Domicile, logement vacant, meublé de tourisme — occupants sans droit ni titre

Avocat squat à Paris : qualifier l'occupation, engager la procédure de libération.

Un domicile occupé, une maison vide investie, un voyageur Airbnb qui reste après son séjour : la procédure dépend des conditions d'entrée et du titre invoqué. Le cabinet vérifie les preuves, examine la voie préfectorale et prépare, lorsque nécessaire, une demande judiciaire d'expulsion et d'indemnité d'occupation.

Les quarante-huit heures de l'article 38 concernent la décision du préfet après réception de la demande, sans garantir une évacuation dans ce délai.

Squat et occupation illicite · Paris

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Transmettez le titre de propriété, les constats, la plainte et les échanges avec l'occupant : le cabinet détermine la procédure adaptée aux pièces disponibles.

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Cabinet Kohen Avocats, Paris 17

Expulsion d'un squatteur : les preuves qui orientent la procédure

Maître Reda Kohen, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KohenAvocat au Barreau de Paris

Droit immobilier · Paris 17e

Ce que fait un avocat squat à Paris

  • Barreau de Paris
  • Droit immobilier
  • Expulsion et occupation illicite

Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris, reçoit au 11 rue Margueritte, 75017 Paris, pour examiner les pièces et les démarches engagées.

Le mot squat recouvre des situations juridiquement différentes : entrée par effraction, maintien après une location touristique, hébergement gratuit révoqué ou séparation conjugale. Le cabinet reconstitue l'entrée dans les lieux et recherche l'existence d'un contrat, d'une autorisation ou d'une décision familiale autorisant l'occupation.

L'article 38 de la loi du 5 mars 2007 organise une évacuation administrative sous conditions, dans sa rédaction applicable au 25 octobre 2026. Le référé expulsion permet parallèlement de demander au juge de faire cesser une occupation manifestement illicite, conformément à l'article 835 du code de procédure civile. Le choix tient compte des preuves, des délais d'exécution applicables et de la demande éventuelle d'indemnité d'occupation.

Transmettez ce que vous avez, même incomplet : le cabinet hiérarchise et complète avec vous en urgence au 06 46 60 58 22.

Fiche officielle sur l'annuaire des avocats de France (CNB)Cabinet au 11 rue Margueritte, 75017 Paris

L'entrée dans les lieux

Une occupation sans titre ne démontre pas, à elle seule, une entrée par voie de fait : les circonstances matérielles doivent être documentées.

La procédure préfectorale

Le dossier réunit plainte, preuve du domicile ou de la propriété et constat de l'occupation illicite par une autorité habilitée.

L'exécution de l'expulsion

Le délai suivant le commandement et la trêve hivernale obéissent à des règles distinctes, dont les exceptions doivent être examinées séparément.

Les règles

Loi sur les squatteurs : les conditions de l'évacuation et de l'expulsion

La qualification de l'occupation commande le choix de la procédure et les conditions de sa mise en oeuvre.

  1. La voie administrative suppose les conditions de l'article 38 de la loi n° 2007-290 du 5 mars 2007 : plainte, preuve du domicile ou de la propriété et constat habilité. Le texte vise notamment l'entrée par manoeuvres, menaces, voies de fait ou contraintes, ainsi que le maintien après expiration d'une location de meublé de tourisme.
  2. L'article 835 du code de procédure civile permet au juge des référés de faire cesser un trouble manifestement illicite. La Cour de cassation rappelle que « toute occupation sans droit ni titre du bien d'autrui constitue un trouble manifestement illicite » (Cass. 3e civ., 4 juillet 2019, n° 18-17.119).
  3. L'article L. 412-1 du code des procédures civiles d'exécution prévoit deux mois après le commandement pour l'expulsion d'un lieu habité. Ce délai ne s'applique pas si le juge constate la mauvaise foi ou une entrée par les procédés illicites prévus au texte. Toutefois, « l'existence d'une voie de fait ne saurait résulter de la simple occupation sans droit ni titre des locaux » (TJ Toulouse, JCP REFERES, 28 janvier 2025, n° 24/03270).
  4. L'article L. 412-6 du même code organise la trêve hivernale et ses exceptions, distinctes de celles du délai suivant le commandement. Le tribunal de Paris a refusé d'écarter les protections demandées : « la requérante ne rapporte pas la preuve de ce qu'ils s'y sont introduits à l'aide de manœuvres, menaces, voies de fait ou de contrainte » (TJ Paris, PCP JCP référé, 25 novembre 2025, n° 25/07738).

