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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Fuite de radiateur : locataire ou propriétaire, qui paie après une purge ?

À la remise en chauffe, un radiateur gargouille, vous ouvrez le purgeur et de l’eau continue de couler après sa fermeture. Le parquet se mouille, le voisin signale une infiltration et le propriétaire vous demande de payer. La question revient au moment où 20 Minutes rappelle, dans son article du 22 octobre 2026, les recommandations de purge avant le redémarrage du chauffage. Mais entretenir un appareil et répondre d’un dégât des eaux sont deux questions différentes.

Pour un logement loué vide à titre de résidence principale, la réponse dépend de la pièce défectueuse, de son état et des circonstances de l’intervention. Un joint relevant de l’entretien courant, un purgeur rompu sur un radiateur récemment posé et un appareil devenu inutilisable par vétusté ne se traitent pas de la même façon. Les obligations du locataire et leurs exceptions figurent à l’article 7 de la loi du 6 juillet 1989 ; les réparations autres que locatives relèvent des obligations du bailleur prévues à l’article 6 de cette loi.

Le premier enjeu consiste donc à arrêter l’écoulement sans aggraver la situation, puis à conserver la preuve de son origine. Il faut ensuite séparer trois comptes : la réparation de l’installation, les dommages causés par l’eau et les sommes éventuellement garanties par l’assurance. Une facture de plombier ne règle pas, à elle seule, ces trois questions.

I. Fuite de radiateur après purge : qui doit payer la réparation ?

A. Locataire ou propriétaire : joint, purgeur cassé ou radiateur vétuste ?

Le mot « purge » décrit une intervention, pas la cause technique du sinistre. L’eau peut sortir de l’orifice de purge, du raccord voisin, du robinet ou du corps du radiateur. Demandez au professionnel d’identifier la pièce en cause et de préciser ce qu’il a constaté avant son remplacement. La formule « fuite réparée » est trop pauvre pour discuter ensuite une facture ou un refus de prise en charge.

Le texte sur les réparations locatives distingue plusieurs opérations. L’annexe du décret n° 87-712 du 26 août 1987, rubrique IV d) mentionne notamment le « Rinçage et nettoyage des corps de chauffe et tuyauteries » ainsi que le « Remplacement des joints, clapets et presse-étoupes des robinets ». Ces mentions aident à qualifier une prestation effectivement réalisée. Elles ne donnent pas au bailleur le droit d’appeler « entretien » n’importe quel remplacement d’un équipement de chauffage.

Il faut surtout lire cette liste avec son exception légale. L’article 7 d) de la loi du 6 juillet 1989 met à la charge du locataire l’entretien courant et les réparations locatives, « sauf si elles sont occasionnées par vétusté, malfaçon, vice de construction, cas fortuit ou force majeure ». Un devis indiquant le remplacement d’un joint ne suffit donc pas à clore le débat si un rapport établit que la réparation résulte d’une de ces causes.

À l’inverse, le seul âge apparent d’un appareil ne démontre pas sa vétusté à l’origine de la fuite. Des photographies anciennes, l’état des lieux d’entrée, les signalements antérieurs, la date de pose et les observations du chauffagiste permettent de construire une explication. Une pièce « ancienne » et une pièce dont l’usure a provoqué le sinistre ne sont pas des constatations équivalentes. Demandez une conclusion technique motivée, sans dicter au professionnel une responsabilité juridique.

Le bailleur doit, pour sa part, assurer les réparations qui dépassent le champ locatif. L’article 6 c) de la loi du 6 juillet 1989 lui impose « D’entretenir les locaux en état de servir à l’usage prévu par le contrat et d’y faire toutes les réparations, autres que locatives, nécessaires au maintien en état et à l’entretien normal des locaux loués ». Le remplacement d’un appareil défectueux doit être examiné dans ce cadre, avec son origine précise et les éventuelles dégradations imputables à l’occupant.

