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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
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Fermeture du portail de copropriété : que faire si le ramassage des poubelles est bloqué ?

Le 28 octobre 2026, Le Parisien racontait la situation d’habitants de Cergy confrontés à la fermeture d’un parking par un portail automatique. Dans le titre du reportage, un habitant explique qu’il est appelé tôt le matin pour ouvrir aux éboueurs. La partie accessible de l’article décrit un parking d’environ 140 places, jusque-là ouvert, puis fermé par un équipement automatique ; elle évoque aussi les difficultés de passage observées par ce résident.

Cette scène pose une question fréquente : comment protéger un espace de stationnement tout en permettant aux habitants et aux services nécessaires à la vie de la résidence d’y accéder ? La réponse dépend de la propriété du terrain, des droits attachés aux logements et aux places, des documents de la résidence et de l’organisation de la collecte. Un portail peut répondre à un objectif de sécurité sans que chaque modalité d’accès soit nécessairement adaptée aux usages des lieux.

Le reportage visible ne permet pas de déterminer le statut exact du parking de Cergy, le contenu des titres ou les décisions prises pour son équipement. Il ne permet donc pas de conclure à une irrégularité dans cette situation. Les développements qui suivent exposent les règles générales applicables notamment à une copropriété ; ils ne tranchent pas le cas raconté par le journal.

I. Fermeture du portail de copropriété : qui peut accéder au parking ?

A. Comment savoir si le portail et la voie d’accès sont communs ?

Avant de discuter d’un badge ou d’une collecte manquée, il faut identifier ce que ferme réellement le portail. Une barrière peut commander l’entrée d’un parking appartenant à une copropriété, d’une voie appartenant à plusieurs propriétaires ou d’un terrain détenu par une personne distincte. Un parking peut lui-même comprendre des emplacements privatifs et des voies de circulation communes. Les mots « résidence privée » ou « parking collectif » ne suffisent pas, à eux seuls, à départager ces situations.

En copropriété, le premier ensemble de documents à demander comprend le règlement de copropriété et ses modifications, l’état descriptif de division, le titre du lot concerné et, si nécessaire, les plans annexés. Il faut y rechercher la description de la voie, du portail et des emplacements, puis distinguer ce qui appartient en propre à un lot de ce qui est affecté à l’usage commun. Un plan peut aider à comprendre les lieux, mais il doit être lu avec les actes qui fixent les droits.

L’article 3 de la loi du 10 juillet 1965 définit comme communes les parties des bâtiments et des terrains affectées à l’usage ou à l’utilité de tous les copropriétaires ou de plusieurs d’entre eux. Il précise que, dans le silence ou la contradiction des titres, le sol, les cours, les voies d’accès, les passages et les corridors sont réputés communs. Cette règle invite à examiner les titres avant d’appliquer la présomption : une voie n’est pas qualifiée au seul motif qu’elle semble utilisée par plusieurs personnes.

Il faut également distinguer la propriété d’une place et l’accès à cette place. Un emplacement privatif peut être desservi par une allée ou une rampe commune. Inversement, le fait qu’une personne puisse traverser un terrain ne signifie pas nécessairement qu’elle en est propriétaire. Une photographie de la barrière renseigne sur sa position, pas sur l’étendue des droits attachés au lot.

Cette distinction compte pour la question des clés. Si un titre prévoit l’utilisation d’un passage commun, il faut rechercher comment ce droit peut être exercé concrètement après la mise en place d’une fermeture. Si le passage n’est pas commun, une servitude ou une autre autorisation peut éventuellement organiser son usage. Son existence et son étendue se vérifient dans les actes et les décisions applicables : on ne peut pas les déduire automatiquement d’une ancienne tolérance.

L’article 9 de la loi de 1965 prévoit que chaque copropriétaire « use et jouit librement des parties privatives et des parties communes sous la condition de ne porter atteinte ni aux droits des autres copropriétaires ni à la destination de l’immeuble ». Ce droit doit donc être lu avec les limites tenant aux droits d’autrui et à la destination de l’immeuble. Il ne donne pas à chacun le pouvoir de laisser le portail constamment ouvert ou de s’approprier une voie commune.

