Cabinet Kohen Avocats · Paris

—

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse : 80 € TTC, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Article généré par une intelligence artificielle, selon un processus conçu et contrôlé par le cabinet

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Chute sur un trottoir : qui est responsable et comment obtenir une indemnisation ?

Une chute dans un trou du trottoir peut laisser une fracture, des frais et une question immédiate : qui doit indemniser le piéton, la mairie ou le propriétaire de l’immeuble voisin ? Le 26 octobre 2026, Actu Nice rapporte le rejet d’une demande après une chute imputée à une dalle défectueuse. Cette actualité rappelle une difficulté concrète : constater une blessure et photographier un trottoir abîmé ne suffit pas toujours à établir la responsabilité de celui qui en assure l’entretien.

Pour obtenir une indemnisation, il faut d’abord identifier le statut du passage et son gestionnaire, puis relier précisément le défaut à la chute. Sur un ouvrage public, les circonstances de l’accident, la visibilité de l’obstacle et les éléments produits par la collectivité sont déterminants. Devant un logement, le devoir de balayage éventuellement imposé au riverain ne se confond pas avec la réfection d’une dalle ou d’une plaque de voirie. Les responsabilités ne se déduisent donc ni de la proximité d’une façade ni de la seule existence d’un trou.

La bonne démarche consiste à préserver les preuves sans retarder les soins, à constituer un dossier médical et financier, puis à adresser une demande adaptée au bon interlocuteur. Il faut aussi distinguer le signalement destiné à faire sécuriser le passage de la réclamation qui demande réparation. Les décisions examinées ci-dessous montrent pourquoi certains dossiers sont rejetés et pourquoi d’autres aboutissent à une indemnisation partielle.

I. Chute sur un trottoir : qui est responsable du trou ou de la dalle défectueuse ?

A. Mairie, propriétaire ou locataire : qui doit entretenir le trottoir ?

Le premier document utile n’est pas nécessairement le contrat d’assurance : c’est celui qui permet d’identifier le passage. Un trottoir public, une allée intérieure de résidence, un accès privé ouvert au passage et le seuil d’un commerce ne doivent pas être traités comme un seul et même espace. Demandez au service de voirie de préciser le statut de l’emplacement et l’identité de la personne qui en assure la gestion. Une photographie de la façade la plus proche ne répond pas à ces questions.

Pour les voies communales, l’article L. 141-1 du Code de la voirie routière énonce : « Les voies qui font partie du domaine public routier communal sont dénommées voies communales. » L’article L. 141-8 du même code classe leurs dépenses d’entretien parmi les dépenses obligatoires des communes. Ces textes donnent un cadre, mais ils ne permettent pas d’attribuer toute portion de trottoir à une commune sans vérifier la situation locale et les éventuels transferts de gestion.

Le maire dispose également de pouvoirs de police. L’article L. 2212-2 du Code général des collectivités territoriales vise notamment « la sûreté et la commodité du passage dans les rues, quais, places et voies publiques », comprenant le nettoiement, l’éclairage et l’enlèvement des encombrements. Il faut cependant distinguer ce pouvoir de police, la gestion de l’ouvrage et l’obligation concrète éventuellement imposée à un riverain par un arrêté local.

Si la mairie ou un assureur invoque un arrêté qui impose de nettoyer devant les immeubles, demandez-en une copie complète. Vérifiez l’espace concerné, les personnes visées et les opérations exigées. Balayer des feuilles ou retirer de la neige n’est pas refaire une dalle descellée. La présence d’une obligation de nettoyage ne permet donc pas, à elle seule, de conclure que le propriétaire voisin serait chargé de toute réparation de voirie ou de tout accident survenu devant son bien.

Une ordonnance du tribunal judiciaire d’Évry du 6 janvier 2026, RG n° 23/05426, illustre cette distinction sur le terrain de la compétence. Une piétonne, blessée sur un trottoir verglacé, avait engagé une action contre une société riveraine et ses assureurs après que la commune avait invoqué un arrêté d’entretien. Le juge a retenu la compétence administrative, malgré cet arrêté. Cette ordonnance de première instance tranche l’orientation de ce litige ; elle ne constitue ni une condamnation du riverain ni une décision accordant une indemnisation à la victime.

Pour un passage privé, l’analyse peut relever d’autres fondements. L’article 1240 du Code civil dispose : « Tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. » L’article 1242 du même code vise aussi le dommage causé par les choses que l’on a sous sa garde. Identifier le propriétaire, l’occupant et la personne qui maîtrise effectivement l’aménagement reste nécessaire avant de choisir le fondement et le défendeur.

