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Caves et parkings inondés après les pluies de septembre : qui répare, qui reloge, qui paie en copropriété ?

Mardi 8 septembre 2026, après des semaines de canicule et de sécheresse, la pluie est revenue d’un coup sur une grande partie de la France : dans son bulletin actualisé ce jour-là, Météo-France maintenait 44 départements en vigilance jaune pour pluie-inondation, orages et vent fort. Sur des sols secs qui n’absorbent presque plus rien, quelques heures de précipitations suffisent à transformer les points bas en bassins : caves, parkings souterrains, rez-de-chaussée et commerces en sous-sol se retrouvent sous l’eau. Et une fois l’eau évacuée, une autre vague arrive, celle des questions : qui doit réparer, qui doit payer, et où habiter pendant ce temps ?

La réponse courte tient en trois constats, établis tôt pour que chacun sache où il en est. D’abord, le syndicat des copropriétaires ne paie pas automatiquement : sa responsabilité suppose un vice de construction ou un défaut d’entretien des parties communes prouvé, et la preuve incombe à celui qui réclame. Ensuite, l’assurance n’indemnise que ce que le contrat couvre, avec des délais stricts, et la garantie catastrophe naturelle exige un arrêté interministériel que la commune doit demander. Enfin, le locataire inondé ne peut ni suspendre son loyer de lui-même ni exiger un relogement automatique : il doit mettre en demeure, accepter la conciliation préalable quand elle s’impose, et c’est le juge qui fixe l’indemnité. Réserve importante : chaque contrat d’assurance et chaque règlement de copropriété a ses clauses propres, et les montants cités dans cet article sont ceux d’affaires jugées, pas des barèmes. Ils éclairent le raisonnement des juges, ils ne prédisent pas l’issue d’un autre dossier.

I. L’eau est entrée par le bas : qui doit réparer ?

A. Le syndicat des copropriétaires ne répond que d’un vice ou d’un défaut d’entretien prouvé

En copropriété, la règle de départ est posée par l’article 14 de la loi du 10 juillet 1965, dans les termes mêmes que rappelle la cour d’appel de Versailles dans un arrêt du 19 février 2025 commenté plus bas : « Il a pour objet la conservation de l’immeuble et l’administration des parties communes. Il est responsable des dommages causés aux copropriétaires ou aux tiers par le vice de construction ou le défaut d’entretien des parties communes, sans préjudice de toutes actions récursoires. » Autrement dit, le syndicat répond des parties communes, mais seulement en cas de vice de construction ou de défaut d’entretien, et c’est au demandeur de démontrer l’un et l’autre : l’origine du désordre dans les parties communes, puis le vice ou le défaut.

L’arrêt de la cour d’appel de Versailles du 19 février 2025 (RG 22/04961) en donne une illustration sévère pour les victimes. Une société civile propriétaire de locaux de restaurant avec cave, loués en bail commercial, avait subi une inondation le 11 juin 2018 lors de pluies d’intensité exceptionnelle. Une expertise judiciaire avait été ordonnée en référé le 21 juin 2019, le rapport déposé le 2 juillet 2020, puis le tribunal judiciaire de Versailles avait statué le 12 mai 2022 avant l’appel. L’expert constatait que la voirie était recouverte de plusieurs centimètres d’eau ce jour-là et que d’autres commerçants avaient eu leurs caves inondées, mais il relevait aussi qu’aucune trace ne permettait de quantifier l’inondation alléguée, que le lien entre la chute du plafond et l’inondation n’était pas évident, et que la seule hypothèse crédible d’arrivée d’eau en sous-sol était le passage par deux soupiraux sur rue, au ras du trottoir. Or ces soupiraux, prises d’air, constituaient bien des parties communes selon le règlement de copropriété. Cela n’a pas suffi : « La responsabilité du syndicat des copropriétaires ne saurait toutefois être engagée que s’il y a vice de construction ou défaut d’entretien des parties communes. Aucun élément de preuve n’est produit sur ce point. » La cour a confirmé le jugement en toutes ses dispositions et condamné les deux sociétés demanderesses à payer 4 000 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile, outre les dépens d’appel.

