Cabinet Kohen Avocats · Paris

—

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse : 80 € TTC, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Clôture gratuite d’un compte bancaire professionnel depuis le 28 mai 2026 : frais interdits, procédure et recours

Depuis le 28 mai 2026, une entreprise ou une autre personne morale peut demander la clôture de son compte de dépôt sans payer de frais de clôture. Cette évolution résulte de la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique, entrée en vigueur sur ce point le 28 mai. Le sujet devient concret lorsque la banque continue de prélever des frais, refuse de transférer le solde ou mélange la fermeture du compte avec la résiliation d’un découvert, d’une carte bancaire, d’un terminal de paiement ou d’une assurance.

La question à traiter n’est donc pas seulement : « combien coûte la fermeture d’un compte professionnel ? » Il faut aussi déterminer quel produit est fermé, qui a pris l’initiative, quelles opérations restent en attente, quel délai figure dans la convention et quelles pertes peuvent être réclamées lorsque la banque bloque la transition. Une société qui ferme son compte pour changer d’établissement ne se trouve pas dans la même situation qu’une banque qui dénonce un compte ou interrompt une facilité de caisse.

Le compte bancaire professionnel relève du Droit des affaires : la fermeture doit être articulée avec la continuité des paiements, les contrats commerciaux, les pouvoirs du dirigeant et les éventuels concours bancaires.

Ce guide distingue ces situations et propose une méthode utilisable par une SAS, une SARL, une EURL, une association ou une entreprise individuelle. Il précise les documents à transmettre, les précautions relatives aux virements et prélèvements, les règles applicables aux concours bancaires et les démarches à engager si un frais de clôture apparaît sur le relevé. Les entreprises situées à Paris et en Île-de-France trouveront également les points à réunir avant une réclamation ou une action urgente.

I. Clôture volontaire d’un compte professionnel : la gratuité et les limites du nouveau droit

A. Que couvre la gratuité de la clôture du compte bancaire de l’entreprise ?

La règle nouvelle se trouve à l’article L312-1-7 du code monétaire et financier. Le premier paragraphe vise la clôture de tout compte de dépôt ou compte sur livret appartenant à une personne physique ou morale. Le texte officiel dispose : « La clôture de tout compte de dépôt ou compte sur livret appartenant à une personne physique ou morale est gratuite. » Vous pouvez consulter la version en vigueur de l’article L312-1-7 du code monétaire et financier sur Légifrance.

Cette formulation est importante pour les sociétés. Elle ne réserve pas la gratuité aux consommateurs, aux microentrepreneurs ou aux comptes personnels. Une personne morale peut être une société commerciale, une association, une fondation ou une autre structure dotée de la personnalité juridique. Un compte courant professionnel qui constitue juridiquement un compte de dépôt entre dans le champ de cette disposition. Le nom commercial du forfait bancaire ne suffit toutefois pas : il faut regarder la convention et identifier la nature exacte du compte.

Le droit nouveau ne doit pas être confondu avec une ancienne présentation tarifaire parfois encore reprise dans des guides en ligne. Certains documents parlent d’une gratuité conditionnée à une durée minimale d’ouverture ou de frais possibles avant douze mois. Cette lecture ne correspond pas à la phrase nouvelle de l’article L312-1-7 lorsqu’une entreprise demande la clôture d’un compte de dépôt ou d’un compte sur livret. La banque ne peut pas réintroduire une condition de durée pour facturer l’acte de clôture lui-même.

La source gouvernementale consacrée à la loi confirme cette date et cette portée : la loi de simplification de la vie économique indique que, depuis le 28 mai 2026, la clôture de tout compte de dépôt ou compte sur livret est gratuite pour les entreprises et les autres personnes morales. Le texte complet de la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 permet de retrouver la modification apportée au code monétaire et financier.

La gratuité porte sur la clôture. Elle n’efface pas les sommes qui restent dues au titre du fonctionnement antérieur du compte. Une entreprise peut encore devoir régler un solde débiteur, des intérêts sur un découvert déjà utilisé, une commission attachée à une opération exécutée avant la fermeture, ou une facture correspondant à un service distinct. La banque doit alors présenter une ventilation lisible : période concernée, fondement contractuel, montant hors taxes et taxes éventuelles, opération à laquelle la somme se rattache. Un montant global intitulé « frais de fermeture » ne permet pas de distinguer une dette existante d’un prix de clôture devenu interdit.

