais le plafond anterieur de 40 %, temoigne d’une volonte politique de renforcer l’effet dissuasif du dispositif a l’encontre des employeurs recidivistes. L’ensemble de ces dispositions est entre en vigueur le 1er juin 2026, ainsi que le precise l’article 44 de la LFSS 2026, soit le lendemain de sa publication au Journal officiel.

La doctrine administrative a rapidement pris la mesure de ces modifications. Des le mois de mai 2026, la communaute juridique s’est saisie de la reforme, notamment sur le reseau Village de la Justice, ou des praticiens du droit social ont engage une reflexion sur les consequences contentieuses previsibles de ce durcissement legislatif [[ Xavier Berjot, « Controle URSSAF : quelques reflexions sur les majorations figurant sur la mise en demeure », Village de la Justice, articles 50608 et 53915, https://www.village-justice.com/articles/controle-urssaf-quelques-reflexions-sur-les-majorations-figurant-sur-mise,50608.html. ]]. La presse juridique specialisee a egalement relaye ces evolutions, a l’instar de la revue Weblex qui a consacre une analyse aux evolutions notables du controle URSSAF [[ Weblex, « Controle URSSAF : des evolutions notables », 4 fevrier 2026, https://www.weblex.fr/weblex-actualite/controle-urssaf-des-evolutions-notables. ]].

B. L’articulation avec le regime des majorations de retard et la procedure de recouvrement

Le durcissement des majorations de redressement prevu par la LFSS 2026 ne saurait etre isole du regime plus large des majorations applicables en matiere de cotisations sociales. Il convient, a cet egard, de distinguer les majorations de redressement pour travail dissimule, qui revetent une coloration punitive, des majorations de retard, dont l’objet est de compenser le prejudice financier subi par l’organisme de recouvrement du fait du paiement tardif des cotisations. La cour d’appel de Paris a rappele cette distinction dans un arret du 23 fevrier 2024, enoncant que les majorations initiales ont un but punitif alors que les majorations de retard ont pour objet de compenser le retard de paiement [[ CA Paris, 23 fevrier 2024, n° 18/08626, https://www.courdecassation.fr/decision/65d99962d1899100080bd053. ]]. Elle en a deduit que la loi plus douce, ayant reduit le taux des majorations initiales de 10 % a 5 %, devait s’appliquer immediatement, conformement au principe selon lequel les lois penales plus douces sont d’application immediate. Cette decision, qui condamne la societe Lilly France a verser plus de 1,3 million d’euros au titre des seules majorations de retard, illustre l’ampleur des enjeux financiers en presence.

La mise en demeure constitue l’acte fondamental qui conditionne la regularite de l’ensemble de la procedure de recouvrement. Aux termes de l’article L. 244-2 du Code de la securite sociale, toute action en recouvrement est obligatoirement precedee d’une mise en demeure adressee par lettre recommandee ou par tout moyen donnant date certaine a sa reception par l’employeur ou le travailleur independant [[ Article L. 244-2 du Code de la securite sociale, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037947880. ]]. La cour d’appel de Poitiers, dans un arret du 12 fevrier 2026, a precise que la mise en demeure doit indiquer, a peine de nullite, la nature, la cause et le montant des sommes reclamees, mais que la motivation peut etre operee par reference a des elements permettant a la societe controlee de disposer d’une parfaite information, au titre desquels figure la lettre d’observations [[ CA Poitiers, 12 fevrier 2026, n° 22/01451, https://www.courdecassation.fr/decision/698ec6e6cdc6046d4729b87e. ]]. La cour a juge, en l’espece, que la mention  » employeur de personnel salarie  » figurant dans la mise en demeure, combinee avec le renvoi expres a la lettre d’observations dont la date etait precisee, placait la societe en situation de connaitre avec exactitude les chefs de redressement retenus.

