Recouvrement de créances — fournisseurs et prestataires
Avocat recouvrement de créances commerciales à Paris : obtenir un titre et faire payer.
Certaine, liquide, exigible : la créance se vérifie avant toute procédure — et la solvabilité du débiteur aussi. Injonction de payer, référé provision ou assignation : le cabinet choisit la voie et pilote l'exécution jusqu'à l'encaissement.
Engager une procédure contre un débiteur qui se vide de ses actifs revient à payer pour rien : la saisie conservatoire fige les actifs avant titre quand la créance paraît fondée en son principe.
Recouvrement de créances commerciales · Paris
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juridique
Ils parlent de nous
Cabinet Kohen Avocats, Paris 17
Recouvrement : ce qui décide vraiment du dossier
Droit des affaires · Paris 17e
Ce que fait un avocat recouvrement de créances commerciales à Paris
- Barreau de Paris
- Droit des affaires
- Cabinet à Paris 17e
Avocat au Barreau de Paris — recouvrement commercial et voies d'exécution.
La preuve entre commerçants est libre (article L. 110-3) et la prescription de cinq ans (article L. 110-4). La mise en demeure, recommandée sans être toujours obligatoire, prouve le retard et déclenche les intérêts. L'injonction de payer se signifie et s'exécute après un mois sans opposition ; le référé provision aboutit en quelques semaines ; la saisie attribution sur compte bancaire attribue immédiatement la somme saisie. En procédure collective du débiteur, la déclaration de créance sous deux mois sauve la créance.
Transmettez ce que vous avez, même incomplet : le cabinet hiérarchise et complète avec vous en urgence au 06 46 60 58 22.
Fiche officielle sur l'annuaire des avocats de France (CNB)Cabinet au 11 rue Margueritte, 75017 Paris
Trois voies, un choix
Injonction de payer (articles 1405 et suivants du code de procédure civile) pour la créance contractuelle déterminée, référé provision pour l'obligation non sérieusement contestable, assignation au fond dès qu'existe une vraie contestation.
Des accessoires de plein droit
Intérêts au moins égaux à trois fois le taux légal et indemnité forfaitaire de quarante euros par facture en retard : ils se réclament systématiquement (article L. 441-10 du code de commerce).
La solvabilité d'abord
Comptes déposés, BODACC, sûretés des autres créanciers, actifs identifiables : la vérification précède la requête — et la saisie conservatoire protège pendant la procédure.
Les voies
Injonction, référé, fond : choisir selon la créance
Quatre règles structurent le recouvrement commercial.
- La créance se vérifie : certaine dans son principe, liquide dans son montant, exigible dans son terme — prestation exécutée, délai dépassé, prescription non acquise.
- L'injonction de payer (articles 1405 et suivants du code de procédure civile) : requête non contradictoire, ordonnance signifiée, opposition possible pendant un mois (article 1416).
- Le référé provision suppose une obligation non sérieusement contestable : une contestation sérieuse y fait obstacle et impose le fond (décision liée dans la page).
- Les accessoires se réclament de plein droit : intérêts à trois fois le taux légal au moins et quarante euros d'indemnité forfaitaire par facture (article L. 441-10).
Face au débiteur fragile : saisie conservatoire sur autorisation du juge de l'exécution quand la créance paraît fondée en son principe et que des circonstances menacent le recouvrement — signification au débiteur dans les huit jours, conversion en saisie attribution une fois le titre obtenu. Si la procédure collective s'ouvre, la déclaration de créance dans les deux mois du BODACC est vitale.
Vos pièces
Ce qu'il faut transmettre pour engager
Le dossier de recouvrement se monte en jours, pas en mois.
Position A
La créance
- Contrat, CGV, devis ou bon de commande accepté
- Factures et bons de livraison ou preuves d'exécution
- Décompte actualisé : principal, intérêts, indemnité forfaitaire
- Relances et mises en demeure déjà envoyées
Position B
Le débiteur
- Extrait d'immatriculation et comptes déposés
- Annonces BODACC le concernant
- Coordonnées bancaires connues
- Actifs identifiables : fonds, matériel, créances sur tiers, immeubles
Erreurs fréquentes : assigner sans vérifier la solvabilité ; oublier l'indemnité forfaitaire et les intérêts ; laisser passer les deux mois de déclaration en procédure collective.
