Cabinet Kohen Avocats · Paris

—

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse : 80 € TTC, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Article généré par une intelligence artificielle, selon un processus conçu et contrôlé par le cabinet

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Chèque sans provision reçu d’un client : certificat de non-paiement, titre d’huissier et saisie pour récupérer votre argent en 2026

Votre client vous a payé par chèque, vous l’avez remis à l’encaissement et la banque vous le retourne avec la mention sans provision. Le réflexe habituel consiste à relancer par téléphone, puis à envoyer une mise en demeure, puis à envisager une procédure au tribunal de commerce qui prendra des mois. Il existe pourtant une voie plus directe, prévue par le Code monétaire et financier : au terme d’un délai de trente jours après la première présentation, la banque du tireur délivre un certificat de non-paiement, dont la signification par un commissaire de justice vaut commandement de payer, et cet officier ministériel délivre ensuite lui-même un titre exécutoire qui permet de saisir les comptes du débiteur. Autrement dit, un chèque impayé porte en lui-même son propre mécanisme d’exécution forcée, sans assignation et sans jugement. Ce dossier explique comment actionner cette mécanique pas à pas, dans quels délais agir pour ne pas perdre vos droits, comment transformer le titre en saisie effective, quelles sanctions pèsent sur le tireur pour le contraindre à régulariser, et comment réagir s’il fait opposition ou conteste devant le juge de l’exécution. La Cour de cassation a d’ailleurs précisé le 22 mai 2025 les pouvoirs exacts de ce juge face au titre délivré sur chèque impayé.

I. Chèque revenu impayé : obtenir le certificat de non-paiement puis le titre exécutoire sans procès

La procédure commence dès le premier rejet et obéit à un calendrier strict. Chaque étape compte : représenter le chèque à temps, demander le certificat au bon moment, puis confier la suite au commissaire de justice. Respectez ces délais et vous obtenez un titre exécutoire sans jamais assigner votre débiteur devant un tribunal.

A. Représenter le chèque à la banque et demander le certificat de non-paiement après 30 jours

Un chèque émis et payable en France métropolitaine doit être présenté au paiement dans un délai court. Le Code monétaire et financier dispose que « Le chèque émis et payable dans la France métropolitaine doit être présenté au paiement dans le délai de huit jours ». Présentez donc le chèque à votre banque sans attendre : c’est cette première présentation qui fait courir tous les délais utiles et qui constate officiellement le défaut de paiement. Conservez l’avis de rejet remis par votre établissement, avec la date exacte de présentation et le motif du refus.

Dès le rejet connu, écrivez au tireur pour exiger le paiement immédiat. Une lettre recommandée avec accusé de réception rappelant le montant, la date d’émission et la date du rejet constitue une preuve précieuse si le dossier dégénère. Beaucoup de chèques sans provision se règlent à ce stade, parce que le tireur redoute l’interdiction bancaire décrite plus loin. Mais ne laissez pas cette phase amiable s’éterniser : au-delà de quelques jours sans règlement, préparez la seconde présentation. Le mécanisme légal repose en effet sur deux présentations infructueuses espacées dans le temps.

Le texte central du dispositif prévoit que « Un certificat de non-paiement est délivré à la demande du porteur, au terme d’un délai de trente jours, à compter de la première présentation d’un chèque impayé dans le cas où celui-ci n’a pas été payé lors de sa seconde présentation ou si une provision n’a pas été constituée, pour en permettre le paiement dans ce même délai ». Concrètement, vous représentez le chèque une seconde fois, et si trente jours après la première présentation le chèque reste impayé, vous demandez par écrit à la banque du tireur, c’est-à-dire l’établissement tiré, la délivrance du certificat de non-paiement. Le même texte précise que « Ce certificat est délivré par le tiré lorsque au-delà du délai de trente jours une nouvelle présentation s’avère infructueuse ». Vérifiez que le certificat mentionne le montant exact, les dates de présentation et l’identité du tireur : c’est ce document qui fonde toute la suite.

Deux points pratiques méritent votre vigilance. D’abord, les frais bancaires liés au rejet ne doivent pas rester à votre charge : la loi dispose que « En tout état de cause, les frais de toute nature qu’occasionne le rejet d’un chèque sans provision sont à la charge du tireur », tandis que « Les frais perçus par le tiré ne peuvent excéder un montant fixé par décret ». Réclamez donc au tireur le remboursement de vos frais de rejet en plus du principal. Ensuite, agissez vite parce que vos recours se prescrivent rapidement : « Les actions en recours du porteur contre les endosseurs, le tireur et les autres obligés se prescrivent par six mois à partir de l’expiration du délai de présentation ». Six mois à compter de l’expiration du délai de présentation, c’est bref : un créancier qui attend près d’un an avant d’agir risque de voir son recours contre le tireur déclaré prescrit. Notez aussi que « L’action du porteur du chèque contre le tiré se prescrit par un an à partir de l’expiration du délai de présentation », ce qui verrouille le calendrier contre la banque elle-même.