En consequence, la combinaison du nouveau dispositif de majorations de la LFSS 2026 et des regles procedurales applicables au recouvrement appelle des lors une articulation rigoureuse. Le cotisant qui se voit notifier une mise en demeure fondee sur les nouveaux taux devra s’assurer que l’URSSAF a respecte l’integralite des formalites substantielles inherentes a la procedure de controle et de recouvrement, sous peine de nullite des actes de poursuite. La question de la proportionnalite de ces sanctions renforcees, dont le montant peut atteindre des sommes considerables, constitue un enjeu contentieux majeur des annees a venir.

II. La consolidation du controle juridictionnel : une jurisprudence protectrice du cotisant en construction

A. L’office du juge et le droit a la preuve dans le contentieux des majorations

La deuxieme chambre civile de la Cour de cassation a rendu, le 4 septembre 2025, un arret de principe qui structure desormais l’ensemble du contentieux probatoire en matiere de controle URSSAF. La Cour y a enonce que le droit au proces equitable, dont le droit d’acces a un tribunal est une composante, implique que chaque partie a l’instance soit en mesure d’apporter la preuve des elements necessaires au succes de ses pretentions. Ce droit a la preuve doit etre concilie avec les modalites propres a la declaration, au calcul et au paiement des cotisations et contributions sociales qui reposent sur un systeme declaratif, sous la seule responsabilite de l’employeur [[ Cass. 2e civ., 4 septembre 2025, n° 22-17.437, FS-B, https://www.courdecassation.fr/decision/6932be8e72f940f4b6cae86b. ]].

La Cour de cassation a etabli une distinction fondamentale entre les pieces qui peuvent etre produites pour la premiere fois devant le juge et celles dont la production est irrevocablement limitee a la phase de controle ou a la phase contradictoire. Aux termes de sa motivation, le cotisant ne peut produire pour la premiere fois devant le juge une piece qui lui a ete expressement demandee par l’organisme de recouvrement lors des operations de controle ou de la phase contradictoire. En outre, lorsque la charge de la preuve de la conformite a la legislation de securite sociale des informations declarees incombe au cotisant, celui-ci doit produire les pieces justificatives au cours du controle ou de la phase contradictoire. La Cour enumere, a titre d’exemples, l’application des regles de deduction des frais professionnels, l’application de la tolerance administrative d’exclusion de l’assiette de cotisations, la taxation forfaitaire ou l’evaluation forfaitaire des cotisations en matiere de travail dissimule [[ Cass. 2e civ., 24 novembre 2016, n° 15-20.493 ; Cass. 2e civ., 7 janvier 2021, n° 19-20.035 ; Cass. 2e civ., 14 mars 2019, n° 17-28.099 ; Cass. 2e civ., 9 novembre 2017, n° 16-25.690, Bull. 2017, II, n° 209. ]].

La cour d’appel de Nimes, faisant application de cette doctrine dans un arret du 4 decembre 2025, a infirme le jugement de premiere instance qui avait ecarte un chef de redressement au motif que la societe cotisante avait produit posterieurement au controle une convention de mise a disposition d’un vehicule dont l’existence etait alleguee. La cour a retenu que l’absence de production, a l’occasion des operations de controle et plus particulierement avant la fin de la periode contradictoire, des elements necessaires aux verifications, prive l’entreprise controlee de la possibilite d’apporter ulterieurement des elements contraires aux constatations de l’inspecteur [[ CA Nimes, 4 decembre 2025, n° 24/01799, https://www.courdecassation.fr/decision/6932be8e72f940f4b6cae86b. ]]. Ce faisant, elle a valide un redressement de 416 215 euros au titre de la reduction generale des cotisations et un redressement de 2 591 euros au titre de l’avantage en nature vehicule, consacrant la portee pratique de la jurisprudence de la Cour de cassation.

La Cour de cassation a toutefois pris soin de preciser que ces limitations du droit a la preuve, qui preservent un controle juridictionnel suffisant, sont compatibles avec les exigences de l’article 6, paragraphe 1, de la Convention europeenne des droits de l’homme, des lors que les dispositions regissant la procedure de controle garantissent au cotisant une procedure contradictoire au cours de laquelle il dispose de la faculte d’apporter des elements de preuve tant au stade du controle que durant la phase contradictoire et du droit de se faire assister du conseil de son choix et d’emettre des observations sur les chefs de redressement. La Cour se refere, sur ce point, a l’arret de la Cour europeenne des droits de l’homme du 6 novembre 2018, Ramos Nunes de Carvalho e Sa c. Portugal [[ CEDH, 6 novembre 2018, Ramos Nunes de Carvalho e Sa c. Portugal [GC], n° 55391/13. ]].