Le cabinet mobilise aussi :
- Saisie conservatoire
- Saisie attribution
- Déclaration de créance
- Clause de réserve de propriété
La méthode
Comment le cabinet vous accompagne
Brûler les étapes expose à un rejet ou à un titre inutile faute d'actifs.
Étape 1
Vérification
Créance certaine, liquide, exigible ; solvabilité réelle du débiteur : comptes, BODACC, garanties, actifs.
Étape 2
Mise en demeure
Décompte chiffré, fondement juridique, délai imparti, recommandé — la voie amiable économise souvent six mois.
Étape 3
Procédure adaptée
Saisie conservatoire si risque, injonction de payer, référé provision ou assignation au fond selon la contestation.
Étape 4
Exécution
Signification, saisie attribution ou autres mesures selon les actifs, gestion des contestations devant le juge de l'exécution.
Repères : opposition à injonction sous un mois ; paiement B2B plafonné à soixante jours ; prescription de cinq ans.
Le calendrier
La timeline d'un recouvrement réussi
De la vérification à l'encaissement.
Vérification
Jours 1-5. Créance et solvabilité : pièces, comptes, BODACC, garanties, indices de défaut.
Mise en demeure
Semaines 1-2. Décompte chiffré, fondement, délai, notification recommandée.
Conservatoire
Si risque. Requête au juge de l'exécution, autorisation, signification sous huit jours.
Titre
Semaines 3-8. Injonction de payer ou référé provision ; assignation au fond si contestation sérieuse.
Exécution
Après titre. Saisie attribution sur compte, saisie-vente, saisie de droits sociaux selon les actifs.
Collective
Si défaillance. Déclaration de créance dans les deux mois du BODACC, suivi de l'admission.
Les vérifications
Ce que le cabinet contrôle avant la requête
Aucune procédure sans avoir validé ces points.
- Caractères de la créance : certaine, liquide, exigible.
- Preuve d'exécution de la prestation ou de la livraison.
- Prescription : cinq ans, computation depuis l'exigibilité.
- Solvabilité du débiteur et actifs saisissables identifiés.
- Accessoires chiffrés : intérêts, indemnité forfaitaire, clause pénale éventuelle.
- Voie adaptée au degré de contestation, opposition anticipée.
Synthèse
Situation, risque, procédure, décision
Les arbitrages les plus fréquents observés en cabinet sur les dossiers de recouvrement.
Situation
Facture B2B incontestée, retard simple
Risque principal : Lenteur si on plaide au fond.
Procédure adaptée : Injonction de payer (article 1405 CPC).
Décision recommandée : Requête au tribunal de commerce du débiteur.
Situation
Créance non sérieusement contestable, urgence
Risque principal : Trésorerie immédiate menacée.
Procédure adaptée : Référé provision (article 873 CPC).
Décision recommandée : Assigner en référé devant le tribunal de commerce.
Situation
Débiteur conteste sérieusement la créance
Risque principal : Référé rejeté pour contestation sérieuse.
Procédure adaptée : Assignation au fond.
Décision recommandée : Préparer un dossier complet, plaider sous neuf à dix-huit mois.
Situation
Débiteur risque de se vider de sa substance
Risque principal : Insolvabilité organisée pendant la procédure.
Procédure adaptée : Saisie conservatoire (article L. 511-1 CPCE).
Décision recommandée : Requête d'autorisation au juge de l'exécution.
Situation
Titre exécutoire obtenu, débiteur silencieux
Risque principal : Décision restée lettre morte.
Procédure adaptée : Saisie attribution sur compte bancaire.
Décision recommandée : Mandater un commissaire de justice avec relevé bancaire.
Situation
Clause attributive de juridiction au contrat
Risque principal : Saisine d'un tribunal incompétent.
Procédure adaptée : Tribunal désigné si validité de la clause.
Décision recommandée : Vérifier la validité au regard de l'article 48 CPC.
Questions fréquentes
Vos questions : recouvrement de créances commerciales
Quelle différence entre injonction de payer, référé provision et assignation au fond ?