Si votre client vous annonce qu’il a fait opposition au chèque pour gagner du temps, ne vous laissez pas intimider : l’opposition n’est admise que dans des cas limitativement énumérés. Le Code monétaire et financier dispose que « Il n’est admis d’opposition au paiement par chèque qu’en cas de perte, de vol ou d’utilisation frauduleuse du chèque, de procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaires du porteur ». Un simple litige commercial sur la facture ou la qualité de la prestation ne constitue pas un motif valable d’opposition. Le texte ajoute que « Le tireur doit immédiatement confirmer son opposition par écrit, quel que soit le support de cet écrit ». Une opposition formée pour un motif commercial, sans perte ni vol, expose son auteur à des sanctions, et la banque qui paie malgré une opposition irrégulière engage sa responsabilité. Demandez par écrit à la banque les motifs déclarés de l’opposition et conservez sa réponse.

B. Faire signifier le certificat par commissaire de justice et obtenir le titre exécutoire en 15 jours

Une fois le certificat de non-paiement en main, confiez-le à un commissaire de justice, anciennement huissier de justice. C’est lui qui donne au document sa force exécutoire, sans intervention d’un juge. La loi dispose que « La notification effective ou, à défaut, la signification du certificat de non-paiement au tireur par ministère d’huissier vaut commandement de payer ». Autrement dit, la remise du certificat au tireur par cet officier ministériel produit exactement les mêmes effets qu’un commandement de payer délivré avant une saisie : elle fait courir un ultime délai de grâce et elle ouvre la voie à l’exécution forcée.

Ce délai de grâce est de quinze jours. Le texte prévoit que « L’huissier de justice qui n’a pas reçu justification du paiement du montant du chèque et des frais dans un délai de quinze jours à compter de la réception de la notification ou de la signification délivre, sans autre acte de procédure ni frais, un titre exécutoire ». Si le tireur paie le montant du chèque et les frais dans ce délai de quinze jours, l’incident se règle et la procédure s’arrête. S’il ne paie pas et ne justifie d’aucun paiement, le commissaire de justice établit lui-même le titre exécutoire, sans que vous ayez à saisir un tribunal, sans assignation et sans audience. Ce titre a la même valeur qu’un jugement pour la phase d’exécution : il vous autorise à faire pratiquer des saisies sur les biens et les comptes du débiteur.

Pour que cette mécanique fonctionne, la signification doit être régulière : adresse exacte du tireur, identité complète, montant réclamé incluant le principal et les frais, et mention du délai de quinze jours. Si le tireur est une société, la signification s’effectue au siège social ; vérifiez l’adresse en vigueur au registre du commerce et des sociétés avant de mandater le commissaire de justice, car une société qui a déménagé sans publier son transfert peut compliquer la remise. En pratique parisienne, les études de commissaires de justice signifient sous quelques jours dans Paris et la petite couronne, et un peu plus loin en grande couronne : anticipez ce délai dans votre calendrier, surtout quand la prescription de six mois approche. Conservez précieusement l’original du titre exécutoire délivré par l’officier ministériel : c’est lui que vous remettrez pour chaque mesure de saisie.

Notez que cette voie d’exécution s’articule avec les autres recours dont vous disposez. Si le chèque est d’un montant élevé ou si le tireur organise son insolvabilité, rien ne vous empêche de demander en parallèle une saisie conservatoire autorisée par le juge de l’exécution pour bloquer les comptes avant même l’obtention du titre. Et si votre client bascule en procédure collective entre-temps, le certificat et le titre déjà obtenus fixent votre créance à une date certaine, ce qui facilite votre déclaration de créance : notre dossier sur la conduite à tenir quand votre client est placé en redressement judiciaire et que vous devez déclarer votre créance en deux mois détaille cette articulation. L’essentiel reste toutefois que, face à un débiteur solvable mais récalcitrant, le certificat de non-paiement suivi du titre d’huissier constitue la voie la plus rapide et la moins coûteuse pour obtenir un titre exécutoire en droit français.

II. Chèque sans provision : saisir les comptes du client et activer les sanctions qui font payer

Le titre exécutoire en main, vous passez à l’offensive : saisie des comptes bancaires, saisie des biens, et mobilisation de toutes les sanctions légales qui pèsent sur le tireur. Cette seconde phase transforme un papier en argent, tout en retournant contre le débiteur les conséquences de son impayé.

