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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Taxe foncière reçue en octobre 2026 à Paris : qui paie entre bailleur et locataire, contester et payer moins

Votre avis de taxe foncière 2026 est arrivé dans votre espace impots.gouv.fr dès la fin du mois d’août ou dans votre boîte aux lettres au mois de septembre, et le montant a peut-être augmenté par rapport à 2025. Le compte à rebours est désormais très court : la date limite de paiement est fixée au 15 octobre 2026 à minuit pour les autres moyens de paiement et au 20 octobre 2026 à minuit pour un paiement en ligne, selon l’actualité du 6 octobre 2026 de service-public.fr et la fiche à jour du site impots.gouv.fr. Passé ce délai, la majoration de 10 % s’applique. Dans un logement loué, la question qui revient chaque année à Paris est la même : le bailleur peut-il demander au locataire de payer ou de rembourser la taxe foncière, même partiellement ? La réponse de principe est non, à une seule exception près, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, récupérable au prorata du temps d’occupation. Et lorsque l’avis comporte une erreur sur la valeur locative, sur la surface ou sur une exonération oubliée, la réclamation reste possible jusqu’au 31 décembre 2027. Ce guide explique qui doit payer la taxe foncière 2026, ce que le locataire doit réellement, comment contester un avis erroné et quelles exonérations demander, avec les démarches pratiques propres à Paris et à l’Île-de-France.

I. Qui paie la taxe foncière 2026 : le propriétaire au 1er janvier, jamais le locataire sauf la taxe des ordures ménagères

A. Le propriétaire au 1er janvier paie pour l’année entière, même après une vente ou une mise en location

La taxe foncière est établie annuellement sur les propriétés bâties situées en France. Le code général des impôts dispose en son article 1380 : « La taxe foncière est établie annuellement sur les propriétés bâties sises en France à l’exception de celles qui en sont expressément exonérées par les dispositions du présent code. » Le redevable est le propriétaire actuel du bien. L’article 1400 du même code prévoit : « toute propriété, bâtie ou non bâtie, doit être imposée au nom du propriétaire actuel ». Lorsque l’immeuble est grevé d’usufruit, la taxe est établie au nom de l’usufruitier : le même texte précise que « la taxe foncière est établie au nom de l’usufruitier, de l’emphytéote, du preneur à bail à construction ou à réhabilitation ». En pratique parisienne, cela vise la nue-propriété et l’usufruit issus d’une succession ou d’une donation avec réserve d’usufruit : c’est l’usufruitier qui reçoit l’avis et qui paie, même si le nu-propriétaire reste propriétaire du bien.

Le fait générateur est fixé une fois pour toutes au premier jour de l’année. L’article 1415 du code général des impôts énonce : « La taxe foncière sur les propriétés bâties, la taxe foncière sur les propriétés non bâties et la taxe d’habitation sur les résidences secondaires sont établies pour l’année entière d’après les faits existants au 1er janvier de l’année de l’imposition. » Celui qui était propriétaire au 1er janvier 2026 doit donc la taxe foncière 2026 entière, même s’il a vendu son appartement parisien au mois de mars, même s’il l’a mis en location au mois de juin, même s’il a fait l’objet d’une expropriation ou d’une donation en cours d’année. Corrélativement, l’acquéreur qui a acheté au printemps 2026 ne doit rien au fisc au titre de 2026, puisqu’il n’était pas propriétaire au 1er janvier. Cette règle d’année entière explique la clause que l’on trouve dans presque tous les actes de vente signés devant notaire : le vendeur et l’acquéreur se répartissent la taxe au prorata du temps de propriété respectif de chacun. Cette répartition n’a d’effet qu’entre les parties : à l’égard de l’administration fiscale, seul le propriétaire au 1er janvier reste redevable, et c’est à lui que l’avis est adressé. Si l’acquéreur ne rembourse pas sa quote-part, le vendeur dispose d’un recours contractuel contre lui, mais il ne peut pas demander au fisc de diviser l’avis.

