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Autofacturation : mon client peut-il réduire ma facture et comment contester ?

Votre client vous annonce qu’il établira désormais vos factures. Quelques jours plus tard, vous recevez un document portant votre nom, mais diminué de frais administratifs, d’une pénalité ou d’une remise que vous contestez. Avec le démarrage de la facturation électronique au 1er septembre 2026, cette organisation mérite une attention particulière : accepter un circuit numérique ne signifie pas abandonner la maîtrise de votre prix.

L’autofacturation est autorisée. Elle consiste à confier au client l’émission matérielle des factures au nom et pour le compte du fournisseur. Elle suppose toutefois un mandat et l’acceptation des factures selon les modalités convenues. Surtout, le pouvoir de fabriquer le document ne suffit pas à justifier une réduction du montant dû. Le contrat commercial, les quantités effectivement livrées et les éventuelles réserves restent déterminants.

La difficulté apparaît lorsque plusieurs questions se mélangent : avez-vous accepté le mandat, approuvé le calcul, reconnu une malfaçon ou seulement laissé votre comptable enregistrer un paiement ? Pour réclamer le solde, il faut reconstruire ces étapes avec des pièces précises. À l’inverse, une contestation tardive peut échouer si les documents montrent que le fournisseur avait accepté le mode de calcul en connaissance de cause. Voici comment sécuriser l’accord, contrôler les premières autofactures et demander une correction sans créer une deuxième facturation pour la même opération.

I. Autofacturation : mon client peut-il faire ma facture et changer le prix ?

A. Quel mandat faut-il donner pour une facture établie par le client ?

Le point de départ est l’article 289, I, 2 du Code général des impôts : « Les factures peuvent être matériellement émises par le client ou par un tiers lorsque l’assujetti leur donne mandat à cet effet. » Le texte ajoute que chaque facture est émise au nom et pour le compte du fournisseur, sous réserve de son acceptation. Le client intervient donc comme mandataire pour établir un document qui concerne la vente ou la prestation du fournisseur. Il ne devient pas le vendeur et n’acquiert pas, par cette seule organisation, le droit de déterminer librement ce qu’il paiera.

La réforme électronique concerne le canal d’émission et de transmission. L’article 289 bis du Code général des impôts prévoit, dans son champ, le recours à une plateforme agréée. Le calendrier demeure progressif : réception pour les entreprises concernées dès septembre 2026, émission pour les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire à cette date, puis pour les PME et micro-entreprises en septembre 2027. Ce calendrier ne crée pas de mandat automatique au bénéfice des clients. Une demande de bascule informatique doit être examinée séparément de l’autorisation de facturer.

La première vérification porte donc sur l’existence d’un accord antérieur aux émissions. Le BOFiP, BOI-TVA-DECLA-30-20-10-30, paragraphes 110 à 160, admet un mandat écrit ou tacite et recommande d’en conserver une preuve écrite. Il distingue l’accord sur le mandat de l’acceptation de chaque facture, laquelle peut être organisée expressément ou tacitement. Il est donc inexact d’affirmer qu’aucune autofacturation ne peut exister sans contrat signé. En revanche, l’absence d’écrit rend souvent plus difficile la preuve du périmètre réellement accepté.

Un échange commercial peut ainsi autoriser le client à préparer les factures de certaines livraisons, sans l’autoriser à produire les avoirs correspondants. Une convention peut couvrir un établissement, mais pas les autres sociétés du groupe. Une autorisation peut porter sur des quantités pesées contradictoirement et non sur des estimations internes. Avant de signer, identifiez la société mandataire, les opérations couvertes, le point de départ, la durée et les documents que le client peut émettre. La formulation générale « gestion de la facturation » mérite d’être précisée.