La cour d’appel d’Aix-en-Provence, le 23 janvier 2025, n° 21/13207, a examiné un désaccord portant sur un portail et un passage dans une copropriété horizontale. Après avoir analysé les actes et le règlement, elle a retenu que le portail et le passage en cause étaient des parties communes générales, puis confirmé le rejet des demandes d’un propriétaire qui contestait l’usage du passage par sa voisine. La solution découle des documents et des faits de cette affaire : elle ne signifie pas que tout portail installé dans une résidence est une partie commune générale.

Lorsque le terrain ne relève pas de la copropriété, il faut reprendre l’analyse à partir du propriétaire identifié et des éventuels droits de passage. L’article 544 du Code civil définit le droit de propriété tout en le soumettant aux limites fixées par les lois et règlements. Il ne transforme pas une ouverture antérieure au public en droit d’accès permanent : c’est la combinaison des titres, des règles applicables et des faits qui doit être examinée.

B. Résidents, visiteurs et collecte : faut-il remettre un badge à tous ?

La fermeture d’un parking et l’organisation de ses accès sont deux questions différentes. Un dispositif peut être maintenu pour limiter le stationnement non autorisé, mais les personnes qui disposent d’un droit d’accès doivent pouvoir l’exercer selon les règles qui leur sont applicables. Il faut donc regarder non seulement si le portail s’ouvre, mais aussi pour qui, par quel moyen et dans quelles conditions.

Pour un propriétaire, l’analyse commence par son lot et les droits de circulation qui y sont attachés. Pour un locataire, le bail, la description des locaux loués et les informations données par le bailleur sont des pièces utiles : elles permettent de préciser si une place ou un accès fait partie de ce qui lui a été remis. Un résident qui ne possède pas les documents de la copropriété peut demander au propriétaire les éléments nécessaires à la compréhension de sa situation et signaler la difficulté au gestionnaire.

La cour d’appel de Paris, le 24 février 2023, n° 21/10298, a étudié l’accès à une cour et à un portail communs entre deux fonds. Les titres décrivaient la cour comme commune et mentionnaient un passage ou un portail commun. Au vu de ces éléments et de l’utilité des lieux pour les fonds, la cour a reconnu le droit des propriétaires et des occupants de leur chef d’utiliser le passage pour entrer et sortir, notamment avec un véhicule, et a ordonné la remise d’une clé à l’une des propriétaires.

Cette décision montre l’importance d’un moyen d’accès effectif lorsque le droit est établi. Elle ne crée pas pour autant un droit général de pénétrer dans tous les parkings fermés. Le visiteur d’un résident, le livreur, l’artisan et le prestataire de collecte n’occupent pas nécessairement la même position : leur accès dépend des droits et autorisations applicables, des règles de la résidence et, pour les services concernés, de leur organisation propre.

Un système peut fonctionner avec des badges individuels, un interphone, une ouverture à distance ou un autre dispositif décidé pour les lieux. Aucune de ces solutions ne doit être présentée comme obligatoire dans toutes les résidences. Pour choisir utilement, il faut savoir si l’accès demandé est régulier ou exceptionnel, si l’intervenant doit entrer avec un véhicule, s’il existe un espace de retournement et qui peut assurer l’ouverture en pratique. Un code connu de trop nombreuses personnes peut aussi soulever une difficulté de sécurité ; une organisation adaptée suppose de concilier les deux besoins.

Le cas des déchets mérite une vérification séparée. Les bacs sont-ils présentés sur la voie publique, déposés dans un local en limite de propriété ou collectés à l’intérieur de la résidence selon une organisation convenue ? Qui les déplace et à quel endroit le camion doit-il s’arrêter ? Le gestionnaire peut demander au service de collecte les consignes locales et les contraintes du véhicule, puis comparer ces informations avec le fonctionnement du portail. Le simple fait qu’un camion ne puisse pas entrer ne prouve pas, sans autre élément, que la collecte doit obligatoirement avoir lieu à l’intérieur de la propriété.

