Article 490-2 du Code civil
Définition et application par la jurisprudence
Texte de loi
Article 490-2
Quel que soit le régime de protection applicable, le logement de la personne protégée et les meubles meublants dont il est garni doivent être conservés à sa disposition aussi longtemps qu’il est possible. Le pouvoir d’administrer, en ce qui touche ces biens, ne permet que des conventions de jouissance précaire, lesquelles devront cesser, malgré toutes dispositions ou stipulations contraires, dès le retour de la personne protégée. S’il devient nécessaire ou s’il est de l’intérêt de la personne protégée qu’il soit disposé des droits relatifs à l’habitation ou que le mobilier soit aliéné, l’acte devra être autorisé par le juge des tutelles, après avis du médecin traitant, sans préjudice des autres formalités que peut requérir la nature des biens. Les souvenirs et autres objets de caractère personnel seront toujours exceptés de l’aliénation et devront être gardés à la disposition de la personne protégée, le cas échéant, par les soins de l’établissement de traitement.
Source : Légifrance (DILA) – Licence Ouverte 2.0
Application par la jurisprudence
Nota bene — Art. 490-2 anc. C. civ.: la jurisprudence rappelle que le logement de la personne protégée et ses meubles meublants doivent être conservés à sa disposition, et que l’administration ne peut conclure que des conventions d’occupation précaires, qui cessent de plein droit au retour de l’intéressé. Toute aliénation des droits relatifs à l’habitation ou du mobilier requiert l’autorisation du juge des tutelles, après avis du médecin traitant, à peine de nullité des actes passés sans cette autorisation. Les souvenirs et objets personnels sont exclus de toute vente et doivent être gardés, la responsabilité du tuteur ou du mandataire pouvant être engagée en cas d’atteinte à ces garanties.
Jurisprudence citant cet article
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