Le mandat devrait décrire la méthode de calcul : tarif applicable, unité de mesure, justificatif des quantités, traitement des écarts et personne habilitée à approuver une modification. Il faut également organiser la remise des factures, leur numérotation et les corrections. Si le client confie le traitement à un prestataire, demandez qui intervient et comment vous conserverez l’accès aux documents. Ce contrôle est particulièrement utile lorsque les achats, la logistique et la comptabilité du client utilisent des systèmes différents.

Une clause d’acceptation tacite appelle une lecture attentive. Quel événement déclenche le délai : émission, mise à disposition ou notification effective ? Comment pouvez-vous contester une ligne ? À quelle adresse faut-il écrire ? Qui reçoit les observations pendant une fermeture annuelle ? Le silence peut produire les effets prévus par une procédure acceptée, mais il ne faut pas présumer qu’une notification technique vaut accord sur le prix. La preuve de la réception et le contenu des engagements sont essentiels.

La facture doit rester identifiable comme une autofacture. L’article 242 nonies A, I, 14° de l’annexe II au Code général des impôts impose la mention « Autofacturation » lorsque le client émet le document au nom et pour le compte du fournisseur. Les autres mentions applicables, notamment l’identité des parties, la date, les quantités et le prix, ne disparaissent pas. Une mention correcte ne prouve toutefois pas, à elle seule, l’existence d’un mandat valable ou l’exactitude du montant.

Enfin, séparez les autorisations données au client de celles confiées à votre cabinet comptable. L’accès aux pièces, leur comptabilisation et l’acceptation commerciale d’une retenue sont des opérations différentes. Notre analyse sur le mandat de l’expert-comptable pour les factures électroniques détaille cette répartition. Dans une petite entreprise, une règle simple aide : toute modification du prix ou tout avoir contesté doit être transmis à la personne capable de prendre une décision commerciale.

B. Peut-on refuser une remise ou une pénalité ajoutée à l’autofacture ?

L’article 1989 du Code civil énonce : « Le mandataire ne peut rien faire au-delà de ce qui est porté dans son mandat ». Une autorisation d’émission matérielle ne vaut donc pas, par elle-même, pouvoir de négocier une remise, reconnaître une responsabilité ou abandonner une créance. Le client doit pouvoir expliquer sur quel engagement ou mécanisme juridique il s’appuie pour retenir une somme. L’intitulé informatique « ajustement » ne répond pas à cette question.

Le contrat commercial demeure la référence. Selon l’article 1103 du Code civil, « Les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits. » L’article 1193 encadre leur modification par l’accord des parties ou les causes autorisées par la loi. Si le devis prévoit un prix unitaire déterminé, la mise en place d’un logiciel ne suffit pas à changer ce prix. Il faut rechercher une clause, un avenant ou un autre fondement effectivement applicable.

Toutes les différences de montant ne sont cependant pas des réductions illicites. Une facture peut être inférieure au bon de commande parce qu’une partie des marchandises n’a pas été livrée. Le prix peut dépendre d’un poids, d’un volume, d’une qualité mesurée ou d’un barème expressément convenu. Une remise peut être acquise lorsque le seuil prévu au contrat est atteint. Le contrôle consiste à comparer le calcul réalisé avec la méthode acceptée, puis à vérifier les données utilisées. Réclamer mécaniquement le montant maximal de la commande peut conduire à demander une somme qui n’est pas due.

Il faut aussi distinguer une réduction du prix, une pénalité et une compensation. La réduction concerne le prix de la prestation elle-même. La pénalité repose sur un manquement auquel le contrat attache une conséquence financière. La compensation rapproche des dettes réciproques. Ces mécanismes ne sont pas interchangeables. Une ligne unique de déduction peut dissimuler plusieurs demandes, dont chacune doit être identifiée et discutée avec ses pièces.