L'injonction de payer (articles 1405 et suivants du Code de procédure civile) est une procédure rapide, non contradictoire au stade initial, adaptée aux créances contractuelles certaines, liquides et exigibles. Le référé provision (article 873 CPC pour le tribunal de commerce, article 835 CPC pour le tribunal judiciaire) suppose que la créance ne soit pas sérieusement contestable et permet une provision en quelques semaines. L'assignation au fond s'impose dès qu'existe une contestation sérieuse : le dossier est instruit et plaidé, le délai d'obtention du jugement est plus long, mais la décision tranche définitivement le litige.
Quelle est la prescription d'une créance commerciale ?
Les obligations nées entre commerçants ou entre commerçants et non-commerçants se prescrivent par cinq ans (article L. 110-4 du Code de commerce), sauf prescriptions spéciales plus courtes. Le délai court à compter de l'exigibilité de la créance. Une mise en demeure ne suspend pas la prescription, seule la saisine d'un juge ou la reconnaissance de dette par le débiteur l'interrompt. Au-delà de cinq ans, la créance est en principe éteinte sauf cause d'interruption ou de suspension valablement caractérisée.
La mise en demeure est-elle obligatoire avant d'agir en recouvrement ?
La mise en demeure n'est pas requise pour saisir le juge des référés ni pour requérir une injonction de payer, mais elle reste vivement recommandée. Elle constitue la preuve du retard, déclenche l'écoulement des intérêts moratoires si le contrat n'a rien prévu, et règle souvent le différend sans procédure judiciaire. Pour les créances entre professionnels, l'article L. 441-10 du Code de commerce ouvre droit de plein droit, à l'échéance, à des intérêts au moins égaux à trois fois le taux légal et à une indemnité forfaitaire de quarante euros.
Qu'est-ce qu'une créance exigible au sens du recouvrement ?
Une créance est exigible lorsque le terme de paiement est échu et que le créancier peut donc en réclamer immédiatement le règlement. La créance doit également être certaine dans son principe (preuve du fait générateur) et liquide dans son montant (somme déterminée ou déterminable selon les éléments du contrat). Une facture émise sans échéance contractuelle est exigible dès sa réception. Une créance soumise à condition suspensive ne devient exigible qu'à la réalisation de la condition.
Quel est le délai pour former opposition à une injonction de payer ?
L'opposition est formée dans le mois qui suit la signification de l'ordonnance (article 1416 du Code de procédure civile). Si la signification n'a pas été faite à personne, le délai court à compter du premier acte signifié à personne ou de la première mesure d'exécution rendant indisponibles les biens du débiteur. Passé ce délai, l'ordonnance acquiert force exécutoire et peut être exécutée par toute voie de droit. L'opposition relance le procès au fond devant la juridiction qui a rendu l'ordonnance (article 1417 CPC).
Quelles conditions pour obtenir un référé provision en matière commerciale ?
Devant le président du tribunal de commerce, le référé provision est ouvert lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable (article 873, alinéa 2, du Code de procédure civile). La Chambre commerciale rappelle que le juge des référés doit refuser la provision dès qu'apparaît une contestation sérieuse, par exemple une exception d'inexécution étayée par les pièces (Cass. com. 13 juin 2018, n° 17-15.492). Le créancier doit donc présenter un dossier solide : factures, bons de livraison, accusés de réception, absence de réserve formelle du débiteur.
Peut-on saisir les biens d'un débiteur sans avoir encore obtenu de titre ?
Oui, par voie de saisie conservatoire (article L. 511-1 du Code des procédures civiles d'exécution). Toute personne dont la créance paraît fondée en son principe peut demander au juge de l'exécution l'autorisation de pratiquer une mesure conservatoire si elle justifie de circonstances susceptibles d'en menacer le recouvrement. La saisie immobilise les actifs (compte bancaire, créance, parts sociales) sans transfert de propriété. Le créancier doit ensuite engager une procédure au fond et obtenir un titre, sous peine de mainlevée.
Comment recouvrer concrètement une fois le titre exécutoire obtenu ?
La voie la plus rapide est la saisie attribution sur compte bancaire (article L. 211-1 du Code des procédures civiles d'exécution). Elle attribue immédiatement au créancier la somme saisie dans la limite de la créance due, à compter de la signification au tiers détenteur. D'autres voies existent selon les actifs : saisie de créance entre les mains d'un tiers, saisie de droits d'associé et valeurs mobilières, saisie vente de meubles, saisie immobilière. L'exécution est confiée à un commissaire de justice, qui agit sur la base du titre et de la désignation des biens à saisir.