Le même raisonnement s’applique aux changements d’occupation en cours d’année. Un bailleur qui loue son studio parisien à un étudiant à la rentrée de septembre 2026 reste seul redevable de la taxe foncière 2026, parce qu’il était propriétaire occupant ou bailleur du bien au 1er janvier. L’arrivée du locataire en septembre ne transfère aucune part de la taxe foncière sur lui. De la même façon, le décès du propriétaire en cours d’année ne fait pas disparaître la dette : les héritiers la règlent dans le cadre de la succession. Pour un bien en indivision, l’avis est établi au nom de l’indivision et chaque indivisaire contribue à proportion de ses droits. Pour un bien détenu par une société civile immobilière, c’est la société, propriétaire du bien, qui reçoit l’avis, la charge se répercutant ensuite entre associés selon les règles de la société.

À Paris, où les mutations sont nombreuses et les prix élevés, trois vérifications s’imposent dès la réception de l’avis. D’abord, contrôler l’identité du redevable : en cas de vente intervenue à la fin de l’année 2025 avec publication tardive au service de la publicité foncière, l’avis 2026 peut encore arriver au nom de l’ancien propriétaire ; il faut alors signaler le changement au service des impôts des particuliers, tout en sachant que la qualité de propriétaire au 1er janvier 2026 se prouve par l’acte authentique. Ensuite, contrôler la consistance du bien : nombre de pièces, surface, présence d’une dépendance, d’un parking ou d’une cave, éléments qui déterminent la valeur locative cadastrale. Enfin, contrôler que les exonérations temporaires liées à une construction neuve ou à une rénovation lourde ont bien été appliquées, point développé dans la seconde partie.

B. Le locataire d’habitation ne rembourse que la taxe des ordures ménagères, au prorata de son occupation

Dans les baux d’habitation, la taxe foncière sur les propriétés bâties n’est pas une charge récupérable auprès du locataire. Le bailleur ne peut ni la lui facturer en supplément du loyer, ni l’inclure dans la provision pour charges, ni la retenir sur le dépôt de garantie au départ du locataire. La seule fraction de l’avis qui peut être répercutée sur l’occupant est la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, qui figure sur le même avis mais obéit à un régime propre. Les communes peuvent en effet instituer une taxe destinée à financer le service de collecte et de traitement des déchets : l’article 1520 du code général des impôts vise « une taxe destinée à pourvoir aux dépenses du service de collecte et de traitement des déchets ménagers ». Cette taxe, adossée à la taxe foncière dans l’avis, est en revanche récupérable sur le locataire dans les conditions prévues pour les charges locatives.

La cour d’appel de Montpellier l’a rappelé dans un arrêt du 20 janvier 2026 (RG 23/03975, décision consultable sur le site de la Cour de cassation), rendu dans un litige entre un bailleur et des locataires sortants : « L’article 23 de la loi du 6 juillet 1989 définit les charges récupérables comme les sommes accessoires au loyer principal exigibles, sur justification en contrepartie de services rendus. Le décret n°87-713 du 26 août 1987 liste de manière exhaustive les charges récupérables. » La cour en déduit : « La taxe d’enlèvement des ordures ménagères fait partie des charges récupérables par le propriétaire aux termes du décret n°87-713 du 26 août 1987. » Concrètement, le bailleur parisien doit justifier sa demande par la production de l’avis de taxe foncière et d’un décompte imputant les provisions déjà versées ; dans cette affaire, le résiduel de 177 euros mis à la charge des locataires sortants a été confirmé parce que le bailleur produisait l’avis et le décompte. À l’inverse, une demande de remboursement présentée sans l’avis et sans décompte précis expose le bailleur à un rejet : la justification chiffrée est une condition de la récupération.