La même distinction apparaît dans le droit commun du bail. L’article 1720 du code civil prévoit : « Il doit y faire, pendant la durée du bail, toutes les réparations qui peuvent devenir nécessaires, autres que les locatives. » Quant à l’article 1719 du code civil, il rattache aux obligations du bailleur la délivrance, l’entretien et la jouissance paisible de la chose louée. Une discussion sur une petite pièce ne doit donc pas faire perdre de vue le fonctionnement de l’installation entière.

En chauffage collectif, faites également préciser le périmètre de l’intervention. Le contrat d’entretien peut désigner un prestataire et prévoir certaines opérations dans les logements ; le règlement de copropriété aide à qualifier les éléments de l’installation. Demandez ces renseignements au bailleur et au syndic avant une vidange ou une intervention sur le réseau. Le simple emplacement du point d’eau dans l’appartement ne remplace ni la lecture des documents ni le diagnostic.

Il faut aussi distinguer la fuite du défaut de chauffe qui l’a précédée. Pour cette première difficulté, les repères sur les radiateurs froids, la purge et le désembouage entre locataire, bailleur et copropriété permettent d’identifier les opérations à examiner. Après un écoulement, le dossier doit en plus expliquer comment l’eau s’est échappée et quelles conséquences elle a réellement produites.

B. Fuite après manipulation : quelles preuves de responsabilité conserver ?

Une fuite découverte après une purge appelle une chronologie précise. Le radiateur présentait-il déjà une trace humide ? Le purgeur résistait-il avant toute ouverture ? Un professionnel était-il intervenu récemment ? La fuite est-elle apparue pendant la manipulation ou lors de la remise en service ? Consignez les faits observés et distinguez-les de vos suppositions. Dire « j’ai vu une goutte au raccord » est différent d’affirmer, sans examen, que la pression du réseau était excessive.

Le régime des dégradations doit être pris au sérieux. L’article 7 c) de la loi du 6 juillet 1989 oblige le locataire à répondre des dégradations et pertes survenant pendant le contrat dans les locaux dont il a la jouissance exclusive, « à moins qu’il ne prouve qu’elles ont eu lieu par cas de force majeure, par la faute du bailleur ou par le fait d’un tiers qu’il n’a pas introduit dans le logement ». Contester ne consiste donc pas seulement à demander au propriétaire de prouver un geste maladroit : il faut examiner les conditions de ce texte et préparer les éléments de défense utiles.

Le droit commun exprime également une responsabilité assortie d’une possibilité d’exonération. Selon l’article 1732 du code civil, le preneur « répond des dégradations ou des pertes qui arrivent pendant sa jouissance, à moins qu’il ne prouve qu’elles ont eu lieu sans sa faute ». Pour le bail d’habitation ici étudié, cette disposition se lit avec les règles particulières de l’article 7, et non à leur place. La qualification du dommage et celle de la réparation restent à traiter séparément.

Quelques pièces sont particulièrement utiles pour cette discussion :

  • Des photographies d’ensemble et de détail montrant l’appareil, le point d’écoulement et les zones mouillées avant nettoyage, lorsque leur réalisation ne retarde pas la mise en sécurité.
  • Le message envoyé au bailleur ou au gestionnaire, avec l’heure du constat et les symptômes effectivement observés.
  • Le rapport du professionnel, précisant la pièce défectueuse, son état et l’intervention effectuée, accompagné du devis et de la facture.
  • Les documents antérieurs : état des lieux, date de remplacement du radiateur, anciennes demandes de réparation et compte rendu d’une précédente intervention.
  • Les échanges avec l’assureur et, si une pièce est déposée, sa photographie et les indications permettant de la retrouver pour un examen.

Cette préparation doit servir les demandes des deux parties. L’article 1353 du code civil énonce : « Celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver. » Le bailleur doit identifier ce qu’il réclame et sur quel fondement ; le locataire qui demande un remboursement ou une indemnité doit documenter ses propres prétentions. Un échange d’accusations ne remplace pas un dossier reliant chaque somme à une pièce et à une cause.