L’article 18 de la loi de 1965 charge notamment le syndic d’informer les copropriétaires des règles locales de tri et des modalités d’accès aux déchetteries concernées, avec une information des occupants dans les conditions qu’il prévoit. Ce texte ne tranche pas, à lui seul, l’emplacement où un camion doit collecter les bacs ni le moyen d’ouverture d’un portail. Pour ces points, il faut obtenir les consignes locales et examiner l’organisation propre à la résidence.

Une difficulté d’accès peut aussi concerner une personne à mobilité réduite, une aide à domicile, un véhicule d’intervention ou une livraison volumineuse. Décrire précisément le besoin évite de confondre une demande de passage avec une demande de stationnement permanent. Il est utile de signaler au gestionnaire les contraintes de sécurité et d’accessibilité sans supposer qu’une solution technique conviendra à tous. Pour comprendre le cadre collectif dans lequel ces questions se posent, la page consacrée au droit de la copropriété présente les acteurs et les principaux documents à consulter.

II. Portail fermé et poubelles non collectées : que faire concrètement ?

A. Quelle décision autorise la fermeture et comment la vérifier ?

La question à poser au syndic ou au gestionnaire n’est pas seulement « qui a posé le portail ? ». Il faut demander quel organe a décidé les travaux, ce que la résolution prévoyait, si elle comportait un plan ou un devis et quelles modalités d’accès ont ensuite été retenues. Le procès-verbal, ses annexes disponibles, le règlement et les éventuelles conventions d’accès permettent de comparer la décision avec l’installation réelle.

En copropriété, la majorité applicable dépend de la décision et de son objet. L’article 24 de la loi de 1965 énonce une règle de majorité des voix exprimées des copropriétaires présents, représentés ou ayant voté par correspondance lorsque la loi ne prévoit pas autrement. L’article 25 vise notamment, à la majorité des voix de tous les copropriétaires, les modalités d’ouverture des portes d’accès aux immeubles ainsi que les travaux comportant transformation, addition ou amélioration.

Ces catégories ne permettent pas d’affirmer que toute installation de portail de parking relève automatiquement d’une seule majorité. Une résolution peut porter sur des travaux, une organisation d’accès ou une modification de documents, avec des effets différents selon sa rédaction et la configuration des lieux. Il faut examiner séparément le vote de l’équipement, ses conditions d’usage et toute modification éventuelle du règlement. Un changement présenté comme une simple mesure de sécurité peut, selon les droits concernés, soulever une autre question.

L’article 25 précise également qu’en cas de fermeture totale de l’immeuble, celle-ci doit être compatible avec l’exercice d’une activité autorisée par le règlement de copropriété. Cette disposition concerne la situation qu’elle énonce : il serait excessif d’en déduire que tout prestataire bénéficie d’un accès libre et permanent à chaque parking. Pour savoir si elle s’applique, on vérifie notamment la nature de la fermeture, l’activité en cause et les stipulations du règlement.

Lorsque la décision modifie le règlement de copropriété en ce qui concerne la jouissance, l’usage ou l’administration des parties communes, l’article 26 de la loi de 1965 prévoit une majorité des membres du syndicat représentant au moins les deux tiers des voix. Le même article encadre la possibilité d’imposer à un copropriétaire une modification de la destination ou des modalités de jouissance de ses parties privatives telles qu’elles résultent du règlement. Il faut donc identifier le droit précisément affecté, plutôt que considérer toute gêne ponctuelle comme une modification de ce droit.

