Cabinet Kohen Avocats · Paris

—

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse : 80 € TTC, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Article 491-2 – Code civil

Article 491-2 du Code civil

Définition et application par la jurisprudence


Texte de loi

Article 491-2

Le majeur placé sous la sauvegarde de justice conserve l’exercice de ses droits. Toutefois, les actes qu’il a passés et les engagements qu’il a contractés pourront être rescindés pour simple lésion ou réduits en cas d’excès lors même qu’ils ne pourraient être annulés en vertu de l’article 489 . Les tribunaux prendront, à ce sujet, en considération, la fortune de la personne protégée, la bonne ou mauvaise foi de ceux qui auront traité avec elle, l’utilité ou l’inutilité de l’opération. L’action en rescision ou en réduction peut être exercée, du vivant de la personne, par tous ceux qui auraient qualité pour demander l’ouverture d’une tutelle, et après sa mort, par ses héritiers. Elle s’éteint par le délai prévu à l’article 1304 .

Source : Légifrance (DILA) – Licence Ouverte 2.0

Consulter sur Légifrance

Application par la jurisprudence

Nota bene — l’article 491-2 relevait de l’ancien régime des majeurs protégés et a été abrogé par la réforme du 5 mars 2007; la jurisprudence en applique désormais l’esprit à travers les articles 415 et s. du Code civil, en contrôlant l’utilité et la proportionnalité de la mesure au regard de l’intérêt de la personne.
Concrètement, les juges exigent les autorisations nécessaires pour les actes de disposition et renforcent la protection des biens essentiels, notamment le logement et les meubles meublants, aujourd’hui traités dans le cadre des textes post‑réforme (ex‑491‑2 voisin de l’actuel art. 426).
Ils privilégient le maintien à la disposition de la personne des éléments de vie courante et des souvenirs, sauf nécessité dûment justifiée, et censurent les atteintes non proportionnées.
En pratique, on retrouve une continuité des solutions: primauté de l’intérêt de la personne, contrôle du juge des tutelles, et restriction des aliénations aux cas strictement nécessaires.


Jurisprudence citant cet article

Aucune jurisprudence analysée pour le moment.


Besoin d’un conseil ?

Notre cabinet intervient sur Paris et en France entière pour toute question relative à l’application de cet article.

Téléphone : 06 46 60 58 22

Prendre rendez-vous

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».