La leçon pratique est directe : face à une cave inondée, il ne suffit pas de montrer que l’eau est passée par un équipement commun. Il faut établir que cet équipement était mal conçu ou mal entretenu. Concrètement, dès les premières heures, photographiez les niveaux d’eau avant tout nettoyage, conservez les traces, faites établir un constat par un commissaire de justice, et écrivez au syndic en recommandé en décrivant précisément le cheminement supposé de l’eau : regard, canalisation, soupirail, descente d’eaux pluviales, puisard. Sans ces pièces, l’expert judiciaire, souvent désigné des mois plus tard, ne pourra rien quantifier, et le dossier s’effondre comme celui de Versailles.

B. Le syndic professionnel qui ignore les alertes engage sa faute et garantit le syndicat

À l’inverse, quand les alertes se sont accumulées et que l’entretien a été négligé, les juges condamnent, et c’est parfois le syndic lui-même qui paie. L’arrêt de la cour d’appel de Rennes du 30 avril 2026 (RG 25/01039) tranche un litige d’infiltrations provenant du système d’évacuation des eaux pluviales du balcon d’un étage supérieur. La chronologie y est accablante pour la gestion : dès 2016, des dégradations des lames en sous-face d’un balcon sont dénoncées au syndic ; en 2017, le locataire signale une stagnation d’eau sur son balcon ; en 2018, de nouvelles infiltrations apparaissent, avec pour source suspectée l’évacuation des eaux pluviales de l’étage supérieur ; en novembre 2020, le locataire signale encore des infiltrations. Deux cabinets mandatés de part et d’autre, Hydrotech pour le syndic et Polyexpert pour Axa, assureur multirisque de l’immeuble, confirment la même origine : l’évacuation d’eaux pluviales du balcon du deuxième étage. L’assureur refuse néanmoins d’intervenir, et l’usufruitière assigne en juillet 2022 le syndicat des copropriétaires, l’ancien syndic et l’assureur.

Le tribunal judiciaire de Rennes, le 28 janvier 2025, avait retenu une faute de gestion de l’ancien syndic et une responsabilité du syndicat. La cour d’appel infirme partiellement sur les travaux mais durcit le financier : elle condamne in solidum le syndicat des copropriétaires et la société venue aux droits de l’ancien syndic à verser à la demanderesse « la somme de 15 373,78 euros TTC en réparation des infiltrations subies par son appartement », et condamne l’ancien syndic « à intégralement garantir et relever indemne le Syndicat des copropriétaires » de cette somme, avec 3 000 euros au titre de l’article 700. En clair, le syndicat paie la victime aux côtés du syndic fautif, puis le syndic rembourse le syndicat : la négligence durable face à des signalements répétés se paie au prix fort.

Pour un copropriétaire ou un occupant, le mode d’emploi découle de ces deux arrêts. Signalez chaque désordre par écrit, dès qu’il apparaît, et conservez les preuves de réception : courriels, lettres recommandées, procès-verbaux d’assemblée générale où la question a été évoquée. Relancez à chaque récidive, en rappelant l’historique. Si le syndic n’agit pas, écrivez au conseil syndical et demandez l’inscription d’un point à l’ordre du jour de l’assemblée générale : vote d’un diagnostic, d’un curage des réseaux, d’une réfection d’étanchéité. En cas d’urgence, le référé permet de faire désigner un expert rapidement, avant que les traces ne disparaissent. Et si l’eau vient du fonds voisin plutôt que des parties communes, un autre fondement entre en jeu : « Le propriétaire, le locataire, l’occupant sans titre, le bénéficiaire d’un titre ayant pour objet principal de l’autoriser à occuper ou à exploiter un fonds, le maître d’ouvrage ou celui qui en exerce les pouvoirs qui est à l’origine d’un trouble excédant les inconvénients normaux de voisinage est responsable de plein droit du dommage qui en résulte. » C’est l’article 1253 du code civil, issu de la loi du 15 avril 2024 : un aménagement qui aggrave le ruissellement vers le voisin, une gouttière arrachée jamais réparée, un terrain rendu imperméable sans précaution peuvent engager cette responsabilité de plein droit, sans qu’il soit besoin de prouver une faute.