Une ordonnance parisienne illustre l’importance de l’origine du désordre. Le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Paris, statuant en référé le 17 mars 2026, RG n° 25/09939, a examiné un dégât des eaux provenant de la rupture du purgeur d’un radiateur. Les motifs retiennent l’origine du désordre incombant au propriétaire, en évoquant un radiateur récemment posé et les pièces du dossier. L’ordonnance ne constate pas une purge fautive de la locataire et ne tranche pas tous les cas de fuite après manipulation.

La portée pratique est mesurée : la présence d’un purgeur ne transforme pas nécessairement le litige en simple défaut d’entretien du locataire. Mais cette décision ne dispense pas de rechercher ce qui s’est passé dans un autre logement. Un purgeur rompu, un joint usé, un vissage forcé et une fuite provenant d’un raccord distinct sont des hypothèses à vérifier, pas des conclusions à choisir selon la partie qui vous paraît devoir payer.

II. Dégât des eaux et facture du plombier : comment obtenir le bon remboursement ?

A. Quelle assurance prévenir et quelles dépenses justifier ?

La déclaration à l’assureur et la discussion avec le bailleur doivent avancer ensemble. Indiquez à votre assureur habitation la date du constat, l’origine encore certaine ou incertaine de la fuite, les pièces touchées et les mesures déjà prises. Informez aussi le bailleur afin qu’il puisse organiser les interventions et examiner ses propres garanties. En immeuble collectif, signalez l’atteinte éventuelle aux autres logements ou aux espaces communs au gestionnaire concerné.

Pour un sinistre susceptible de mobiliser la garantie, l’article L. 113-2, 4°, du code des assurances impose de donner avis à l’assureur dès que l’assuré en a connaissance et, au plus tard, dans le délai fixé au contrat ; il précise : « Ce délai ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés. » Vérifiez donc votre contrat et déclarez sans attendre d’obtenir un accord du propriétaire sur la responsabilité. Le texte ne transforme pas ce minimum légal en un délai contractuel identique pour toutes les polices.

Une déclaration tardive ne produit pas non plus automatiquement une perte de garantie : lorsque la déchéance est prévue au contrat, l’article L. 113-2 du code des assurances exige notamment que l’assureur établisse le préjudice causé par le retard et réserve les cas fortuits ou de force majeure. Si une déclaration est déjà tardive, exposez les circonstances exactes et conservez la réponse écrite de l’assureur ; ne renoncez pas sur la base d’une formule orale.

Il faut ensuite demander quelle garantie est examinée. Le paiement des dommages aux biens assurés, la responsabilité envers autrui, la recherche de l’origine de l’eau et la réparation de la pièce qui fuit correspondent à des postes différents. La présence du mot « dégât des eaux » sur une attestation ne permet pas, à elle seule, de connaître le remboursement de chacun. Faites préciser les clauses appliquées, les plafonds, les franchises et les justificatifs attendus.

Un assureur qui invoque une faute doit aussi préciser son raisonnement. L’article L. 113-1 du code des assurances prévoit la prise en charge des pertes et dommages fortuits ou causés par la faute de l’assuré, « sauf exclusion formelle et limitée contenue dans la police », et écarte la faute intentionnelle ou dolosive. Ce texte ne crée pas une couverture universelle pour toute fuite : il faut toujours identifier le risque garanti et lire la clause effectivement opposée.

Pour chiffrer les dégâts, séparez les factures de réparation des preuves de valeur des biens. Conservez les justificatifs d’achat disponibles, les photographies antérieures, les références des meubles et les devis de remise en état. Demandez à l’assureur comment il passe du montant annoncé au montant versé. Une retenue pour vétusté, une franchise et un plafond de garantie ne correspondent pas au même calcul et ne doivent pas être regroupés sous une ligne incompréhensible.

