La cession Dailly est l’outil par lequel une entreprise mobilise ses créances clients auprès d’une banque, qui les paie immédiatement contre remise d’un bordereau. Encore faut-il que ce bordereau soit régulier : l’article L. 313-23 du Code monétaire et financier énumère huit mentions obligatoires dont l’absence prive l’acte de tout effet. La Cour de cassation, par un arrêt du 15 mars 2023 (Cass. com., n° 21-24.490, Publié au Bulletin), a confirmé qu’un bordereau Dailly dépourvu de date est privé de toute portée et qu’aucune notification ultérieure ne permet de suppléer cette omission. Cette page expose les conditions de validité du bordereau Dailly et les voies ouvertes au débiteur cédé qui en conteste la régularité.
Comment ça se passe.
Les conditions de validité du bordereau Dailly et la sanction des irrégularités.
Date manquante, mentions incomplètes, notification irrégulière, défaut d’acceptation écrite : autant de failles qui peuvent priver la cession de tout effet ou rendre les exceptions du débiteur opposables au cessionnaire. La rigueur formelle de l’article L. 313-23 du Code monétaire et financier est la contrepartie de la simplicité du dispositif.