La mauvaise foi peut exclure le délai de deux mois sans supprimer automatiquement la trêve hivernale : chaque exception exige sa propre démonstration.

Vos pièces

Squatteur dans une maison : les pièces à réunir

Les documents doivent établir votre droit, les conditions d'entrée et l'absence de titre actuel de l'occupant.

Position A

Domicile ou logement occupé illicitement

  • Titre de propriété et justificatifs du domicile, selon la situation
  • Plainte déposée et constat de l'occupation illicite
  • Photographies datées des accès et des traces d'effraction
  • Chronologie de découverte et échanges avec les autorités ou l'occupant

Position B

Entrée initialement autorisée

  • Réservation Airbnb, contrat saisonnier ou convention d'hébergement
  • Date convenue de départ et éventuels accords de prolongation
  • Courriers mettant fin à l'autorisation et preuves de leur réception
  • Bail, titre de propriété et décisions familiales en cas de séparation

Évitez toute expulsion privée par menaces, violences ou contrainte : l'article 226-4-2 du code pénal sanctionne le fait de forcer ainsi un occupant à partir. Préservez les preuves et soumettez les conditions de reprise des lieux au cabinet.

Le cabinet traite aussi :

  • Expulsion locative
  • Baux d'habitation
  • Locations saisonnières
  • Indemnités d'occupation

La méthode

Comment le cabinet prépare la libération des lieux

Vérifier le droit invoqué et les preuves disponibles permet de choisir une démarche adaptée à la situation constatée.

Étape 1

Reconstituer l'occupation

Le cabinet examine le titre de propriété, les circonstances d'entrée, le contrat éventuel et les notifications déjà adressées à l'occupant.

Étape 2

Choisir la procédure

Il vérifie les conditions de l'article 38 et prépare, selon le dossier, la saisine préfectorale ou une assignation en référé expulsion.

Étape 3

Présenter les demandes

L'argumentation distingue la libération des lieux, les exceptions aux délais d'exécution et la provision réclamée au titre de l'indemnité d'occupation.

Étape 4

Suivre l'exécution

Le cabinet coordonne les démarches avec le commissaire de justice et vérifie les formalités, les délais applicables et la restitution effective des lieux.

Une ordonnance d'expulsion ne dispense pas des formalités d'exécution : l'article L. 411-1 impose, sauf disposition spéciale, un titre exécutoire et un commandement de libérer les locaux.

Le calendrier

Expulser un squatteur : les étapes et les délais vérifiables

La voie administrative et la voie judiciaire suivent des calendriers distincts, sans durée globale garantie de récupération du logement.

  1. Constituer la preuve

    Rassembler le titre, documenter l'occupation et les conditions d'entrée ; déposer plainte et obtenir le constat requis pour la voie préfectorale.

  2. Saisir le préfet si les conditions sont réunies

    Décision de mise en demeure sous quarante-huit heures après réception de la demande. L'article 38 impose l'examen de la situation personnelle et familiale ; un refus doit reposer sur les conditions légales ou un motif impérieux d'intérêt général.

  3. Respecter la mise en demeure administrative

    Au moins vingt-quatre heures ; sept jours si le local n'est pas le domicile du demandeur. Lorsque le local ne constitue pas ce domicile, l'article 38 prévoit aussi la suspension de l'exécution en cas de recours en référé prévu par le texte.

  4. Obtenir une décision judiciaire lorsque cette voie est retenue

    Le juge examine l'occupation sans titre, le trouble manifestement illicite et les demandes d'indemnité, à partir des pièces produites contradictoirement.