L’article L. 121-1 du code des assurances qualifie l’assurance des biens de contrat d’indemnité et limite l’indemnité à la valeur de la chose assurée au moment du sinistre ; il autorise aussi certaines déductions contractuelles. Une indemnisation inférieure au prix d’un achat neuf ne prouve donc pas, isolément, une erreur. Elle doit être rapprochée de la valeur du bien et des stipulations de la police.

La distinction se retrouve dans un jugement du 31 juillet 2025, RG n° 25/02730, rendu par le juge des contentieux de la protection de Saint-Ouen, au sein du tribunal judiciaire de Bobigny. Après une fuite de radiateur, la locataire demandait notamment le remboursement de l’intervention d’un plombier et une somme supplémentaire liée à la vétusté retenue par son assureur sur le mobilier. Le juge a accordé 242 euros pour le plombier, remboursement que le bailleur reconnaissait, mais a refusé les 3 000 euros supplémentaires : le montant demandé ne correspondait pas à la déduction établie et l’état neuf des biens n’était pas justifié.

Ce jugement ne pose pas un tarif du dépannage et ne rend pas toute intervention remboursable. Il montre pourquoi une demande doit distinguer ce qui a été payé, ce qui a déjà été indemnisé et ce qui reste réellement dû. Dans un tableau personnel, associez à chaque poste son montant, son justificatif, le paiement reçu et la personne à laquelle le solde est réclamé. Vous éviterez ainsi de demander deux fois la même dépense ou de réclamer un reste à charge sans pouvoir l’expliquer.

B. Bailleur sans réponse : comment obtenir les travaux et une indemnisation ?

Quand l’écoulement est maîtrisé, adressez une demande écrite qui sépare la remise en état et les questions d’argent. Décrivez la fuite, joignez les premières pièces, demandez une intervention appropriée et proposez des possibilités d’accès. Si vous réclamez un remboursement, identifiez chaque facture. Si l’origine reste discutée, demandez un examen technique plutôt que d’affirmer une responsabilité déjà acquise.

Le message peut rester simple. Exemple à adapter : Le radiateur de la salle de bains présente un écoulement constaté ce matin. Vous trouverez les photographies et le compte rendu de l’intervention de mise en sécurité. Je vous demande d’organiser le diagnostic et les réparations relevant de vos obligations. Je reste disponible pour permettre l’accès aux lieux et vous remercie de confirmer les modalités de l’intervention. Adaptez ce texte aux faits, sans ajouter une cause que le professionnel n’a pas constatée.

Évitez de confondre la commande d’un dépannage et l’engagement du bailleur à le rembourser. L’article 1222 du code civil prévoit, après mise en demeure, la possibilité de faire exécuter l’obligation « dans un délai et à un coût raisonnables », puis d’en demander le remboursement ; il permet également de demander en justice l’avance des sommes nécessaires. L’urgence matérielle appelle une mise en sécurité adaptée, mais elle ne justifie pas de présenter tout devis accepté comme une dette automatiquement acquise contre le propriétaire.

Pour rendre la discussion concrète, gardez les traces des appels et messages, les instructions reçues, l’état des lieux avant intervention et le détail des prestations. Distinguez le déplacement, l’isolement de la fuite, le changement de pièce et une rénovation plus étendue. Si le propriétaire donne son accord, faites préciser par écrit son périmètre : prestataire retenu, prestation autorisée et traitement de la facture. Un accord sur la recherche de fuite n’est pas nécessairement un accord sur tous les travaux proposés ensuite.

Permettre les travaux fait également partie du dossier. L’article 7 e) de la loi du 6 juillet 1989 prévoit l’accès pour la préparation et l’exécution des travaux nécessaires au maintien en état ou à l’entretien normal des locaux, avec information sur leur nature et leurs modalités. Conservez vos propositions de rendez-vous et les avis d’intervention. Si une difficulté d’accès survient, expliquez-la et proposez une solution, au lieu de laisser s’installer deux récits incompatibles.