Si un copropriétaire envisage de contester une décision d’assemblée, la date et les conditions de notification du procès-verbal sont essentielles. L’article 42 de la loi de 1965 prévoit que les actions en contestation des décisions d’assemblée doivent, à peine de déchéance, être introduites par les copropriétaires opposants ou défaillants dans les deux mois de la notification du procès-verbal, sans ses annexes. Le même texte prévoit la notification par le syndic dans le mois suivant l’assemblée ; la situation concrète et la régularité des actes doivent être examinées à partir des pièces.

Ne pas confondre cette contestation avec toute autre difficulté liée au fonctionnement de l’équipement. Une décision peut exister, alors qu’une clé promise n’a pas été remise ou que le dispositif fonctionne autrement que prévu. À l’inverse, le désaccord peut porter sur la résolution elle-même. Identifier la demande exacte et conserver le procès-verbal reçu aide à choisir la démarche adaptée, sans présumer qu’un même raisonnement s’applique à toutes les situations.

Si la difficulté vient d’un portail qui ne s’ouvre plus ou présente un défaut matériel, le diagnostic et l’entretien posent des questions distinctes de celles du vote de fermeture. Le lecteur peut aussi consulter l’analyse sur la panne et l’entretien d’un portail motorisé en copropriété. Dans les deux cas, il est utile de préciser si le problème vient de l’équipement, de l’absence de moyen d’ouverture ou d’une règle d’accès contestée.

B. Comment documenter le blocage et demander une solution ?

Commencez par décrire les faits de manière vérifiable. Relevez l’endroit concerné, le mode de fermeture, les personnes qui ne peuvent pas passer et les conséquences concrètes. Une note datée distinguant une absence de badge, une panne, un changement d’horaire ou un refus d’accès sera plus utile qu’une formule générale telle que « le portail bloque tout ». Pour une collecte, indiquez le lieu où les bacs ont été présentés, le passage attendu du service et ce qui a été effectivement constaté.

Rassemblez ensuite les pièces que vous détenez : bail ou titre du lot, règlement de copropriété et modificatifs, plan, procès-verbal de l’assemblée, échange sur la remise des moyens d’accès, consignes de collecte et photographies des lieux. Conservez aussi les réponses reçues. Une photographie doit montrer la configuration sans exposer inutilement des personnes ou leurs données ; elle ne remplace pas un titre de propriété et ne prouve pas, à elle seule, le contenu d’un accord verbal.

Adressez au syndic ou au gestionnaire une demande écrite portant sur le point précis. Par exemple : quel accès est prévu pour un résident disposant d’une place, comment une aide à domicile peut-elle entrer, où les bacs doivent-ils être présentés et quel service doit en assurer le déplacement ? Demandez, selon votre qualité et les documents disponibles, la communication de la décision et des règles d’utilisation. Évitez de diffuser largement un code d’accès : la recherche d’une solution pratique doit aussi tenir compte de la sécurité des occupants.

Le syndic n’est pas simplement un intermédiaire technique. L’article 18 de la loi de 1965 le charge notamment d’assurer l’exécution du règlement et des délibérations de l’assemblée générale, ainsi que d’administrer l’immeuble et de pourvoir à sa conservation, sa garde et son entretien. Il faut cependant distinguer une mesure relevant de la gestion courante d’une modification qui nécessite une décision collective : une demande adressée au syndic ne lui donne pas automatiquement le pouvoir de modifier seul les droits fixés par les documents.

Une proposition de solution peut être très concrète : rétablir un badge prévu pour un lot, corriger une programmation défectueuse, expliquer une procédure d’ouverture aux intervenants autorisés ou organiser la présentation des bacs à l’endroit convenu avec le service compétent. Si une nouvelle décision collective est nécessaire, le projet doit être suffisamment précis pour que les copropriétaires comprennent son coût, ses effets sur l’accès et les modalités envisagées. Il est préférable de séparer le besoin immédiat de continuité d’un projet de modification durable.