La même prudence s’impose pour les produits regroupés dans un pack professionnel. Une carte bancaire d’entreprise, un terminal de paiement, une solution d’encaissement, un contrat de coffre, une assurance des moyens de paiement ou une ligne de crédit peuvent obéir à des stipulations propres. La fin de ces services n’est pas automatiquement identique à la clôture du compte de dépôt. Le dossier doit donc isoler l’acte gratuit de clôture et les éventuelles résiliations accessoires. Si la banque applique une indemnité à un service annexe, elle doit identifier le contrat concerné et la clause qui la prévoit.

La convention reste utile même lorsque la gratuité est acquise. L’article 1103 du code civil rappelle que « Les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits. » Ce principe est consultable dans l’article 1103 du code civil. Il ne permet pas à une clause ancienne d’écarter une règle impérative plus récente, mais il impose de vérifier la forme de la demande, l’identité du signataire, le délai contractuel et le traitement des services associés.

L’exécution de la convention est aussi gouvernée par l’article 1104 du code civil, selon lequel « Les contrats doivent être négociés, formés et exécutés de bonne foi. Cette disposition est d’ordre public. » L’article 1104 du code civil donne un cadre à la relation avec le chargé d’affaires et le service réclamations. Une banque qui accuse réception d’une demande complète, conserve le compte ouvert pour traiter les dernières opérations, puis prélève un prix de clôture sans expliquer sa base juridique expose sa décision à une contestation documentée.

Avant toute réclamation, demandez donc une réponse à trois questions distinctes : le compte fermé était-il bien un compte de dépôt ou un compte sur livret ? Le montant prélevé correspond-il à une dette ou à la fermeture ? Les produits annexes ont-ils été résiliés selon leurs propres conditions ? Cette grille évite de contester à tort une somme réellement due et permet de cibler immédiatement un frais de clôture interdit.

B. Quelle différence entre la clôture demandée par l’entreprise, la fermeture par la banque et la rupture d’un crédit ?

La clôture volontaire est l’hypothèse dans laquelle le représentant habilité de l’entreprise demande à la banque de fermer le compte. La banque doit traiter cette demande, sous réserve des opérations en cours, des contrôles d’identité et des stipulations contractuelles valables. L’entreprise n’a pas à exposer les raisons économiques de son changement d’établissement. Elle doit toutefois permettre le règlement des opérations déjà engagées et organiser le transfert du solde.

La fermeture décidée par la banque obéit à un raisonnement différent. Pour un contrat à durée indéterminée, l’article 1211 du code civil prévoit : « Lorsque le contrat est conclu pour une durée indéterminée, chaque partie peut y mettre fin à tout moment, sous réserve de respecter le délai de préavis contractuellement prévu ou, à défaut, un délai raisonnable. » Le texte peut être consulté dans l’article 1211 du code civil. La convention professionnelle peut prévoir un préavis particulier. Si elle ne règle pas la question, la banque doit laisser un temps raisonnable, apprécié selon le fonctionnement du compte, les flux, les crédits en cours et la possibilité réelle de trouver un autre établissement.

La jurisprudence distingue cette fermeture du compte de l’interruption d’un concours bancaire. Dans un arrêt du 19 septembre 2023, la cour d’appel de Versailles a statué sous le numéro 22/03056. La décision officielle relative à cette affaire précise : « si l’interruption des concours est ainsi soumise au respect d’un délai de préavis de 60 jours, il n’en est pas de même pour la clôture du compte bancaire d’une société, celle-ci étant uniquement soumise – à défaut de dispositions contractuelles particulières – à un préavis raisonnable, d’une durée suffisante pour permettre à l’intéressé de trouver une autre banque. » Vous pouvez lire l’arrêt de la cour d’appel de Versailles du 19 septembre 2023, n° 22/03056.

La règle des soixante jours concerne notamment un concours à durée indéterminée accordé à l’entreprise. L’article L313-12 du code monétaire et financier énonce : « Tout concours à durée indéterminée, autre qu’occasionnel, qu’un établissement de crédit ou une société de financement consent à une entreprise, ne peut être réduit ou interrompu que sur notification écrite et à l’expiration d’un délai de préavis fixé lors de l’octroi du concours. » Le même article ajoute : « Ce délai ne peut, sous peine de nullité de la rupture du concours, être inférieur à soixante jours. » Ces passages figurent dans l’article L313-12 du code monétaire et financier.