Lorsque le client invoque une prestation imparfaite, l’article 1223 du Code civil prévoit, lorsque tout ou partie du prix reste impayé, une réduction proportionnelle après mise en demeure, avec notification de la décision dans les meilleurs délais. Le texte prévoit également une acceptation écrite de la décision de réduction par le débiteur de la prestation ; si le prix a déjà été payé, il organise la demande au juge à défaut d’accord. Il ne faut donc ni présenter toute réduction unilatérale comme impossible, ni considérer qu’une retenue automatique suffit à respecter ce cadre. Les conditions, la proportionnalité et les contestations doivent être examinées.

Un exemple permet de localiser le désaccord. Une entreprise livre 100 unités à 100 euros toutes taxes comprises, soit 10 000 euros TTC. Dans cet exemple, tous les montants sont exprimés TTC ; le traitement fiscal propre à chaque retenue doit être vérifié séparément. Le client établit une autofacture de 9 300 euros après avoir retranché 500 euros de non-conformité et 200 euros de frais administratifs. Le fournisseur doit vérifier séparément les deux lignes : quelles unités seraient défectueuses, quelle réclamation a été adressée, comment les 500 euros sont-ils calculés et quelle clause prévoit les 200 euros ? Ce sont des données d’illustration, sans présumer que l’une ou l’autre retenue serait juridiquement fondée.

Si le client paie 9 300 euros, le fournisseur peut, selon le dossier, réclamer le solde de 700 euros en précisant l’imputation du paiement et sa contestation des retenues. Il doit éviter d’émettre une nouvelle facture de 10 000 euros en laissant subsister la première. Le différend porte sur une seule opération et sur le document qui doit la représenter correctement. L’objectif est d’obtenir un calcul justifié, une rectification cohérente et le règlement des sommes réellement dues.

La réponse écrite gagne à rester précise : rappeler le numéro de la facture, isoler chaque déduction, produire le tarif accepté et demander le document contractuel invoqué. Une réserve générale ne remplacera pas les bons de livraison ou les échanges relatifs à la qualité. À l’inverse, une réponse détaillée peut réduire le litige à une seule ligne et permettre le paiement du reste sans attendre une discussion globale.

II. Comment contester une autofacture et obtenir le paiement du solde ?

A. Quelles preuves conserver pour contester le montant ou l’acceptation ?

La preuve du solde ne repose pas seulement sur votre propre facture. L’article 1353 du Code civil dispose : « Celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver. » Le fournisseur doit établir la commande, l’exécution et le calcul de sa demande. Le client qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait ayant éteint l’obligation. Le dossier doit permettre de passer du contrat au montant demandé sans reconstituer les chiffres par hypothèses.

Un arrêt de la cour d’appel de Rennes du 9 décembre 2025, n° 25/00830, montre l’intérêt de la pratique documentaire. Dans une vente de céréales, l’acheteur contestait la créance en soutenant que les factures manquaient. La cour relève : « Il est démontré que la société [I] [J] pratique l’autofacturation ». Elle rapproche le document émis après livraison, les pratiques suivies avec d’autres vendeurs et une lettre dans laquelle l’acheteur lui-même le qualifiait de facture. Le solde de cette facture est retenu.

La décision comporte aussi une limite importante : la cour admet d’autres créances de l’acheteur, notamment une indemnité contractuelle, et ordonne une compensation. Elle ne signifie donc pas que toute déduction serait interdite. Elle montre qu’il faut identifier les différentes obligations, leur preuve et les conditions contractuelles opposables, au lieu de traiter le montant net versé comme une donnée indiscutable.

La preuve peut également jouer contre le fournisseur. Dans un arrêt de la cour d’appel de Paris du 12 janvier 2021, n° 20/00073, un vendeur réclamait un complément sur des livraisons de bois. La cour observe qu’il avait accepté et comptabilisé les autofactures pendant huit mois, connaissait les différences relevées et avait accepté des paiements fondés sur une pesée contradictoire. Elle retient qu’il « n’établit pas suffisamment la preuve » du solde réclamé et rejette sa demande. Le seul fait d’établir ultérieurement ses propres factures n’a pas suffi.

