Votre fournisseur, votre prestataire informatique ou votre bailleur d’origine a cédé son contrat à un tiers, sans vous demander votre accord. Le cessionnaire vous réclame désormais le paiement, l’exécution ou la résiliation. L’article 1216 du Code civil pose une règle simple : la cession de contrat n’est valable qu’avec l’accord du cédé, et faute d’accord, la cession n’est pas nulle mais inopposable au cédé. La Cour de cassation a précisé chaque étape : accord non équivoque, accord par avance, notification, prise d’acte par paiement, libération du cédant. Reconstituer la chaîne des consentements conditionne tous les recours de l’entreprise.
Comment ça se passe.
Le régime de la cession de contrat issu de l’article 1216.
Distinguer inopposabilité et nullité, identifier l’accord par avance, neutraliser les actes de prise d’acte, articuler avec la libération du cédant : la stratégie se joue avant tout sur la précision du raisonnement juridique.