Dans un dossier de responsabilité et entretien en copropriété, rassemblez le règlement, les plans disponibles, les contrats d’entretien et les échanges avec le syndic. Ils aident à situer la limite entre espace public, parties communes et accès particulier. Le nom du syndic sur une boîte aux lettres ne prouve pas que le passage relève de sa gestion. À l’inverse, un sol ressemblant au trottoir extérieur peut se trouver dans l’emprise privée de l’immeuble.

La question de départ doit ainsi rester précise : quel équipement a causé la chute, où se trouve-t-il et qui en répond dans le régime applicable ? Si la difficulté concerne la neige ou le verglas plutôt qu’un défaut structurel, les obligations de déneigement devant le logement appellent une analyse propre. Une réclamation relative à une excavation ne doit pas reprendre mécaniquement les arguments d’un accident sur sol gelé.

B. Chute dans un trou du trottoir : quelles preuves faut-il pour être indemnisé ?

Le raisonnement applicable à l’usager d’un ouvrage public ressort nettement de l’arrêt de la cour administrative d’appel de Paris du 27 décembre 2022, n° 21PA03047, point 2. La victime doit établir la matérialité des faits, la réalité du préjudice et « l’existence d’un lien de causalité direct entre l’ouvrage et le dommage ». La collectivité peut ensuite établir l’entretien normal de l’ouvrage, une faute de la victime ou un événement de force majeure. Il ne s’agit donc ni d’une indemnisation automatique ni d’une obligation pour le piéton de démontrer d’emblée une faute personnelle d’un agent municipal.

La priorité reste de recevoir les soins nécessaires. Si votre état le permet, ou par l’intermédiaire d’un proche, faites conserver des vues du lieu : une photographie large avec l’adresse, une autre montrant votre cheminement et une vue rapprochée du défaut. Un repère de mesure peut aider à comprendre le relief, à condition de ne pas vous exposer à un nouvel accident. Conservez les fichiers originaux et notez qui les a pris, à quel moment et dans quelles conditions.

La photographie doit pouvoir être reliée au point de chute. Un gros plan d’un trou non localisable laisse ouverte la question essentielle : est-ce cet endroit qui a provoqué l’accident ? Indiquez le côté de la rue, le numéro voisin, le sens de déplacement, la position de l’obstacle et l’emplacement où vous êtes tombé. Un croquis simple, cohérent avec les images et les témoignages, peut rendre l’ensemble beaucoup plus compréhensible.

Les témoins doivent décrire ce qu’ils ont personnellement observé. Celui qui a vu le pied heurter une dalle n’apporte pas la même information que celui qui vous a seulement aidé à vous relever. Demandez leurs coordonnées et une description concrète, sans leur suggérer de conclusion sur la responsabilité. Les documents des secours ou du service médical peuvent corroborer une intervention et une blessure ; ils ne remplacent pas nécessairement la preuve du mécanisme de la chute.

Il faut aussi documenter les circonstances susceptibles d’être discutées : heure, éclairage, pluie, largeur du passage, présence d’un chantier, barrières, couleur de la plaque et possibilité de contourner l’obstacle. Une description honnête est préférable à l’affirmation générale que le trou était impossible à voir. Si les photographies ont été prises après une réparation ou dans une lumière différente, indiquez-le au lieu de les présenter comme une reproduction exacte de la scène.

Dans l’affaire parisienne du 27 décembre 2022, n° 21PA03047, point 3, les témoignages établissaient la chute et le rôle d’une plaque d’égout. La demande a pourtant été rejetée : la cour a retenu que l’obstacle se distinguait du revêtement, était visible en plein jour et ne présentait pas, dans ces circonstances, un risque excédant ceux auxquels un piéton normalement attentif devait s’attendre. Prouver le contact avec l’ouvrage ne règle donc pas toute l’analyse de responsabilité.

Il serait tout aussi trompeur de transformer cet arrêt en règle selon laquelle une plaque visible ne donnerait jamais lieu à réparation. Les juges examinent un ensemble de circonstances. Les décisions ici présentées ne fixent pas un seuil universel, exprimé en centimètres, qui séparerait automatiquement les accidents indemnisables des autres. Mesurer reste utile pour décrire l’obstacle ; présenter une hauteur comme une garantie de succès ne serait pas justifié par ces sources.

À l’inverse, dans l’arrêt de la cour administrative d’appel de Bordeaux du 10 juillet 2025, n° 23BX02648, points 4 et 5, plusieurs témoignages directs ont permis de situer précisément deux chutes. Des photographies et un constat postérieur, rapprochés de ces témoignages, ont convaincu la cour de l’état fortement dégradé du trottoir. Leur caractère tardif n’a donc pas entraîné, à lui seul, le rejet du dossier. Cette appréciation d’ensemble n’enlève rien à l’intérêt de conserver les éléments aussi tôt que possible.