Cette distinction change le recours. Une banque peut fermer le compte avec un préavis raisonnable tout en devant respecter soixante jours pour interrompre une facilité de caisse non occasionnelle. Elle ne peut pas présenter la fin du compte comme une simple fermeture si elle retire en même temps un crédit, un découvert confirmé ou une ligne de trésorerie. La notification doit être lue dans son ensemble : date de fin du compte, date de fin du concours, montant réclamé, sort des cartes et des prélèvements.

La chambre commerciale de la Cour de cassation a également été saisie d’un litige portant sur un compte professionnel et un découvert. Dans sa décision du 9 février 2022, pourvoi n° 19-26.254, la Cour a rejeté le pourvoi par une décision non spécialement motivée. La fiche officielle reproduit le raisonnement de la décision attaquée sur le délai de prévenance : « qu’elle a ainsi respecté ses obligations imposées par l’article L. 313-12 du code monétaire et financier relatif au délai de prévenance de 60 jours ». Cette référence doit être utilisée avec précision : elle montre la question du concours et du délai, mais elle ne transforme pas le délai de soixante jours en règle générale pour toute fermeture d’un compte professionnel. La décision de la Cour de cassation du 9 février 2022, n° 19-26.254 permet de vérifier le numéro, la date et la procédure.

Le compte, le crédit et les services de paiement doivent donc être cartographiés avant de répondre à la banque. Une lettre qui demande seulement la clôture du compte n’autorise pas à abandonner un découvert débiteur, mais elle ne justifie pas non plus une facturation de clôture. De la même manière, une banque ne peut pas invoquer le préavis du crédit pour retarder sans explication la restitution d’un solde créditeur qui ne dépend d’aucune opération en cours.

Un autre point mérite attention : l’article L312-1-7 contient un dispositif de mobilité bancaire, mais son paragraphe VII précise : « Le service d’aide à la mobilité bancaire s’applique aux comptes de dépôt ou aux comptes de paiement ouverts auprès de tous les prestataires de services de paiement et détenus par les personnes physiques n’agissant pas pour des besoins professionnels. » Une entreprise ne doit donc pas supposer que la banque d’arrivée accomplira automatiquement toutes les démarches prévues pour un particulier. Le texte intégral et cette limitation figurent dans l’article L312-1-7 du code monétaire et financier.

En pratique, une société qui ferme volontairement son compte doit prendre elle-même la responsabilité du calendrier. Une société dont la banque ferme le compte doit, quant à elle, examiner le préavis, la convention, les motifs éventuellement demandés et les concours associés. Les deux situations ne doivent jamais être réunies dans une même lettre imprécise.

II. Comment fermer le compte bancaire professionnel et récupérer son argent en cas de frais ou de blocage ?

A. Quelle procédure suivre pour éviter les rejets, les chèques impayés et les contestations ?

La première étape consiste à ouvrir ou à conserver un compte de remplacement réellement opérationnel. Un RIB ne suffit pas si le nouveau compte ne peut pas encore recevoir un virement, payer les salaires, régler les cotisations, encaisser les cartes ou supporter les prélèvements fiscaux. Pour une société, le compte d’arrivée doit être ouvert au nom de la même personne morale. Un virement vers le compte personnel du dirigeant crée un risque comptable et peut soulever une difficulté de restitution du solde.

La deuxième étape consiste à établir un inventaire des opérations. Relevez les prélèvements SEPA, les virements récurrents, les chèques émis mais non débités, les paiements par carte à débit différé, les remises d’espèces, les encaissements par terminal, les échéances d’emprunt, les salaires, les cotisations sociales et les impôts. Un export des treize derniers mois peut être utile pour repérer les mouvements réguliers, mais il ne remplace pas l’analyse des contrats et des échéances futures. Chaque créancier ou client doit recevoir le nouveau RIB par un canal permettant de prouver la date et le contenu de la modification.

