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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
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Tribunal judiciaire de Lyon, le 7 janvier 2026, n°2025R02100

Le tribunal judiciaire, statuant par ordonnance réputée contradictoire en date non précisée, a été saisi d’un litige locatif. Un contrat de location d’un tracteur agricole avait été conclu entre une société bailleresse et une société locataire. La bailleresse invoquait la résiliation du contrat pour défaut de paiement des loyers.

La question de droit portait sur la validité de la résiliation de plein droit et sur le bien-fondé des demandes provisionnelles en paiement. Le juge devait se prononcer sur les conséquences de l’inexécution contractuelle par le preneur défaillant.

Le juge a constaté la résiliation aux torts du locataire, ordonné la restitution du bien sous astreinte et condamné ce dernier au paiement de provisions. La solution se fonde sur la régularité des clauses contractuelles et l’absence de contestation du défendeur.

I. La régularité des demandes fondées sur les clauses contractuelles

La décision valide la résiliation de plein droit du contrat de location aux torts exclusifs du preneur. Le juge considère que les demandes en paiement provisionnel sont régulières, recevables et fondées.

A. La constatation de la résiliation et l’obligation de restitution

Le juge « constate la résiliation de plein droit du contrat de location du 11 septembre 2024 aux torts exclusifs de La société ABRIVERT SAS » (Attendu). Cette constatation emporte obligation de restituer le véhicule sous astreinte de 500 euros par jour de retard.

Cette solution a pour sens d’admettre l’efficacité de la clause résolutoire insérée au contrat. Sa valeur réside dans l’autorisation donnée au bailleur d’appréhender le bien avec le concours de la force publique.

B. L’octroi des provisions fondé sur la régularité contractuelle

Le juge accorde les provisions pour loyers impayés, indemnité d’utilisation et indemnité de résiliation. Il précise que « les demandes en paiements provisionnels sont régulières, recevables et fondées comme étant conformes aux obligations souscrites par le défendeur » (Attendu).

Cette position affirme la force obligatoire du contrat et la sanction immédiate de son inexécution. La portée est de permettre au créancier d’obtenir des provisions sans attendre une décision au fond.

II. Les limites et la portée des pouvoirs du juge des référés

Le juge des référés statue en présence d’une obligation non sérieusement contestable. Il module cependant la date de départ de certaines indemnités.

A. La fixation de l’indemnité d’utilisation à compter d’une date différée

Le juge précise que la demande d’indemnité mensuelle d’utilisation « apparaît également régulière, recevable et fondée mais à compter du 12/12/2025 » (Attendu). Il retarde ainsi le point de départ de cette indemnité par rapport à la demande initiale.

Cette solution révèle un contrôle judiciaire sur le quantum des réclamations provisionnelles. Sa portée est de rappeler que le juge n’est pas lié par les demandes et peut les réduire.

B. La condamnation aux dépens et aux frais irrépétibles

Le juge condamne le locataire défaillant aux dépens et à une indemnité de 1200 euros sur le fondement de l’article 700. Il estime « qu’il est équitable de lui accorder la somme de 1 200 € » (Attendu).

Cette décision applique le principe selon lequel la partie perdante supporte les frais de la procédure. Sa portée est de garantir l’effectivité du droit d’agir en justice pour le créancier.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».