  5. Vérifier les conditions d'exécution judiciaire

    Deux mois après le commandement pour un lieu habité, sauf exception applicable. Le cabinet vérifie séparément ce délai, la trêve hivernale et les modalités fixées par la décision avant toute opération d'expulsion.

  6. Constater la libération et arrêter les comptes

    La restitution des clés ou le procès-verbal d'expulsion établit la libération ; les demandes financières sont arrêtées selon le titre obtenu.

Les vérifications

Ce que le cabinet contrôle avant de demander l'expulsion

L'analyse porte sur le droit d'occuper autant que sur les conditions permettant la reprise effective des lieux.

  • Qualité du demandeur : propriétaire, personne dont le domicile est occupé ou personne agissant dans son intérêt et pour son compte.
  • Nature du local et de l'occupation : domicile, logement vacant, meublé de tourisme, hébergement ou logement concerné par une séparation.
  • Conditions d'entrée et fin du titre : effraction documentée, manoeuvres établies, expiration contractuelle ou révocation d'une autorisation régulièrement notifiée.
  • Régime d'exécution : mise en demeure préfectorale, commandement judiciaire, délai de deux mois et trêve hivernale, avec leurs exceptions respectives.
  • Justification de l'indemnité demandée : période d'occupation, caractéristiques du bien, valeur locative et pièces établissant les préjudices distincts éventuellement invoqués.

Synthèse

Situation, preuve, délai, action

Le terme squatteur ne suffit pas à identifier la procédure : les circonstances d'entrée et les droits actuels restent déterminants.

Situation

Domicile occupé après une entrée illicite

Preuve décisive : Justificatifs du domicile, plainte, constat habilité et éléments établissant les conditions d'entrée.

Délai : Mise en demeure administrative : délai d'exécution d'au moins vingt-quatre heures.

Action utile : Demande au préfet fondée sur l'article 38, si ses conditions sont réunies.

Situation

Maison ou appartement vacant occupé illicitement

Preuve décisive : Titre de propriété, constat de l'occupation et preuves des procédés employés pour entrer.

Délai : Sept jours pour la mise en demeure administrative si le local n'est pas le domicile du demandeur.

Action utile : Examiner la voie préfectorale ; préparer le référé expulsion lorsque la voie judiciaire est retenue.

Situation

Voyageur Airbnb restant après la fin du séjour

Preuve décisive : Contrat de meublé de tourisme, réservation, terme du séjour et absence de prolongation consentie.

Délai : Délai administratif déterminé par la qualité de domicile ou non du local pour le demandeur.

Action utile : Vérifier l'application de l'article 38 dans sa rédaction actuelle, puis choisir la démarche adaptée.

Situation

Personne hébergée gratuitement qui refuse de partir

Preuve décisive : Accord initial, conditions de l'hébergement, notification de sa fin et maintien dans les lieux.

Délai : Préavis adapté au titre initial ; examen des délais judiciaires après le commandement.

Action utile : Établir la fin de l'autorisation puis demander l'expulsion si l'absence de titre est caractérisée.

Situation

Ex-conjoint ou ancien partenaire resté dans le logement

Preuve décisive : Bail, titre de propriété, jugement de séparation et décisions relatives à l'occupation du logement.

Délai : Selon les droits établis, les décisions familiales et le régime d'exécution applicable.

Action utile : Vérifier les droits personnels de l'occupant avant de déterminer la juridiction et les demandes utiles.

Situation

Occupation sans titre avec préjudice financier

Preuve décisive : Dates d'occupation, caractéristiques du logement, références locatives et justificatifs des pertes invoquées.

Délai : Période retenue par le juge au regard des pièces et de la libération effective.

Action utile : Chiffrer l'indemnité d'occupation ; demander une provision en référé si l'obligation n'est pas sérieusement contestable.

Questions fréquentes

Vos questions : squat, expulsion et occupants sans titre

Un squatteur occupe ma maison : que faire en premier ?