II. Assurance, catastrophe naturelle et loyer : qui paie et où habiter ?

A. Déclarer vite, viser la bonne garantie, ne rien jeter

Le premier réflexe détermine souvent toute la suite : l’assuré doit prévenir son assureur sans tarder. L’article L113-2 du code des assurances dispose que « De donner avis à l’assureur, dès qu’il en a eu connaissance et au plus tard dans le délai fixé par le contrat, de tout sinistre de nature à entraîner la garantie de l’assureur. Ce délai ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés. » En pratique, déclarez dans les cinq jours ouvrés, par écrit, avec photos, liste des biens endommagés et factures d’achat quand vous les avez. Et surtout, gardez tout en l’état jusqu’au passage de l’expert : le ministère de l’économie recommande de conserver les objets endommagés pour l’examen de l’expert mandaté par l’assureur. Jeter le mobilier gorgé d’eau avant sa visite, c’est détruire la preuve de son existence et de son état.

Le deuxième point décisif est la garantie visée. Beaucoup de contrats multirisques habitation comportent une garantie tempête ou événements climatiques qui joue sans arrêté officiel, pourvu que l’événement entre dans la définition contractuelle. Le jugement du tribunal judiciaire de Meaux du 9 juillet 2026 (RG 24/05492) le montre avec des chiffres qui parlent. Dans la nuit du 3 au 4 janvier 2022, un glissement de terrain s’était produit à l’arrière du pavillon de l’assurée, cliente de Pacifica depuis un contrat prenant effet le 30 octobre 2015. Sinistre déclaré le 4 janvier 2022, expertise du cabinet Polyexpert, puis refus de garantie le 20 janvier 2022 au motif qu’aucun événement climatique ni aucune catastrophe naturelle n’avait été relevé à la date des faits, suivi d’une résiliation du contrat à effet du 3 avril 2022. Après une contre-expertise amiable, une expertise judiciaire ordonnée en référé le 13 décembre 2023 et une assignation du 10 décembre 2024, le tribunal a jugé que le sinistre relevait de la garantie contractuelle Événements climatiques – Inondation prévue aux conditions générales, et condamné l’assureur à payer 77 530 euros hors taxes au titre des travaux de reprise, 53 048 euros au titre du trouble de jouissance, 1 950 euros pour le trouble de jouissance durant les travaux prévisionnels, 1 400 euros hors taxes pour une facture de mise en sécurité, 39 202,37 euros pour le préjudice mobilier et 3 000 euros pour le préjudice moral, avec intérêts au taux légal depuis l’assignation, capitalisation et exécution provisoire. Moralité : un refus initial, même suivi d’une résiliation, n’est pas le mot de la fin quand la garantie contractuelle couvre l’événement ; l’expertise judiciaire tranche.