Lorsque le locataire quitte le logement en cours d’année, situation très fréquente à Paris avec les baux étudiants et la mobilité professionnelle, la taxe des ordures ménagères se divise au prorata du temps d’occupation. Le même arrêt (arrêt du 20 janvier 2026) énonce : « Il est acquis que le locataire, qui quitte son logement en cours d’année, est redevable envers le bailleur de la quote-part de la taxe des ordures ménagères, qui lui incombe, au prorata du nombre de jours d’occupation dans l’année. » Un locataire entré le 1er septembre 2026 et occupant toujours le logement au 31 décembre doit donc 122/365èmes de la taxe annuelle ; celui qui est parti le 30 juin ne doit que la part correspondant à ses jours de présence. Le bailleur qui a payé l’avis entier en octobre peut ensuite appeler cette quote-part, en joignant l’avis et le calcul détaillé. Pour les colocations, la quote-part se divise entre colocataires selon les règles du bail, et le colocataire sortant reste tenu de sa part pour sa période d’occupation.

Le régime est différent dans les baux commerciaux, où la liberté contractuelle joue un rôle plus large. La cour d’appel de Paris, pôle 5 chambre 3, dans un arrêt du 25 septembre 2025 (RG 24/09609, décision consultable sur le site de la Cour de cassation), a jugé à propos d’un bail du 25 juillet 2006 : « Il est constant que la taxe foncière, dont le propriétaire est redevable à l’égard de l’administration fiscale, peut être mise à la charge du preneur par une clause expresse du bail ». Pour ce bail antérieur à la loi Pinel du 18 juin 2014, la cour a retenu que « la répartition des charges entre la société Artu et la société BNP Paribas relève de la liberté contractuelle des parties » et que « les conventions légalement formées tiennent lieu de loi ceux qui les ont faites ». L’enseignement vaut pour les commerces parisiens : une clause expresse mettant la taxe foncière à la charge du preneur s’applique, à condition d’être claire, tandis qu’en cas d’ambiguïté la convention s’interprète en faveur de celui qui a contracté l’obligation. Depuis la loi Pinel, les baux commerciaux conclus ou renouvelés après son entrée en vigueur doivent comporter un inventaire précis des charges, impôts et taxes répartis entre bailleur et locataire : avant de payer une taxe foncière refacturée par son bailleur, le commerçant parisien vérifie donc la date de son bail et le contenu exact de la clause.

II. Contester sa taxe foncière et payer moins en 2026 : délais du 15 et du 20 octobre, réclamation jusqu’au 31 décembre 2027 et exonérations

A. Payer avant la majoration puis réclamer jusqu’au 31 décembre 2027 en cas d’erreur

Le premier réflexe, à quelques jours de l’échéance, est de payer dans le délai, même lorsque l’avis paraît contestable. Les avis 2026 ont été mis en ligne à partir du 27 août 2026 pour les contribuables non mensualisés et adressés par courrier entre le 24 août et le 21 septembre 2026, selon la fiche à jour du site impots.gouv.fr. La date limite de paiement est le 20 octobre 2026 à minuit pour un paiement en ligne par internet, smartphone ou tablette, et le 15 octobre 2026 à minuit pour les autres moyens de paiement, ces derniers n’étant possibles que si la taxe à payer n’excède pas 300 euros, selon l’actualité de service-public.fr. Le prélèvement est ensuite opéré avec un décalage de plusieurs jours, mais c’est la date d’enregistrement du paiement qui compte. Pour les contribuables mensualisés, dont les avis ont été diffusés entre le 21 septembre et le 9 octobre, le paiement s’étale automatiquement. Celui qui souhaite étaler la taxe foncière 2027 sur l’année peut adhérer au prélèvement mensuel jusqu’au 15 décembre 2026. Payer à temps évite la majoration de 10 % et les frais de poursuite, sans faire perdre le droit de contester ensuite : le paiement et la réclamation sont deux démarches indépendantes.