A. Saisie-attribution et saisie-vente : transformer le titre d’huissier en argent sonnant

La mesure la plus efficace contre un client professionnel consiste à saisir ses comptes bancaires. Le Code des procédures civiles d’exécution dispose que « Tout créancier muni d’un titre exécutoire constatant une créance liquide et exigible peut, pour en obtenir le paiement, saisir entre les mains d’un tiers les créances de son débiteur portant sur une somme d’argent, sous réserve des dispositions particulières à la saisie des rémunérations prévue par le code du travail et par le présent code ». Le titre délivré par le commissaire de justice sur le fondement du certificat de non-paiement répond exactement à cette définition : créance liquide, puisque le montant figure sur le chèque, et exigible, puisque le chèque est payable à vue. Le commissaire de justice signifie donc un acte de saisie-attribution à la banque du tireur, qui bloque les sommes disponibles à hauteur de votre créance, puis vous les reverse si aucune contestation n’est formée dans le délai légal.

Si les comptes sont vides ou si le tireur les a vidés, rabattez-vous sur ses biens : véhicules, matériel, stocks, mobilier de bureau. La loi prévoit que « Tout créancier muni d’un titre exécutoire constatant une créance liquide et exigible peut, après signification d’un commandement, faire procéder à la saisie et à la vente des biens meubles corporels appartenant à son débiteur, qu’ils soient ou non détenus par ce dernier ». Le commissaire de justice dresse l’inventaire des biens saisissables au siège de l’entreprise débitrice, puis organise leur vente aux enchères si le paiement n’intervient pas. Pour une entreprise en activité, la simple venue du commissaire de justice avec un commandement de saisie-vente déclenche très souvent le paiement : aucun dirigeant ne souhaite voir son matériel d’exploitation inventorié devant ses salariés.

Le débiteur peut contester la saisie devant le juge de l’exécution, et c’est même son droit le plus strict. Mais ses moyens de contestation sont encadrés, et la Cour de cassation vient d’en fixer précisément les limites dans un arrêt de principe. Le 22 mai 2025, la deuxième chambre civile a jugé, à propos d’un titre délivré sur chèque impayé, que « Le titre exécutoire délivré après établissement par le tiré d’un certificat de non paiement n’est pas une décision de justice. Ce titre ne fait que certifier l’absence de provision du chèque ». Cette qualification emporte deux conséquences pratiques que tout créancier doit connaître. D’un côté, le tireur conserve le droit de discuter le fond : le même arrêt admet que le tireur peut opposer au bénéficiaire les exceptions nées du rapport qui les lie, par exemple l’absence de cause du chèque. La Cour énonce en effet que « Le principe d’inopposabilité des exceptions énoncé à l’article L. 131-25 du code monétaire et financier ne s’applique pas dans les rapports entre le tireur et la personne à qui ce dernier a remis le chèque en qualité de bénéficiaire ».

De l’autre, la contestation relève bien du juge de l’exécution, qui statue même sur le fond du droit. La Cour de cassation affirme que « Il en résulte que le juge de l’exécution a le pouvoir de trancher une contestation portant sur la validité du titre exécutoire délivré en application de l’article L. 131-73 du code monétaire et financier ». Ce pouvoir découle du principe général selon lequel « Le juge de l’exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s’élèvent à l’occasion de l’exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit, à moins qu’elles n’échappent à la compétence des juridictions de l’ordre judiciaire ». Concrètement, si votre client prétend devant ce juge que la facture était litigieuse ou que le chèque était sans cause, le juge examine ce moyen et tranche. Pour vous prémunir, constituez dès l’origine un dossier carré : contrat ou bon de commande signé, bons de livraison ou preuves d’exécution de la prestation, facture détaillée, échanges écrits sur le paiement. Un chèque adossé à une créance documentée résiste aux contestations ; un chèque de complaisance ou de garantie déguisée s’effondre devant le juge de l’exécution.

Rappelez-vous enfin le principe d’inopposabilité des exceptions à l’égard des tiers porteurs : « Les personnes actionnées en vertu du chèque ne peuvent pas opposer au porteur les exceptions fondées sur leurs rapports personnels avec le tireur ou avec les porteurs antérieurs, à moins que le porteur, en acquérant le chèque, n’ait agi sciemment au détriment du débiteur ». Si vous avez endossé le chèque à votre propre fournisseur ou remis à l’escompte, le tireur ne peut pas opposer à ce tiers vos litiges commerciaux avec lui. Cette solidité du chèque comme instrument de paiement explique pourquoi les banques et les établissements de crédit l’acceptent : le droit protège la circulation du titre.