Reste la garantie catastrophe naturelle, souvent confondue avec la précédente. L’article L125-1 du code des assurances prévoit que « Les contrats d’assurance, souscrits par toute personne physique ou morale autre que l’Etat et garantissant les dommages d’incendie ou tous autres dommages à des biens situés en France, ainsi que les dommages aux corps de véhicules terrestres à moteur, ouvrent droit à la garantie de l’assuré contre les effets des catastrophes naturelles », ces effets étant « les dommages matériels directs non assurables ayant eu pour cause déterminante l’intensité anormale d’un agent naturel ». Le même article ajoute que « L’état de catastrophe naturelle est constaté par arrêté interministériel qui détermine les zones et les périodes où s’est située la catastrophe ainsi que la nature des dommages résultant de celle-ci couverts par la garantie ». Sans cet arrêté, pas de garantie catastrophe naturelle, même si les dégâts sont considérables. Comme l’explique service-public.fr, la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle passe par un arrêté interministériel, et c’est après sa publication au Journal officiel que l’assuré doit déclarer son sinistre, au plus tard dans les trente jours qui suivent. La procédure commence en mairie : c’est la commune qui dépose une demande auprès du préfet, et les communes disposent généralement de 24 mois après l’événement pour le faire. Si votre cave est inondée le 8 septembre, écrivez donc aussi à votre maire pour demander que la commune sollicite la reconnaissance, sans attendre l’assureur. Notez enfin que l’activation des garanties catastrophe naturelle suppose le paiement d’une franchise, rappelle le ministère de l’économie : l’indemnisation n’est jamais intégrale, et les frais indirects non prévus au contrat restent en principe à votre charge.

L’expertise est le moment où tout se joue, et elle se prépare. L’expert judiciaire désigné en référé ne constate que ce qui subsiste : niveaux atteints, matériaux dégradés, état des réseaux. Assistez à ses opérations avec vos photos datées, vos constats et, si possible, votre propre technicien. Si l’assureur mandate son expert, rien ne vous interdit de faire réaliser une contre-expertise amiable, comme l’avait fait l’assurée de Meaux avant le procès : deux avis techniques contradictoires valent mieux qu’un rapport unique que vous découvririez à l’audience. Enfin, sachez qu’en matière de catastrophe naturelle, Depuis les événements survenus après le 1er janvier 2023, l’assureur ne peut plus augmenter la franchise d’un particulier au motif que sa commune a déjà été reconnue plusieurs fois, précise le ministère de l’économie. Autrement dit, habiter une commune déjà reconnue plusieurs fois ne peut plus servir à gonfler votre franchise : vérifiez le montant appliqué, ligne par ligne.

Dernier partage des rôles, souvent source de conflit : dans une cave inondée, le contenant et le contenu ne relèvent pas des mêmes assurances. Les murs, les installations fixes et les parties communes relèvent de l’assurance de l’immeuble souscrite par le syndicat ; le mobilier, les cartons, les vélos ou le congélateur entreposés relèvent de votre multirisque habitation. Déclarez aux deux, avec le même jeu de photos, et laissez les experts se répartir le sinistre au lieu de choisir vous-même un seul interlocuteur. Ce calendrier compte double : le délai de cinq jours ouvrés court dès la connaissance du sinistre pour la garantie contractuelle, tandis que le délai de trente jours après l’arrêté vaut pour la garantie catastrophe naturelle. Les deux déclarations peuvent donc se succéder pour le même dégât, et il serait dommage de rater la seconde en croyant la première suffisante. Mentionnez dans chaque courrier le numéro de contrat, la date et l’heure du sinistre, la description des désordres pièce par pièce et la liste chiffrée des biens perdus ou endommagés, avec factures et photographies à l’appui.

B. Locataire inondé : le loyer continue, le relogement ne s’improvise pas

Quand le logement loué est touché, le réflexe de cesser de payer le loyer est compréhensible et juridiquement dangereux. La règle, rappelée par service-public.fr, est que le locataire doit continuer à payer son loyer même quand le propriétaire n’exécute pas les travaux à sa charge Le bailleur, lui, doit entretenir : pendant toute la durée du bail, il fait les travaux qui ne sont pas des réparations locatives, notamment ceux nécessaires au maintien en l’état, à la décence et à la réparation des désordres dus à la vétusté ou à la force majeure. Si les travaux durent, une compensation existe : Au-delà de 21 jours de travaux, le propriétaire doit accorder au locataire une baisse de loyer proportionnelle à leur durée, indique service-public.fr Et si le dossier va au juge, Le juge peut en outre allouer au locataire des dommages et intérêts pour trouble de jouissance, selon la même fiche service-public.fr