Combien coûte une procédure de recouvrement ?
Les frais varient selon la procédure choisie. L'injonction de payer génère des frais de timbre fiscal et de signification limités. Le référé et l'assignation au fond engagent des frais de greffe et d'huissier plus élevés. Les honoraires d'avocat sont définis au forfait (à partir d'environ 1 200 euros TTC pour une injonction de payer simple) ou au temps passé (taux horaire pour les dossiers complexes). Une partie peut être récupérée auprès du débiteur condamné (article 700 du Code de procédure civile et article L. 441-10 du Code de commerce).
Quel tribunal est compétent pour le recouvrement d'une créance commerciale ?
Lorsque le créancier et le débiteur sont commerçants, le tribunal de commerce est compétent. Pour l'injonction de payer, la requête est portée devant le président du tribunal de commerce du lieu où demeure le débiteur (article 1406 du Code de procédure civile). Une clause attributive de juridiction valable peut désigner un autre tribunal commercial, à condition d'avoir été convenue entre commerçants et stipulée de façon très apparente (article 48 CPC, Cass. com. 2 octobre 1985, n° 84-10.156, Bulletin).
Que faire si le débiteur est mis en redressement ou en liquidation pendant la procédure ?
L'ouverture d'une procédure collective entraîne l'arrêt des poursuites individuelles. Le créancier doit déclarer sa créance au passif dans le délai légal (deux mois à compter de la publication au BODACC, étendu pour les créanciers domiciliés à l'étranger). À défaut, la créance est inopposable à la procédure et le recouvrement compromis. Le cabinet vérifie systématiquement la situation du débiteur avant d'engager la procédure et déclare la créance dès l'ouverture si la procédure intervient en cours d'instance.
Quelles preuves recueillir pour faciliter le recouvrement ?
Le couple de preuves le plus solide associé le contrat ou les conditions générales de vente acceptées, les factures émises et les preuves d'exécution (bons de livraison signés, procès-verbal de réception, attestation de service fait). À cela s'ajoutent les relances écrites datables (lettre recommandée, courriel avec accusé), les éventuels paiements partiels (qui valent reconnaissance) et les échanges révélant l'absence de contestation au moment de la livraison. Entre commerçants, la preuve est libre (article L. 110-3 du Code de commerce).
Que se passe-t-il si la créance est contestée par le débiteur ?
Si le débiteur conteste sérieusement, le référé provision est exclu et l'injonction de payer s'expose à une opposition victorieuse. Il faut alors basculer sur l'assignation au fond, où le tribunal examine en détail les éléments de fait et de droit. Le créancier doit produire un dossier complet : preuve de la créance, preuve de l'exécution, réfutation argumentée des contestations. La saisie conservatoire reste possible en parallèle pour figer les actifs pendant l'instance, à condition de justifier d'une menace sur le recouvrement.
La clause pénale ou l'indemnité forfaitaire prévue au contrat est-elle automatiquement due ?
Une clause pénale convenue dans le contrat ou les CGV est en principe applicable, mais le juge peut la modérer si elle est manifestement excessive. L'indemnité forfaitaire de quarante euros pour frais de recouvrement, prévue par l'article L. 441-10 du Code de commerce, est due de plein droit et sans rappel pour tout retard de paiement entre professionnels. Une indemnisation complémentaire peut être réclamée sur justification, lorsque les frais réels excèdent ce forfait (notamment honoraires d'avocat et frais de procédure).
Combien de temps faut-il pour récupérer concrètement les sommes dues ?
Pour une injonction de payer non opposée, le titre est obtenu en quatre à huit semaines, puis l'exécution prend deux à quatre semaines supplémentaires en cas de saisie attribution sur compte connu. Un référé provision aboutit en cinq à huit semaines, audience comprise. Une assignation au fond demande neuf à dix-huit mois selon le calendrier de la juridiction. Une saisie conservatoire peut être autorisée en quelques jours. Le cabinet bâtit le calendrier dès l'audit du dossier.
Sources et pages liées
Textes officiels et pages liées
Les sources de cette page et les expertises voisines du cabinet.
Pour aller plus loin
Page mise à jour le 11 juin 2026.
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