Dans le jugement de Saint-Ouen du 31 juillet 2025, RG n° 25/02730, le bailleur soutenait que la locataire avait refusé les interventions. Le juge n’a pas retenu cette explication : les pièces ne démontraient pas que le défaut d’intervention lui était imputable. Pour éviter ce débat, gardez les propositions de visite, les confirmations, les éventuelles annulations et leurs motifs. Un ordre envoyé à une entreprise et une intervention effectivement réalisée ne prouvent pas la même chose.

Pour les litiges complexes de bail d’habitation et de réparations du logement loué, le point à clarifier reste le même : quelle obligation précise demandez-vous de faire exécuter, contre quelle personne, et avec quelles preuves ? Le gestionnaire qui reçoit les réclamations n’est pas nécessairement le bailleur contre lequel la demande doit être dirigée. Vérifiez le bail et les documents établissant l’identité du propriétaire ou la qualité de son représentant.

À Paris et en Île-de-France, l’adresse du logement compte pour orienter le recours. L’article L. 213-4-4 du code de l’organisation judiciaire attribue au juge des contentieux de la protection les actions dont un bail d’habitation est l’objet, la cause ou l’occasion ; l’article R. 213-9-7 du même code retient le juge du lieu où les biens sont situés. Réunissez donc le bail, l’adresse exacte, les pièces techniques et l’identité du défendeur avant de préparer la saisine. Une adresse de gestion à Paris ne désigne pas, à elle seule, le juge d’un logement situé dans un autre ressort.

Le référé doit correspondre à la mesure recherchée. L’article 835 du code de procédure civile permet notamment des mesures conservatoires ou de remise en état pour prévenir un dommage imminent ou faire cesser un trouble manifestement illicite ; une provision ou l’exécution d’une obligation peuvent être ordonnées lorsque celle-ci n’est pas sérieusement contestable. Le texte distingue ces conditions : une contestation sur l’origine d’une fuite ne se traite pas exactement comme une demande portant sur une obligation établie.

Dans l’ordonnance parisienne du 17 mars 2026, RG n° 25/09939, les travaux avaient finalement été réalisés. Le juge a néanmoins accordé 3 197,02 euros à titre de provision sur les dommages-intérêts pour trouble de jouissance. Il a distingué les atteintes liées à l’humidité de l’inconfort résultant ensuite des sols endommagés. Ce montant appartient à cette affaire : il ne fournit ni forfait par fuite ni pourcentage applicable à tous les loyers.

Une demande indemnitaire utile décrit donc les pièces touchées, leur usage devenu difficile, les périodes établies par les documents et les dépenses justifiées. Elle distingue aussi les travaux achevés des désordres encore présents. Enfin, ne transformez pas la réclamation en réduction de loyer décidée seul : l’article 7 a) de la loi du 6 juillet 1989 maintient l’obligation de payer le loyer et les charges récupérables aux termes convenus. Préparez une demande précise plutôt qu’une compensation unilatérale dont les conséquences aggraveraient le litige.

Conclusion

Après une fuite de radiateur survenue au moment d’une purge, le bon dossier commence par une cause identifiée : joint, purgeur, raccord ou appareil lui-même. L’entretien courant, les exceptions liées notamment à la vétusté, la responsabilité des dégradations et les garanties d’assurance répondent à des règles distinctes. Le fait d’avoir touché le purgeur ne suffit pas à régler toutes ces questions ; l’état de la pièce et les circonstances établies restent essentiels.

Photographies, diagnostic, échanges avec le bailleur, devis détaillé et déclaration à l’assureur doivent raconter les mêmes faits. Séparez ensuite la remise en état du chauffage, les dégâts matériels et la gêne d’occupation. Les décisions examinées montrent qu’une réparation peut être ordonnée et certains frais indemnisés, tandis que d’autres demandes échouent faute de justification. C’est cette correspondance entre obligation, preuve et montant qui rend une demande compréhensible et défendable.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».