La marche à suivre est balisée. Avertissez le bailleur du dommage dès qu’il apparaît, puis, s’il ne fait pas le nécessaire, mettez-le en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception. Si deux mois après, aucun accord n’est trouvé, la saisine de la commission départementale de conciliation ou d’un conciliateur de justice vient avant le juge, et cette étape est obligatoire pour les litiges inférieurs ou égaux à 5 000 euros ; le juge compétent est le juge des contentieux de la protection. Autrement dit, le passage par la conciliation n’est pas une politesse, c’est une condition de recevabilité dans les petits litiges.

Le jugement du juge des contentieux de la protection de Paris du 18 décembre 2025 (RG 23/04854) douche au passage deux illusions fréquentes. Une locataire, en place depuis un transfert de bail de novembre 2020 dans un logement loué depuis 2005, demandait son relogement dans le même quartier à surface identique sous astreinte de 100 euros par jour de retard, plus près de 20 000 euros de dommages et intérêts pour indécence. Le juge l’a « Déboute de sa demande de relogement », lui a accordé 2 800 euros pour son préjudice de jouissance, et l’a dans le même temps condamnée à payer 8 880,41 euros de loyers impayés. Le message est double : l’indemnité répare la gêne subie, elle ne remplace pas un relogement que le juge n’ordonne pas à la légère, et les loyers impayés se paient quoi qu’il arrive. Pour un locataire dont le logement devient vraiment inhabitable, les vraies portes de sortie sont ailleurs : la garantie relogement éventuelle de sa propre assurance habitation, l’aide temporaire du bailleur social ou privé négociée par écrit, et, en cas de catastrophe naturelle reconnue, la prise en charge des frais de relogement d’urgence prévue par le régime, dont les modalités sont fixées par décret. Face à un syndic qui traîne, un assureur qui refuse et un bailleur qui minimise, l’appui d’un cabinet d’avocats en droit immobilier à Paris permet de qualifier chaque préjudice et d’adresser chaque demande au bon destinataire, au lieu d’épuiser ses forces contre le mauvais.

Conclusion : les bons réflexes dans les quarante-huit heures

Reprenons le fil de ce mardi 8 septembre : l’eau est entrée par le bas, les sols secs n’ont rien absorbé, la cave est sous dix centimètres d’eau. Dans les quarante-huit heures, photographiez et filmez avant de nettoyer, coupez l’électricité des zones touchées en sécurité, ne jetez rien, faites constater par commissaire de justice si les dégâts sont importants, déclarez le sinistre à votre assureur et écrivez au syndic en recommandé en décrivant le cheminement de l’eau, avertissez le bailleur si vous êtes locataire, et écrivez à la mairie pour demander une reconnaissance de catastrophe naturelle. Gardez chaque facture, même modeste : pompage, nettoyage, garde-meuble, nuits d’hôtel.

Au fond, l’inondation d’une cave concentre tout ce qui met la maison sous pression : un équipement collectif mal entretenu ou un sol que personne n’avait regardé, un événement climatique d’une intensité nouvelle, et trois acteurs qui se renvoient la facture. Les décisions rendues en 2025 et 2026 le montrent sans détour : sans preuve du vice ou du défaut d’entretien, le syndicat échappe à la condamnation ; face à des alertes ignorées pendant des années, le syndic paie et garantit ; face à un refus de garantie, le contrat et l’expertise judiciaire tranchent ; et le locataire obtient réparation de sa gêne, pas un nouveau logement sur ordonnance. Agir vite, écrire à chacun, prouver tout : c’est ce qui sépare, au prétoire comme à l’expertise, l’inondé indemnisé de l’inondé débouté.

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Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».