Cette solution dépend des circonstances de l’affaire. Elle n’établit ni une acceptation automatique de tout montant comptabilisé, ni un délai général de huit mois pour agir. Elle avertit toutefois du risque d’une pratique répétée sans réserve alors que la méthode de calcul est connue. En présence d’un écart, il faut donc documenter rapidement ce qui est contesté : le principe de l’autofacturation, la mesure des quantités, le tarif, la retenue ou l’interprétation d’un paiement.

Conservez d’abord la chaîne commerciale : devis, commande, conditions acceptées, avenants, bons de livraison, rapports d’intervention et échanges relatifs aux réserves. Ajoutez la chaîne de facturation : mandat, autofactures, avoirs, fichiers structurés, notifications, observations et réponses du client. Enfin, rapprochez la chaîne de paiement : relevés bancaires, références des virements et correspondances sur leur affectation. Un tableau interne peut relier chaque livraison au document, au paiement et au solde correspondant.

La conservation numérique doit permettre de vérifier l’origine et l’intégrité. L’article 1366 du Code civil reconnaît la force probante de l’écrit électronique sous ces conditions. Une capture d’écran peut documenter un statut, mais elle ne remplace pas nécessairement le fichier d’origine ni l’historique des modifications. Demandez un export exploitable avant qu’un compte soit fermé, qu’un accès salarié disparaisse ou que la plateforme change.

La demande peut s’appuyer sur l’article 1993 du Code civil : « Tout mandataire est tenu de rendre compte de sa gestion ». Pour l’autofacturation, demandez les documents émis en votre nom, les dates de transmission et l’explication des corrections dans le périmètre du mandat. Il ne s’agit pas d’exiger sans distinction l’ensemble des données internes du client, mais d’obtenir les éléments nécessaires au contrôle des opérations qui vous concernent.

Une chronologie rend enfin le dossier lisible : date de l’accord, première facture, première anomalie, date de connaissance, réserve, réponse et paiement. Si votre comptable a enregistré le document avant que vous ne découvriez l’écart, expliquez cette organisation avec des éléments vérifiables. Si une personne a validé le montant, recherchez son habilitation. L’argument doit suivre les faits disponibles, y compris lorsqu’ils révèlent une acceptation que vous n’aviez pas mesurée.

B. Comment demander une correction, recouvrer la créance et revoir le mandat ?

La première demande doit proposer une issue vérifiable. Identifiez l’opération et le montant exact du désaccord, joignez les pièces utiles, demandez l’explication de la déduction puis la correction appropriée. Précisez le sort de la partie non contestée. Une mise en demeure peut ensuite demander le paiement du solde dans un délai adapté au dossier. Un délai de réponse fixé dans votre lettre est une demande de votre part : il ne faut pas le présenter comme un délai légal universel de contestation des autofactures.

La correction doit préserver la traçabilité. L’article 289, I, 5 du Code général des impôts encadre les documents qui modifient la facture initiale en y faisant référence de manière spécifique et non équivoque. En pratique, convenez avec le client et le comptable du document à établir et de son articulation avec l’original. Ne supprimez pas simplement la première version pour la remplacer par un fichier différent portant le même numéro. La continuité documentaire aide à prévenir un second litige sur la TVA ou sur l’existence de deux créances.

La responsabilité fiscale du fournisseur ne disparaît pas avec le mandat. Le BOFiP précité, aux paragraphes 170 à 230, rappelle que l’émission au nom et pour le compte du fournisseur lui laisse la responsabilité de ses obligations de facturation et de leurs conséquences en matière de TVA. Le traitement d’une anomalie doit donc être coordonné avec le comptable, notamment lorsqu’une taxe a été facturée à tort ou que le document n’a pas été remis. Un différend commercial ne justifie pas de laisser les déclarations suivre des données que l’on sait erronées.