Enfin, réunissez les preuves du dommage dans un dossier séparé : comptes rendus médicaux, prescriptions, frais effectivement supportés, arrêts d’activité, justificatifs de revenus et besoins d’aide. Classez chaque pièce avec l’événement auquel elle se rapporte, particulièrement si plusieurs accidents ou pathologies se succèdent. Une blessure réelle peut être insuffisamment documentée sur le plan financier ; une dépense justifiée peut, inversement, ne pas être reliée à la chute litigieuse.

II. Indemnisation d’une chute sur la voie publique : comment réclamer et contester un refus ?

A. Comment adresser une demande d’indemnisation à la mairie et préparer le chiffrage ?

Signaler un trou et demander une indemnisation sont deux démarches différentes. Le signalement attire l’attention du service de voirie sur un danger ; la réclamation expose un accident, désigne l’ouvrage et demande réparation de préjudices. Conservez les deux échanges. Si un service vous répond qu’il va réparer, cette annonce ne vaut pas nécessairement reconnaissance de responsabilité pour votre chute et ne dispense pas de formuler votre demande indemnitaire.

L’article R. 421-1 du Code de justice administrative prévoit expressément : « Lorsque la requête tend au paiement d’une somme d’argent, elle n’est recevable qu’après l’intervention de la décision prise par l’administration sur une demande préalablement formée devant elle. » Pour une action indemnitaire contre l’administration, il faut donc préparer cette demande préalable et conserver la preuve de sa réception, puis la réponse reçue. Un échange téléphonique sans document exploitable complique la reconstitution du dossier.

La lettre doit permettre à son destinataire de comprendre les faits sans devoir les deviner. Présentez votre identité, la date et le lieu exacts, votre déplacement, l’obstacle concerné, l’intervention éventuelle des secours et les blessures constatées. Joignez un bordereau des photographies, témoignages et pièces médicales. Exposez ce qui relie le défaut à l’accident, puis demandez réparation en distinguant les postes déjà justifiés de ceux qui nécessitent encore une évaluation.

Un courrier peut ainsi expliquer que votre pied a heurté le bord précis d’une dalle, renvoyer à une photographie localisée et à un témoin, puis détailler les conséquences documentées. Il est moins utile d’accumuler des reproches généraux sur l’état de toute la rue. De même, recopier une décision concernant un autre type d’ouvrage ne remplace pas la démonstration de vos propres circonstances. Le raisonnement juridique accompagne les preuves ; il ne les crée pas.

Pour le chiffrage, utilisez un relevé lisible : nature du préjudice, période concernée, justificatif, montant demandé et sommes éventuellement déjà versées. Distinguez les frais de soins restant effectivement à votre charge, les frais de déplacement, l’aide nécessaire et les pertes professionnelles alléguées. Pour ces dernières, les pièces doivent permettre d’examiner la baisse réelle liée à l’accident, plutôt que d’attribuer toute variation de chiffre d’affaires à la seule chute.

L’arrêt de Bordeaux du 10 juillet 2025, n° 23BX02648, points 7 à 13, fournit un exemple particulièrement utile. La cour n’a pas accepté toutes les sommes sollicitées : elle a examiné les justificatifs d’aide, les arrêts d’activité et le lien entre les accidents et les pertes professionnelles. Elle a fixé l’indemnité globale à 2 729 euros après le partage de responsabilité retenu. Ce montant correspond à ce dossier et ne constitue pas un barème pour une entorse ou une chute sur trottoir.

La même décision montre que la responsabilité peut être partagée. La cour a mis à la charge de la collectivité la moitié des conséquences dommageables, en tenant compte de la connaissance que la victime avait du trottoir et de son inattention. Il faut donc distinguer l’évaluation des préjudices et la proportion finalement imputée au défendeur : le montant de chaque dommage ne correspond pas toujours à la somme effectivement allouée. Cette réduction est celle de l’affaire n° 23BX02648, point 5, sans taux automatique transposable à un autre accident.

Si l’état médical doit être éclairci, une expertise peut être envisagée. L’article R. 532-1 du Code de justice administrative permet au juge des référés, même en l’absence de décision administrative préalable, de prescrire une mesure utile d’expertise ou d’instruction. Cette possibilité doit être distinguée de l’exigence de demande préalable applicable à la requête tendant au paiement d’une somme. La mission sollicitée doit correspondre à ce qui reste à établir : circonstances techniques, conséquences corporelles ou autre question utile.

Une expertise médicale ne tranche pas, à elle seule, l’identité du responsable. Dans l’arrêt parisien n° 21PA03047, points 1 à 4, une expertise avait été réalisée avant que la demande soit rejetée sur la responsabilité. Avant d’engager de nouveaux frais, il faut donc savoir si le débat porte sur les séquelles ou sur la possibilité même d’imputer l’accident à l’ouvrage. Un dossier médical détaillé ne corrige pas une localisation incertaine.