La troisième étape est la demande écrite. Elle doit être signée par le représentant légal ou par le mandataire dont le pouvoir est conservé. Elle indique la dénomination de l’entreprise, le numéro SIREN, l’adresse, le numéro du compte, la date souhaitée, l’IBAN du compte d’arrivée au nom de l’entreprise et la demande de virement de tout solde créditeur. Ajoutez la restitution ou la destruction des cartes et chéquiers selon les instructions de la banque. Demandez la confirmation écrite de la date effective de clôture, un relevé final, le détail des sommes retenues et l’absence de frais de clôture.

Une lettre recommandée avec demande d’avis de réception reste adaptée lorsque le compte présente un solde important, un litige ou des opérations sensibles. Le message sécurisé de l’espace client peut compléter la lettre, notamment pour accélérer la prise en compte. Gardez le fichier envoyé, les pièces jointes, l’accusé, la réponse automatique et le nom du service destinataire. Si la banque exige une résolution, un extrait Kbis, une pièce d’identité ou un justificatif de pouvoir, fournissez uniquement les documents nécessaires et conservez la preuve de transmission.

Le compte ne doit pas être vidé immédiatement. Une provision doit rester disponible jusqu’au traitement des paiements en attente. La fermeture matérielle d’une carte ne fait pas disparaître une opération déjà autorisée ; inversement, une demande de clôture ne doit pas être utilisée pour laisser volontairement un fournisseur face à un rejet. Le dirigeant doit prévoir une période de surveillance et confirmer que le solde final correspond aux écritures comptables.

Si le compte est débiteur, la gratuité ne signifie pas que la dette disparaît. Demandez un décompte séparant le principal, les intérêts, les commissions antérieures et les frais liés aux concours. Payez la somme incontestée en précisant qu’elle ne vaut pas acceptation d’un frais de clôture contesté, ou proposez une régularisation encadrée si le montant fait l’objet d’une discussion. Si le compte est créditeur, demandez la date et la référence du virement du solde. Toute retenue doit être expliquée et reliée à une obligation déterminée.

Une entreprise qui reçoit encore une opération sur l’ancien compte doit réagir sans tarder. Pour une opération de paiement non autorisée ou mal exécutée, l’article L133-24 du code monétaire et financier prévoit : « L’utilisateur de services de paiement signale, sans tarder, à son prestataire de services de paiement une opération de paiement non autorisée ou mal exécutée et au plus tard dans les treize mois suivant la date de débit sous peine de forclusion ». Le texte précise ensuite que, sauf pour une personne physique agissant pour des besoins non professionnels, les parties peuvent convenir d’un délai différent. Reportez-vous à l’article L133-24 du code monétaire et financier et vérifiez les stipulations de la convention professionnelle.

La clôture du compte ne doit pas interrompre les obligations de paiement de l’entreprise. Pour une facture commerciale, l’article L441-10 du code de commerce pose que « le délai de règlement des sommes dues ne peut dépasser trente jours après la date de réception des marchandises ou d’exécution de la prestation demandée » et encadre les délais convenus, les pénalités et l’indemnité forfaitaire de recouvrement. Le texte intégral se trouve dans l’article L441-10 du code de commerce. Informez les fournisseurs avant l’échéance : un changement de RIB ne prolonge pas automatiquement le délai de paiement.

Pour une société de Paris ou d’Île-de-France, le dossier doit aussi intégrer les contraintes de flux propres à l’activité : salaires versés depuis un compte parisien, prélèvements d’un bailleur commercial, encaissements par terminal dans plusieurs établissements, cotisations à l’Urssaf d’Île-de-France et règlements à des fournisseurs franciliens. Le changement de RIB doit être adressé aux bons services, pas seulement à l’agence bancaire. En cas de litige, le contrat, le siège de la banque, la qualité de commerçant et une éventuelle clause attributive peuvent modifier la juridiction à saisir. Avant toute assignation, vérifiez le tribunal compétent et réunissez les éléments qui prouvent l’urgence, notamment un rejet de salaire, un paiement bloqué ou une retenue injustifiée.