Pour les relations soumises au régime général des délais de paiement entre professionnels, l’article L. 441-10 du Code de commerce encadre l’échéance et les pénalités de retard. Il précise : « Les pénalités de retard sont exigibles sans qu’un rappel soit nécessaire. » L’autofacturation ne crée pas un délai de paiement supplémentaire. Le texte encadre aussi les procédures d’acceptation ou de vérification ; leur articulation avec l’échéance ne peut pas être laissée à une validation interne indéfinie. Les stipulations, les exceptions légales et les règles sectorielles doivent être vérifiées avant tout calcul.

Le choix du recours dépend ensuite du degré de contestation. L’article 1405 du Code de procédure civile permet de demander une injonction de payer pour une créance contractuelle d’un montant déterminé dans les conditions qu’il prévoit. Le dossier doit donc chiffrer le solde et montrer comment le contrat conduit à ce montant. Une procédure fondée sur des pièces désordonnées risque de déplacer le débat sans résoudre la contestation des quantités ou des retenues.

Devant le président du tribunal de commerce, l’article 873 du Code de procédure civile permet notamment une provision lorsque l’existence de l’obligation n’est pas sérieusement contestable. Une partie du solde peut parfois répondre à cette condition tandis qu’une autre exige un examen au fond. Il faut apprécier cette distinction à partir du contrat et des objections réelles du client. L’urgence de trésorerie ne rend pas, à elle seule, la créance incontestable.

Le temps écoulé doit également être contrôlé. L’article L. 110-4 du Code de commerce prévoit une prescription de cinq ans pour les obligations visées, sous réserve de prescriptions spéciales plus courtes. Le point de départ et les causes éventuelles d’interruption demandent une analyse propre au dossier. Ne partez pas du principe que l’édition tardive d’une facture ou une nouvelle relance fait repartir le délai. Une négociation prolongée doit rester compatible avec la préservation du recours.

Si le mandataire a mal exécuté sa mission, une demande distincte peut être envisagée. L’article 1991 du Code civil traite de l’exécution du mandat et l’article 1992 des fautes de gestion. Il faut alors établir le manquement, le préjudice et leur lien, sans confondre la facture impayée avec tous les coûts de fonctionnement de l’entreprise. Un retard d’émission, une correction non autorisée ou l’absence de remise des documents doivent être décrits et chiffrés séparément.

Enfin, revoyez l’organisation pour les opérations futures : contrôle des premières émissions, validation des avoirs, alerte sur les retenues et accès aux exports. Une révocation du mandat doit être préparée en tenant compte du contrat et de ses conséquences ; l’article 2004 du Code civil en pose le principe, mais ne dispense pas d’examiner les engagements particuliers et les conditions de la rupture. Le changement doit éviter que deux acteurs continuent à facturer la même prestation. Notre équipe en droit des affaires peut vérifier le mandat, les retenues et le dossier de recouvrement avant cette transition.

Conclusion

L’autofacturation peut simplifier les échanges, à condition que le fournisseur conserve un contrôle réel sur les documents établis en son nom. Le lancement de la réforme électronique ne transforme pas le client en arbitre du prix. Le mandat, les règles d’acceptation, le contrat commercial et les preuves de livraison doivent rester cohérents.

Face à une retenue, commencez par identifier sa nature. Une quantité non livrée, une remise convenue, une pénalité et des frais administratifs appellent des réponses différentes. Rassemblez ensuite les documents qui expliquent le passage de la commande au paiement. Contestez précisément les lignes discutées, demandez une rectification traçable et préservez le recouvrement du solde sans émettre une facture concurrente pour la même opération.

Les décisions examinées montrent que la pratique compte autant que les intitulés. Le client peut difficilement nier une facture qu’il a lui-même établie et reconnue ; le fournisseur peut aussi perdre sa demande si ses propres actes montrent une acceptation éclairée du calcul. L’examen doit donc intégrer les éléments favorables et défavorables avant toute démarche. Le dossier utile réunit le mandat, les conditions commerciales, les justificatifs d’exécution, les autofactures, les réserves et les paiements.

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Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».