Commencez par réunir les documents établissant votre droit sur le bien et les éléments décrivant les circonstances de l'entrée dans les lieux. Pour la voie préfectorale, l'article 38 exige une plainte, la preuve du domicile ou de la propriété et un constat de l'occupation illicite. Ce constat doit émaner d'un officier de police judiciaire, du maire ou d'un commissaire de justice, selon les termes du texte. Les photographies des accès et les échanges écrits complètent le dossier, sans remplacer ce constat ni démontrer nécessairement l'imputabilité d'une effraction. Le cabinet examine ensuite la procédure administrative et la possibilité d'un référé expulsion, en fonction des preuves et du titre éventuellement invoqué. Évitez de forcer personnellement l'occupant à partir par menaces ou contrainte : cette expulsion privée est sanctionnée par l'article 226-4-2 du code pénal.

Loi 48h squat : faut-il découvrir les squatteurs avant quarante-huit heures ?

L'article 38 ne fixe pas un délai de quarante-huit heures après l'entrée dans les lieux pour conserver le droit de demander l'évacuation. Cette durée concerne la décision de mise en demeure du préfet, à compter de la réception de la demande, après examen de la situation personnelle et familiale. Elle ne correspond donc ni à une prescription de votre demande ni à une promesse de récupération matérielle du logement. La mise en demeure comporte ensuite un délai d'exécution d'au moins vingt-quatre heures lorsque le local constitue le domicile du demandeur. Lorsque ce n'est pas son domicile, ce délai est porté à sept jours, avec un mécanisme de suspension en cas de recours en référé prévu par le texte. Le cabinet distingue ces étapes pour présenter une demande étayée et apprécier les suites d'une absence de départ.

La loi sur les squatteurs protège-t-elle aussi un logement vacant ?

La procédure administrative de l'article 38 ne se limite pas à une résidence principale : elle vise aussi un local à usage d'habitation. Pour un logement vacant, il faut notamment établir la propriété et les conditions d'introduction illicite requises, puis joindre la plainte et le constat habilité. Une maison vide ne dispense donc pas de documenter les manoeuvres, menaces, voies de fait ou contraintes invoquées à l'appui de la demande. Si le local n'est pas le domicile du demandeur, la mise en demeure administrative comporte le délai de sept jours prévu par le texte. La voie judiciaire reste à examiner lorsque la situation ou les preuves justifient une demande d'expulsion devant le juge compétent. Les exceptions à la trêve hivernale judiciaire sont alors appréciées séparément, car le domicile d'autrui et les autres lieux ne relèvent pas exactement du même régime.

Un occupant Airbnb refuse de partir : la procédure préfectorale est-elle possible ?

La rédaction de l'article 38 en vigueur depuis le 20 août 2026 vise expressément le maintien après expiration d'un contrat de location de meublé de tourisme. Il serait donc inexact d'exclure cette procédure au seul motif que l'entrée initiale avait été autorisée pour un séjour touristique. Il faut toutefois vérifier que le contrat concerne effectivement un meublé de tourisme, au sens de l'article L. 324-1-1 du code du tourisme, et que son terme est établi. La seule présence d'une réservation sur une plateforme ne remplace pas l'analyse du contrat, de ses prolongations et des pièces disponibles. Transmettez la réservation, les dates convenues, les échanges et les documents établissant votre propriété, afin de préparer la plainte et le constat requis. Le cabinet examine la saisine préfectorale et, selon les contestations soulevées, la voie judiciaire permettant de demander l'expulsion et une indemnité d'occupation.

Comment faire partir une personne hébergée gratuitement qui refuse de quitter les lieux ?

Il faut d'abord déterminer les conditions de l'autorisation initiale, son éventuel terme et la manière dont sa cessation a été notifiée à l'occupant. Un hébergement gratuit ne doit pas être présenté comme une entrée par effraction lorsque vous avez personnellement autorisé l'installation dans votre logement. Dans une affaire d'hébergement sans terme, le tribunal de Grenoble a examiné la révocation de l'autorisation et le respect d'un préavis raisonnable. Il retient ensuite : « Le maintien dans les lieux au-delà de ce délai caractérise ainsi un trouble manifestement illicite » (TJ Grenoble, Ch4.3 JCP, 8 octobre 2026, n° 26/00134). Cette décision ne fixe aucun préavis universel applicable à tous les hébergements, dont les circonstances et les conventions peuvent être différentes. Le cabinet examine les écrits disponibles avant de préparer la notification adaptée, puis la demande d'expulsion si le maintien devient illicite.