B. La proportionnalite des majorations et la question de leur nature punitive

La qualification juridique des majorations URSSAF constitue un enjeu decisif, car elle determine le regime de controle juridictionnel applicable. La jurisprudence de la Cour de cassation a longtemps considere que les majorations de retard n’avaient pas de caractere punitif, ce qui les faisait echapper au controle de proportionnalite associe aux sanctions ayant le caractere d’une punition. Cette position a toutefois evolue sous l’influence de la jurisprudence de la Cour europeenne des droits de l’homme relative au critere Engel, qui impose de verifier, au-dela de la qualification formelle retenue par le droit interne, la nature et la gravite de la sanction pour determiner si elle releve du champ penal au sens de la Convention.

Le tribunal judiciaire de Marseille, dans un jugement du 19 fevrier 2026, a fait application du nouveau dispositif legal en condamnant une societe a verser 25 826 euros, dont 6 625 euros de majorations de redressement au taux de 40 % et 914 euros de majorations de retard, apres avoir constate l’infraction de travail dissimule a l’egard de trois salaries [[ TJ Marseille, 19 fevrier 2026, n° 24/03386, https://www.courdecassation.fr/decision/69990aa4cdc6046d472d7b60. ]]. Le tribunal a rappele qu’en matiere de redressement pour travail dissimule, la preuve par l’organisme de recouvrement du caractere intentionnel de la dissimulation n’est pas exigee, le redressement ayant pour objet exclusif le recouvrement des cotisations afferentes a l’emploi dissimule. Il a egalement valide le taux de 40 % au motif que l’article L. 243-7-7, dans sa version applicable au litige, prevoyait ce taux lorsque l’infraction est commise a l’egard de plusieurs personnes.

La procedure contradictoire constitue la garantie essentielle du cotisant face aux pretentions de l’URSSAF. Aux termes de l’article R. 243-59 du Code de la securite sociale, dans sa redaction en vigueur depuis le 1er janvier 2026, la periode contradictoire est engagee a compter de la reception de la lettre d’observations par la personne controlee, qui dispose d’un delai de trente jours pour y repondre, delai pouvant etre porte a soixante jours a sa demande [[ Article R. 243-59 du Code de la securite sociale, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000053220874. ]]. Ce meme article impose que chaque observation exprimee de maniere circonstanciee par la personne controlee fasse l’objet d’une reponse motivee de l’agent charge du controle. La Charte du cotisant controle, document dont l’existence est mentionnee dans l’avis de controle et qui est publiee au Bulletin officiel de la securite sociale, presente a la personne controlee la procedure de controle et les droits dont elle dispose pendant son deroulement. Ses dispositions sont opposables aux organismes effectuant le controle.

La cour d’appel de Poitiers, dans l’arret precite du 12 fevrier 2026, a apporte une precision essentielle quant a la portee de l’obligation de reponse de l’URSSAF. La societe cotisante soutenait que l’URSSAF n’avait pas repondu a son observation relative au taux de majoration de 40 %, en violation des dispositions de l’article R. 243-59. La cour a ecarte ce moyen en jugeant que l’observation de la societe, selon laquelle  » rien ne justifie une majoration de redressement complementaire pour infraction de travail dissimule a hauteur de 40 %, l’article L. 243-7-7 du code de la securite sociale fixant cette majoration a 25 % « , ne constituait pas une observation circonstanciee, des lors que cet article prevoit expressement que la majoration est portee a 40 % lorsque la violation des interdictions definies a l’article L. 8221-1 du code du travail est commise a l’egard de plusieurs personnes [[ CA Poitiers, 12 fevrier 2026, precite. ]].