B. Refus de la mairie : quel recours et quelles vérifications à Paris ou en Île-de-France ?

Un refus doit être relu en distinguant ses motifs. La collectivité conteste-t-elle le lieu de la chute, le rôle du trou, le caractère anormal du défaut, son identité de gestionnaire ou le montant du préjudice ? Une réponse efficace reprend chaque objection avec les pièces correspondantes. Répéter que vous êtes réellement blessé ne répond pas à un argument selon lequel rien ne démontre que l’accident s’est produit à l’endroit photographié.

Les délais ne se calculent pas à partir d’une formule générale trouvée dans un courrier d’assurance. L’article R. 421-1 du Code de justice administrative énonce le principe d’un recours dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. L’article R. 421-5 précise que les délais de recours ne sont opposables que s’ils ont été mentionnés, avec les voies de recours, dans la notification. Conservez donc le courrier complet et les éléments de notification pour faire vérifier votre situation.

Ces dispositions ne doivent pas être transformées en affirmation selon laquelle toute absence de réponse laisserait le recours ouvert indéfiniment. Les textes cités ici ne suffisent pas à exposer tous les régimes de silence, de prescription et de notification applicables à chaque configuration. En présence d’un silence ou d’échanges successifs, faites analyser la chronologie au regard des règles propres à votre dossier ; aucun point de départ particulier n’est déduit ici du seul fait qu’un assureur a écrit ou qu’un service a réparé le trottoir.

Le choix de la juridiction dépend du litige réel. L’article R. 312-14, 2°, du Code de justice administrative attribue notamment les actions en responsabilité pour dommages de travaux publics au tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve le lieu du fait générateur. La qualification de l’espace et de l’ouvrage doit donc être établie avant de sélectionner la juridiction. Le seul domicile de la victime ne suffit pas à déterminer le tribunal dans cette hypothèse.

À Paris comme en Île-de-France, préparez un dossier localisable : arrondissement ou commune, adresse, côté de la voie, numéro voisin, plans disponibles et réponse du service gestionnaire. Un accident subi près de chez vous peut se rattacher à une emprise dont la gestion doit être vérifiée ; un déplacement pour des soins dans une autre commune ne déplace pas, à lui seul, le lieu du fait générateur visé par l’article R. 312-14, 2°. N’engagez pas une procédure contre une personne publique simplement parce que son nom apparaît sur un panneau voisin.

La représentation mérite aussi une vérification précise. L’article R. 431-2 du Code de justice administrative pose une règle de présentation par avocat, à peine d’irrecevabilité, pour les conclusions tendant notamment au paiement d’une somme. Mais l’article R. 431-3, 5° prévoit une exception lorsque le défendeur est une collectivité territoriale ou un établissement public en relevant. Affirmer que l’avocat est toujours obligatoire contre une commune serait donc inexact ; l’identité exacte du défendeur et la nature de la procédure doivent être contrôlées.

Si le dossier relève finalement d’un passage privé et du juge civil, ne transposez pas automatiquement les démarches administratives. L’article 145 du Code de procédure civile permet, sous condition d’un motif légitime, de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits utiles au litige. Sa version en vigueur prévoit aussi une compétence exclusive du lieu de l’immeuble lorsque la mesure d’instruction porte sur un immeuble. Le texte civil et le référé administratif de l’article R. 532-1 sont des voies distinctes, à choisir après qualification du dossier.

Enfin, comparez toute proposition d’accord aux éléments réellement établis : responsabilité admise ou contestée, préjudices concernés, sommes déjà versées et portée du document à signer. Une offre ne doit pas être acceptée ou refusée sur le seul montant évoqué dans une autre affaire. Préparez plutôt les questions restant sans réponse : quel poste est exclu, pour quelle raison, sur quelle pièce médicale ou financière et avec quel effet sur le règlement proposé ? C’est cette lecture qui permet une discussion utile.

Conclusion

Après une chute sur un trottoir, le dossier se construit autour de trois éléments : le bon ouvrage et son gestionnaire, des preuves précises du mécanisme de l’accident, puis des préjudices documentés. Le propriétaire de la façade voisine ne devient pas automatiquement responsable ; la présence d’un trou ne garantit pas davantage une indemnisation par la mairie.

Les décisions examinées montrent l’importance d’une analyse concrète. Un obstacle visible a conduit au rejet d’une demande parisienne ; des témoignages concordants et un trottoir fortement dégradé ont permis ailleurs une réparation partielle. Préserver les pièces, séparer la demande de sécurisation de la demande indemnitaire et répondre aux objections exactes du gestionnaire donnent au recours une base plus solide qu’une accusation générale ou qu’un montant annoncé sans justification.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».