La stratégie doit enfin être adaptée au statut. Pour une société en activité, la priorité est la continuité des paiements. Pour une dissolution amiable, le liquidateur doit conserver le compte le temps de régler le passif et de recevoir les derniers encaissements. Pour une entreprise individuelle, la clôture doit être coordonnée avec les dernières obligations sociales et fiscales. Pour une association, vérifiez les pouvoirs du président, du trésorier et les règles statutaires. Le même article L312-1-7 s’applique à la gratuité de l’acte, mais les justificatifs et les risques opérationnels ne sont pas identiques.

B. Quels recours si la banque facture la clôture, refuse le virement ou crée un préjudice ?

Commencez par figer la preuve. Réunissez la convention de compte, les conditions tarifaires applicables à la date de la demande, les relevés avant et après la clôture, la lettre ou le message de clôture, l’accusé de réception, le RIB d’arrivée, la liste des moyens de paiement, la facture de frais et la réponse de la banque. Ajoutez les preuves du dommage : pénalité d’un fournisseur, rejet d’une paie, frais d’incident, impossibilité d’encaisser une vente, retard fiscal ou commission facturée par un prestataire. Une capture seule ne suffit pas toujours ; le relevé bancaire et l’écrit de la banque donnent une chronologie plus solide.

Adressez ensuite une réclamation au service compétent de la banque. Demandez, de manière chiffrée, le retrait de la ligne de frais, le remboursement de la somme déjà prélevée, la confirmation de la clôture, le virement du solde et la rectification du relevé. Rappelez que l’article L312-1-7 vise la personne morale titulaire du compte et que la clôture d’un compte de dépôt est gratuite. Si la banque répond que le montant correspond à une carte, un terminal ou un crédit, demandez la référence précise du contrat annexe et la ventilation entre ce produit et la clôture.

Le délai de réponse doit être suivi dans un tableau : date d’envoi, date de réception, interlocuteur, demande, réponse, montant. Une absence de réponse ne transforme pas automatiquement le litige en faute, mais elle rend nécessaire une relance formelle. Lorsque la banque propose un geste commercial sans reconnaître l’erreur, l’entreprise doit mesurer l’intérêt d’un règlement global. Ne signez pas une renonciation générale si le solde, les opérations en attente ou les pertes indirectes ne sont pas vérifiés.

Si la réclamation échoue, une mise en demeure peut demander l’exécution et le remboursement dans un délai déterminé. L’article 1344 du code civil prévoit : « Le débiteur est mis en demeure de payer soit par une sommation ou un acte portant interpellation suffisante, soit, si le contrat le prévoit, par la seule exigibilité de l’obligation. » Cette règle figure dans l’article 1344 du code civil. Dans la lettre, identifiez le compte, la date de clôture, le montant, la règle invoquée, la demande de remboursement, le délai donné et les coordonnées bancaires de l’entreprise.

Le fondement des demandes dépend du manquement. Si la banque maintient une facturation interdite, vous pouvez demander la restitution de la somme et, si une perte directe est prouvée, sa réparation. Si la banque refuse de traiter une demande complète, une exécution de l’obligation peut être recherchée. Si elle a interrompu un concours sans respecter l’article L313-12, la rupture de ce concours peut être contestée, sous réserve des exceptions prévues par le texte. Si elle ferme le compte sans préavis contractuel ou raisonnable, la chronologie et le contenu de la notification deviennent essentiels.

L’article 1217 du code civil décrit les sanctions possibles : « La partie envers laquelle l’engagement n’a pas été exécuté, ou l’a été imparfaitement, peut : – refuser d’exécuter ou suspendre l’exécution de sa propre obligation ; – poursuivre l’exécution forcée en nature de l’obligation ; – obtenir une réduction du prix ; – provoquer la résolution du contrat ; – demander réparation des conséquences de l’inexécution. » Vous pouvez consulter l’article 1217 du code civil. Toutes les sanctions ne sont pas adaptées à une clôture déjà réalisée ; le choix dépend du solde, de l’urgence et de la possibilité de rétablir le service.

La réparation financière suppose un lien entre la faute et le dommage. L’article 1231-1 du code civil énonce : « Le débiteur est condamné, s’il y a lieu, au paiement de dommages et intérêts soit à raison de l’inexécution de l’obligation, soit à raison du retard dans l’exécution, s’il ne justifie pas que l’exécution a été empêchée par la force majeure. » Cette disposition est accessible dans l’article 1231-1 du code civil. Une entreprise doit donc distinguer le remboursement du frais interdit, qui se calcule directement, et le préjudice complémentaire, qui demande des justificatifs précis et une explication du lien causal.