Lorsqu’un prestataire indique ne pas pouvoir intervenir, une confirmation écrite de sa difficulté, si elle peut être obtenue, permet de comprendre si le problème tient au portail, à la largeur de la voie, au lieu de présentation ou à une autre contrainte. Elle ne démontre pas automatiquement une faute d’un acteur de la résidence. De même, des déchets restés sur place ne disent pas, à eux seuls, si une collecte était programmée à cet emplacement ou si les conditions convenues étaient réunies.

Si les échanges ne suffisent pas, une démarche amiable peut aider à rapprocher les documents et les contraintes de chacun. Selon le conflit, il peut être utile de réunir le propriétaire, le gestionnaire et le service concerné autour d’une proposition écrite. Une solution acceptée doit préciser qui fournit les moyens d’accès, qui les utilise, comment ils sont remplacés et qui prévient les intervenants en cas de changement. Elle ne doit pas conduire un occupant à renoncer à un droit sans comprendre la portée de son accord.

La conservation de la preuve peut nécessiter une mesure adaptée. L’article 145 du Code de procédure civile permet au juge, lorsqu’il existe un motif légitime, d’ordonner avant tout procès une mesure d’instruction légalement admissible pour conserver ou établir la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige. Ce n’est pas une autorisation automatique : la demande et son utilité doivent être justifiées au regard des circonstances.

Si une intervention judiciaire est envisagée, il faut identifier la personne ou l’entité contre laquelle la demande doit être dirigée et ce que l’on demande exactement : remise d’un moyen d’accès, cessation d’une entrave, réparation d’un dommage ou autre mesure adaptée aux droits établis. En référé, l’article 835 du Code de procédure civile permet au juge compétent de prescrire certaines mesures conservatoires ou de remise en état pour prévenir un dommage imminent ou faire cesser un trouble manifestement illicite, même en présence d’une contestation sérieuse. Les conditions de ce texte doivent être établies ; la seule existence d’un désaccord ne garantit pas une mesure en référé.

Une demande de réparation suppose, elle aussi, d’exposer les faits, le préjudice allégué et les éléments qui relient ce préjudice à la situation dénoncée. Des frais supplémentaires de déplacement, une prestation manquée ou une privation d’usage ne se prouvent pas de la même façon. Garder les justificatifs et distinguer les dépenses réellement engagées des désagréments ressentis aide à présenter un dossier clair. La décision appartient au juge saisi, après examen des droits, des pièces et des arguments de chaque partie.

Enfin, en présence d’un danger immédiat ou d’une impossibilité d’accès pour une intervention urgente, la priorité est de prévenir sans attendre les services compétents et le gestionnaire, en décrivant l’emplacement et l’obstacle. Il ne faut pas forcer soi-même le portail ou neutraliser son dispositif : une solution doit tenir compte de la sécurité des personnes, des installations et des droits des autres occupants.

Ce que dit le droit, en trois phrases

L’article 9 de la loi du 10 juillet 1965 permet à chaque copropriétaire d’user des parties communes sans porter atteinte aux droits des autres copropriétaires ni à la destination de l’immeuble.

Dans un arrêt du 24 février 2023, n° 21/10298, la cour d’appel de Paris a ordonné la remise d’une clé après avoir reconnu, au vu des titres et de l’utilité des lieux, un droit d’usage d’un portail et d’une cour communs.

Avant un procès, une personne disposant d’un motif légitime peut demander une mesure d’instruction légalement admissible pour établir ou conserver la preuve des faits utiles, dans les conditions de l’article 145 du Code de procédure civile.

Conclusion

La fermeture d’un portail de copropriété ne se juge ni sur sa seule présence ni sur l’habitude passée de laisser entrer tous les véhicules. Il faut d’abord identifier le terrain, les droits attachés aux lots et la décision qui organise l’accès. Si la collecte des poubelles ou une autre intervention devient difficile, la démarche utile consiste à documenter le problème, à vérifier les consignes du service concerné et à demander une solution précise au gestionnaire. Les titres, le règlement et les faits établis permettront ensuite de déterminer les droits en jeu et les mesures adaptées.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».