B. Interdiction bancaire, frais et poursuites pénales : les sanctions qui contraignent le tireur à régulariser

Au-delà de la saisie, tout un arsenal de sanctions pousse le tireur à régulariser spontanément, et vous devez les brandir dans vos relances pour obtenir paiement sans aller jusqu’à la vente forcée. La première sanction est bancaire : après un incident de paiement, la banque enjoint au titulaire du compte de restituer ses formules et de ne plus émettre de chèques. Le Code monétaire et financier organise ensuite la privation du chéquier : « Des formules de chèques autres que celles qui sont remises pour un retrait de fonds par le tireur auprès du tiré ou pour une certification ne peuvent, sous réserve des dispositions de l’article L. 131-78 et dans les conditions prévues par cet article, être délivrées au titulaire d’un compte ou à son mandataire à compter d’un incident de paiement relevé au nom du titulaire du compte pour défaut de provision suffisante lorsque celui-ci n’a pas exécuté les obligations prévues par les deuxième à quatrième alinéas de l’article L. 131-73 ». Le tireur est en outre inscrit au fichier central des chèques de la Banque de France, ce qui signale l’incident à toutes les banques : ouvrir un compte ailleurs pour obtenir un nouveau chéquier ne sert à rien.

Cette interdiction dure jusqu’à régularisation, et à défaut pendant cinq ans. La loi dispose que « Le titulaire d’un compte auquel a été notifiée une injonction de ne plus émettre des chèques recouvre cette faculté dès lors qu’il a procédé à la régularisation dans les conditions prévues à l’article L. 131-73 », et que « S’il n’a pas procédé à cette régularisation, il ne recouvre la faculté d’émettre des chèques qu’à l’issue d’un délai de cinq ans qui court à compter de l’injonction ». Pour une entreprise qui paie ses fournisseurs par chèque, cinq ans sans chéquier équivalent à une asphyxie commerciale : cet argument, exposé calmement dans une relance, produit souvent le règlement. Ajoutez que tous les frais du rejet restent à la charge du tireur, comme vu plus haut, et chiffrez-les précisément dans votre mise en demeure : principal, frais bancaires de rejet de votre côté comme du sien, coût du certificat et de la signification à venir.

Lorsque le tireur a vidé son compte après avoir émis le chèque, ou lorsqu’il a fait défense à sa banque de payer pour échapper à ses obligations, le dossier bascule au pénal. Le Code monétaire et financier punit sévèrement ces manoeuvres : « Est puni d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 375 000 euros, le fait pour toute personne d’effectuer après l’émission d’un chèque, dans l’intention de porter atteinte aux droits d’autrui, le retrait de tout ou partie de la provision, par transfert, virement ou quelque moyen que ce soit, ou de faire dans les mêmes conditions défense au tiré de payer ». Si vos relevés ou les écritures du compte démontrent un retrait organisé juste après l’émission, déposez plainte : l’enquête pénale mettra au jour les mouvements de fonds et la perspective d’une condamnation accélère bien des règlements. De même, une opposition formée pour un motif étranger à la perte, au vol ou à la fraude expose son auteur à une amende pénale, car faire opposition pour contester une facture constitue un délit.

À Paris et en Île-de-France, quelques réflexes locaux sécurisent la procédure. Mandatez une étude de commissaires de justice du ressort du domicile ou du siège du tireur pour éviter les nullités de signification : un acte signifié hors ressort par un officier territorialement incompétent fragilise tout l’édifice. Si le tireur conteste, le juge de l’exécution compétent est celui du tribunal judiciaire de son domicile, donc le tribunal judiciaire de Paris pour un débiteur parisien, avec des délais d’audiencement variables selon l’encombrement : demandez à votre conseil de solliciter une date rapprochée en exposant le risque de dépérissement de la créance. Enfin, pour les chèques d’un montant significatif, faites diligenter en parallèle une enquête patrimoniale par le commissaire de justice, qui identifiera les comptes bancaires, les employeurs et les biens du débiteur avant la saisie : frapper au bon endroit du premier coup évite les procès-verbaux de carence qui enhardissent les mauvais payeurs. Les entreprises franciliennes travaillent souvent avec plusieurs banques : une saisie-attribution simultanée auprès des principaux établissements du tireur multiplie les chances de blocage utile.

Conclusion

Un chèque sans provision n’est pas une simple promesse non tenue : c’est un titre qui porte sa propre sanction. Représentez-le dans les huit jours, laissez passer le délai de trente jours puis exigez le certificat de non-paiement, faites-le signifier par un commissaire de justice qui délivre le titre exécutoire à l’expiration des quinze jours, puis saisissez les comptes et les biens du tireur pendant que l’interdiction bancaire et la menace pénale le poussent à régulariser. Surveillez la prescription de six mois, documentez la créance sous-jacente pour parer toute contestation sur la cause devant le juge de l’exécution, et n’acceptez aucune opposition fondée sur un simple différend commercial. Menée avec cette rigueur, la procédure transforme un impayé en recouvrement effectif, sans procès au fond et pour un coût d’exécution limité, puisque les frais du rejet incombent au tireur.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».