La prescription doit également être surveillée. L’article 2224 du code civil dispose : « Les actions personnelles ou mobilières se prescrivent par cinq ans à compter du jour où le titulaire d’un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l’exercer. » L’article 2224 du code civil ne dispense pas d’agir rapidement : les preuves de flux, les messages du conseiller et les frais d’incident sont plus difficiles à reconstituer lorsque le compte est fermé depuis longtemps.

Une médiation bancaire peut être envisagée si la convention, la banque et la qualité du client professionnel ouvrent cette voie. Vérifiez le dispositif indiqué dans les conditions générales et la réponse du service réclamations. Une saisine administrative peut contribuer à signaler une pratique, mais elle ne remplace pas une demande de remboursement ni une procédure judiciaire. L’entreprise doit sélectionner le canal qui peut produire l’effet recherché : correction du relevé, restitution du solde, cessation d’un prélèvement ou indemnisation.

Le dossier devient plus urgent lorsque la banque a fermé le compte en même temps qu’elle a supprimé une facilité de caisse. Dans ce cas, joignez la convention de crédit, les mouvements de compte, la notification de rupture et les demandes de régularisation. L’article L313-12 exige une notification écrite et un délai qui ne peut être inférieur à soixante jours pour le concours concerné, sauf comportement gravement répréhensible ou situation irrémédiablement compromise. La demande doit porter sur le concours effectivement interrompu, et non sur la gratuité de la clôture du compte.

La référence interne consacrée au compte fermé par la banque peut aider à distinguer les deux situations : Banque ferme votre compte professionnel : délais, motifs et recours en 2026. Pour les obligations liées au compte d’une entreprise individuelle, le lecteur peut également consulter l’article sur le compte bancaire de la micro-entreprise et le patrimoine personnel. Ces liens ne remplacent pas la lecture de votre convention : ils servent à séparer la fermeture imposée par la banque de la clôture volontaire et gratuite demandée par le titulaire.

Conclusion

Depuis le 28 mai 2026, la clôture d’un compte de dépôt ou d’un compte sur livret appartenant à une entreprise ou à une autre personne morale est gratuite. Une banque ne peut donc pas facturer l’acte de fermeture sous la forme d’un « frais de clôture », d’une commission de sortie ou d’un prix conditionné à l’ancienneté du compte. Elle peut, en revanche, réclamer les sommes correspondant à un découvert, à des opérations déjà exécutées ou à des contrats annexes, à condition de les identifier et de les justifier.

La fermeture doit être préparée comme une opération de continuité d’activité : compte de remplacement opérationnel, inventaire des flux, RIB envoyé aux partenaires, provision pour les paiements différés, restitution des moyens de paiement, demande de relevé final et conservation de la preuve. La gratuité du compte ne couvre pas automatiquement une ligne de crédit, une carte, un terminal ou une assurance. Si la banque ferme elle-même le compte, le préavis raisonnable doit être distingué du délai de soixante jours applicable à certains concours bancaires.

En cas de frais ou de blocage, réclamez d’abord une ventilation écrite puis mettez la banque en demeure de corriger le relevé, de restituer le montant et de réparer le dommage prouvé. Les articles 1217, 1231-1 et 2224 du code civil permettent de structurer la demande, mais le résultat dépendra de la convention, des dates et des pièces. À Paris comme en Île-de-France, réunir rapidement la chronologie bancaire et les preuves de rejets peut être décisif lorsque la fermeture menace les salaires, les fournisseurs ou les encaissements.

Besoin d’un avis rapide sur votre dossier.

Un avocat peut analyser la convention de compte, le relevé de frais, le préavis et les opérations encore en attente.

Consultation téléphonique en 48 heures avec un avocat du cabinet.

06 46 60 58 22 — Contacter le cabinet à Paris et en Île-de-France

Envoyez vos pièces. Recevez une stratégie.

Transmettez les pièces de votre dossier au cabinet. Maître Reda KOHEN vous répond personnellement sous 24 heures avec une première analyse stratégique.

Première analyse : 80 € TTC
Réponse personnelle sous 24 h
100 % confidentiel
Jusqu’à 1 Go de pièces

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».