Vous êtes fournisseur, distributeur, sous-traitant ou prestataire, et votre partenaire commercial vient de vous annoncer la fin de la relation avec un préavis que vous jugez dérisoire. Vous êtes au contraire l’auteur d’une décision de cessation et l’on vous menace d’une action en rupture brutale. L’article L. 442-1, II, du Code de commerce sanctionne celui qui rompt brutalement, même partiellement, une relation commerciale établie sans préavis écrit tenant compte notamment de la durée de la relation. Trois arrêts récents de la chambre commerciale (Cass. com. 26 février 2025, n° 23-50.012 ; Cass. com. 19 mars 2025, n° 23-23.507 ; Cass. com. 7 décembre 2022, n° 19-22.538) ont resserré les critères du préavis effectif et de la notification utile.
Comment ça se passe.
Le cadre légal de la rupture brutale et le préavis suffisant.
L’écrit doit fixer la date de fin sans équivoque, les volumes et les conditions doivent se maintenir pendant son exécution, et la durée doit refléter l’ancienneté, la dépendance et les usages du secteur. La stratégie procédurale se construit avant l’envoi du courrier ou dès sa réception.