Par ailleurs, le regime de la remise gracieuse des majorations de retard, prevu par l’article R. 243-20 du Code de la securite sociale, offre au cotisant une voie de droit complementaire pour attenuer le poids financier des penalites. La cour d’appel de Paris, dans un arret du 7 fevrier 2025, a toutefois rappele que cette demande est irrecevable devant le juge du contentieux general de la securite sociale si elle n’a pas ete prealablement soumise au directeur de l’URSSAF ou a la commission de recours amiable, et que seul le tribunal judiciaire statue en dernier ressort sur les decisions prises en application de l’article R. 243-20 [[ CA Paris, 7 fevrier 2025, n° 20/00160, https://www.courdecassation.fr/decision/67a6f4960f05e223743533d1. ]]. Cette decision souligne la dualite des voies de recours : le contentieux du bien-fonde du redressement, d’une part, et la demande gracieuse de remise des majorations, d’autre part, laquelle obeit a un regime procedural distinct.

En tout etat de cause, la combinaison du durcissement legislatif des majorations et de la consolidation des garanties procedurales par la deuxieme chambre civile dessine un contentieux URSSAF en pleine recomposition. Le cotisant confronte a un redressement assorti des nouveaux taux de majoration devra articuler une strategie contentieuse combinant la contestation du bien-fonde du redressement, la verification scrupuleuse de la regularite de la procedure contradictoire, et le cas echeant, la demande de remise gracieuse des majorations. La connaissance precise de la jurisprudence recente, et notamment de l’arret du 4 septembre 2025 qui fixe le cadre applicable au droit a la preuve, constitue des lors un imperatif pour tout praticien du droit social.

Les juridictions du fond auront a se prononcer sur la compatibilite des nouveaux taux de majoration avec le principe de proportionnalite, singulierement lorsque leur application conduit a des montants de redressement sans commune mesure avec le prejudice effectivement subi par les organismes de recouvrement. La cour d’appel de Bordeaux, dans un arret du 6 fevrier 2025, a rappele que pour le calcul des cotisations des assurances sociales, des accidents du travail et des allocations familiales, sont considerees comme remunerations toutes les sommes versees aux travailleurs en contrepartie ou a l’occasion du travail [[ CA Bordeaux, 6 fevrier 2025, n° 22/03453, https://www.courdecassation.fr/decision/67a5a9ccd987368212826754. ]]. Des lors, la question de l’assiette des majorations, et notamment la possibilite pour le juge de moduler leur montant en consideration des circonstances de l’espece, se posera avec une acuite renouvelee sous l’empire des nouveaux taux. Le contentieux a venir promet d’etre nourri.

Face à un contrôle ou à un redressement, l’appui d’un avocat en droit du travail et contentieux social permet de contester utilement dans les délais.

Conclusion

La LFSS 2026 a sensiblement renforce l’arsenal repressif de l’URSSAF en elevant les taux de majoration pour travail dissimule de 25 % a 35 % et de 40 % a 50 %, tout en instituant un mecanisme de reduction en cas de paiement rapide et une echelle de progressivite accrue en cas de recidive. Ce durcissement legislatif, applicable depuis le 1er juin 2026, s’inscrit dans un contexte jurisprudentiel paradoxalement marque par un renforcement des garanties procedurales accordees au cotisant, qu’il s’agisse de l’encadrement du droit a la preuve par l’arret de principe du 4 septembre 2025, de l’obligation de reponse motivee aux observations circonstanciees ou de la consolidation de la Charte du cotisant controle dont les dispositions sont opposables a l’URSSAF. L’equilibre entre l’efficacite du recouvrement et la protection des droits du cotisant, dont le juge judiciaire est le garant, constituera l’un des axes majeurs du contentieux de la securite sociale dans les annees a venir.

Envoyez vos pièces. Recevez une stratégie.

Transmettez les pièces de votre dossier au cabinet. Maître Reda KOHEN vous répond personnellement sous 24 heures avec une première analyse stratégique.

Première analyse : 80 € TTC
Réponse personnelle sous 24 h
100 % confidentiel
Jusqu’à 1 Go de pièces

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».