Mon ex-conjoint reste dans le logement : puis-je le faire expulser comme un squatteur ?

La séparation ne permet pas, à elle seule, de considérer un ancien conjoint comme un occupant sans droit ni titre du logement. Le cabinet vérifie le bail, la propriété du bien et les décisions familiales pouvant autoriser ou organiser la jouissance du logement. L'article 1751 du code civil prévoit notamment la cotitularité du bail du logement servant effectivement à l'habitation des époux, même si le bail précède le mariage. Il prévoit également que le droit au bail peut être attribué à l'un des époux lors du divorce ou de la séparation de corps. Un titre personnel ou une décision d'attribution doit donc être examiné avant de solliciter une expulsion pour occupation sans droit ni titre. Transmettez les actes et jugements disponibles : ils déterminent les droits actuels de chacun, la juridiction à saisir et les demandes envisageables.

L'expulsion d'un squatteur est-elle possible pendant la trêve hivernale ?

L'article L. 412-6 prévoit un sursis aux expulsions judiciaires du 1er novembre au 31 mars, sauf notamment un relogement répondant aux conditions légales. Ce sursis ne s'applique pas à l'expulsion motivée par une introduction sans titre dans le domicile d'autrui par les procédés illicites visés au texte. Pour une entrée par ces procédés dans un autre lieu, le juge peut supprimer ou réduire le bénéfice de la trêve. La preuve de ces circonstances reste nécessaire : qualifier simplement l'occupant de squatteur ne suffit pas à obtenir l'application d'une exception légale. Le tribunal de Paris l'a rappelé dans sa décision précitée du 25 novembre 2025, en refusant d'écarter les protections faute de preuve des procédés d'entrée invoqués. Enfin, la mauvaise foi visée par l'article L. 412-1 concerne le délai suivant le commandement et ne supprime pas automatiquement la trêve.

Peut-on réclamer une indemnité d'occupation à un squatteur ?

Une demande d'indemnité d'occupation doit être chiffrée et justifiée, en précisant la période concernée ainsi que les éléments établissant la valeur locative du bien. En référé, l'article 835 permet d'accorder une provision lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable, dans la limite de ce qui est établi. Le tribunal de Toulouse a ainsi rejeté une demande insuffisamment documentée : « La demande d'indemnité mensuelle d'occupation sera donc rejetée comme non justifiée. » Dans les motifs de sa décision précitée du 28 janvier 2025, il relève notamment l'absence d'éléments permettant de vérifier la valeur locative. Le cabinet rassemble les caractéristiques du logement, les références locatives et les pièces établissant les dates d'occupation et de restitution effective. Les dégradations ou autres préjudices distincts éventuellement invoqués doivent être documentés séparément, sans les confondre avec la seule privation de jouissance.

Comment un avocat squat à Paris prépare-t-il un référé expulsion ?

Le cabinet commence par établir votre qualité pour agir, l'occupation effective du bien et l'absence de titre permettant à l'occupant de s'y maintenir. Les pièces doivent aussi permettre de répondre à une autorisation d'hébergement, à un contrat ou à une décision familiale invoqués en défense. L'assignation présente ensuite le trouble manifestement illicite, les demandes relatives aux délais d'exécution et, lorsqu'elle est justifiée, une provision sur l'indemnité d'occupation. L'article 835 permet de faire cesser ce trouble même en présence d'une contestation sérieuse, dès lors que son caractère manifestement illicite est établi. Le calendrier d'audience et l'exécution dépendent du dossier ; aucune durée globale de récupération du logement ne peut être déduite du seul recours au référé. L'étude préalable est proposée à 80 € TTC ; elle permet une première analyse des documents transmis avant de déterminer les démarches adaptées.

Un logement à récupérer ? Faites examiner vos pièces et vos droits.

Transmettez le titre, les constats et les échanges disponibles : le cabinet examine les conditions d'évacuation ou d'expulsion au 06 46 60 58 22.

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