La contestation relève de la juridiction contentieuse lorsque le contribuable invoque une erreur d’assiette ou de calcul ou le bénéfice d’un droit prévu par un texte. L’article L. 190 du livre des procédures fiscales dispose : « Les réclamations relatives aux impôts, contributions, droits, taxes, redevances, soultes et pénalités de toute nature, établis ou recouvrés par les agents de l’administration, relèvent de la juridiction contentieuse lorsqu’elles tendent à obtenir soit la réparation d’erreurs commises dans l’assiette ou le calcul des impositions, soit le bénéfice d’un droit résultant d’une disposition législative ou réglementaire. » Le délai de réclamation est long : pour les impôts directs locaux, dont la taxe foncière fait partie, l’article R. 196-2 du livre des procédures fiscales prévoit que « Pour être recevables, les réclamations relatives aux impôts directs locaux et aux taxes annexes doivent être présentées à l’administration des impôts au plus tard le 31 décembre de l’année suivant celle, selon le cas : a) De la mise en recouvrement du rôle, de la notification d’un avis de mise en recouvrement ou de l’émission d’un titre de perception ». La taxe foncière 2026, mise en recouvrement en 2026, peut donc être contestée jusqu’au 31 décembre 2027. Ce délai confortable ne doit pas inciter à l’attentisme : plus la réclamation est formée tôt, plus les pièces sont faciles à réunir et plus le dégrèvement, s’il est accordé, produit ses effets vite.

Les erreurs les plus fréquentes portent sur la valeur locative cadastrale et sur la consistance du local. La taxe est calculée en appliquant les taux votés par les collectivités à une base égale à la moitié de la valeur locative cadastrale pour les propriétés bâties. Si le nombre de pièces retenu est inexact, si une dépendance démolie figure toujours dans la description, si la surface réelle est inférieure à celle qui sert de base, ou si un local inhabitable est imposé comme un logement, la base doit être corrigée. La réclamation se forme en ligne depuis l’espace particulier du site impots.gouv.fr, rubrique réclamation, ou par courrier adressé au service des impôts des particuliers du lieu du bien, en joignant l’avis d’imposition, le descriptif détaillé de l’erreur et toutes les pièces utiles : acte de vente, plans, constats, photographies datées, diagnostics. Une erreur de surface se prouve par un mesurage précis et, si besoin, par un constat de commissaire de justice. Une dépendance détruite se prouve par les autorisations d’urbanisme, les factures de démolition et des photographies avant et après. L’administration statue par une décision de dégrèvement total ou partiel, de rejet ou d’admission partielle, susceptible de recours devant le tribunal administratif dans les deux mois de sa notification.

Un autre motif fréquent de réclamation tient à la vacance ou à l’inhabitabilité du logement. Un appartement parisien resté vacant et indépendant de la volonté du propriétaire, ou devenu inhabitable à la suite d’un sinistre, d’un arrêté de péril ou de travaux lourds rendant toute occupation impossible, peut ouvrir droit à un dégrèvement pour vacance ou inexploitation, à condition que la vacance ait duré au moins trois mois et que le propriétaire rapporte la preuve de ses recherches de locataire ou d’acquéreur : mandats d’agences, annonces publiées, correspondances. Les propriétaires parisiens qui ont laissé un bien vide entre deux locations au cours de l’année 2026 ont donc intérêt à conserver dès maintenant tous les justificatifs de mise en location. Enfin, les erreurs d’attribution doivent être signalées sans délai : un avis reçu pour un bien vendu avant le 1er janvier 2026 doit être renvoyé au service émetteur avec la copie de l’acte de vente, afin que l’imposition soit transférée au véritable redevable.

B. Exonérations pour les constructions neuves et les personnes modestes, et démarches pratiques à Paris et en Île-de-France

Les constructions nouvelles à usage d’habitation bénéficient d’une exonération temporaire de taxe foncière. L’article 1383 du code général des impôts prévoit : « Les constructions nouvelles, reconstructions et additions de construction à usage d’habitation sont exonérées de la taxe foncière sur les propriétés bâties durant les deux années qui suivent celle de leur achèvement. » La commune peut toutefois limiter cette exonération à une fraction de la base imposable, de 40 % à 90 %, par délibération, y compris en la réservant aux immeubles non financés par des prêts aidés de l’État. À Paris, les opérations de construction neuve, de surélévation ou de transformation de bureaux en logements achevées en 2024 ouvrent droit à l’exonération pour 2025 et 2026, sous réserve de la délibération parisienne applicable et du dépôt dans les délais de la déclaration d’achèvement auprès du fisc. L’oubli de cette déclaration est la cause la plus courante de perte de l’exonération : le propriétaire d’un bien neuf qui paie une taxe foncière pleine en 2026 vérifie en priorité s’il a bien déclaré l’achèvement et si la commune a maintenu l’exonération à taux plein.

Les personnes âgées ou en situation de handicap, sous conditions de ressources, sont exonérées pour leur habitation principale. L’article 1390 du code général des impôts dispose : « Les titulaires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées mentionnée à l’article L. 815-1 du code de la sécurité sociale ou de l’allocation supplémentaire d’invalidité mentionnée à l’article L. 815-24 du même code sont exonérés de la taxe foncière sur les propriétés bâties dont ils sont passibles à raison de leur habitation principale. » De son côté, l’article 1391 du même code prévoit : « Les redevables âgés de plus de soixante-quinze ans au 1er janvier de l’année de l’imposition sont exonérés de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l’immeuble habité par eux, lorsque le montant des revenus de l’année précédente n’excède pas la limite prévue à l’article 1417 » Ces exonérations, subordonnées à l’occupation du bien à titre d’habitation principale et à des plafonds de revenu fiscal de référence, profitent notamment aux retraités parisiens aux revenus modestes restés dans leur appartement. Lorsque l’exonération n’a pas été appliquée automatiquement, il faut la réclamer avec les justificatifs de revenus et de situation : le mécanisme du revenu fiscal de référence, qui conditionne aussi d’autres avantages liés au logement, est décrit dans notre éclairage sur le revenu fiscal de référence, la façon dont les loyers le construisent et ce qu’il verrouille pour le logement. Les contribuables qui perdent le bénéfice de l’exonération conservent, pendant les deux années suivantes, des allègements transitoires prévus par les mêmes textes.

À Paris et en Île-de-France, les démarches suivent des circuits précis qu’il vaut mieux connaître avant l’échéance. La réclamation se dépose auprès du service des impôts des particuliers compétent pour l’arrondissement ou la commune du bien, directement en ligne depuis l’espace particulier, ce qui permet de suivre l’instruction et de recevoir la décision par voie dématérialisée. Les rendez-vous d’accueil fiscal de proximité, notamment dans les France services parisiennes, aident à vérifier l’avis et à constituer le dossier, pièces d’identité, avis d’imposition, justificatifs de revenus et preuves de l’erreur. En cas de rejet de la réclamation, le recours se porte devant le tribunal administratif de Paris pour les biens situés dans la capitale, dans les deux mois de la décision de rejet, avec un mémoire exposant les moyens de droit et les pièces déjà produites. Les litiges portent souvent sur des montants de plusieurs centaines ou milliers d’euros, compte tenu des valeurs locatives parisiennes et des taux applicables : un dossier chiffré, avec un tableau comparant la base retenue et la base réelle, facilite l’instruction tant devant l’administration que devant le juge. Pour les propriétaires bailleurs, la taxe foncière reste par ailleurs une charge déductible des revenus fonciers au régime réel, hors la fraction correspondant à la taxe des ordures ménagères refacturée au locataire : la liasse fiscale 2027 s’anticipe dès la réception de l’avis 2026.

Conclusion

À quelques jours des échéances du 15 et du 20 octobre 2026, la conduite à tenir est simple : payer dans le délai pour éviter la majoration, vérifier l’avis ligne par ligne, puis réclamer jusqu’au 31 décembre 2027 en cas d’erreur sur la valeur locative, la consistance du bien ou une exonération oubliée. Le propriétaire au 1er janvier reste seul redevable pour l’année entière, le locataire d’habitation ne remboursant que la taxe des ordures ménagères au prorata de son occupation, et le commerçant vérifiant la clause expresse de son bail. Les constructions récentes et les retraités modestes disposent d’exonérations qu’il faut activer plutôt que subir l’avis. À Paris comme dans toute l’Île-de-France, un dossier de réclamation précis, déposé tôt avec des pièces datées, offre les meilleures chances d’obtenir un dégrèvement.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».